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  • Adam casse la télé # Semaine n°28

    Edito.

    Titre. La paresse dans les séries.

    Idée chapô. Evoquer les rouages lazy et faiblards des scénaristes sériels enclins à la non-productivité.

    Illustration en série. Se fonder sur les seasons finales de Desperate Housewives. Cibler sur la saison 3 de Weeds. Se gausser de la sitcom non-gaussante d’HIMYM. Et dire un peu de bien de l’ex-paresseux Lost, qui commence à le mériter.

    Développement. La paresse est une manière de vivre.
    Les visiteurs non-commentateurs de Blabla-Séries le savent (97%).
    Au passage, faire une bise à Red et Keepo pour leurs commentaires toujours riches, passionnés et structurés.

    Conclusion. Adam commence aussi à s’y mettre. Y’a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui s’donnent du mal, pour rien ou presque, 7 jours sur 7.

     

    Mauvaise semaine.

     

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    Dimanche 12.04

     

    In Treatment (2.03 April Week One) Emouvant comme Sophie, prenant comme Laura. April est devenu en une minute mon nouveau personnage préféré de série. Du grand spectacle analytique.
    (10/10)

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    Breaking Bad (2.04 Down) Jesse et Walter Jr ont droit à leur propre histoire, rien de tel pour apprécier encore plus cette série ô combien géniale.
    (8.5/10)

     


    United States of Tara (1.11 Snow)
    Décousu mais globalement réussi. Tara est attachante, les autres, un peu moins.

    (7/10)

     


    Big Love (3.05 For Better of for Worse)
    Parfait comme toujours.
    Big Love, ce n’est pas une série, c’est un chef d’oeuvre du 7e art.

    (9.5/10)

     

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    Lundi 13.04

     

    How I Met Your Mother (4.20 Mosbius Design) Robin s’envoie en l’air. Ted grogne. Barney est jaloux. La recette de la saison 5 reste inchangée. Et notre stoïcisme, aussi.
    (6/10)

     


    The Big Bang Theory (2.20 The Hofstadter Isotope)
    Bienvenue dans le monde des comics books. L’une des facettes inhérentes au geek-type est enfin exploitée. Avec ce qui faut de Penny et Sheldon pour rigoler.

    (9/10)


    Heroes (3.23 1961)
    Un épisode de transition finale avec Angela enfant. Une fois n’est pas coutume, les flashbacks n’ont pas été si creux, ni inutiles. Et une fois n’est pas coutume, hop une bonne note.

    (7/10)

     

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    Mardi 14.04

     

    Fringe (1.16 Unleashed) Quand Cloverfield rencontre Olivia Dunham. Ca donne une bête gluante pas jolie à voir (et heureusement, on ne la voit pas ! Gloire à JJ, le roi de l’esbrouffe), des morsures de serpent et des vers dans le ventre de Charlie. Une mise en bouche animalière appétissante.
    (7/10)

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    Mercredi 15.04

     

    Better Off Ted (1.04 Raciale Sensitivity) Diantrement osé. Globalement réussi. L’intelligence est le maître mot des scripts de cette comédie. ABC risque d’en faire des allergies.
    (8/10)

     


    Old Christine (4.19 Hair)
    Schématique et prévisible. Christine nous déçoit profondément pour le coup.

    (5.5/10)

     


    Lost (5.13 Some Like It Hoth)
    Un titre à la mords-moi le noeud, un chinois boudeur, un Hurley drôle comme pas deux (heureusement l’île qui bouge aurait alors coulé) et une idée brillante : oublier Jack. On en redemande.

    (8/10)

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    Jeudi 16.04

     

    Samantha Who ? (2.12 The Amazing Racist) Le racisme vu par Samantha est moins ambitieux que celui vu par Ted, ronflant et plus classique, aussi. Mais, pour le coup, là on est sur d’être on ABC.
    (6.5/10)

     


    Parks and Recreation (1.02 Canvassing)
    Leslie Knope n’est pas seulement Michael Scott au féminin, elle est aussi attendrissante et surprenante. Et toute cette cruauté déplacée, cette histoire de parc pas folichonne, ces personnages secondaires en demi-teinte sont alors pleinement justifiés. Gloire à Amy Poehler.

    (8/10)

     


    30 Rock (3.17 Cutbacks)
    Ca faisait longtemps que 30 Rock n’avait pas eu recours à son univers télévisuel. Et cette histoire de cutbacks était réussie. Ni plus, ni moins.

