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  • Adam casse la télé # Semaine n°25

     

    Edito

    C’est la crise. Tout le monde se plaît à le dire. Et du côté des séries, plus que jamais.

    En ces temps de disette culturelle, la sériephilie n’a plus le vent en poupe. Se satisfaire des nouveautés d’ABC Family (Roommates) en est la manifestation majeure.
    ABC Family, c’est devenu une roue de secours. La chaîne de service, celle qui nous montre qu’outre ses programmes à la American Teenager dépassés, sa politique séries peut parfois relever le niveau d’un NBC bientôt décrépit (Chuck versus The Middleman).

    Qui du drama ou de la sitcom est le secteur le plus touché ?

    A l’évidence, la comédie, qui crie famine, faute d’histoires amusantes. Preuve en est avec How i met your mother. Une série qui n’a décidément plus la côte et qui enchaîne les épisodes désespérément médiocres.
    Finies les saisons à l’ambiance collégienne saucée Friends, l’humour inattendu made Barney et l’intérêt d’une nouvelle grande romance, nouvelle génération (Ted/Robin). How i met your mother préfère dorénavant se caler sur le schéma d’une mauvaise sitcom, triste, dégonflée, à l’odeur d’une vieille soupe, même pas réchauffé. A l’image du dévoué Marshall, même pas affiné.

    Pour compenser, les networks semblent miser sur une politique outrancière de cop shows. Parce que seule la puissante firme CSI résiste à la crise. Il paraît.
    Las du formatage du genre, on essaie de le renouveler, en lui injectant du cynisme et une bande-son impeccable pour lui donner en vain de l’allure (Life). On copie la formule et on cast Nathan Fillion. Comme pour nous dire que le cop show, ça peut-être pop, ça peut être fun, ça peut-être ABC (Castle).

    Pour moderniser le genre, on tente le tout pour le tout, en se payant le luxe d’une star de cinéma (Tim Robbins) pour essayer vainement de noyer le poisson (Lie To Me). Sauf que la crise a la dent dure et que l’échec est inévitable.

    Mais contre toute attente, on dégote The Mentalist. Typique, convenu, stéréotypé, académique. La série est donc un succès. Et le monde crie au génie.

    Le fin mot de l’histoire, c’est que les cop shows, c’est comme la crise. C’est plus qu’un cycle, c’est un fléau intangible.

    Bonne semaine.


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    Dimanche 22.03

     

    Breaking Bad (2.03 Bit by a Dead Bee) Moins inquiétant, moins brutal que l’épisode précédent, Bit by a Dead Bee renoue avec l’esprit de la saison inaugurale : une ambiance complexe, une avancée indéchiffrable, un propos unique.

    Pour expliquer sa disparition, Walter joue l’aliéné exhibitionniste au supermarché. Pour continuer sur sa lancée, Walter ment à sa famille. Une chose récurrente chez le personnage qui dissimule, par amour, la vérité à ses proches.

    Comme à chaque fois, la série parvient à se saisir de la complexité du personnage et brode des répliques d’envergure. Une écriture tirée au cordeau pour couvrir une malhonnêteté qui n’en est pas vraiment une, malgré toute l’empathie que l’on peut ressentir pour le personnage de Skyler. Et avec tout ça, la série sait quand même rendre son propos émouvant.

    C’est juste badly brillant. C’est juste Breaking Bad.
    (9/10)


     

    Desperate Housewives (5.18 A Spark, To Piece the Dark) Le moment charnière de cette saison, c’était cet épisode. Comme toujours, les évènements précipités étant une marque de fabrique à part entière de Desperate Housewives, le moment camping de Dave Dash, prévu depuis au moins cinq épisodes, s’est avéré avoir l’effet d’un pétard mouillé. Une scène expédiée, réduisant à rien la scène de la forêt, même pas faussement intense (David était supposé assassiner Katherine).

    Et les stoylines isolées de nos ménagères botoxées n’ont malheureusement pas relevé le niveau médiocre de l’arc de saison. Entre une Gabrielle délaissée et attachée misérablement au lit, une Bree buniness-woman lunatique et le retour affligeant du duo Susan/Karl, la série s’est laissée aller, venant même à sous-exploiter les atouts comiques que réprésentent Juanito Solis et benjamine.

    Demeure une scène finale. Scène qui aurait été inquiétante si les médias n’avaient pas agressivement prévenu le public du départ de Nicolette Sheridan des plateaux de Wisteria Lane. Sans surprise, donc.

    (5/10)

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    Lundi 23.03

     

    Gossip Girl (2.09 The Grandfather) Du retour aux sources puissance maxi, voilà la mise de Gossip Girl cette semaine. Et le résultat s’est avéré plus payant que la semaine passée.

    La love affair entre Chuck le terrible et Blair la garce reprend le devant de la scène dans cet épisode. Cette histoire d’amour impossible, ponctuée par une attitude girouette des deux protagonistes, redonnait un peu de symbole à la série. Tout comme ce cliffhanger de fin, qui, s’il n’est pas facile, a le mérite d’être au moins surprenant.

    En revanche, plonger dans l’univers familial de Nat Archibald présentait peu d’intérêt sur le papier. Et dans la série, aussi. La famille étant aussi insipide que le jeune homme, les enjeux liés à sa réussite et démoralisant la pauvre Vanessa étant « plus cliché tu meurs ».

    A la surprise générale, c’est l’histoire infantile de Rufus et Lily qui s’est révélée la moins mauvaise. Simple, plutôt rigolote, l’occasion de voir Lily et Serena de manière plus légère. Alors, banco.
    (7/10)

     

    Heroes (3.20 Cold Snap) Zeiljko Ivanek est un acteur au charisme d’envergure. Si Heroes en manque cruellement, en revanche, les showrunners ont eu la présence d’esprit de s’approprier celui de leur nouvelle recrue, à l’image de la scène introductive en plan fixe de cet épisode, définitivement prenante.

    Il semblerait que Pushing Daisies n’appartienne désormais plus qu’au passé, l’actrice Swoozie Kurtz enchaîne les rôles de guest dans les séries. Après Desperate Housewives, elle incarne habilement la sœur d’Angela Petrelli. Pour le coup, on aurait aimé qu’elle soit plus présente.

    Globalement, l’épisode a réussi à maintenir en quasi-haleine le spectateur. Si les storylines n’ont rien de très abouties, en revanche, les scènes sont plus sophistiquées qu’à l’accoutumée (la scène d’ouverture ou encore celle où Tracy glace au ralenti la totalité du parking, elle y compris). Une impression de rigueur agréable pour le spectateur, lui permettant ainsi d’adhérer plus facilement à l’épisode.

    Du positif en somme, on ne pleure pas l’absence de Claire et Peter et se réjouit d’avoir également eu un Hiro sympatoche et une Tracy à la storyline convaincante.
    (7/10)


    How I Met Your Mother (4.18 Old King Clacy) L’épisode a réussi l’exploit de manquer chacune de ses blagues, chacune de ses situations. La série serait-elle écrite avec les pieds ? Les auteurs trouveraient-ils leurs idées humoristiques ailleurs que dans les mauvais épisodes de Seinfeld ?

    Avec l’histoire de Ted à la Goliath National Bank ou celle de Robin qui couche avec une star canadienne, c’est à se demander. Et ce qui est triste dans tout ça, c’est que la série, en attribuant à Robin et Barney, des histoires incongrues et conclues à l’emporte pièce, en vient à nuire au capital sympathie de leurs personnages et ça, pour le coup, c’est plutôt révoltant.
    (4/10)

     

    Roommates (1.01 series premiere) Annoncé dans l’édito de la semaine, la nouvelle sitcom d’ABC Family, c’est Roommates. Curieusement, la série fait penser à la sitcom pastichée de The Comeback, sauf que pour le cas présent, c’est du vrai, sans pastiche.

    La surprise de la série, c’est l’actrice Tamera Morwy, la sister des Sister Sister. Comme la référence est restée gravée dans mon esprit de sériephile très bon public (« go home Roger »), les nombreuses prestations de Tamera dans Roommates se sont avérés plaisantes, avec l’effet d’un souvenir ado un peu décalé.

    Pour autant, l’originalité de la série n’a pas son pareil dans le monde sériel. Une histoire d’adultes immatures, quelques répliques foireuses, dominées par des quiproquos amoureux brillants, la série fait fort et pourrait bien devenir la nouvelle référence de Séries Mag. Avec des posters de Tamera, si possible.
    (5.5/10)

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    Mardi 24.03

     

    Mistresses (2.06 season finale) La vie amoureuse des ménagères anglaises est quand même bien compliquée.

    L’une trompe par vengeance son concubin pour qu’il apprenne la leçon du « ne me mens jamais, sinon je couche ».

    La seconde défend son amant à sa femme et à l’homme qu’elle aime en le laissant partir à l’Autre bout de la Terre.

    La troisième est enceinte et vient de quitter son époux volage, en filigrane, elle hait les enfants. Mais décide de le garder parce que finalement les vergetures, c’est devenu à la mode.

    Et la quatrième, dont l’amant est son client, donne à l’épouse, partie adverse, des photos compromettantes d’elle et de son mari, pour qu’elle puisse les utiliser contre ce dernier, en filigrane, pour qu’elle détruise à jamais sa carrière d’avocate.

    S’il y a une chose à retenir à propos de Mistresses, c’est qu’il y a beaucoup d’incohérence et d’infidélité au royaume d’Elizabeth. Des erreurs de choix, des tromperies, des regrets, puis à nouveau des erreurs faites par des femmes faussement libérées, plus que dépendantes du sexe opposé. Pas sûr qu’après cette saison mouvementée, faite de hauts et de beaucoup de bas, ces mistresses à la libido effrénée et à la larme facile, aient retenu cette sacrée bonne leçon de la vie : l’intégrité, y’a que ça de vrai.
    (6.5/10)


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    Mercredi 25.03

     

    Damages (2.12 Look What I Dug Up This Time) Si l’épisode ne faisait pas la part belle aux réactions hystériques époustouflantes d’une Patty furieuse contre Tom et Phil (les deux storylines principales du jour), celui-ci aurait été bien fade par rapport à cette mi-saison révélatrice. Parce qu’à l’exception de ces deux histoires –Patty comprend que Phil a été manipulé par Danny-, -Patty se débarrasse de Tom et est contrainte d’user Ellen pour acheter le juge-, peu d’éléments de fond à se mettre sous la dent. L’épisode préférant poursuivre la piste des tentatives de meurtres avortées sur la personne d’Ellen au sourire enjoliveur. Sans intérêt.

    Pas de Claire Maddox, le personnage s’est éclipsé comme une reine dans l’épisode précédent. En revanche, la diabolisation d’un Walter Kendrick continue de faire son effet : le personnage est plus que jamais détestable. Dominic Purcell a assassiné Christine, sa femme. OK. On s’en doutait plus que de raison. Mais finalement, l’épisode nous surprenant avec une vérité-révélation finale qui ne l’était pas au départ et qui a tout pour changer la donne dans cette histoire. L’explication est brumeuse. L’histoire, aussi. Le season finale de la semaine prochaine dissipera le mystère.
    (7/10)

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    Lost (5.10 He’s Our You) Pour la première fois depuis les débuts de Lost, l’histoire consacrée à Sayid (le personnage sans doute le plus cliché de l’Ile : le terroriste irakien colérique) était bien menée et intrigante.
    Après s’être échappé de l’île, Sayid conclut un pacte avec le diable (Ben) et tue tout plein de gens dont on ignore tout. Plusieurs pirouettes plus tard (et une scène intéressante avec l’agent de police), il se retrouve sur l’île, enfermé par les mecs de la Dharma.

    Ce qui fait la force de l’histoire, c’est la confrontation entre lui et Ben l’enfant. LE personnage de cette saison 5. Inquiétant et touchant à la fois, ce Ben permet de donner raison au voyage temporel de la série.

    Un épisode qui permet de s’immerger encore plus dans l’île à l’époque de la Dharma, son fonctionnement, son peuple et dans cette singulière saison 5, pour ainsi dire. En outre, l’épisode explore la personnalité du personnage le plus prenant de la série : Ben Linus, essentiel à la mythologie insulaire. Du pur show entêtant.
    (8.5/10)


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    Jeudi 26.03

     

    Grey’s Anatomy (5.19 Elevator Love Letter) On attendait un épisode lacrimable, une dose de faux-suspense, de l’intensité chirurgicale et une bande-son à la Emiliana Torrini. Rien de ça, pour le chapitre supposé haletant de la saison (celui qui décide de la durée de vie d’Izzie Stevens).

