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10.08.2009

Californication – Saison 2 – Critiques

Californication, seconde saison. Terne et sans surprise. Avec Karen, ou rien.

 

Slip of the Tongue (2.01) Un season premiere plutôt louable qui doit tout au charme légendaire de Natascha McElhone, fille de Meryl Streep dans mon esprit tordu. David Duchovny est égal à lui-même, son personnage aussi. Les relations introduites en saison inaugurale, virent au doux cliché, au drama facile mais c’est tout Californication : un léger manque de fond. Heureusement, il reste Karen et Marcy. Pour un retour, ce reste est maigre.

(7/10)

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The Great Ashby (2.02) Un épisode moins dynamique que le season premiere, moins efficace, à l’exception du cas Marcy, particulièrement en forme (et en transe). Pour ce début de seconde saison, la série ne lésine pas sur sa dimension provoc’sexuel (pas toujours à bon escient), ce qui lasse déjà un peu. Pour les plus bégueules d’entre nous.

(6/10)

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No Way To Treat a Lady (2.03) L’attrait du jour : l’arrivée en guest de Judy Greer dans l’univers chaud d’Hank Moody. Pour bon nombre, Judy Greer restera toujours Kitty d’Arrested Development, (ou à défaut cette Miss/Guided plutôt agréable de l’an passé). Et force est de constater qu’ici, Judy n’a pas sa place ; son côté nympho ayant déjà été exploité, mille fois mieux.
La rock star sur lequel Hank écrit est imbuvable, son univers est détestable, on atteint là encore un niveau de grossièreté et de mauvais goût indigestes. Du coup, difficile de se piquer d’intérêt pour cette relation virile et déglinguée. Heureusement, la douce Becca, toujours au diapason d’une attitude rebelle et poète, insuffle un peu de spiritualité à cette série over -ze-top.

(4.5/10)

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The Raw & the Cooked (2.04) C’est le jour des demandes en mariage. Contraint de dire au revoir à Rita (Dexter), il faudra aussi oublier « amazing Karen », si belle et si hype ? C’est une hécatombe.
Tout l’épisode était agréable et bien écrit, le dîner entre tous ces esprits tordus  ne manquait pas de charme et s’est révélé diablement déjanté. Malheureusement, la révélation finale de l’épisode nous indique que la vie débridée d’Hank va revenir en gros plan pour la suite, on en est déjà désolé.

(7/10)

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Vaginatown (2.05) S’il n’y avait pas Andie McPhee (pour les nostalgiques de Capeside et de la blonde à problèmes) cet épisode aurait été bien inutile. Chloe Metz, son personnage, est effectivement l’attrait principal de ce cinquième chapitre (rupture pour cause, Karen-la-superbe est reléguée au second plan). Aussi déjantée et névrosée qu’Andie, l’actrice Meredith Monroe insuffle un peu de folie à cette série aussi vulgaire (Charlie devient agent d’une starlette porno, on gagne en chic) que pantouflarde (expressions matinales et désabusées d’Hank usées et usantes).

(4.5/10)


Cock Dick and the First Kick (2.06) A force de bosser uniquement sur l’élaboration des titres de leurs vulgaires-et-pas-du-tout-funky episodes, les scénaristes perdent un peu la main. A l’image de cet épisode, réduit à rien, à travers lequel Charlie se met au porno. Daisy, sa protégée est toujours aussi consternante de talent. Et toute la série, aussi.
Californication a beau jaillir de répliques rebelles et anti-politiquement correctes, ses storylines demeurent complètement insipide et grotesque. N’est pas sulfureux, qui veut.

(4/10)

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In a Lonely Place (2.07) Moins grossier que les précédents, cet épisode avait l’avantage de montrer Hank dans son rôle de père. La famille Moody est le point fort de l’épisode et permet un recul certain dans le gratuitement trash. Karen est splendide et toujours aussi zen, Becca nous émeut même à la fin de l’épisode. Une jolie palettes d’émotions pour une série linéaire.
Le reste est à la hauteur du niveau inspiré des épisodes scato de Californication, Daisy est toujours la préoccupation principale de Charlie et l’intrigue entière manque toujours de fond. En revanche, la dépendance de Marcie permet l’esquisse d’une histoire intéressante, on y croit.

(6/10)

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Going Down and Out in BH (2.08) Plus que trois épisodes avant la fin du calvaire « Californication ». Sans cette révélation de taille, l’épisode du niveau creux et insalubre des précédents, aurait nuit à toute une santé mentale.