    (7/10)

     


    The Office (5.22 Heavy Competition)
    Michael et Dwight se mène une lutte sans merci. Une nouvelle dynamique semble s’être créée. On dit au revoir à Dwight le lèche-cul et on applaudit Dwight le warrior.

    (8/10)

     


    Harper’s Island (1.02 Crackle)
    Trois morts de plus. Et aucun d’entre eux n’était représenté lors du pilot. Harper’s Island, la série fastoche ? Les images promotionnelles de fin d’épisode, là pour dire « on vous en supplie, continuez à nous suivre, on n’a pas encore bien montré qu’on était un slasher show sanguinolent mais c’est le cas, on le jure », sont tristement et malheureusement, efficaces.

    (6/10)

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  • Adam casse la télé # Semaine n°27

    Edito

    Cette semaine, l’évènement n’était ni l’arrivée de Surviving Suburbia, la nouvelle affreuse série d’ABC avec Bob Saget, ni même celle du louable The Unusuals. Mais bien le retour d’In Treatment ou l’art de la thérapie par HBO.

    Retrouver notre shrink préféré, Paul, étant sans conteste la meilleure nouvelle sérielle du mois. C’est donc en hommage à In Treatment, la série la plus innovante et expérimentale de ces dernières années, que la thérapie sera à l’honneur cette semaine sur Blabla-Séries.

    Parce qu’en matière de séries, la thérapie est une matière inhérente, sa substance principale. Qui colle à la peau. Et qui pousse à la consommation.
    Si certains séries ont un effet thérapeutique évident –d’In Treatment à Tell Me You Love Me, les deux séries psychiatriques d’HBO, notre nouvel organisme de santé de référence question introspection psychique, d’autres,  en revanche, avec une approche plus subtile et contrastée se révèlent tout aussi efficaces mentalement. Six Feet Under ou Dead Like Me, ces séries sont comme un apprentissage délicat de la vie,  une ode à l’humanité. Et il semblerait que Friday Night Lights ait cette même effet posthume.

    Certains shows, aussi, plus insoupçonnés, et pourtant tout aussi fructueux, réalisent également de belles performances de santé. De jolis résultats par le rire.
    Parce que finalement, qu’est-ce qui pourrait s’avérer plus influent sur le moral qu’une bonne leçon de comédie ?
    C’est dans ce registre que la série familiale Arrested Development et la série entrepreneuriale The Office nous offrent à chaque saison des tranches de rire, et de vie, dont l’intérêt dépasse le fou rire isolé et dénué d’impact.

    Et à cet égard, nous saluerons cette semaine les excellents débuts de Parks and Recreation dont l’effet thérapeuthique-grisant n’a pas son pareil dans les nouveautés de la saison.

     

    Bonne semaine de thérapie.

     

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    Dimanche 05.04

     

    In Treatment (Mia Week One) Finis les disputes passionnelles avec sa femme, les prises de bec avec Gina ou Alex, terminés les échanges douteux avec Laura ou la plongée dans l’adolescence avec Laura, oublié son living-room intime, Paul est parti. A Brooklyn. Loin de tout, Paul essaiera de faire table rase du passé. Mais voilà que ce dernier le rattrape : le père d’Alex l’assigne en justice pour négligence et Paul est contraint de s’entourer d’un avocat. Une en l’occurrence, qui s’avère être aussi une ancienne patiente désoeuvrée.

    Entre consultation juridique et mise au point psychologique, la nouvelle séance d’In Treatment (anciennement du lundi) renoue avec l’ambiance feutrée, monacale et prenante de la saison inaugurale. Un début de réussite doublée d’une intensité verbale entre un Paul fidèle à lui-même et Mia, avocate charismatique mais dont la fragilité intérieure signe le potentiel d’une émotion grandissante. Exaltant.
    (9/10)

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    United States of Tara (1.10 Betrayal) De l’épisode, on retiendra la dramatisation de la série, qui en outre, dévoile son intrigue Gimme. Pour ajouter un peu de drame à sa sauce, la série a décidé de faire interagir les actes des personnalités de Tara à ceux de sa famille et c’est tout naturellement que T. a fricoté avec le boyfriend de…Une bonne intrigue qui mettra à mal la confiance de envers sa mère. Du potentiel dramatique en somme.