    Une opération expédiée en deux scènes chrono, des amis soucieux mais distants : Shonda a préféré faire dans l’original et l’inattendu, quitte à être sacrément à côté de la plaque. Parce que, pour l’évènement, le spectateur avait vu son niveau de mièvrerie à la hausse, prêt à pleurer au chevet d’Izzie en compagnie de George et Meredith. Mais curieusement, aucune occasion à cela, une véritable frustration, donc, pour le soap le plus lacrymal de la télé.

    En revanche, l’épisode s’est sauvé lui-même du gouffre grâce à la scène d’intro complètement inattendue et forte (une Cristina étranglée) et grâce à la relation entre Derek et Meredith, agréable et redynamisée .
    En conclusion, Shonda Rhimes nous a pondu un épisode sympa et attrayant mais qui malheureusement, a mis à mal tout l’intérêt de la storyline d’Izzie.

    (7/10)

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    Ugly Betty (3.19 The Sex Issue) L’heure n’est plus à la crise chez Mode, retour sur les problèmes existentielles d’une Betty désoeuvrée. Désoeuvrée, et dénuée de sex-appeal, faisant fuir son petit-copain du lit à consommer. (En aparté : en quoi cela était-il un scoop ?).

    Comme la série ne va jamais très loin dans la stigmatisation de cette héroïne cruchette (mettre en évidence qu’effectivement Betty n’étant pas très aguichante pour attirer le mâle aurait été vraiment irréprochable), l’histoire s’en tire facilement, avec une explication sur l’état psychologique perturbé du petit-ami parfait. A la mords-moi le nœud.

    En revanche, on aura apprécié le retour en force du duo détonnant Amanda et Marc qui se sont improvisés le temps d’une soirée relookeurs cruels. Les répliques cyniques fusent, l’humour vache est à son paroxysme, les gens moches n’ont qu’à bien se tenir. Capiche Betty ?
    (6.5/10)

     


    Samantha Who ? (2.10 My Best Friend’s Boyfriend)
    Andrea rencontre enfin Tony Dane. Samantha essaie de lui faire comprendre qu’il est gay, sans saboter sa relation. Comme toujours, on invente une tare bitchy à l’ancienne Samantha. Mais Andrea manque de piment, et de mimiques bien senties, ce qui gâche l'histoire.

    L’héroïne la joue toujours aveugle sur les intentions de Matt, la série mériterait de se passer de cette poursuite amoureuse un peu soporifique, après deux ans et qui vient à déplorer un vrai manque de fond.

    En revanche, les storylines secondaires sont toujours légères et mignonnes à l’image de celle de Dena et de son soldier ou de Regina et ses envies de ruptures. Plutôt originales.
    (7.5/10)

     


    Skins (3.10 Final)
    Dites au revoir au Skins mièvre et contrefait de l’épisode précédent. Le Skins 100% anglais, 100% trash, 100% pur-alcool est enfin arrivé. Le Skins de l’Angleterre portuaire, post-industrielle, de l’usine désaffectée, du bar dépravé, de la jeunesse ratée, de l’alcool en bouteille plastique et de la chope sale.

    Skins ne soigne plus son univers, ni l’allure de ses personnages, devenus des épaves déglinguées (la nymphette Effy est devenue la zonarde trouée aux cheveux gras) et mise pour son final, sur un décor brut et authentique. Le duo Cook et Effy est idéal pour ça.

    Une immersion dans l’Angleterre profonde, qui a mauvaise haleine. Dangereuse pour ceux qui, du bout du nez, la respire. Une immersion qui a le mérite de tenir véridiquement son propos. De boucler la boucle : sans choisir l’élu de son cœur mou, Effy nous ébahit. Cette nonchalance, cette maturité (« i don’t know, it’s the only one i’ve got »), cet accord permanent avec elle-même nous impressionne.

    Cook, lui, nous émeut, ses daddy issus, bien que stéréotypés, prennent vie à l’écran et cette désolation que l’on ressent n’est qu’empreinte d’une certaine admiration. Cette jeunesse désoeuvrée, c’est lui, le délinquant alcoolique au gros cœur.

    Lui, Effy et Freddie forme un triangle amoureux impeccable. Jamais pathétique, jamais simplifié, jamais résolu. A l’image de ce troisième chapitre imprenable. Parfois détestable, dur au toucher et fort-en-bouche. Souvent ajusté et adouci.

    Finalement, c’était pas trop mal.
    (8/10)


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    En brayfe cette semaine, Adam s’est régalé du retour de Samantha Newly et ses copines. Il a un peu fait la moue devant Izzie Stevens, qui n’a pas été si pathétique que prévue. Pour finir, Adam a fait ses au revoir annuels à la jeunesse dépravée de Bristol. En attendant de se désoler de leur retour, l’an prochain.

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  • The Wire - Résumés - Saison 1

    The Target– 1.01 (diffusé le 02.06.02)
    Après avoir vu le jeune Angelo Barksdale, accusé de meurtre, jugé «non coupable», le magistrat contacte le détective James McNulty de la divison des homicides. Ce dernier lui révèle que l'affaire pourrait être liée à une série d'assassinats restés impunis à cause des mesures d'intimidation ou d'élimination des témoins pratiquées par le gang d'Avon Barksdale. Peu après, le lieutenant Cedric Daniels reçoit l'ordre d'ouvrir une enquête.

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    The Detail – 1.02 (diffusé le 09.06.02)
    L'homme qui a témoigné contre Angelo Barksdale au procès est retrouvé mort. Angelo est de nouveau arrêté puis questionné par James NcNulty et Bunk Moreland. Un informateur, nommé Bubbles, révèle au détective Greggs des informations sur le gang Barksdale. Et le policier Pryzbylewski, réputé pour son incompétence, rejoint l'équipe.

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    Buys – 1.03 (diffusé le 16.06.02)
    Depuis deux semaines, les flics travaillent sur le terrain, dans une cité du quartier ouest, et n'ont recueilli aucune information sur le dealer Avon Barksdale, également impliqué dans une douzaine de meurtres. Chargé de l'affaire et sous la pression de ses gradés, le lieutenant Daniels, des stups, désire effectuer des arrestations sans tarder même s'il ne s'agit que de petits délinquants mineurs.

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    Old Cases – 1.04 (diffusé le 23.06.02)
    Alors qu'au procès, les agents Greggs et McNulty tentent de remonter la filière en faisant parler les jeunes prévenus sur Avon Barksdale ou Stringer, Bodie déjoue la sécurité et parvient à s'échapper. Pendant ce temps, furieux d'avoir été trompé, Avon Barksdale annonce qu'il double la récompense pour celui qui éliminerait Omar et sa bande.

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    The Pager – 1.05 (diffusé le 30.06.02)
    L'agent McNulty a trouvé le moyen de connaître les plans de Barksdale à l'avance. Mais, l'équipe a du mal à décoder les messages. De son côté, Stringer apprend à D'Angelo à gérer son équipe d'une manière efficace et sans pitié. Quant à Carver et Herc, ils sont toujours sur les traces de Bodie.

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    The Wire – 1.06 (diffusé le 07.07.02)
    Wallace et D'Angelo se battent avec leur conscience après avoir reçu de l'argent sale d'Avon. Quant à Omar, il décide d'aller raconter ce qu'il sait à la police après avoir découvert son amant sauvagement assassiné.

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    One Arrest – 1.07 (diffusé le 21.07.02)
    Avertis d'une nouvelle livraison de drogue grâce à un texto intercepté, Greggs, Herc et Carver se rendent sur les lieux. Le succès de leur descente rend Avon et Stringer suspicieux. Tous deux ne tardent pas à détruire leur téléphone portable et à fermer un magasin. De leurs côtés, Bunk et McNulty, à la recherche d'un témoin, demandent l'aide d'Omar.

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    Lessons – 1.08 (diffusé le 28.07.02)
    James McNulty a enfin obtenu le numéro de la plaque d'immatriculation de la voiture de Stringer. Greggs et Carver arrêtent l'assistant d'un membre du Congrès en possession d'une valise bourrée d'argent liquide d'origine douteuse.

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    Game Day – 1.09 (diffusé le 04.08.02)
    Barksdale s'engage dans un jeu sans prix avec un trafiquant de drogue rival. Freamon montre à Prez et Sydnor comment découvrir l'organisation financière de Barksdale à travers les comptes d'entreprises ayant pignon sur rue.

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    Business Unfinished – 1.10 (diffusé le 11.08.02)
    McNulty et Daniels délibèrent sur les moyens à mettre en oeuvre pour protéger un témoin-clé avant le procès. De leur côté, Sydnor et Carver enquêtent sur la planque de Barksdale. Et Joe organise une rencontre entre Omar et Stringer Bell.

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    Hunt – 1.11 (diffusé le 18.08.02)
    Une arrestation tourne mal mais la police resserre son filet autour de Savino, Wee-Bey et Little Man. Et, Burrel ordonne à Daniels d'intensifier les raids anti-drogue. Pendant ce temps, les hommes de Barksdale se font moins nombreux et Freamon soupçonne la présence d'un indic.

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    Cleaning Up – 1.12 (diffusé le 01.09.02)
    La marchandise de Barksdale a été confisquée lors d'un raid et Stringer donne de nouvelles instructions à ses hommes. Puis, il rencontre Levy et Avon afin de décider de l'élimination de toutes les personnes qui pourraient faire le lien entre Barksdale et le réseau de drogue. De son côté, Burrell diminue le nombre d'agents travaillant sur l'affaire et ordonne à Daniels de le tenir informer de toutes nouvelles actions.

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    Sentencing – 1.13 (diffusé le 08.09.02)
    Daniels et McNulty décident de se tourner vers une autorité supérieure afin de faire aboutir l'enquête. Brianna Barksdale rejoint son frère dans leur nouveau QG.

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  • Adam casse la télé # Semaine n°24

    Edito

    Cette semaine, Adam a pris très au sérieux son système de notes hebdomadaires. Et a eu l’idée pour son édito (devenu le moment attendu de tous) de récompenser les bons élèves de la semaine. Et les mauvais (niark).

    Cette semaine, petit évènement dans le monde impayable des séries : Grey’s Anatomy a décroché un 10/10. Et pour le coup, la série mérite bien une jolie image. C’est aussi le cas de Breaking Bad mais la série ayant un potentiel indicible, la note était courue d’avance. On lui attribue cependant les félicitations, méritées pour un élève à l’excellence constante.

    En revanche, le dissipé Skins, lui, n’a pas défrayé la chronique, malgré son couple lesbien tromeugnon. L’imprenable 30 Rock, qui parfois se repose sur ses lauriers, a fait preuve cette semaine d’une vraie ingéniosité dans son travail (comique). Et Adam a été ravi de retrouver Liz au sommet de son art.
    Mais cette semaine, malgré toute sa bonne volonté appliquée, le sage professeur Adam s’est résigné à ne pas regarder Kings : les affiches promo périmées ajoutées au score médiocre de la série pour ce series premiere ne donnent pas cher de l’avenir de la série sur NBC.

    A la place, Adam a préféré s’extasier devant Gossip Girl. Jusqu’au moment où il a réalisé que ce retour de la Fille aux Potins était un peu nul. Mais comme Blair Waldorf était jolie comme tout, avec son nœud dans les cheveux et son fond de teint maybelline parfait, Gossip Girl est cette semaine à l‘honneur sur Blabla-Series.

    Bonne semaine.

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    Dimanche 15.03

     

    Desperate Housewives (5.17 The Story of Lucy and Jessie) Un épisode dont le potentiel amusant et divertissant est rendu possible grâce au capital sympathie des protagonistes.
    Une fois n’est pas coutume, Susan dispose d’une storyline frivole mais solide. Menée comme il faut, cette histoire, aux apparences clichées (un quiproquo homosexuel bête et méchant), s’est conclue sur une note légère et sympathique, à l’image de la guest-star du jour : Swoozie Kurtz.

    Autre storyline efficace, celle du duo Lynett et Gaby. Leur complicité est une recette humoristique à exploiter davantage, les deux femmes étant deux fortes tête, leurs confrontations aboutissent toujours à de grands moments et ce malgré la faible substance de la présente storyline (une demande d’embauche faite par Lynette finalement entendue par Gaby pour que la première espionne Carlos au travail).

