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27.07.2009
True Blood - Saison 1 - Critiques
Une première saison moite et fun. Toujours de mieux en mieux.
Strange Love (1.01) - Le mélange des genres était un souhait cher à Ball pour ce projet, pour le coup, on peut dire que c’est brièvement réussi. Et le mythe du vampire revenant, pile dans la dimension fantastique du show n’est pas désagréable, mais manque peut-être un peu d’originalité (le vampire ténébreux peu bavard, on connaît). On perçoit cependant la tentative de s’émanciper des classiques du genre et d’offrir de nouvelles dimensions à un sujet assez usé (l’usage du sang synthétique, le sang de vampire vu comme une drogue convoitée).
Le reste, entre humour et drame fait penser à John from Cincinnati, pour le côté pittoresque des personnages et leur patois vulgaire. Pourtant les deux séries semblent n’avoir absolument rien en commun, si ce n'est, un peu de poésie contemporaine. L’univers du Marlotte’s demeure en tout cas plaisant, les différentes figures qui y règnent promettent une expérience inédite.
(5/10)

The First Taste (1.02) – La série s’est offerte un générique (et quel générique !) et avec ça, de l’audace. Après un pilot qui laisse perplexe, cet épisode vient contrecarrer toutes nos idées reçues à propos de la série. Voir d’entrée en jeu l’innocente héroïne se faire fracasser par deux malfras, c’est inattendu. Et rend la série plus intrigante encore. Le monde des vampires apparaît aussi plus atypique, moins caricatural qu’en pilot. Entre temps, Ball a revu sa copie et offre un Bill plus humain et mystérieux qu’on le pensait. Pour le reste, l’univers texan ajouté au cachet sexuel du show demeure inchangé. Mais avec ses deux héros moins imbuvables, la série redouble d’intérêt et évite toute catastrophe.
(7/10)

Mine (1.03) – La série peaufine son univers vampirique, en offrant l’introduction de Sookie la mortelle dans la sphère des dents aiguisées. La séparation entre humains et vampires est étonnamment nouvelle et bien gérée. Les eprsonnages principaux gagnent en profondeur et en passé intéressant tandis que les sidekicks gagnent en exposition scénaristique. Avec des figures hautes en couleur comme Tara ou Lafayette, cela ne peut qu’appuyer la qualité de la série.
(8/10)

Escape From Dragon House (1.04) – Avec le temps, True Blood devient envoûtant, chaque piste scénaristique déployée (autour de personnages toujours consistants) fait sens chez le spectateur et le rythme est mieux géré d’épisode en épisode. On est encore loin de la spiritualité de Six Feet Under, Ball désirant un show plus fun & strange, mais la série a su créer un nouvel univers et une ambiance singulière. On est sous le charme.
(9/10)

Sparks Fly Out (1.05) - Un épisode emblématique. Le récit de Bill s’avère magnifique et très réaliste, on est emporté par le mythe tout en s’éloignant des poncifs admis sur les vampires, c’est plutôt brillant. La série prend un nouvel envol, c'est indiscutable, il est loin l'aspect cheap et parodique de la série. Et cette fin, soignée et horrifique comme jamais, fait froid dans le dos. Un triste prétexte pour sublimer Anna Paquin, qui enfin devient légitime. Sa voix étrange, son allure cassée, son sentimentalisme. Cette héroïne a tout des plus grandes.
(9/10)

Cold Ground (1.06) - Alan Ball est actuellement le seul américain à savoir créer une série digne de ce nom, autrement dit une série étrangement singulière à l’univers inédit qui nous rend d’abord perplexe puis qui nous envoûte, épisode par épisode, toujours un peu plus. C’est le propre d’une vraie série, old-fashioned comme Gilmore Girls ou Six Feet Under et qui n’a plus d’équivalent à la télé actuelle. On s’attache à tout et sous le coup de la fascination à chaque intrigue déployée, dévore les épisodes ; voilà des années que la sensation s’était volatilisée. True Blood est assurément la meilleure série de cette rentrée.
Dans cet épisode, gros coup de cœur pour Tara et sa mère, Tara est un personnage de série inédit, elle frôle l’excellence à tout point de vue. Aussi, la mort d’Adèle Stackhouse fend le cœur et depuis cet épisode, on peut dire qu’Anna Paquin ne manque définitivement plus de charisme.
(9.5/10)