    Pour le reste, la fille de Tara s’avère de plus en plus douée et convaincante, ses storylines n’ont rien de très recherché mais ce personnage apporte un véritable réalisme à la série, tout comme Chermaine. Un épisode de transition, qui sous-pèse ses révélations, la suite n’en est plus que prometteuse.
    (7/10)

     

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    Lundi 06.04

     

    Surviving Suburbia (1.01 Hero) Voilà une « nouvelle » série, arriérée et sans humour, qui ne mérite même pas l’ébauche d’une critique. Affreusement affligeant.
    (1/10)

     

    Heroes (3.22 Turn and Face the Strange) A un épisode avant la fin, Heroes s’écarte de son sujet central et introduit une storyline isolée, qui sans être désagréable, est parfaitement inutile. Une histoire centrée sur Papa Claire, affublé de ces mêmes grosses lunettes démodées, et aidée de Mama Claire, fidèle-canin. L’enjeu n’a pas vraiment d’intérêt, la lutte qu’il mène à Sylar étant récurrente depuis trois ans et cette histoire de divorce est inappropriée dans l’univers d’Heroes.

    La relation entre Ivanek et Sylar évolue peu, leur petit arrangement s’étoffe sans vraiment être inspiré. Comme l’histoire d’Ivanek avec l’escort girl à l’accent russe insupportable, du sirupeux en boîte comme Kring sait le faire, du coup Ivanek perd en charisme et c’est plutôt dommage.

    Le seul petit intérêt scénaristique que réserve cet épisode est ce final apocalyptique où les Petrelli se rejoignent. Pelle à la main. On ignore tout de l’origine de ces cadavres (des anciens héros ?) ou de ce que mijote notre ami Tim pour la clôture de ce chapitre. En attendant, on reste dubitatif.
    (6.5/10)

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    Mardi 07.04

     

    Cupid (1.01 pilot) Sarah Paulson est une actrice fantastique. J’essaie d’asséner les esprits pour convaincre que Cupid n’est pas une œuvre exemplaire dans la carrière de Sarah qui est fondamentalement douée. Si elle aime choisir des rôles de gaudiche (la femme délaissée dans The Spirit, la bonne actrice chrétienne dans Studio 60), celui là restera son exemple le plus typique. Conseillère en relations amoureuses, la psy qu’incarne notre adorable Sarah est bonne à débiter des âneries mièvres sur les plateaux de Lifetime. Potentiel gâché, jeu comique de Sarah nié, il semble que l’actrice ait été castée pour de bien mauvaises raisons. Parce qu’elle reste formidable et que son personnage lui, est chiant à mourir.

    Effet inverse, l’insupportable Bobby Carnaval (jeu de mot bien senti made by myself) incarne un Cupidon bien plus sympathique qu’il semblait l’être, moins indigeste aussi.

    Au fond, ce pilot n’est pas vraiment une réussite et c’est sans surprise qu’il se trouve sur les grilles d’ABC tant il représente tous les idées caractéristiques de la politique de la chaîne : écriture ciselée mais mélo, situations rythmées mais linéaires et redondantes, bande-son à se faire sourd, acteurs sympas et funs qui finissent casse-pieds et ternes. Mais ne soyons pas défaitiste avant l’heure (attendons le troisième épisode), ce pilot de Cupid n’avait rien de raté. Il était à la hauteur de son concept revu et corrigé, un Cupidon chargé de réunir 100 couples. Forcément gnangnan, forcément doucereux, forcément un peu love, la série se dirige vers un schéma de formula show à la sauce roméo. Plutôt original sur le papier, espérons qu’ABC ne rende pas la recette trop rapidement horripilante.
    (6/10)

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    Fringe (1.15 Inner Child) Olivia Dunham était partie en vacances. Parce que le grand public doit être au courant : les agents du FBI aux cheveux plats et au double menton qui résolvent des cas gluants et mystiques tous les Mardis soir sur la FOX ont droit eux aussi à des vacances tous frais payés dans les Hamptons. Avec Carrie.

    Et le repos sied bien au visage de notre Olivia tant aimée. Elle revient plus forte que jamais, le cœur plus réceptif aux émotions. Olivia se prenant d’affection pour un petit albinos dont la ressemblance troublante d’avec Dakota Fanning demeure fringement troublante. Ce qui n’est pas le cas de l’histoire du jour, un serial killer de femmes, typique et ordinaire. Une histoire qui, sur le fond, n’avait rien à faire dans Fringe. Pas grave, grâce au sympa Walter et à l’enfant mystère (l’enfant du chauve présent partout ? Trop fastoche pour JJ), on a passé un bon moment.
    (7/10)

     

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    Mercredi 08.04

     

    Damages (2.13 Trust Me) Damages, un show flambeur ? A en juger par la démarche de ce season finale démonstratif, on pourrait se demander. Trop d’effets pour une résolution finalement anecdotique.