    L’héroïne qui dispose de l’histoire la moins admise, c’est Bree, qui doit faire face à un mari récemment cleptomane. L’intrigue a cette teneur dérangeante et étrange qui fait qu’on ne sait pas si on doit rire ou frémir.

    Et malgré le danger final qui pèse sur Mike et Katherine (avant tout), l’arc Dave Williams est toujours aussi insipide. Mais réaliser des intrigues de saison médiocre, c’est le créneau de Desperate Housewives.
    (8/10)

     

    Breaking Bad (2.02 Grilled) Encore plus intense et frappant que le season premiere, cet épisode de Breaking Bad a crée une tension rarement vue pour un début de saison. Malgré un début conventionnel où Walter est recherché par la police, une introduction au demeurant convaincante grâce à la désespérément touchante Anna Gunn, l’épisode a joué la carte de l’action rythmée. Chose rare dans cette série dominée avant tout par une lenteur (nerveuse) de situations, parti pris artistique de Vince.

    Le spectateur se retrouve alors perdu au milieu du désert, prisonnier du diabolique (et convaincant) Tuco. Une scène unique, un lieu unique, un temps unique, pour une angoisse unique et palpable, brillamment maîtrisée.
    (10/10)

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    Lundi 16.03

     

    Gossip Girl (2.18 The Age of Dissonance) Après deux mois d’absence indifférente (lire les éditos, semaine après semaine), Gossip Girl est revenue sur les écrans plats de la CW, pour notre plus grand gossip-pleasure.

    A l’occasion d’une pièce de théâtre, les upper east siders se retrouvent confontés les uns aux autres. Et entre fiction et réalité, il n’y a qu’un pas. La série, au lieu de développer de vraies histoires, se contente de poursuivre ses quelques pistes scénaristiques bas de gammes de mi-saison, et de les conclure, à la va comme je te pousse.

    Pourtant, l’échec de Blair à Yale était un enjeu de taille. Pourtant, la relation quasi-incestueuse entre Dan et Rachel avait de quoi alimenter les polémiques. Au lieu de ça, l’épisode a servi une pièce de théâtre insipide, dans laquelle chacun essaie de faire sa storyline quelque chose d’intéressant. Et entre une Serena godiche qui en pince pour un metteur en scène condescendant et gravement gay, entre Vanessa et Archibald, le couple le plus chiant de l’histoire télévisuelle, et une Blair qui à force de pester, lasse férocement, il y avait de quoi être déconvenu. Une déception globale de cet épisode avait comme un goût, de déjà-vu.
    (5/10)

     

    The Big Bang Theory (2.18 The Work Song Nanoclusty) C’était simple, divertissant, witty et drôlement réussi : les geeks s’unissent à Penny pour réaliser des Blossoms’ Penny. L’occasion parfaite pour de confronter l’attachante Penny à l’inspecteur en chef Sheldon plus autoritaire, condescendant et hilarant que jamais. Et de mettre en scène les trois sidekicks de renom de la sitcom, tous drôles, leurs répliques phares venues.

    Grâce à ce genre d’histoires simples mais ingénieusement pensées, basées sur une écriture impeccable, The Big Bang est devenu le rendez-vous du Lundi à ne manquer qu’en cas d’anesthésie générale. (Sheldon serait de mon avis).
    (9/10)

     

    How I Met Your Mother (4.17 The Front Porch) Un retour aux sources pour HIMYM ou une simple amélioration pour une saison en demi-teinte ? La sitcom a en tout cas signé un épisode d’envergure, grâce à une histoire non-isolée de la « mythologie » de la série, simple, et regroupant tous les protagonistes.

    Un épisode dont l’humour est sobrement recherché (une histoire de pyjama, robe de nuit ou autre costume de nuit avec Marshall et Barney), omniprésent (la soirée de la géniale Robin à la télé en fil-rouge) et dans l’esprit original de la série (quelques flash forward sous le porche plutôt sympathiques). De très bonne facture.
    (8/10)

     

    Castle (1.02 Nanny McDead) Au revoir la funkytude du pilot, les bons mots des personnages, l’esprit Life de la série, Castle a renoué avec le thème, le ton, l’esprit conventionnel des cop shows classiques.

    Nathan Fillion conserve son capital sympathie, la galerie des acteurs secondaires aussi, l’alchimie entre Richard et la flic reste intacte mais l’humour de la série, atout fort du pilot, s’est avéré moins recherché, plus typique, plus attendu.
    Et le crime du jour sur la baby-sitter retrouvée au fin fond d’une laverie, bien trop présent et formaté, n’a rien arrangé pour que Castle se distingue des autres cop-shows à l’antenne.
    (5.5/10)

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    Mardi 17.03


    Mistresses (2.05) C’est en me félicitant de la fin proche de la saison de Mistresses que j’ai réalisé que je ne prenais plus aucun plaisir à voir ces femmes amoureusement compliquées causer tracas quotidiens pendant une heure. Trudy devient comme Siobhan : elle trompe Richard. Siobhan devient comme Katie : elle pleure la perte de son aimé. Jess devient comme Trudy : elle rompt avec Marc. Katie devient comme Jess : elle batifole sous les yeux de Dan. Y’a de quoi s’y perdre et pourtant, niveau substance, cet épisode, à part démontrer l’interchangeabilité de ces héroïnes, n’a pas proposé grand-chose.
    (5/10)

     

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    Mercredi 18.03


    Lost (5.09 Namaste) Le comeback des Perdus sur l’île qui a la bougeotte, remonte finalement à 1977. Quand Ben n’était encore qu’un Harry Potter albinos. Quand Namaste faisait bon ménage avec Alôa. Quand Juliet et LaFleur vivaient sous le même toit en bonne intelligence, sans la trouble-fête Kate.

    Cet épisode, blague à part (et quelle blague, en convenez-vous e-sériephiles) avec un air du Prisonnier. Cette dimension étrange, désincarnée, un peu folle, un peu ubuesque, surtout rétro. Qui plus est, l’adaptation à une époque très seventies sur une île qui bouge, est à inscrire dans les annales d’ABC parce que la mise en scène de tout ça est plutôt convaincante. Même si Kate et Jack ont des airs pénibles d’hollywoodiens des années 2000.

    A part ça ? Un épisode de transition sympa et détendu, centré sur les relations amoureuses des Perdus. On s’attendait à en apprendre plus sur la Dharma Initiative, ce sera pour plus tard. Ou pas.
    (7/10)

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    Damages (2.11 London, of course) Damages a pris son temps cette saison, beaucoup de révélations pour rien, beaucoup de suspense pour pas grand-chose, mais une ambiance électrisante, toujours présente, à l’image de cet épisode.

    A un épisode avant la fin (beaucoup de seasons finales la semaine prochaine), de nouvelles storylines one-shot font leur apparition. Suivre la vie privée de Patty n’a jamais été d’un grand intérêt, on sait que son fils ferait tout pour la rendre furieuse, que son mari n’est pas de confiance, qu’elle et sa hauteur sont désespérément seules. Dans l’épisode, cela a au moins servi à nous faire comprendre que Patty n’est pas dupe sur l’attitude angry d’Ellen. Même si la série n’a pas la créativité et l’honnêteté nécessaires pour nous expliquer comment Patty a compris qu’Ellen était l’expéditeur des photos.

    L’histoire entre Claire Maddox (Marcia est une actrice tentaculaire admirable) et Walter Kendrick s’est enfin révélée intéressante et rythmée. Claire est victime du machiavélisme de Walter et court tout raconter à Patty. La facilité scénaristique la plus grosse de ce début de saison. Alors Damages, un petit coup de fatigue ?

    On se remémore en tout cas, avec nostalgie la fin de saison inaugurale, qui était bien plus haletante et maîtrisée. Il ne reste plus qu’à prier pour un season finale tonitruant et killeur de mamans en séries. Damages can do it.
    (6.5/10)

     

    The New Adventures of Old Christine (4.18 A Change of Heart/Pants) Une fois n’est pas coutume, les « mean moms » se sont taillées la part du lion dans l’épisode du jour.

    Marly et Lindsay accouchent et réquisitionnent Christine en sage-femme. Leurs scènes s’avèrent toujours de haut vol, sarcastiques et dans l’esprit de la série. Malgré cette storyline qui sort de l’ordinaire, l’épisode avait un goût d’inachevé en raison d’une fin un peu bâclée.
    (7.5/10)

     

    Better Off Ted (1.01 Pilot) Le retour de Portia de Rossi, c’était presque aussi réjouissant que le départ de Petersen l’an passé. Parce que Portia est trochoupette, parce qu’elle incarne une feu-sitcom culte, parce qu’elle date l’animatrice la plus drôle de la télé américaine.

    Dommage que Better Off Ted, malgré l’intelligence de son propos et sa mise en scène soignée, peine à intéresser, à l’image de Tested sur FX. La faute peut-être à un concept figé sans grand intérêt comique et des personnages peu attachants, à l’exception d’une fillette cynique, plutôt originale. Un pilot, en résumé, formellement peu attirant, dont la loufoquerie est réduit au rang de la réplique anecdotique.
    (5/10)

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    Jeudi 19.03


    Grey’s Anatomy (5.18 Stand By Me) La décision a été mûrement réfléchie : cet épisode mérite un 10/10. Sans être idéalement parfait, l’épisode s’inscrit « parfaitement » dans l’esprit original de la série, entre émotion maîtrisée et légèreté ciblée.

    En réussissant à souder les titulaires entre eux (tandis qu’Izzie regroupe autour d’elle ses copains et notamment une Cristina touchante et sincère, l’émouvant Derek réunit les nouveaux résidents pour causer spiritualité médicale), la série augmente sa jauge émotionnelle tout en retrouvant son capital sympathie d’antan (l’histoire des internes ajoutée aux répliques de Miranda).

    Deux domaines, plusieurs histoires, qui pourtant n’ont rien de dissociés. Comme si la série avait réussi, après des années, à savoir manier plusieurs ingrédients majeurs, et diamétralement opposés, ensemble, avec cohérence et énergie.

    Un coup de maître, après plusieurs saisons au ton terne et miséreux. Caractérisé avant tout par la grave maladie d’Izzie, pourtant facilité scénaristique notoire, cette storyline s’apprête à devenir une histoire majeure dans les annales de ce soap médical. Un atout certain pour agrandir la communauté de fans du Seattle Grace Hospital et de la (re)-nouvellement convaincante Izzie Stevens, plus que jamais réhabilitée.(10/10)

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    The Office (5.18 New Boss) Comment tenter vainement de raconter l’épisode alors que notre esprit s’est focalisé sur le premier grand cliffhanger de The Office ? L’épisode n’avait rien d’amusant, la storyline du patron d’en haut venu remettre de l’ordre dans la branche de Scranton n’avait aucun intérêt comique, pourtant, c’est à cause de cette histoire anodine et mal amenée que Michael en est venu à donner sa démission.
    Un joli coup des auteurs qui ont alors signé une fin surprenante, dérangeante, angoissante, pour tout fan de The Office qui se respecte.
    (7/10)

     

    Ugly Betty (3.18 A Mother of a Problem) La pauvre Betty est encore victime de son rang social. Pauvre mexicaine.

    Du coup, quand elle est invitée au gala huppé de la famille de Matt, Betty est très embarrassée d’avoir le cheveu dru et le grain de peau foncé (mais pas d’avoir une culotte de cheval et un appareil dentaire). Grâce au soutien de son soporifique petit-ami, elle se rebiffe et n’hésite pas à tenir tête à Maman Matt (aussi Maman Sheldon il y a peu) (Adam travaille actuellement sur une thèse portant sur le recyclage des acteurs secondaires dans les séries).

    Willie vend bijoux et fourrures pour payer le photographe de Mode (la poursuite de la storyline « c’est la crise, à Mode aussi ») tandis que Daniel réalise qu’il faut croquer la vie à pleine dent (merci Daniel). Du côté des Suarez, on la joue entremetteuse. Et comme Hilda, on s’ennuit comme un animal sauvage crevé sous un meuble (comprendre : un rat mort, une Betty).
    (4/10)

     

    Skins (3.09 Katie & Emily) Pour cet avant dernier épisode, Skins nous fait du n’importe quoi.

    Avec Emily et Katie en personnages centraux, avec, en outre, le so cute couple lesbien de la série, Skins pouvait recréer une dynamique d’envergure. A la place, une intrigue sous-vitaminée, sans âme, un exemple de sous-exploitation vraiment dommageable de l’atout si prometteur que répresentait Emily.