True Blood (1.07) - On en apprend plus sur l’enfance de Sookie et de son histoire avec son grand oncle. Bill règle ça en vitesse, pas sûr que ce soit très utile. Tara et sa mère proposent leur propre version de l’Exorciste, dans une ambiance Amérique profonde chère à la série, l’effet est garanti. L’épisode annonce aussi l’arrivée de Lizzie Caplan en bohème philosophe, (merci Alan, Lizzie va nous conquérir tous, un par un, comme Alexandre le Grand version Cloverfield). La fin reste aussi soignée que celles des autres épisodes, la série sait peaufiner ses conclusions et la jouer haletante.
(9/10)

The Fourth Man in the Fire (1.08) - La série est merveilleuse, on ne se lasse pas de le clamer. La scène entre Bill revenant d’outre tombe, couvert de terre et Sookie était magistrale et consacre la dimension baroco-rurale de la série. L’épisode est à la hauteur des précédents, (développement dramatique, répliques, scènes accrocheuses et fin magistrale) et se permet même aussi un peu d’humour raciale (« You grunt, like tennis players when they serve. You mean Serena ? What, because i’m black, i sound like Serena Williams ? You racist son of a bitch), et quelques geekeries aussi (petit hommage à la soirée télé us du Lundi avec Heroes). Son empreinte singulière, son non-genre, c’est ce qui fait tout son charme.
(9/10)

Plaisir d’Amour (1.09) - Petite baisse de régime ? Que nenni. L’épisode est à l’image de sa fin, mais un brin moins soignée qu’à l’accoutumée. Manque de rythme et d’énergie, la série conserve ses atouts (écriture et jeu) mais les atténue. Parce que la fin de saison approche, on pressent une retenue volontaire pour laisser place à un season finale apocalyptique annonciateur de révélations tonitruantes (éventuellement autour du patron du Merlotte qui devient intriguant à force d’apparitions dans le plus simple appareil). Malgré une baisse de régime, la confiance envahit plus que jamais. Et True Blood continue à nous vampiriser.
(8/10)

I Don’t Wanna Know (1.10) - Un épisode de haut vol là. En fin de saison, il faudra faire un classement des meilleurs épisodes de True Blood. Tara se rend compte que l’exorcisme était une supercherie, la série perd ainsi en faux mystique et c’est tant mieux. Elle gagne par contre en légendes urbaines en dévoilant le secret de Sam et en se la jouant slasher movie (une Sookie poursuivie par le serial killer de la ville, les fans de Scream et de Neve Campbell se réjouiront), clin d’œil volontaire.
L’épisode vaut aussi pour la partie procès de vampires, dans laquelle l’ambiance est totalement électrisante, (l’occasion de retrouver l’avocat emmysé de Damages, le grand Zeljko Ivanek). La mortelle à sacrifier, Jessica, était absolument bouleversante, à la hauteur de cette scène de succion fascinante. Une conclusion parfaite pour cet épisode de qualité.
(9/10)

To Love is To Burry (1.11) - Un épisode attendu, dans l’ensemble très plaisant (y’a-t-il vraiment eu un épisode de True Blood qui ne l’était pas ?). On s’est extasié (la grande Michelle Forbes, un nouveau personnage de la série), on s’est attendri (Bill tout penaud après son intrusion chez Sookie), on a ri de bon cœur (Jessica, la nouvelle vampire qui joue drôlement bien), puis on a frémi… puis pleuré (Amy et Jason, la malédiction), difficile avec ça, de consacrer un meilleur moment.
(10/10)