    Malgré une dernière demi-heure prenante où l’on voit se reconstituer sous nos yeux les quatre bouts de scènes que la série s’était amusée à distiller tout au long de la saison, cette dernière a bâclé les quelques ingrédients qu’elle avait lentement pris le soin d’exploiter tout au long de son développement. La confrontation entre Ellen et Patty s’est en effet révélée décevante, malgré un bon usage du timeline dont l’effet suspense a produit quelques sueurs froides. Mais la fin, une Patty sur le ponton (mauvais flashback du premier season finale), qui ne révèle en rien de la teneur du prochain chapitre (faute de n’avoir plus rien à dire ?), laisse perplexe et donne le sentiment que Damages a perdu en qualité et en électricité.
    Bilan long (et explicatif) à venir.

    (6.5/10)

     

    Better off Ted (1.03 Through Rose Colored HAZMAT Suits) La patience est une vertu, les showrunners de Better Off Ted pourrait plaider pour ce concept-principe. Ce troisième épisode de cette série gentiment décalée d’ABC s’est révélé friand de vraies bonnes idées. La principale étant un retour sous les projecteurs de l’attachante fille de Ted. L’unir à la froide mais tout autant attachante Veronica (Portia de Rossie) a crée une vraie dynamique à la série, dans un objectif humoristique osé et loufoque.

    Grâce à ce genre d’histoires simples (la patronne de V. Dynamics use de l’innocence de Rose pour faire ses corvées), Better Off Ted permet d’imposer son univers scientifique avec plus de légèreté et de subtilité. On continue avec plaisir.
    (8/10)

     

    Lost (5.12 Dead is Dead) Il y a du rythme, la réunion des charismas vils et virils (Ben et Locke) et même quelques surprises inattendues, entrées (le jeune Widmore) ou retrouvailles (Penny sur son bateau). Penny, c’est peut-être mon personnage préféré de Lost. Elle me fait regretter encore plus amèrement l’annulation de Tell Me You Love Me. J’aime bien Desmond aussi et j’aime aussi le fait qu’un épisode ait assez de contenu et de trucs à dire pour n’exploiter le beau Desmond que le temps d’une scène et demie.

    Quelques explications sur le rapport entre Charles et Ben, simples on en convient mais dont on s’accommode plutôt bien.

    On parle du Monstre aussi, un peu, sur l’île qui bouge. Parce que Ben a des regrets et pense à sa fille. Si l’épisode gère mal ce brouillard épais, et encore plus l’arrivée impromptue d’Alex, que l’on pense inconséquente, on trouve que Ben s’en tire pas mal dans le registre des états d’âme et les regrets.
    (7/10)

     

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    Jeudi 09.04

     

    Parks and Recreation (1.01 Pilot) Parks and Recreation est l’exemple parfait pour démontrer qu’une série peut-être hautement réussie, drôle et originale sans disposer pour autant d’un concept révolutionnaire et attrayant. Leslie Knope (Amy Poehler, la fille la plus drôle des Etats-Unis, avant même Tina Fey), directrice du service d’aménagement des espaces verts, nous introduit dans l’univers de la petite administration, de la sphère de décision du local américain. Une vision intéressante et terre à terre. Egalement, un contraste charmant et subtil d’avec la mise en scène toujours ampoulée de la structure fédérale de cette super-puissance (The West Wing, Commander in Chief)

    Pour la forme de la série, NBC s’en est fait ses choux gras. Parks and Recreaton étant le nouveau The Office. Même producteurs, même équipe de tournage, mêmes décors, mêmes acteurs (la sympathique Rashida Jones, ancienne Karen de Dunder Mifflin), mêmes mouvements de caméra, même immersion dans une même petite ville américaine de cul-terreux.

    Pour le fond aussi, on retrouve l’empreinte si singulière de The Office. Cet humour particulier un peu pathétique, un peu cruel, parfois caricatural, toujours hilarant. Leslie Knope se présente comme une Michael Scott au féminin, avec ce même art du monologue stupide et fier. Le raccourci de l’étude comparative est alors facile mais louable, efficace et assumé, parce que les similitudes entre les deux shows sont grandes et évidentes.