    Petits coups bas du genre (la mère et la sœur d’Emily qui tour à tour menacent Naomi), trahisons familiales, gueguerres à deux balles, cet épisode embrouillé, ne parvient pas à retranscrire à l’écran la relation si particulière des deux sœurs jumelles et nous sert à la place une histoire qui sent le réchauffé. Et qui se finit, comme on l’attendait naturellement, sur une scène d’explications et de réconciliations, joliment mièvre et creuse.

    Bizarrement, les deux mauvaises graines, Cook et Effy, ont manqué cruellement à l’épisode. Plus qu’à espérer que leur cool-trashitude vienne chambouler le season finale la semaine prochaine.
    (5/10)


    30 Rock (3.14 Funcooker) Le micro-ondes portable. Jenna utilisée comme rat de laboratoire. Tracy qui devient son propre publicitaire. Liz qui ressort son costume de Leila pour échapper à son devoir de juré (comme la série, on avait senti le potentiel d’une histoire dans cette scène anodine mais hilarante d’un épisode passé) : 30 Rock a la forme, une forme déjantée et gentiment loufoque, et le montre. Tout était d’une drôlerie sans nom dans cet épisode travaillé.
    (9/10)

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    30 Rock (3.15 The Bubble) Encore un épisode de qualité pour 30 Rock, qui après Salma Hayek, fait un meilleur usage de la guest star Jon Hamm.

    Une storyline satire sur la superficialité populaire, l’épisode tournant en dérision le physique parfait et prince charming de Jon Hamm (comme son physique est avantageux, tout le monde se plie en quatre pour lui, ce que ne tolère pas Liz). Grâce à une ahurie Liz Lemon et à une bonne guest star qui a trouvé sa place dans le show, cette histoire s’est avérée bien trouvé et plutôt très amusante.

    Beaucoup plus que celle qui concerne Tracy et Kenneth. Tracy la star démissionne parce qu’il réalise qu’il est riche, une intrigue creuse, assez bêta en soi. Mais cela est devenu monnaie courante. (blague financière made by Adam himself) (Tina, hire-me).
    (7.5/10)

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    Vendredi 20.03


    Party Down (1.01 Pilot) Party Down se veut être ce genre de comédies modernes single-caméra, dictées par des personnages fantasques, affublés de dialogues volontairement grotesques et de non-dits faussement gênants en pagaille. Sauf que la série, malgré son aspect mockumentaire, ne parvient pas à se présenter comme le nouveau The Office ou Arrested Development, faute d’écriture brillante et de personnalités réellement décalés.

    Durant toute cette première fête (on imagine un schéma « un épisode, une fête »), pas un seul moment n’est voué à être comique. L’histoire, affublée de répliques tristement attendues, ne prend pas, les personnages peinent à marquer les esprits et le ton s’avère plus pathétique que comique. Sous cet angle, c’est un ratage complet, mais rien n’est encore définitif avec Rob Thomas.
    (3/10)

     

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    En brayfe, cette semaine, Adam n’a eu d’yeux (mouillés) que pour Niaise Anatomy et Zizi Stevens. Parce qu’Adam n’a pas aimé les avant-derniers épisodes de séries (Damages, Skins, Mistresses), il ne jure plus que par les scalpels rouillés et les radios de crâne humain à examiner dans les bois. Et il l’assume plutôt fort bien.

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  • Cinéma : en février, restons couchés

    Après deux mois de très bon cinéma (il faut me croire sur parole), les temps ont été rudes en février dans les salles obscures. Beaucoup d’envies (dix films). Et de déconvenues (plus des trois-quarts). A l’instar d’un film suédois aussi soporifique que creux.

     

    The Curious Case of Benjamin Button *

    Sans émotion ni expression, le trop discipliné Button n’est qu’une chronique amoureuse hollywoodienne sans effet, académique et bien sous tout rapport (formel). Un chef d’œuvre autoproclamé trop vite, qui peine à délivrer un sentiment de fascination et de mystère, pourtant à la base de son concept.
    La faute à Fincher, qui en sacrifiant sa créativité et son intégrité artistique, s’enfonce dans la linéarité et le schématisme d’un scénario foncièrement classique et ronflant. Un scénar également trop bien rodé, dans lequel l’amour triomphe malgré les épreuves du temps.

    Narration à la voix-off lisse, storytelling sans âme, sans grandeur, ni ambition, visuel poseur, alors unique opportunité de contempler une Cate Blanchett d’exception. Un lot de consolation mérité pour ces deux heures et demie interminables d’un film d’abord prometteur, devenu tristement un film-témoin, aux apparences misérablement parfaites. Forcément oscarisable.
    (3.5/10)

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    Le Code A Changé *

    La dernière œuvre de Thompson (pas le téléviseur, la cinéaste abonnée aux nanars franchouillards) se voulait être une chronique à la thirtysomething douce-amère. Elle se révèle finalement n’être qu’un énième exemple cinématographique d’un genre français frileux, affecté, qui n’intéresse que sur le principe.

    Sorte d’attrape-bobo épuisant, ce film codé, autour de trentenaires égocentrés, infidèles et mesquins, est un produit faux-jeton, dénué de propos sensé et dont la teneur du scénario se rapproche de la finesse du jeu de Bruel : sans substance.
    En résumé, malgré la présence d’actrices convaincantes (Seigner, Fois et Hands), le Code a changé est un film-caricature d’un cinéma français bavard et inconsistant, qui au lieu d’émouvoir, file la conjonctivite.

    (4/10)

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    Morse **

    En dépit de quelques scènes intenses au démarrage, Morse est un film morne et trop discipliné, ne se mettant jamais en danger sauf dans ses rares twists quasi-parodiques ahurissants. Une bizarrerie suédoise sui generis qui, par son mélange des genres déconcertant et froid (une thématique gore, sociale et amoureuse à la fois), ne parvient jamais à faire sens.

    L’émotion, l’angoisse, la passion existent mais sont inaccessibles, comme prisonnières de l’écran. Le film préférant se complaire exclusivement dans une perspective glauque et suédo-contemplative, n’apportant aucune pierre nouvelle à un postulat de départ pourtant truculent.
    (5/10)

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    He's Just Not That Into You **

    He’s Just Not That Into You (aka Girlie Movie for Girlish Public) est un mode d’emploi vaginal sur les relations amoureuses (profondément ressentie par la gente hystérique féminine) aux apparences détachées et faussement cyniques.

    Cruel mais pas trop, mélo mais pas assez mesuré, Ce que pensent les Hommes se fonde sur un propos initialement juste, calibré, aidé d’une écriture ciselée. Un atout-papier louable mais qui s’est sacrifié, en toute complaisance, dans la durée, pour aboutir rapidement sur un récit sans aspérité, sans relief, constitués de rebondissements tristement dégonflés.
    Un film pourtant prometteur, crucifié sur l’autel du happy ending formaté et du bon sentiment en boîte. Usé et usant.

    (5/10)

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    Bride Wars **

    Bride Wars, malgré son cachet belliqueux, n’est qu’une ode roucoulante à l’amitié, dénuée de mordant et d’ironie noire. Deux starlettes qui se livrent une lutte de mariées hystériques sans merci pour nous signifier à quel point le mariage est une affaire de consécration. Une quête du Graal à organiser, planifier, perfectionner (faire-parts brodés, réceptions pince-fesses, robes immaculées), au Plazza ou rien.

    Servie par une Anne Hathaway charmante (elle l’est toujours) et plombée par une Kate Hudson insupportable (elle l’est toujours), Bride Wars s’avère être un petit navet satyrique qui dans l’étude supposée sarcastique du mariage, ne tient pas ses promesses.
    Les plus mélos apprécieront l’effort final de romantiser une histoire hystéro-inepte, faite essentiellement de coups bas bêtes et … innocents, de crises nerveuses usées, faisant la part belle au règne des hormones hypophysaires grandement libérées.
    Les autres finiront leur soirée en pestant.

    (5/10)

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    Doubt **

    Il y a Meryl Streep bien sûr. Il y a sa voix, son jeu, son style, son humanité omniprésente dans le film. Mais John Patrick Shanley, en s’efforçant de ne pas réaliser une œuvre moralisatrice proprette, a signé un film maigre et poseur. Un film fondé sur le propos simplifié de l’intime conviction (pourtant riche en promesses), réduit finalement à néant, la faute à un script aussi fin que cisaillé.

    Présenté comme une œuvre de confrontation psychologique fiévreuse et haletante, Doute se révèle finalement n’être qu’un huit-clos monacal maladroit et raté. Et ce malgré un affrontement poignant entre Streep et Seymour Hoffman comme scène-star du film. Une rencontre entre deux monstres effarants qui ne sauve en rien le film de son théâtralisme navrant et inapproprié. Ni de son bavardage appliqué, inutile et sans effet.
    (5.5/10)

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    LOL ***

    Sans éviter de trivialiser l’adolescence, ni d’en rajouter des tonnes sur une classe sociale aisée, LOL reste une comédie ado, dévergondée mais raisonnable, avec l’avantage louable de s’inscrire dans l’air du temps.

    Sous ses allures de film délibérément frivole et juvénile (jargon kiffeur à l’appui), LOL est une petite œuvre tendre et atypique qui réussit en outre à moderniser avec véracité la génération parentale et à transfigurer les relations de parents-enfants, autrefois réduites à l’écran, à un rapport unique d’autorité toute-puissante. Une mise à jour honnête et intelligente qui s’ajoute à une belle énergie d’ensemble, une écriture délicate et une cohérence globale et sérieuse dans le déroulement scénaristique d’un film travaillé, foncièrement divertissant, surtout juste.(7/10)

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    Ricky ***

    Dans ce singulier et troublant Ricky, François Ozon réinterprète les codes du drame en y entremêlant émotion et histoire sociale, mysticisme (l’enfant volant) et faits avérés (issu d’une famille ouvrière au train de vie modeste). Son envoûtant film fantastico-social, magnifié par la déjà grande Alexandra Lamy, procure un perpétuel plaisir. Intéressant, inattendu, sans cesse intriguant.

    Une œuvre extravagante. Avant tout différente. Qui s’accompagne d’une critique sociale poignante et d’une odyssée allégorique sur la découverte de l’autre et de soi. Un pari cinématographique et humain risqué, éclipsant les apparences d’abord déconcertantes du film fantaisiste, pour aboutir à un résultat osé et prenant, hautement réussi.
    (8/10)

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    Bolt ***

    Au-delà de la morale héroïque formatée propre aux films d’animation de son acabit, Bolt, tonique, léger et subtil à la fois, s’avère être un bijou d’humour, entre sarcasmes bien senties et punchlines d’une efficacité redoutable.

    Une aventure rythmée et ludique, jamais excessive, jamais irritante, qui s’accompagne en outre de moments tendres et craquants, typique des Disney les mieux aboutis. De bon augure pour l’avenir du géant américain.
    (8/10)

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    The Wrestler ****

    (A l’instar de Benjamin Button) Randy “The Ram” Robinson incarne la vraie Amérique. Bosselée, à l’agonie, dévouée mais fatiguée. Une Amérique des mobil-homes et des strip-clubs dépravés, des gymnases désaffectés et des supermarchés cheap. Une Amérique finalement à l’image de Randy : oublié et désoeuvré.

    The Wrestler se présente comme un film à l’image de son propos : vrai et expressif. Pourtant basé sur le catch (la pratique la plus fake que le monde ait porté), l’œuvre de Darren Aronofski ne simule pas et livre son gibier dans l’arène, avec une authenticité et une véracité foudroyantes. Exposant dans toute leur radicalité les plaies béantes, les sentiments désespérément déployés, et autres tentatives d’insertion (sociale et familiale) vouées à l’échec, Darren Aronofski filme ce wrestler décrépit sans compassion, ni faux pathos. Telle une machine à broyer défectueuse, telle une figure quasi-christique malade qui, furieusement, humainement, s’épuise jusqu’à la mort.
    (9/10)

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  • Adam casse la télé # Semaine n°23

    Edito

    Cette semaine, Adam n’était pas d’une humeur séries. Malgré une semaine très chargée, malgré le retour du très bon Breaking Bad, malgré un hilarant The Office, malgré l’arrivée du plutôt novateur et intéressant Castle, Adam a réalisé que les séries, c’est plus ce que c’était.