(3/10)

 

La Ronde (2.09 La Ronde) Soutenue par une scène d’ouverture de qualité (les deux couples de la série réunis autour d’une Marcy en désintox finissent en un hug collectif), Moody est venu tout gâcher avec son « J’ai une érection ».
Mais la tournure que prend la série semble enfin présenter un intérêt. Lew et Hank flirtent avec la fille de l’autre, Janie et Karen ayant une ressemblance (lointaine). A noter aussi, le rapprochement dangereux de Charlie et Daisy. Mais le tout est resté sobre et mesuré. Une première, ou presque.

(6.5/10)

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In Utero (2.10) Quand la série fait dans le drama sentimental sincère, Californication est une bonne série. In Utero est un épisode d’exception pour Californication, un épisode-tournant pour Hank qui réalise grâce à sa grosseur suspecte, ses erreurs. Un épisode-flashback réussi (rare dans la sphère sérielle) où l’on découvre la rencontre entre Hank et Karen. Un début de relation qui coïncide avec la mort de Kurt Cobain et la grossesse del’héroïne. L’image était splendide, l’instant authentique et fort.

(9/10)

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Blues from Laurel Canyon (2.11) Le niveau de tolérance avait été considérablement revu à la hausse depuis cet épisode flashback sympathique et sincère, cela a du joué considérablement pour cet onzième épisode, qui présente pourtant peu d’intérêt. Charlie avoue son intention de divorcer à Marcia et son intention d’épouser Daisy, la suite promet de faire des étincelles. Une seule devrait suffire.

(5/10)

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La Petite Mort (2.12 season finale) Une petite calamité malgré son ton chaleureux et sa bonne humeur affichée. Mais les deux tourtereaux se retrouvent, se reperdent, d’un commun accord : rien de plus agaçant que ce thème unique de l’amour impossible. La direction de la saison 3 semble alors toute tracée, Moody sera confrontée à la garde exclusive de Becca, loin de Karen. Sans l’héroïne, Californication passera définitivement et irréversiblement à la trappe.

(6/10)

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Trackbacks

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Commentaires

Je l'ai trouvée bien cette saison 2 moi. D'un niveau supérieur à la s1 -un peu-, mais le problème c'est que les épisodes sont assez inégaux effectivement. Comme toi, j'avais beaucoup aimé le 2.10, la série est assez efficace dans les registres comique et dramatique (quand les scénaristes sont inspirés). On peut pas en dire de même pour la nouvelle "Hung" sur hbo malheureusement :)

Écrit par : Red | 11.08.2009

Eh bah il t'en faut peu pour aimer une série comique et dramatique toi

Écrit par : Yellow | 12.08.2009

Bah faut avouer que niveau comique, la série est efficace. Les dialogues sont pas du niveau de Weeds, mais la série reste bien écrite ! (bon après on adhère à ce genre d'humour ou pas, mais c'est autre chose)
Maintenant, pour le drama, c'est discret mais quand ils s'y mettent, ils se ridiculisent pas je trouve.

Après c'est pas ma série préférée non plus, mais dans le genre, y a pas mal de séries qui ne valent pas ce que vaut Californication dans les genres qu'elle exploite. (à comprendre qu'elles sont plus fades, comme Hung justement)

Écrit par : Red | 12.08.2009

D'accord (sur le fond) avec Red moi ! Et on peut aimer Calif et être sériephile, là preuve avec Red, Yellow ! L'exception confirmant la règle étant bien entendu Hung, que je suraime de plus en plus chaque semaine :p
Alors Red, pourquoi ce ton mitigé ?

Écrit par : adam | 13.08.2009

(je suis fan du rapprochement Red/Yellow :p)

J'adhère pas trop à Hung non. Je trouve la série assez creuse, elle raconte pas grand chose disons. Je comprends en quelque sorte ceux qui disent que c'est ce qui fait son charme et d'un côté c'est pas faux, mais niveau "série qui avance dans le vide" mais qui arrive à divertir et (même) émouvoir, Secret Diary of a Call Girl est meilleure non?
(les deux exploitent le même thème dans les grandes lignes en +) C'est le problème que je rencontre avec Hung, elle me divertit pas (aucun charisme chez les acteurs, alors que Billie Piper = la classe et le charisme par excellence) :)

Écrit par : Red | 13.08.2009

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