    Il est donc fort à parier que Parks and Recreation séduira bougrement les grands fans de The Office (dont je m’auto-roclame leader invétéré). Avec sa modernité et son humour actuel et efficace, la série pourrait bien aussi conquérir un public neuf et vif, celui qui était malencontreusement passé à côté du mockumentary de Scranton.
    (10/10)

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    Samantha Who ? (2.11 The Dog) La gentillette Samantha a une envie de maternage. Pour combler ce besoin, Sam adopte un petit chien voyou, sous la bénédiction de Dena.

    Malgré ses répliques naïvement amusantes et l’attitude d’une Samantha toujours en forme et en mimiques, cette storyline principale avait un gout de déjà-vu. Dommage. D
    ’autant que les deux historiettes du jour autour de Regina l’aviatrice et Andrea la paparazziée avait de quoi pimenter cet épisode foncièrement classique, ponctuée de moments moyennement sympas et d’une voix-off alourdissante.

    (6.5/10)

     

    Kath & Kim (1.16 Bachelorette) Dans un grand élan d’âme dont elle a rarement le secret, Kim organise une bachelorette party pour sa mère. Y sont conviés Tina et Athena, seul personnage du tableau un tantinet recherché.

    Une soirée Cher entre filles qui tourne à l’hallucination générale. La série a rarement été aussi facile et médiocre, des répliques à plat, un semblant de situation et une pétasserie permanente. Un résultat paresseux et irritant.

    (2/10)

     

    The Unusuals (1.01 Pilot) ABC n’en avait pas assez avec Castle, son nouveau cop show pop & fun, il a fallu que la chaîne sorte la grosse artillerie avec The Unusuals, au casting en béton armé (Adam Goldberg, Amber Tamblyn, Harold Perrineau) et aux trames classiques mais solides. The Unusuals navigue entre deux eaux. Entre cop show moderne mélangeant plans dynamiques et répliques contemporainement cynique et série de flics eighties à la Starsky & Hutch.

    Le tout est suffisamment rythmé et bien écrit pour être attractif le temps d’un épisode. Mais la série saura t-elle devenir addictive et passionnante sur le long terme ? Rares sont les cop shows qui en sont capables. Mais à l’heure actuelle, The Unusuals mérite sa chance.
    (7/10)

     

    The Office (5.20 Dream Team & 5.21 The Michael Scott Paper Company) Honnêtement, on ne pensait pas que le départ de Michael Scott de Dunder Mifflin durerait plus d’un épisode. Et pourtant, il semblerait que ce soit la nouvelle direction prise par les auteurs de The Office : Michael fonde une nouvelle compagnie : la Michael Scott Company, dans un placard sous Dunder Mifflin.

    Et à la fin d’une cinquième saison, faire ça à son anti-héros, c’était peut-être aussi osé, ambitieux que bien pensé et réussi.  Pour ses débuts, Michael réunit donc une équipe de choc, une équipe qui ne sera finalement constituée que de Pam et Ryan en blond peroxydé. Cette nouvelle direction, en plus de redynamiser la série, redonne aussi beaucoup d’intérêt aux personnages de Michael, vraiment parfait, en looser assumé et Pam, vraiment forte et épanouie. Même Ryan est moins insupportable, sa collaboration avec Pam fonctionne très bien.

    De l’autre côté de l’immeuble, les choses semblent se redynamisées aussi. Voir Jim en difficulté face à un nouveau patron, excellent de professionnalisme et d’indifférence, est une réelle bonne idée. La nouvelle amitié entre Dwight et Andy l’est moins, tout comme voir une nouvelle standardiste au bureau de Pam (pincement de cœur obligé pour les fans depuis cinq ans). La seule crainte que l’on peut avoir avec ce chamboulement inattendu, c’est que les excellents personnages secondaires de Dunder Mifflin, (Meredith, Phyllis, Angela et la clique masculine) perdent en grade et en représentation, la série étant dorénavant divisée en deux sphères bien établies, avec à leur tête, un voire deux personnages phares de la série. Mais qui officera, verra.
    (8/10)

     

    Harper’s Island (1.01 Whap) Quand Scream rencontre, qui déjà ? Ah oui, Agatha Christie. Laissez-moi me gausser. Ce serait plutôt Mortelle Saint-Valentin qui flirte volontiers avec Showgirls (le summum de l’épouvante), Harper’s Island étant une série faussement horrifique, prétexte à la mise en scène d’acteurs à la plastique généreuse et d’actrices à la gorge déployée.