    Comment apprécier l’esprit de Liz Lemon lorsqu’on a grandi avec Lorelaï Gilmore ?
    Comment frémir avec Olivia Dunham lorsqu’on a déjà tout vu avec Dana Scully ?
    Comment Betty Suarez peut-elle succéder à Angela Chase en prime-time sur ABC ?
    Comment passer de Phoebe Bouffay à Lily Aldrin sans se consterner ?
    Comment admirer la trendy Serena Van Der Woodsen lorsque la fancy Carrie Bradshaw nous a fait un show pendant six ans ?
    Comment se satisfaire de la famille Scavo quand on a voulu être membre de la famille Green ?
    Comment se contenter de Echo après Buffy ?
    Comment apprécier la fausse pertinence des starlettes actuelles de Megan Smith à Claire Benett lorsqu’on a connu Shelly Johnson et Claire Fisher ?
    Comment peut-on regarder Prison Break après Oz ? Brotherhood après les Sopranos ?
    Comment oublier Karen Delaney St. Croix Popeil Walker Finster-Walke lorsqu’on n'a plus que Susan Mayer à se mettre sous la dent ?
    Comment rêver de l’Amérique de Kitty Walker lorsque C.J Cregg nous a déjà tout dit ?

    Alors la e-plèbe, comment ?

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    Dimanche 8.03

     

    Desperate Housewives (5.16 Crime Doesn’t Pay) Sans doute les semaines de hiatus, sans doute un effort dans l’élaboration scénaristique de l’épisode…, en tout cas, le retour de Desperate Housewives cette semaine s’est avéré payant.
    Si l’histoire de Susan peine à intéresser (malgré le bon personnage de Katherine mais faute de réelle recherche dans la nouvelle situation entre les deux femmes et Mike l’ennuyeux), en revanche, celle de Lynett et Gaby ont été agréablement bonnes et bien menées.

    D’abord, un retour aux sources pour les Scavo, une prémice d’intrigue intéressante qui devrait déboucher sur un comeback professionnel de Lynett. L’histoire devrait pouvoir nous faire oublier l’arc inutile fait autour du films Scavo (Porter ou Parker ?) et miser à nouveau sur l’alchimie détonnante (et initialement originale) existante entre Lynett et Tom.
    Celle de Gaby a été également parfaitement louable.

    Grâce à des répliques dignes du personnage comique de haut vol que représente Gabrielle Solis (“Well, call the Vatican, cause we’re gonna need a manger and some hay”. She’s the most incredible woman I’ve ever met. Sheila ? C’mon, she has a Hello Kitty tip jar”) la storyline pourtant attendue (une conclusion à l’histoire de tromperie du patron de Carlos) s’est suivie sans déplaisir. Comme l’épisode, drôle et gentillet.

    (8/10)

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    Flight Of the Conchords (2.06 Love is a Weapon of Choice) Cela devait arriver : les Flights se battent pour une fille. Et pour une cause : les chiens épileptiques. Quand l’un veut en faire un gala de charité, l’autre veut dégoter un nouveau vaccin canin. Le summum du loufoque.

    L’histoire avait de quoi déconcerter mais la scène conclusive de l’intrigue (le fameux concert, sur fond de diapositives de chiens, qui a coûté la vie à plusieurs chiens épileptiques) s’est révélée jouissive, consacrant par là même un épisode bourré d’humour (ou comment apprécier le retour de leur fan unique : Mel) et de nuances subtiles (I lost him for six years. Charlie ?).
    (7.5/10)

     

    Big Love (3.04 On Trial) Un épisode aussi intense et travaillé que les précédents signant par là, une saison parfaite et puissante.

    Le procès s’est enfin déroulé, du côté de Salt Lake City. Les auteurs misent davantage sur les préliminaires de celui-ci que sur déroulement même. Evitant par là les écueils du genre légal show réchauffé.

    Dans cet épisode, chaque scène de chaque sister-wive, de chaque mormon, de chaque enfant Henrickson est intense, marquante, complexe. Margene qui se cherche (la scène où elle danse frénétiquement est d’une puissance rare), Nicky qui pousse son père dans les escaliers (quel regard !) et Barb qui demande Ana en mariage.

    La série développe des personnages époustouflants, aux personnalités complexes voire insaisissables et cela d’une manière simple et juste. La série devient ce qui se fait de mieux du côté des chaînes câblées, un vrai retour aux sources pour la télé. C’est un véritable régal intellectuel.

    (9/10)

     

    The United States of Tara (1.08 Abundance) L’épisode axe sa trame dramatique sur le nouvel alter de Tara, Gimme, sorte d’animal féroce et violent qui préoccupe Max et la thérapeute de Tara sans en dévoiler davantage sur cette nouvelle personnalité.

    Laissant finalement le spectateur sur sa faim, l’épisode préfère consacrer (exclusivement) son temps au personnage d’Alice, qui regorge autant d’afféteries et de manières truculentes. Mais cet alter gagne ici aussi en profondeur, son obsession d’enfanter avec Max, au départ dépeinte comme amusante et frivole, laisse peu à peu transparaître un véritable mal-être chez Alice. La scène finale est déchirante.

    L’écriture est excellente. Les répliques d’Alice sont imparables. L’interprétation de Toni Colette meilleure encore.
    (8.5/10)

     

    Breaking Bad (2.01 Seven Thirty-Seven) Ce season premiere de Breaking Bad, je l’attendais depuis un bon mois, ne jurant que par le faciès décomposé de Walter et l’air mafieux de Jesse. Ce retour a été à la hauteur, nous offrant une palette d’émotions, pareil à celle de la saison inaugurale.

    De la joie dans cet épisode (le funkysme signé Jesse ou le plaisir retrouvé), beaucoup d’empathie et de mélancolie grâce à la dévouée Skyle White (la scène où elle déverse ses émotions à Hank est quasi-culte), de la stupeur aussi (les scènes de Tuco le bad guy), de l’effarement très breaking-badien (la scène où Skyler se cogne contre le frigidaire après que Walter ait essayé de consommer leur mariage), et cette même fascination incarnée par ce même Walter. Breaking Bad est passé maître dans l’art du sentiment insaisissable.
    (9/10)

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    Lundi 09.03

     

    Castle (1.01 Flowers for Your Grave) ABC, un cop-show, du formula puant à plein nez, des meurtres en abondance : tout était prédit pour que Castle soit le genre de série détestable, creuse et inutile, à la sauce CSI. Pourtant, la série, par son humour, son rythme, sa légèreté affichée, son autodérision assumée, ses acteurs convaincants et sa palette de personnages atypique, s’est révélée être la surprise de la semaine. Une sombre histoire de serial killer, copycat du best-seller Richard Castle, au démarrage.

    Puis l’histoire et les personnages se mettent en place. Castle est l’anti-héros par excellence, séducteur invétéré, maladroit et blagueur. Kate, la flic bien sous tout rapport, un peu sèche, un peu frigide mais au bon fond. Un duo qui fonctionne formidablement, quasi-chimiquement.

    Autour de ce duo, gravitent des personnages d’emblée originaux. Martha, la mère du héros. A l’Ouest, charmeuse voire un peu nympho, un portrait d’une sexagénaire comme on en voit peu à la télévision américaine.

    Si l’histoire policière s’avère finalement plus convenue qu’au démarrage, l’écriture sarcastique et bien sentie de l’épisode et les personnages permettent de souffler à la série un air loufoque et attachant. A suivre.
    (8/10)

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    How I Met Your Mother (4.16 Sorry, Bro) Les techniques de l’épisode semblent usées jusqu’à la corde : on réunit notre bande de copains dans leur bar préféré, on les fait jacasser sur tout et rien pendant 20 minutes en agrémentant leur propos (toujours sur les relations amoureuses) de flashbacks intensément comiques pour distraire au maximum le spectateur.

    Les répliques de chacun sont parfaitement calibrées (chacun à tour de rôle raconte son anecdote). Tant pis pour la spontanéité. Les flashbacks sont bien pensés, rythmés et souvent drôles. Tant pis pour l’originalité.
    Ca reste tout de même attractif et désennuyant.

    (7/10)

     

    Heroes (3.19 Shades of Gray) Un épisode bizarrement pas-mauvais et étonnamment soigné. Pour la première fois depuis le début de l’arc de cette saison (la fameuse traque des héros part ce « gouvernement » clandestin), le fil narratif avait un sens. Emile Danko devient l’homme à abattre, il représente une menace pour les deux clans, un nouvel enjeu en découle.

    Claire poursuit sa mission secrète (à savoir, sauver par ci, par-là une âme en détresse) sans que celle-ci soit faussement intense. Les quelques autres histoires (Matt en bombe humaine, Tracy en quarantaine) se sont révélées bizarrement haletantes. Plus de simplicité peut faire du bien, la preuve avec cet épisode d’action distrayant.
    (6.5/10)

     

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    Mardi 10.03

     

    The Big Bang Theory (2.17 The Terminator Decoupling) Construire son épisode entier autour d’une seule (et maigre) guest-star (Summer Glau, aka SexyRobot dans Terminator), c’était (presque) comme faire injure à la série. D’autant que la fameuse storyline (du rentre-dedans à deux balles fait successivement par les geeks (parfois drôles) du show) n’avait rien de foncièrement comique (du déjà-vu puissance mille).

    Heureusement, le geek (toujours drôle) du show (i.e Sheldon) disposait de son histoire à lui (comme toujours) en lien avec Penny (comme toujours). Et le tout s‘est avéré fructueux et très efficace, les répliques échangées entre les deux protagonistes étant (comme toujours) très élaborées.
    (6.5/10)

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    Mistresses (2.04) La vie suit son cours chez les Mistresses. Katie se ressaisit et reste avec Dan, Hari découvre l’infidélité chronique de Siobhan, Jessica réalise que son volage de mari ne lui convient plus et Trudy en apprend plus sur le secret de son fiancé.

    Une évolution globale intéressante mais cruellement convenue. Si le spectateur ne s’ennuie pas, c’est avant tout grâce au talent et à l’émotion frappante des héroïnes et à la mise en scène prenante très BBC.

    (7/10)


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    Mercredi 11.03

     

    Damages (2.10 Uh Oh, Out Come The Skeletons) A deux épisodes de la fin, Damages accélère le rythme et dégénère son propos. Et tous les protagonistes de cette saison se retrouvent. Claire Maddox et Dominic Purcell, contre Walter Kendrick, une histoire d’empoisonnement à la aracite intéressante qui aura sans doute des conséquences sur le soudain mea culpa de Claire. On comprend que Walter est un pourri fini et que Claire, sur la voie de la rédemption, sera bientôt en danger.

    Ellen met enfin les pieds dans le plat : elle confie son secret à Timothy Oliphant (j’ignore encore son nom dans la série). A sa couverture, mise en danger, s’ajoute l’histoire des deux feds qui semble autant dérailler, pas très pro le FBI dans Damages. Crac et indic’, il semble que le rôle du FBI va être déterminant pour la suite. On imagine aisément une Ellen laissée à elle-même, obligée en saison 3 de faire cavalier seul et de réunir elle-même les éléments qu’elle a contre Patty. Ou autre scénario malin dans le genre.

    Du côté de Patty Hexes, c’est repos. La storyline qui lui est consacrée, n’intéresse que sa famille. On imagine mal un lien éventuel entre l’arc de cette saison et la prof d’art-girlfriend du fiston de Patty, mais pourquoi pas.

    La scène finale en dévoile plus quant à la fameuse scène clé de la saison 2 de Damages. Les coups de feu qui succèdent au « I lied too » n’ont donc pas tué Patty (qui en doutait ?), malgré le face-to-face, la confrontation entre les deux héroïnes. La scène nous laisse sur notre faim. C’est, encore une fois, bien vu. Vite, la suite.
    (8.5/10)

     

    The New Adventures of Old Christine (4.17 Too Close for Christine) Christine se fait une nouvelle amie, ce qui soulage Barb.
    Et qui ravit Christine, pour un temps. Une thématique sur l’assistance ciblée et formidablement bien menée, comme toujours dans cette sitcom modeste mais de très bonne facture
    .
    (9/10)

     

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    Jeudi 12.03

     

    Ugly Betty (3.17 Sugar Daddy) C’est la crise. A Mode, aussi. Et même dans le monde hispanique du Queens. Deux histoires sur le même thème, aussi réussies l’une que l’autre.