You’ll be The Death For Me (1.12 season finale) - La fin, nous y sommes, True Blood clot une première saison parfaite. Mais pourquoi les meilleures choses finissent-elles toujours en premières (Heroes n’en est qu’à son cinquième épisode) ? Dire que les dimanches ne tourneront plus qu’autour de Desperate Housewives et Californication, c’est une désolation de taille.
Le pilot de la série avait commencé par une scène digne d’un (mauvais) slasher movie, le season finale aussi. Alan Ball a voulu misé sur le côté psycho-haletant de True Blood, quitte à mettre au second plan la romance de Bill et Sookie et le personnage même de Bill le vampire. Mais l’épisode répond à toutes nos interrogations et Anna Paquin a été à la hauteur de cette fin qui reposait exclusivement sur elle.
Vouloir clore cet épisode en révélant l’identité du serial killeur qui sévissait à Bon Temps aurait été suffisant mais Alan Ball a préféré aller de l’avant en annonçant les prémices du nouveau chapitre True Blood : l’assassinat probable de Lafayette (par Bill en toute vraisemblance), la relation dangereuse entre Sam et Michelle Forbes, la découvert d’un corps par Sookie et Tara… Notre intérêt repart de plus bel, attendre juin prochain pour revoir nos villageois sud-américain s’avérera être une expérience très pénible.
(9/10)

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Episodes, True Blood | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : true blood, saison 1, critique, alan ball, anna paquin |
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Commentaires
Une première saison assez sympathique, si on arrive à dépasser le blonditude de l'héroïne et le côté par fois un peu niais du propos.
Une des plus belles intro de série de ces dernières années ceci dit.
Une autre chronique ici : http://blog.vampirisme.com/vampire/?417-ball-alan-true-blood-saison-1-2008
Écrit par : Vladkergan | 27.07.2009
@ Vladkergan (c'est un peu dur à dire) : l'héroine ne me parait pas si idiote et le côté niais, c'est pour asseoir le coté patois du show :)
Mais on est d'accord : très bon show, qui reste quand meme derrière SFU :)
Écrit par : adam | 27.07.2009
Ah True Blood ! C'est clair que malgré les défauts de la série, c'est une bonne première saison (je pense que j'ai même une préférence pour le début de s2).
Comme tu l'as dit plusieurs fois, il y a vraiment un travail important sur la réal, l'ambiance domine (au détriment du scénario parfois malheureusement) mais c'est rare de trouver des séries qui parfont aussi bien leur forme, c'est juste !
Et c'est sûr qu'au niveau visuel, la profondeur apportée à certains plans, le décor translucide dans lequel les personnages évoluent donnent une certaine tenue à la série.
Sinon, Sookie je la trouve pas niaise moi ! Le problème c'est que le jeu d'Anna Paquin est assez bancal, autant elle peut prononcer certains dialogues avec bcp de classe et d'élégance, en étant toujours juste, autant dans certaines scènes elle est totalement fasse (je pense qu'elle utilise trop de son charme pour nourrir son interprétation)
:)
Mais sinon, très bon show oui, c'est toujours un plaisir que de se poser devant True Blood. Je pense que ta première phrase de la chronique de l'épisode 6 résume bien ce qu'on retire de cette première saison et du talent d'Alan Ball.
Écrit par : Red | 27.07.2009
Justement je découvre (j'en suis à l'épisode 8) et pour tout dire, ça me plaît bien, voire beaucoup. Le côté trash cul n'est pas gratuit, même si parfois on s'en passerait bien. Je regrette déjà la présence de Modette Pickens, rien que d'entendre prononcer ce nom à l'opposé total de ce qu'elle était me fait bien rire ^^
Écrit par : Mam'zelle Poupée | 27.07.2009
@ Red : je suis d'accord toi, j'ai une petite préférence pour le début de la saison 2 mais cela n'enlève rien au côté surprise de la saison inaugurale, que j'apprehendais plutot faut l'dire.
Et encore une fois, tu as raison, je me suis dit la meme chose y'a quelques semaines, quels plans, quelle lumière :)
Je ne sais pas si Anna est fausse, peut etre qu'elle surjoue son patois.
@ Mam Poupée : merci à toi de m'avoir rappelé l'existence de Maudette, j'ai le sourire jusqu'aux oreilles.
Écrit par : adam | 27.07.2009
J'ai enfin fini de lire les deux premiers tomes de "The southern vampires mysteries" et j'ai par la même occasion compris pourquoi Alan Ball est autant un génie sur True Blood qu'il l'a été sur Six Feet Under. Il donne une profondeur absolument hallucinante aux personnages qui n'existe absolument pas dans les romans dont sont tirés la série... mais l'histoire reste pourtant la même, quoi qu'il en soit je les conseille car ils sont faciles d'accès même en VO.
Écrit par : M. | 31.08.2009
true blood c'est mieux que buffy
Écrit par : bougeard | 03.04.2010
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