    Sur le fond Harper’s Island pouvait promettre monts et merveilles. Une série horrifique qui ne soit pas à formule, l’expérience tiendrait presque de l’inédit. Malheureusement, l’art du cliché est formidablement maîtrisé pendant ce pilot, les déroulements sont tristement attendus et l’univers à la Kevin Williamson reste naïf et loin d’être effrayant. Ce sentiment de nouveauté en prend un coup.

    Malgré tout, pour les fans d’un genre gentiment terrifiant et autres amateurs d’intrigue meurtrière suivie, Harper’s Island peut représenter un honnête et rythmé divertissement, à regarder peinard le Samedi soir, en sirotant du Coca Zéro. Je serai de ceux-là. Shoot-me.
    (6.5/10)

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    Vendredi 10.04


    Party Down (1.03 Pepper McMasters Singles Seminar) La série de Rob Thomas décollera t-elle un jour ? Ou faudra t-il enchaîner les visionnages pénibles pour admirer enfin la pétillante Kristen Bell ?

    La série étant un formula show, sans réelle connexion feuilletonnante, la réponse est négative. Mais la série ne parvenant toujours pas à créer des situations amusantes (le coup du congrès pour séniors manquait cruellement d’humour) et encore moins des personnages attachants (au moins sympathiques), il est fort à parier que Party Down rejoigne les recalés de cette midseason. Ce sera alors Cupid ou rien.
    (4/10)

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  • Adam casse la télé # Semaine n°26

    Edito

    Pareil à Sony qui dévoile son dernier écran plat, ou à la lutte que se mènent Bouygues et Orange pour sortir vainqueur d’une concurrence monopolistique acharnée, la Série est une véritable industrie. Avec ses règles, ses conditions, ses enjeux.

    Dites adieu à Stars Hollow, petit village innocent du Connecticut ou à l’attitude nonchalante d’une adolescente prénommée Angela. Désormais, la série s’appelle Dollhouse, Gossip Girl, et Fringe. Trois produits bien emballés, plastifiés, étiquetés, packagés. Des promos impeccables, du teasing plein la vue, des bankables du petit écran (c.f édito prochain) et des thèmes qui ratissent large : les networks se pourlèchent les babines de ces recettes commerciales scientifiquement pensées.


    Etude, fabrication, commercialisation, gestion : la série de son état obéit à un processus rationnel. Dociles, en rang, les unes derrière les autres, les série-produits, très conciliantes, visent chacune un public spécifique. Depuis l’ado juvénile à la gent masculine endimanchée, depuis les célibattantes jusqu’aux ménagères ô combien convoitées. Un mode d’emploi bienveillant : « chacun sa série », qui fait ses preuves chaque jour que Dieu (des séries) fasse.

    Sortant du moule préfabriqué de studios tout-puissants, les séries se font à la chaîne. Prêtes à l’emploi, elles défilent alors une à une sur le tapis d’un gigantesque marché, inconstant, capricieux, en perpétuelle grogne, pour être consommée, dévorée, jetée aux oubliettes la saison venue.

    Mais il demeure une question.

    Votre série-kleenex, vous la voulez sur place ou à emporter ?

     

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    Bonne semaine.


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    Dimanche 29.03

     


    United States of Tara (1.09 Possibility)
    Après quelques semaines de pause involontaires, Tara a fait son grand retour sur Blabla-Séries. Et c’est avec plus de plaisir que l’on a suivi cet épisode simple, dépaysant et bien écrit.

    Tara décide de faire un road trip avec sa fille, toutes deux se montrent légères et pubères et s’inventent une nouvelle vie. Si le recours de la grande complicité mère-fille à la Gilmore Girls n’est pas très original, celle-ci a su en revanche nous rapprocher des deux filles de la famille, entre conventions (la mère qui voit d’un mauvais œil les flirts de sa fille) et loufoquerie (l’arrivée impromptue de la délurée T dans le jacuzzi).

    Tara est désormais devenue plus qu’un family show un peu excentrique regardé d’un œil distrait, une vraie valeur sûre.
    (8/10)


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    Lundi 30.03

     


    The Big Bang Theory (2.19 The Dead Hooker Juxtaposition)
    Une fois de plus, un épisode qui fait la part belle à Penny, menacée par l’arrivée d’une autre pin-up opportuniste. Une histoire simple, mais bien menée, qui exploite bien laPenny et qui ne tombe jamais dans la facilité scénaristique.