    La famille Suarez se serre les coudes, c’est dans ces moments-là que la famille paraît la plus crédible. Une happy end prévisible mais pourtant pas crispante, l’histoire des Suarez ayant emporté notre adhésion (seuil de tolérance ?) grâce à leur participation au jeu télévisé. Une alternance entre drama mélo (l’expulsion fatidique, l’air catastrophé de Betty la moche) et comédie attachante (le moment omelette, Justin fait la manche sous la bénédiction d’Hilda) particulièrement mesurée.

    Sans verser dans un registre pathétique, l’histoire de Mode était tout aussi mesurée. Amusante, grâce à Wilhelmina qui découvre les joies du bus ou qui est contrainte de mettre au placard son vison, ou Marc fidèle à lui-même. Surprenante, également, grâce au rapprochement entre les deux éditeurs en chef de Mode pour une cause qui exige plus qu’une rivalité d’égos.
    Pourtant pas très originale sur le fond, cette histoire s’est ancrée dans une réalité du terrain véridique, alors que la série est connue pour être tout sauf réaliste. Betty a réussi un joli coup d’essai.
    (7.5/10)

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    Skins (3.08 Effy) L’épisode d’Effy d’une saison davantage teenie et ternie (jeu de mot) allait-il être aussi inventif, quasi-onirique que ceux des saisons précédentes ? C’était une question légitime que le sériephile était à même de se poser.

    Et vu la qualité grandissante de cette saison, la réponse est plutôt mitigée.
    Si l’ambiance est plus soignée, plus mélo, plus touchante et que les personnages s’affirment de plus en plus au fil de cette saison, en revanche, le thème du jour manquait cruellement d’originalité.

    Une sombre fête au beau milieu de nulle part virant à la peur générale, quitte à ressembler à un mauvais slash movie, c’était le pari pour célèbrer Effy. Et malgré un sentiment d’inquiétude attendu, le tout ne s’est pas révélé très prenant.

    Pour le fond, même constat septique. Les storylines étant réduites à deux histoires d’amour bâclées, vues mille fois ailleurs, il y avait de quoi être déçu. Un duel qui ne va pas jusqu’au bout de ses promesses (faire mourir l’insupportable Katie et rendre criminelle une Effy déboussolée aurait été ambitieux. Et soulageant). Pourtant, le personnage d’Effy et ses compères avaient pris de l’étoffe au fil de cette saison.
    Reste plus qu’à espérer que la suite soit moins one-shot que cet épisode un peu hasardeux.

    (6.5/10)

     

    The Office (5.17 Golden Ticket) Michael Scott a une idée de génie. Se déguiser en Willy Wonka et offrir aux clients chanceux (ceux ayant découvert dans leur lot de papier un golden ticket) une remise de 10%.

    L’idée était astucieuse et originale, la folie enfantine de Michael n’avait pas été exploitée depuis le début de cette saison. Finalement, cette histoire n’était qu’un prétexte, joliment amené, pour approfondir la relation de pouvoir qu’il existe entre Michael et Dwight. Un angle où la cruauté de  Dunder Mifflin est notoire et sans concession.

    Un bonheur pur pour le spectateur friand de ces scènes un peu absurdes, un peu dérangeantes mais surtout très drôles caractéristiques de The Office.

    (8.5/10)

     

    30 Rock (3.13 Goodbye, My Friend) Trop d’histoires peut anéantir le propos comique de 30 Rock. Preuve en est avec cet épisode fouilli, qui cumule les storylines avec peu de tact.

    Si l’histoire de Liz Lemon (qui sympathise avec une jeune serveuse/chanteuse paumée pour essayer d’adopter son bébé) ou celle de Jack (qui lui, se prend d’amitié pour Frank le scénariste) sont excellentes de fait, celle de Tracy ou de Jenna ont été moins à la hauteur.

    Pourtant, le potentiel ne faisait aucun doute (Jenna qui ne supporte pas d’être ignorée par ses proches, en vient à créer des mini-évènements dans sa vie). Mais l’alternance de tous ces sketches, ajoutée au format court et à l’écriture trop rythmée du show ne permettent pas d’exploiter convenablement ces histoires sans empreinte, souvent réduites à rien.
    (6.5/10)

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    Grey’s Anatomy (5.17 I Will Follow You Into The Dark) Le retour de la série phare d’ABC.
    On avait beau se moquer un peu de la démence d’Izzie et de son comportement erratique, sa storyline devient de plus en plus touchante. Aborder la maladie de l’héroïne comme la série le fait était un pari risqué et alambiqué mais les auteurs s’en tirent bien, distillant les éléments dramatiques de l’histoire avec finesse. Et efficacité : on se prend de pitié pour cette Izzie devenue récemment insupportable à l’œil nu.

    Autre storyline misant sur le lacrymalisme de l’américaine ménagère sortie des fourneaux pour l’occasion, l’histoire de Derek, qui est plus ou moins celle d’Izzie de saison 3, mais qui se finit sur une scène déchirante (ou presque) entre lui et Meredith.

    Pour le reste, Georges devient inexistant et les crises cinquantenaires du chef ne sont que des bouche-trous narratifs et hystérico-chiants, typiques de la série.

    (7/10)


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    Après un spleen sériel (véridique mais) sans conséquence, Adam tire un bilan hebdomadaire mitigé. En brayfe cette semaine, les séries anglaises n’ont plus la côte. En revanche, de l'autre côté de l’Atlantique, les nouveaux Breaking Bad et Castle ont illuminé –toutes proportions gardées- nos soirées.

    Bonne semaine.

     

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  • Adam casse la télé # Semaine n°22

    Cette semaine, Adam a fréquenté le gratin du 7e art. Et Adam a toujours été un friand de gratin. La reine du gratin, bien gratinée, un peu enflée sur les bords, Adam a nommé Isabelle Huppert. En causant (timidement) avec Isabelle Huppert, Adam s’est dit qu’il avait, par ricochet, discuté avec Godard, Haneke, Ozon, Chabrol, Assayas, Deneuve ou même Dustin Hoffman, et pour le coup, Adam ne sent plus ses doigts de pied. Gonflés d’outrecuidance.

    Adam a poursuivi sa semaine, en se consolant de l’absence longuette de Gossip Girl avec Agnès Jaoui. Qui ne semble pas très sensible à cette disparition momentanée du petit écran. Mais qui reste sacrément bluffante, intelligente, drôle et charismatique. Isabelle peut aller mourir seule dans une cave : la reine de mes nuits, c’est désormais Agnès.

    Comme Adam n’est tout de même pas bégueule (mais plutôt gravement fier de ces opportunités, qu’il n’hésite pas à crier sur les toits de chaque immeuble lyonnais), Adam a causé « Ola Qué Tal Senor ? » avec un réalisateur espagnol brillant : le meilleur de l’an passé selon le système Goya. Jaime Rosales. Qui, en toute objectivité, est plus ingénieux, subtil, artistique, passionnant qu’Almodovar et Amenabar réunis.

    Du coup, Adam ne jure plus que par le gratin et autres plats en sauce. Oubliant, il est vrai, les quelques restes au bord de la péremption alimentaire (Dollhouse). Négligeant aussi les hors d’œuvre ou mises en bouche sympa (The Big Bang Theory) mais parfois un peu fadasses (How I Met Your Mother).

    Adam a visionné tant bien que mal plus d’une douzaine de séries cette semaine. En ne pensant qu’à Agnès lorsqu’il regardait Penny, à Isabelle lorsqu’il contemplait Patty.
    La semaine prochaine, Adam rencontre Philippe Besson et Chiara Mastroianni. Mais c’est Blair Waldorf et Chuck Bass qui hanteront alors ses pensées. Prêt à le jurer sur la Bible des séries.

    Bonne semaine.

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    Dimanche 28.02

     

    The United States of Tara (1.07 Alterations) La série semble miser à présent beaucoup plus sur Charmaine dont on suit (avec plaisir) l’histoire personnelle. Et ici, l’opération chirurgicale. L’occasion idéale pour les auteurs de la confronter plus longuement avec un alter de Tara, Buck en l’espèce. La storyline a su éviter les clichés-catastrophes que l’on attendait plus ou moins dans ce genre de cas (la sœur qui ne supporte pas la maladie de sa frangine et qui en vient à paniquer face à l’un de ses alters). Mais Buck a su faire preuve de modération, et Charmaine d’écoute. La relation entre lui (?) et Charmaine s’est avérée plutôt intéressante et hors du commun.

    Autre atout de l’épisode, les retrouvailles familiales où Tara reprend possession de son corps, excitée à l’idée d’avoir des nouvelles des siens. La scène était simple mais plutôt émouvante et sincère, l’interaction familiale ne fait aucun doute dans cette série.

    Mais la série s’accommode plutôt mal de son format et les épisodes (quasiment tous) souffrent d’un problème de rythme certain, rendant bancales certaines histoires. Mais l’écriture de la série, la personnalité des protagonistes et l’ambiance étrangement sereine du show nous permettent de poursuivre avec envie.
    (8/10)

     

    Big Love (3.03 Prom Queen) Une fois n’est pas coutume, Big Love instaure une mise en scène soignée et mélo sans négliger son intensité, à l’instar de quelques scènes émouvantes et poignantes de l’épisode. Margene qui panique à l’idée de conserver les cendres de sa mère sous son toit et qui en vient à nettoyer compulsivement tout ce qui se trouve sur son passage, malgré un deuil initialement détaché.

    Nicky qui s’effondre dans les bras de l’officier, bouleversée par le « Joy Book », le livre de la communauté mormone de Juniper Creek, qui fait office de catalogue pour les hommes en quête d’une nouvelle femme. Mollets, mains, cous, visages de mineures, tout y passe. Une scène intense et véridique.
    Ou encore la scène de Lois, qui s’effondre elle aussi lorsqu’elle entend Bill évoquer le suicide de sa sœur. Une storyline qui avait été introduite en première saison et qui n’avait plus jamais été exploitée depuis.

    Dans cet épisode, la série poursuit sa stigmatisation tacite du mode de vie mormon, qu’elle présente comme abjecte et détestable. Sans être manichéenne, la série humanise encore et toujours plus les protagonistes mormons de la série, en les confrontant à la cruauté de leur principle (Lois, Nicky, Wanda). Un contraste déconcertant mais profondément bouleversant.
    (9.5/10)

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    Flight of the Conchords (2.05 Unnatural Love) Une surprise de taille pour cet épisode de très bonne facture. Michel Gondry, le réalisateur brillamment décalé, s’est chargé de la direction de cet épisode. En plus de ce guest-director de choix, l’épisode a signé de très bons passages musicaux, les meilleurs de cette saison (Choir of Ex-Girlfriends), à travers lesquels il est facile de reconnaître l’empreinte artistique de Gondry.

    Sur le fond, l’épisode se fonde sur la lutte continue entre Nouveau Zélandais et Australiens, mais cette fois, du côté des Flights. Qui se moquent allégrement de leurs ennemis Aussies. Même si la storyline dispose de bonnes répliques et de situations dans la lignée drolatique des précédents épisodes, l’histoire s’est révélée moins farfelue et intéressante que les autres. Trop de Jemaine pour une romance plutôt terne, pas assez de Bret pour contrebalancer, une Mel totalement absente pour notre plus grande tristesse : le plaisir procuré a été moindre cette semaine.
    (7/10)

     

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    Lundi 02.03

     

    How I Met Your Mother (4.05 The Stinsons) Frances Connor a beau être radieuse, comme toujours, et subtilement amusante, comme à son habitude, elle n’a pas suffi à sauver l’épisode du gouffre grandiloquent qu’il a lui-même crée.

    Les auteurs de HIMYM plombent sans arrêt l’humour de la série avec leur propos tiré par les cheveux (l’intrigue du jour : Barney engage des acteurs pour jouer femme et chérubin auprès de sa mère récemment souffrante) et leurs déroulements tarabiscotés (Ted se fait l’actrice, Marshall la joue immature). Dont le dénouement est bizarrement prévisible (Barney, you have to tell the truth). Un résultat finalement plutôt terne et sans surprise.
    (5.5/10)

     

    The Big Bang Theory (2.16 The Cushion Saturation) Idée. Prendre un gimmick caractéristique de la personnalité de Sheldon (son obsession pour la place gauche du canapé). Le développer subtilement pour en faire le thème majeur d’un épisode (sa place est vilainement tachée par la faute de Penny, que faire ?).
    Ajouter du Penny par ci (sa partenaire de répliques cinglantes), du Leonard par là (son sidekick hors-pair). Sans oublier de consacrer deux trois scènes aux repas geeks et aux autres pratiques geekies (le flashball en bande organisée). Miser un maximum sur des répliques cassantes à la Sheldon, en faire la star du jour (encore).

    Et vous obtenez un épisode de bonne facture, (très) drôle et divertissant.

    (8.5/10)

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    Heroes (3.18 Exposed) Plus les choses avancent, bizarrement, moins il y a dire sur le fond.Claire continue de protéger le gentil geek-héros, avec l’aide de sa mère, Sandra Bennet. Qui se révèle être la bonne surprise de l’épisode.
    Le personnage est d’emblée intéressant, plus terre à terre que les autres stars du show (pour cause : pas de pouvoir surhumain, électrique ou aérien, en sa petite personne), plus drôle aussi (Mister Muggle y est pour beaucoup). Ici, Sandra Bennet contribue à l’intrigue de manière active (elle l’avait déjà fait, toutes proportions gardées, dans l’épisode bizarrement réussi du magasin de jouets) et le résultat est plutôt inattendu.

    Le reste, entre conflits armés et prises de becs fraternelles, se poursuit avec nonchalance. La fausse intensité que le show semble vouloir instaurer en permanence finit par rendre apathique chacune des storylines supposés haletantes. On regarde avec détachement, sans se plonger véritablement dans ce récit sans aspérité.
    (5/10)

     

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    Mardi 03.03


    Mistresses (2.03) Moins palpitant que les deux épisodes introductifs de cette saison, il semblerait que l’épisode ouvre la voie à des histoires finalement plus convenues, plus mièvres, que celles de première saison. Siobhan se retrouve une fois encore dans une impasse amoureuse, la détresse se lit toujours aussi bien sur son visage.

    Jessica réalise qu’avoir épousé un mari volage n’est pas la chose la plus intelligente qu’elle ait faite de toute son existence. Malgré le soutien et l’amour de Mark, Jessica ne peut pas blairer l’assistance collante de ce dernier (et on la comprend, on dirait une Pussycat Doll en chaleur -pléonasme).

    Trudy continue d’être méfiante et paranoïaque. A chaque fois, ces démons paient, Trudy découvrant une vérité qui ne l’était pas au départ. Les auteurs auraient du ménager ce personnage qui gagne à être moins dans l’excès, plus dans le cocooning familial qui lui va à ravir (l’anglaise ménagère quarantenaire type).

    Katie continue de vivre sa passion pour les hommes mariés (mais cette fois, sans cancer), la situation devient rapidement problématique. Et va finir une fois de plus en tragédie sentimentale, on le pressent.
    Mistresses semble mélodramatiser chacune de ses histoires, malgré l’interprétation intense de nos quatre héroïnes, le fond commence à laisser dubitatif.
    (6.5/10)

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    Mercredi 04.03

     

    Lost (5.08 LaFleur) Après John en Joseph, Sawyer en LaFleur : les survivants ont attrapé le syndrome Tara et deviennent multi-personnalités.
    Le problème de cette saison, c’est l’alternance rigoureuse entre un épisode « out » (comprendre : les lostiens sont de sortie, en costumes fancy et robes Prada pour Sun) et un épisode « in » (comprendre : les nouvelles recrues de la série coincées sur l’île maudite ainsi que les deux trois irrésistibles (sous-comprendre : Sawyer et Juliet)).

    Une alternance qui fait peu à peu perdre le fil de l’intrigue principale. Parce que finalement les histoires « des nouveaux survivants-&-ceux qui sont restés » ne s’avèrent jamais très intéressantes, surtout au regard de celles que vivent les Lostiens dehors, qui elles, apportent considérablement à la mythologie de l’Ile (cette scène avec Fionnula Flanagan m’illumine encore).

    Cependant, l’épisode permet de se recentrer un peu sur le personnage de Juliet, en retrait depuis cette saison. Parce que Juliet est un personnage doux et solide qui sert beaucoup à la série (je me suis toujours autoproclamé fan inconditionnel de Juliet).

    Voir une idylle naître entre elle et Sawyer n’est pas non plus une mauvaise chose, même si la fin de cette première est déjà redoutée. Pour cause, l’arrivée des anciens sur l’île, dont Kate. Une jolie scène finale tournée au ralenti, avec pas mal d’effets typiques de Lost. Une scène qui fait un peu oublier un épisode bouche-trou pas vraiment utile pour la suite.
    (6.5/10)

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    Damages (2.09 You Got Your Prom Date Pregnant) Petite baisse de régime pour nos amies juristes friandes de manipulations alambiquées et de coups bas primaires.
    L’épisode fait la part belle à l’arc de saison, entre nouveaux personnages (le crooner à la voix suave potentiellement dangereux) et mise en place d’un dénouement anti-Purcell encore obscure. Le rôle de Loonie semble avoir son importance, celui de Finn aussi. Mais le reste n’est pas très au point. L’histoire non plus, son potentiel dramatique, encore moins.

    Dominic Purcell semble appartenir au passé, le meurtre de sa femme Christine qui avait été au cœur des débats pendant cinq épisodes sera-t-il un élément à prendre en compte pour cette fin de saison ? Y‘a intérêt.

    Timothy Oliphant est un mafieux bas de gamme, sa relation avec Ellen foire, celle avec Katie aussi. Il se rapproche donc, une nouvelle fois d’Ellen. On espère qu’il rejoindra à terme le coté des gentils et des blanches neiges, mais Damages ne fait pas dans le manichéisme de bas étage. La preuve, avec les agents du FBI dont Ellen est l’indic, ils semblent finalement ne pas appartenir au FBI. La preuve aussi, avec cette révélation finale de taille : Timothy est chargé d’assassiner Ellen (qui est un peu l’héroïne, alors on a un peu peur). Cliffhanger, mon amour.
    (7/10)

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    Jeudi 05.03


    The Office (5.16 Blood Drive) Retardataire ce The Office spécial Valentine’s Day, diffusé en ce jeudi 5 mars. Mais c’est la faute de NBC. C’est toujours la faute de Ben dans ces cas là.
    Deux poids, deux mesures dans cet épisode (et une scène d’ouverture drolatique). Jim et Pam font ami-ami avec Phyllis et son mari le temps d’un repas au restaurant. L’ambiance y est décontractée, les répliques gentiment sages et la situation s’avère plaisante. L’occasion de renouer la complicité d’antan entre Jim et Pam, toujours aussi adorables.

    Seconde mesure, plus dans l’esprit de cette comédie satyrique, la réunion des employés célibataires de Dunder Mifflin à l’occasion de la Saint Valentin, l’occasion surtout pour le malin Michael de retrouver celle qui a illuminé … sa prise de sang. Sans être vraiment drôle, ni très cocasse, cette histoire a quand même eu le bon goût de réunir en tant que groupe le cast de The Office. La scène où chacun se livre et celle où les employés font preuve de solidarité à l’égard de ce Michael désespéré se sont révélées justes et bonnes.
    (8/10)

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    Skins (3.07 JJ) Dans un sms (très) nocturne, un ami m’a écrit “Skins 3.07 best episode ever”. Et moi, j’ai le sens de l’amitié. Alors j’y crois. Heureux, j’envisageais même un épisode meilleur que le 1.02 Cassie, l’épisode culte (et indétrônable) de Skins. A tort. Même si mon ami a vu clair niveau qualité de l’épisode (mon ami a plutôt bon goût), celui-ci n’a cependant pas eu la carrure d’un épisode de saison inaugurale.

    Un coupable : Cook, qui malgré son côté « love buddy » continue d’exaspérer, à travers lui, une histoire de rivalité masculine plutôt insipide.Pourtant, le personnage de JJ est un personnage neuf et atypique. Peu original dans le fond (l’ado réservé aux problèmes de sociabilité), JJ crée cependant un air nouveau à la série : une folie teintée de mélancolie, quelque chose de doux-amer plutôt attirant qui laisse penser que JJ est un Cassie au masculin.

    Aussi, l’épisode a permit à la série de se débarrasser de son étiquette de « série bêtement provoc’ » et lui a fait gagner un peu d’authenticité. Grâce au duo nouveau (et vraiment excellent en tout point) JJ et Emily, les deux meilleurs personnages de la saison et grâce à cette relation prometteuse et inédite (une lesbienne qui se prend d’amitié pour un marginal retardé), la série offre un nouveau regard sur cette bande d’ados (en apparence trash et conne) et nous ferait presque oublier les personnages tares de la saison (Cook et Katie). Une excellente chose, en somme.
    (8.5/10)

     

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    En brayfe, cette semaine, Blabla-Séries a renoué avec HBO. Big Love et Flight of the Conchords, deux programmes excellents pour contrebalancer les petites déceptions dues à Mistresses, Lost et Damages. Heureusement, il restait aussi The Office, le couple de Jim et Pam a signé son plus grand et sweety retour.

    La semaine prochaine, on blablatera ABC, avec le comeback de Desperate Housewives et Grey’s Anatomy ainsi que l’arrivée de Castle, un nouveau cop show with Nathan Fillion.

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  • Adam casse la télé # Semaine n°21

    Cette semaine, Adam est en deuil. Après avoir passé au crible quatorze films pendant trois jours, la frustration, le désespoir, et le sentiment d’impuissance ont envahi Adam dont le travail de critique a été réduit à néant. Adam avait écrit avec passion sur Revolutionnary Road, Lars and The Real Girl, Two Lovers, Burn After Reading et le Bal des Actrices. Adam s’était montré plutôt mitigé quant à Pour Elle, The Spirit et Slumdog Millionnaire. Et avait  même méchamment descendu Australia, Four Christmases et Yes Man.

    Et puis hop d’un coup, plus rien, plus d’éloge, plus de cruauté. Juste un fichier word 0 octet et l’envie de frapper du poing, à la manière de l’horripilante Sarah Ashley (Australia). Les joies d’un informatique impénétrable, disent-ils. Adam a un peu envie de reprendre son vieux cahier de brouillon bleu ciel aux carreaux vulgaires mais éternels. ((qui veut pleurer avec lui ?))

    Pour oublier ce coup du sort, Adam reprend les rennes d’une nouvelle page word, craignant la mutinerie de ces saletés d’e-visiteurs perfides, opportunistes, prêts à tout pour prendre sa place (c.f note dernière). Tout en visionnant (Adam n’a pas froid aux yeux) une saison entière d’Old Christine, idéal pour ne pas rester cloîtré dans le noir, frustré, en suçant nerveusement le bout de ses cheveux, pleurant Two Lovers, à jamais oublié.

    Pour se refaire élire « maître du monde, gourou des séries » sous les applaudissements unanimes, Adam a décidé de causer Mistresses. Qui revient sur la BBC pour son seul et unique grand plaisir (Adam a conscience qu’il est le seul à regarder Mistresses pendant que les yeux de la e-foule sont rivés sur Matthew Fox et son île qui bouge. Sick sad world). Mais comme Mistresses est une série sur-over-kick-ass, le deuil d’Adam se dissipe peu à peu.

    Bonne semaine.

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    Dimanche 22.02

    The United States of Tara (1.06 Transition) Transition ou pas transition ? Pour la venue des parents de Tara, la crainte qu’un alter prenne le pouvoir du corps de Tara est à son paroxysme. L’occasion alors de voir les efforts de concentration de Tara pour ne pas chavirer dans un état second. Plus rythmé que les autres épisodes, ce chapitre est à la fois plus caricatural (les parents chiants qui débarquent, désirant récupérer les enfants out of the blue) mais aussi plus chaleureux (le repas d’anniversaire et les moments post-dispute) que le reste. Le visuel de la série laisse aussi à désirer, terne et inexpressif, on se croirait devant un programme FX-pas-Damages.

    Transition fait aussi la part belle à Charmaine, dont la personnalité évolue considérablement. D’abord vu comme la sœur rigide, Charmaine tend finalement plus du côté de la frangine espiègle et délurée. La relation entre elle et Tara est devenu un point fort pour la série, parce que loin des clichés familiaux admis, la série proposant toujours un aspect neuf et inédit de ce duo plutôt intéressant. La famille de Tara est également montrée comme une petite entité, le père essayant de contrôler la situation, les enfants en soupape, le portrait de cette famille continue d’être approfondi ici. Et cette fin d’épisode, ouvrant la piste d’une quatrième alter (parka rouge et allure sauvage), s’annonce prometteuse.
    (7.5/10)

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    Lundi 23.02

    Heroes (3.17 Cold Wars) Un jour, Tim Kring se fait la réflexion « J’ai l’impression que le flashback est à la mode. C’est vrai que c’est sympa le flashback, ça permet de revenir sur le passé avec grand style. Le flashback, c’est idéal pour ma série d’amour, Heroes ».