    The Big Bang Theory est une sitcom fort bien construite, qui n’oublie jamais ses personnages. Voilà pourquoi Sheldon reste dans cet épisode, l’excellence incarnée (en réservant à Penny quelques joutes verbales bougrement jubilatoires). Voilà pourquoi aussi notre trio de geeks sidekicks est toujours aussi affriolant. La recette du succès comique, c’est The Big Bang Theory.
    (9/10)


    How I Met Your Mother (4.19 Murtaugh) Tout débute à cause d’un pari foireux entre Barney et Ted. Ce dernier somme au charmeur de la bande de faire toute une série de choses jugées juvéniles (se percer l’oreille, etc) pour prouver sa coolitude. Une histoire plaisante, dans l’esprit d’HIMYM, ça faisait longtemps.

    Marshall et Lily partagent, quant à eux, une historiette d’école, plutôt inspirée. Lily en sœur sourire guitareuse et le bossy Marshall (malgré son air toujours aussi pataud agaçant), réussissent à nous faire rire, ça faisait longtemps (bis). En outre, Robin, déguisée en catin disco des eighties, est adorable et Barney s’avère méconnaissable. Même Ted en habits de cinquantenaires endimanchés se révèle convaincant. Comme cet épisode.
    (8/10)


    Heroes (3.21 Into Asylum) A défaut de soigner son entrée, Heroes peaufine son final. Avec trois storylines parfaitement mesurées, tour à tour amusante et prenante. Claire se retrouve au Mexique avec son père, l’histoire est isolée mais l’ambiance est fort bien mise en scène, le duo fonctionne et permet de nouer une nouvelle relation entre deux personnages évolués du show, curieusement attachants.

    Peter sauve sa mère et se réfugient dans une église. L’heure est aux explications et à l’exception d’un parler divin un peu caricatural typique du personnage de Peter, l’histoire a également été satisfaisante, l’enjeu de celle-ci étant de réunir les Petrelli ensemble.

    Contre toute attente, Zeljko (un jour, j’apprendrai le nom de son personnage, je le jure) s’allie à Sylar pour sa mission anti-héros. Là encore, l’intrigue se révèle surprenament intéressante, avec deux acteurs charismatiques et au profil complexe. Un épisode, en résumé, rythmé, bien mené, ponctué de chansons à l’effet adhésif.
    (8.5/10)


    Gossip Girl (2.20 Remains of J) Jenny a seize ans, le prétexte parfait pour faire dans l’évènementiel et créer la sweet sixteen party du siècle. Sauf que Jenny est devenue chiante à mourir et qu’au lieu de vouloir picoler sur du Pat Benatar, la pré-pubère désire jouer à Docteur Maboul avec sa gentille famille.

    Mais Serena ne l’entend pas de cette oreille, celle qui est devenue trop rapidement sage et complaisante dans la série, se rebelle et décide de montrer qui est la reine Van der Woodsen. Il ne reste plus qu’à espérer qu’elle continue sur sa lancée, en étant la plus borderline possible.

    Blair retrouve Nate, Chuck et Vanessa, les dommages collatéraux se retrouvent, les couples se font et se défont dans l’Upper East Side. (Re)voir Blair et Nate, Chuck et Vanessa batifoler ensemble n’est pas trop désagréable (du moins pas plus que Serena et Dan) et sont l’occasion de répliques bitchy de haut vol de la part de Blair la sacrée.

    Un épisode, qui sans être original, réussit à nous convaincre grâce à sa simplicité, son rythme et un suivi voix-off, pour une fois, pas trop con.
    (8/10)

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    Mercredi 01.04

     


    Better Off Ted (1.02 Heroes)
    Bien plus structuré que le pilot, cet Heroes est aussi bien plus hilarant et loufoque que son homologue nbcien.

    Faisant la part belle aux scientifiques et à Portia de Rossi dans la peau d’une patronne encore plus cynique et égoïste, l’épisode réussit à rendre plus accessible le monde de Veridian Dynamics tout en insistant sur les relations plus terre à terre et amusantes des employés de la firme, qui sans être originales, présentent un véritable intérêt pour le spectateur perdu dans une entreprise quasi-clinique.

    Seul bémol, l’histoire (fil-rouge de l’épisode) de la cleptomane Linda qui pique les « creamers » pour rester calme et saine. L’histoire n’est pas loufoque, juste stupide.
    (7.5/10)

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    Lost (5.11 Whatever Happened Happened) Un épisode de Lost sur Kate pour comprendre sa décision de retourner sur l’île ; le personnage a toujours fait polémique mais les détracteurs de la jolie brunette aux « freckles » devront ici se rendre à l’évidence : son histoire a été dirigée d’une main de maître.