    Le lendemain, Tim se dit « Ce qui serait chouette avec ma nouvelle lubie, le flashback, c’est de se mettre au noir et blanc. Le noir et blanc, c’est plutôt joli, ça fait thématique profonde. Avec des flashbacks en noir et blanc que je parsèmerai avec modération (comprendre : une scène sur deux, avec discours ampoulé à l’appui), les gens diront que je suis le Tarantino des séries et les gens penseront que la série a quelque chose à révéler, comme si George Clooney allait débarquer et s’emparer de Claire ».

    Comme si grâce aux flashbacks, la forme allait se substituer totalement au fond. Détrompe toi Tim. Nous ne sommes pas nés de la dernière pluie des flashbacks nous. On sait que le flashback, c’est à 90% sans intérêt toutes séries confondues. Et vu les circonstances (Heroes), inutile de décrire l’effet des flashbacks sauce Tim Kring.

    Et comme les gens me reprochent un peu perpétuellement que je ne suis pas assez constructif pour les critiques d’Heroes, je me contenterai d’un souverain 5/10 (parce que Daphné est en vie, parce que cette histoire de Building 26 est aussi grotesque que les lunettes de Papa Claire).(5/10)

     

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    Mardi 24.02

     

    Mistresses (2.01) Annoncées plus haut, nos maîtresses cathodiques sont revenues à l’antenne. C’est avec un plaisir bizarrement décuplé que l’on retrouve la pétillante Jess et les trois bouleversantes Trudy, Katie et Siobhan. La série avait été plutôt accueillie de manière confidentielle, les six épisodes de saison inaugurale avaient été agréables mais potentiellement vite oubliables. Et pourtant, ces Mistresses marquent les esprits. (presque) Comme si on les avait laissées hier.

    Dans ce season premiere, les histoires de chacune ont beaucoup évolué. Siobhan a accouché, elle vit toujours avec Hari bien que tous deux fassent lit séparé. Katie a démissionné de son poste et décide de reprendre ses études de chirurgien, elle y retrouve l’un de ses anciens amants. Jessica, elle, se marie, avec un coureur de jupons, son homologue masculin en somme. Trudy en a fini avec son ex revenu d’outre tombe, elle s’occupe a présent de sa famille et de son nouveau concubin.

    Avec quatre histoires au direction louable, pas le temps de s’ennuyer devant cette (bonne) heure télévisuelle. Le season premiere prend son temps mais semble établir de nouvelles intrigues intéressantes, les quatre femmes vont encore nous amuser et nous émouvoir, c’est le pari de cette seconde saison.
    (9/10)

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    Mistresses (2.02) La série maîtrise toujours autant son ambiance mélodramatique et sincère, sa mise en scène sophistiquée, l’écriture demeure soignée, et les quatre héroïnes sont toujours aussi impeccables. Visuellement et intellectuellement, la série est un véritable bonheur.

    De toutes les histoires, celle de Siobhan est la plus étonnante, elle va d’homme en homme une fois la nuit couchée et ce, malgré son amour pour Hari. On se demande ce qui la motive, son expression est toujours aussi bouleversante et l’on reste comme fasciné par cette prestance. Trudy et Jess disposent d’une intrigue solide, les deux actrices ont un jeu fort et leur nouvelle histoire se suit facilement, celle de Trudy étant une suite directe de l’intrigue de première saison, est la plus intense.
    Pour Jessica, les auteurs misent davantage sur la sphère professionnelle de la jeune femme, plus convenue, l’histoire rend cependant le personnage plus mature, moins volage. C’est l’histoire de Katie qui est pour le moment la moins convaincante : une simple nouvelle relation amoureuse sans véritable enjeu, on sent le triangle amoureux se former, c’est assez dommage, cette héroïne, à fleur de peau, est probablement celle qui devait être la plus ébranlée cette saison.

    Mais il est possible que les auteurs attendent le bon moment pour faire chavirer Katie. Mais techniquement, l’épisode était parfait, le scénario permet une combinaison juste et prenante de ces quatre histoires sans négliger l’amitié ancrée et suivie de ces femmes. Une véritable mécanique parfaitement pensée.
    (9/10)

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    Mercredi 25.02

     

    Damages (2.07 New York Sucks) L’intitulé des épisodes laissent parfois à désirer, quand un « Do We Regret What We Did ? » marque le spectateur par sa teneur vertigineuse, un « New York Sucks » lancé par une fillette sans intérêt, laisse perplexe.

    A l’exception de cet écart technique, le septième épisode de Damages s’est avéré aussi savoureux que les précédents. Un épisode dans lequel Pete McKee se taille la part du lion : le fidèle serviteur, secrétaire, lèche-bottes, organisateur de meurtres de Patty. Un homme au rôle crucial dans la vie de Patty. Pour cette intrigue, cette histoire est arrivée à point nommé. Caméra rivée sur sa vie, l’épisode offre un développement fort passionnant sur le personnage de Pete et surtout, sur l’intrigue en général. En bonus, une fin d’épisode réellement marquante, qui suscite l’effroi. Pour le reste, on apprécie le retour de Frobisher, toujours affectée, en quête de reconnaissance, « I’m a builder » clame t-il. La confrontation entre lui et Ellen s’est avérée poignante, Ellen offre une panoplie d’émotions en continu, avec la même simplicité et force d’antan. Mais comment fait-elle (pour ne pas être reconnue comme une actrice majeure de ces années 2000) ?

    Patty est en retrait dans l’épisode, Claire Maddox lui pique peu à peu la vedette dans le registre de la femme puissante et manipulatrice sans coeur. C’est plutôt une bonne évolution finalement. Mais Patty a beaucoup des ressources, son rapprochement ambigu avec Arthur Frobisher le laisse présager.
    (9/10)

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    Lost (5.07 The Life and Death of Jeremy Bentham) Ou comment faire un épisode spécial John Locke, gloire à John Locke ?
    Un développement intéressant, certes (parce que l’acteur est très convaincant et que son histoire est centrale dans la mythologie de l’Ile), mais à certains égards, plat et peu consistant (on va de rencontre en rencontre, sans aboutir forcément à une nouvelle piste scénaristique).

    L’épisode déçoit du fait de cette rigueur scénaristique presque cathartique. Une rigueur linéaire qui a coûté à l’histoire son suspense et son rythme et qui a engendré une certaine monotonie dans la mise en scène, le développement narratif (des révélations en pagaille, à l’effet bizarrement flegmatique) et le non-manichéisme caractéristique de la série (de Ben ou Charles Widmore, qui est véritablement le méchant ?).
    Mais après un épisode aérien virevoltant aussi surprenant qu’informatif, difficile de maintenir la même intensité.
    (7/10)

     

    Damages (2.08 They Had To Tweaze That Out of My Kidney) Ellen se met à avoir des visions concernant David, comme Izzie et son dead fiancé. Commencer à comparer Damages à Grey’s Anatomy peut avoir des conséquences mortelles sur l'organisme, alors l’étude s’arrête là.

    La tentative de suicide/meurtre de Pete affecte considérablement Patty qui repense alors à son enfance. Voir Patty dans un registre plus émotionnel était un recours facile voire attendue pour Damages mais l’interprétation s’est avérée utile et efficace finalement. Patty se ellenise et ça fait du bien.

    Concernant la fusion de UNR, le fameux arc de la saison, c’est toujours à n’y rien comprendre. Mais le personnage de Finn semble être la clé, à voir.
    Arthur Frobisher sur le chemin de la rédemption ? L’homme accompagné de son guide spirituel retourne sur le lieu du drame, il est vrai que l’homme a gagné en sagesse mais le fond malsain du bonhomme est toujours pregnant et la fin de l’épisode le révèle. Entre autres choses, parce que chaque fin d’épisode de Damages devient de plus en plus chargée en résolutions. Damages met à cet égard le spectateur dans la confidence concernant l’identité de l’agresseur d’Ellen, enfin. Quand le spectateur pense alors que Patty n’y est pour rien et que Pete a fait cavalier seul concernant ce meurtre commandité, les derniers soubresauts de l’épisode nous mettent le doute. Voilà un flash forward réussi et de forte intensité.
    (8/10)

     

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    Jeudi 26.02

     

    Ugly Betty (3.15 There’s No Place Like Home) Ce ne serait pas exagéré de dire qu’Ugly Betty par ce quinzième épisode, a atteint le summum de l’excentricité et de l’originalité douteuse. Et cette prise de risques a payé : à la fois aberrant et complètement barré, Ugly Betty, devenu en quelques épisodes une bluette infantile et moralisatrice, a montré qu’elle demeurait experte dans l’art de déguiser la mode en un freak show permanent. Et que lorsqu’elle ne s’embarrassait pas de storylines ronflantes et sermonneuses, la série pouvait autant faire jubiler qu’une comédie à la 30 Rock.

    Un défilé thème Berlin, sur fond de musique gothique, des créations en verre dangereusement coupantes, un accouchement sur le runway applaudi par Isaac Mizrahi (créateur) et une Wilhemina en Sainte Vierge, s’élevant divinement avec son nouveau-né sous les paillettes argentées de Mode. Et si cette scène délicieusement hilarante signifiait aussi qu’Ugly Betty était justement là pour caricaturer le monde arriviste et cupide de la mode ? Parce que même si Betty réalise un peu tard (en trois ans) que la mode, c’est aussi une forme d’art, autant avouer que la série sait rendre le milieu de la mode aux antipodes de l’esthétisme artistique et de la décence. Sarcasmes et invraisemblances montées, tel était le thème de cet épisode subtil et gentiment cynique. Une réussite … artistique.
    (8/10)

     

    Kath & Kim (1.15 Desire) Finis les épisodes cloisonnés sur un thème unique, Kath & Kim tente à présent de faire évoluer la relation centrale de la série : celle de nos deux cheapest girls préférées. Manque de bol, après quatorze épisodes plus ou moins légers et drôles, on avait déjà capté le message : égoïsme d’une Kim paresseuse et gâtée face à la dévotion d’une Kath en mal de vieillesse, le propos de cet épisode s’avère usé, et n’apporte rien à la série qui avait évoqué à maintes reprises cette trame ô combien dramaturgique. A l’exception du défilé de lingerie aussi grotesque que bougrement jubilatoire.
    (5/10)

     

    30 Rock (3.12 Larry King) L’histoire entre Jack et Elisa (Salma Hayek) commence sérieusement à s’essouffler : la guest star est bonne mais la relation manque de dynamisme et d’originalité. Les épisodes de 30 Rock se divisant toujours en deux ou trois histoires one shot ; celle du jour, autour de Liz Lemon manquait aussi de mordant et d’attrait. Petite baisse de régime pour 30 Rock, qui paye cher l’évincement ponctuel de Jenna.
    (5/10)

     

    Skins (3.06 Naomi) A défaut d’avoir l’épisode Emily (le meilleur pour la fin, on comprend les auteurs), on se délecte devant l’épisode dédié à Naomi qui fait avancer les choses entre elle et Emily. Par sa sensibilité, son rapport à la nature, par la violence affichée des premiers émois amoureux (lesbiens), l’épisode faisait délicieusement penser à My Summer of Love (vous savez, ce film extraordinaire avec Emily Blunt). Et la thématique des prémices amoureux entre les deux adolescentes est sûrement la dimension la plus originale et neuve de la série pour cette saison. N’en déplaise à Cook qui tente en permanence de gacher le show par sa personnalité indigeste et écoeurante.
    (7.5/10)

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    New unique de la semaine

    Alexis Bledel, de retour sur le petit écran ? Nos prières ont été entendues, Lorelai Leigh Gilmore aka Rory sera la guest star du two-hours event/series finale d'Urgences/ER. Vous savez, ER, la série que plus personne ne regarde. Chic.

    En brayfe
    Magré une semaine pauvre en séries (vacances d’hiver obligent : les américains sucent des Mister Freeze à Aspen), les valeurs sûres de cet midseason ont été à la hauteur (Lost et Damages) et les surprises n’ont pas failli (Mistresses, Ugly Betty).

    Quant à vous, vos choix de la semaine ?

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