    Avec un parallèle sur l’enfant-Ben blessé (autre histoire suivie plutôt attrayante), l’épisode conclut/introduit l’histoire de Kate et d’Aaron, le fils de Claire. Des flashbacks intéressants et explicatifs qui laissent présager la quête d’une Kate rongée par les remords terriblement émouvante : retrouver la mère biologique de son fils perdue sur l’île qui bouge, Claire.

    En bonus, l’épisode nous permit de voir que Kate roule en Prius, comme Christine et Nancy : son capital sympathie pour les pro-freckles n’est donc pas entamé.
    (9/10)

     

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    Jeudi 02.04


    The Office (5.19 Two Weeks) Le cliffhanger avait fait froid dans le dos de toute une communauté de pro-Michael Scott, espérant alors une simple blague de mauvais goût de la part des auteurs de The Office. Mais l’épisode Two Weeks nous le confirme : Michael a bien démissionné de Dunder Mifflin.

    Cet épisode de The Office jonglait entre humour satirique et émotion rare. Se jouant d’un Michael déboussolé, pathétique, qui en vient à supplier les employés de Dunder Mifflin de le rejoindre, l’épisode a fait fort dans le niveau de pathos et de cruauté.

    Mais c’est à la fin que l’épisode a pris tout son envol : voir l’adorable Pam partir avec Michael a signé l’une des plus belles émotions de la série, nous faisant oublier l’acharnement parfois excessif de la série envers ses personnages-boucs émissaires. Et nous rappelle, une fois de plus, que la palette de jeu de Steve Carrell est décidément de premier choix.

    La suite est triplement attendue.
    (8.5/10)


    In the Motherhood (1.01 It Takes a Village Idoit) Trois femmes, trios mères, Jame, Emily et Rosemary. En retour surprise, la cultissime Megan Mullaly. Cheryl Hines et Jessica St Clair, convaincante dans Worst Week et le recent United States of Tara.

    Adapté d’une web-série original (trois actrices jouant de vraies histoires de mères qu’elles-mêmes envoyaient), In The Motherhood est une promesse à demi-teinte, gâchée par la démarche pachidermique d’un network niaiseux : ABC. Des recours scénaristiques faciles, des personnages sympas mais sans réel fond, une bande-son à la Mika, pour son nouveau projet, ABC l’a joué lazy, avant de tuer dans l’œuf ladite série, en la réduisant à sept petits épisodes sans intérêt.

    Pour le reste, un pilot attrayant, qui ne manque pas de dynamisme mais seulement d’ambition. On suivra cependant, pour Megan, Cheryl et Jessica, toutes trois très sympa et fun.
    (6/10)

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    30 Rock (3.16 Apollo Apollo) Tracy se dégote une nouvelle lubie : partir dans l’espace. Si la storyline est anecdotique (l’équipe de Liz invente un décor spatial pour satisfaire les caprices de la star), elle permet en revanche d’amener celle de Jack, qui entre quelques vomis, cherche désespérément les bienfaiteurs de son enfance, on marche.

    Mais la storyline la plus aboutie demeure celle entre Liz, Jenna et Denny, un trio sympa. On regrette cependant une fin simpliste et bâclée mais le format sitcom condamne la série à des histoires expédiées. En bonus dans l’épisode, une vidéo hilarante d’une Liz qui s’improvise animatrice coquine (celui qui me la retrouve sur le net obtiendra ma dévotion éternelle). Dans l’esprit phare de 30 Rock : déjanté et ingénieux.
    (8/10)

     

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    Vendredi 03.02


    Party Down (1.02 California College Conservatives Union Caucus) Même constat que pour le pilot : pas amusant. Mais du mieux cependant : le personnage joué par Ken Marino s’avère moins irritant, Constance est un personnage féminin atypique attirant et la relation entre Casey (Lizzie Cplan) et Henry (Adam Scott) prend un tournant intéressant.

    Mais la série conserve son manque de rythme, de répliques cinglantes, d’humour bien établi. Pour une comédie, c’est un peu dommage.(5.5/10)

     

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    En brayfe cette semaine, beaucoup de séries manquées (Damages, Cupid, Samantha Who, Breaking Bad ou le récurrent Big Love) mais la chose étant récurrente dans l’industrie de la série, il est fort à parier que la semaine prochaine sera l’occasion d’un rattrapage intensif, à la Taylor.

     

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