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  • Party Down – Review – Critique – Pilot

    Créée par Rob Thomas (Veronica Mars)
    Diffusion sur StarZ
    Series Premiere le 20 mars 2009
    Format 30mn - 10 épisodes

    Cast

    Ken Marino (Veronica Mars, Reaper), Ryan Hansen (Veronica Mars), Jane Lynch (Boston Legal, Two & a Half Men), Martin Starr (Freaks and Geeks), Lizzie Caplan (Mean Girls, True Blood) et Adam Scott (Tell Me You Love Me, Trust Me, Veronica Mars)


    Show Synopsis

    Une troupe d’acteurs se débarrassent de femme et enfants pour tenter leur chance à Los Angeles. Avant de devenir éternels sur l’Hollywood Boulevard, et faute de mieux, la troupe se contente de servir le tout-Hollywood en organisant des soirées à thème.

     

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    Critique

    En exclusivité, Party Down, dernier projet de Rob Thomas, papa de Veronica Mars et roi cupide. Alors quoi de bon dans ce pilot destiné fin mars à la nouvelle chaîne à péage américaine, StarZ ?

    Un Arrested Development câblé ou enième Curb Your Enthusiasm ?

    Ken Marino, un mélange physique (Michael) et spirituel (GOB) des frères Bluth, Jane Lynch en nouvelle Portia de Rossi et une ambiance gauche et singulière, faisant penser au mockumentaire bien pensé : Party Down présentait sur le papier de grandes ressemblances avec la comédie de Mitchell Hurwitz. Sauf que le pilot de Party Down tient plus de la comédie potache faussement inspirée, style Lucky Louie, que de la feu-comédie ultra-hilarante de la FOX.

    L’inconvénient du pilot, c’est son manque évident de contours. Entre présentation du casting et personnages one-shot dont la maigre loufoquerie du pilot leur est plus ou moins confiée, le pilot hésite. Et ne parvient pas véritablement à présenter les réels enjeux (comiques) inhérents au concept de la série (comédie, disait-on), pareil au louable The Wedding Bells qui n’a sévi sur la FOX que le temps de quatre épisodes et dont le substrat était plus ou moins équivalent au dernier projet de Rob Thomas.

    Des acteurs ratés qui décident de changer de perspective d’avenir. Quelques fortes têtes, un patron fêlé, un acteur has been dont ses slogans publicitaires lui collent à la peau. La série n’a pas réellement innové quant aux personnalités de ses protagonistes. D’autant que la dinguerie des personnages est gentiment attendue, tristement banale, fortement irritante.
    La faute principale à un acteur au jeu douteux qui enchaîne dernièrement les rôles insupportables : Ken Marino (voir Grey’s Anatomy, Reaper). Charisme d’une huître creuse, interprétation poussive et moue affligeante, Ken Marino campe ici le rôle d’un chef de troupe balourd. Encore.
    La faute aussi aux répliques, plutôt dénuées d’ingéniosité, et aux situations dont le potentiel comique est difficilement pregnant dans le pilot (pas un éclat de rire, au mieux, deux esquisses de sourire).

    Des personnages, cependant, sortent de l’ordinaire et gagnent à être davantage exploités, notamment Jane Lynch et Martin Starr qui a tout d’un Buster Bluth. Mais Rob Thomas a une tare : il accorde une place de choix aux personnages indigestes. Dans Veronica Mars, avec Dick Casablancas, (Weevil) et Logan Echolls. Dans le pilot de Party Down, la part du lion revenant au fameux Ken Marino et à Ryan Hansen, deux acteurs récurrents de VM.

    Parce que Rob Thomas est aussi un entrepreneur sympa, qui n’hésite pas à reclasser à l’envi ses illustres intermittents dans ses projets ; du coup, c’est un peu toute la galerie de Veronica Mars qui défile sous nos yeux. Et contempler Dick Casablancas à la coiffure toujours aussi désastreuse, causer avec Vinnie Van Lowe en servant Keith Mars pour tourner autour de Veroncia Mars et Logan Echolls themselfs dans quelques épisodes, ça a de quoi déstabiliser. Surtout sans le décor planté de Neptune.


    Party Down se veut être ce genre de comédies modernes single-caméra, dictées par des personnages fantasques, affublés de dialogues volontairement grotesques et de non-dits faussement gênants en pagaille. Sauf que la série, malgré son aspect mockumentaire, ne parvient pas à se présenter comme le nouveau The Office ou Arrested Development, faute d’écriture brillante et de personnalités réellement décalés.
    Durant toute cette première fête (on imagine un schéma « un épisode, une fête »), pas un seul moment n’est voué à être comique. L’histoire, affublée de répliques tristement attendues, ne prend pas, les personnages peinent à marquer les esprits et le ton s’avère plus pathétique que comique. Sous cet angle, c’est un ratage complet, mais rien n’est encore définitif avec Rob Thomas.

     

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  • Les e-visiteurs cassent leur télé # Semaine n°20

    Pour fêter dignement l'anniversaire de cette rubrique, Adam eu l'idée incommensurable et full of funkytude de convier ses e-amis lecteurs à participer à l'élaboration de cette note ô combien réputée sur la e-toile.
    20 semaines de diffusion intensive de séries pour un maximum de critiques, d'arguments un peu contestables (sans Chuck Bass, Gossip Girl sentirait mauvais des pieds), d'études comparatives dépassées (Old Christine est parfois aussi drôle que Liz Lemon), de vision un peu sclérosée (Boston Legal : bof), de véracité aussi (Megan Smith est une pimbêche, Ellen Parsons, une magnifique perle de culture), c'est du boulot, y'a pas à dire.
    Mais la satisfaction de visionner avec rigueur, sans trop de relâche, plus de vingt séries par semaine, c'est presque à faire figurer sur un curriculum vitae. Ou à crier sur les toits de Générique(s).

    Pour cette semaine symbolique, à faire pleurer dans les chaumières à la manière d'un Brothers & Sisters rénové, des intervenants de renom ont causé le temps de quelques lignes sur Nip/Tuck, Skins, Burn Notice, Scrubs ou Kath & Kim. Merci à eux. A ceux qui n'ont pas été publiés, je me répands en excuse, c'est qu'il faut aussi savoir que Lost, Desperate Housewives et Skins sont des séries très convoitées. Ce qui n'est pas le cas de Sarah Connor ou CSI. Et on ne peut pas leur en vouloir.

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    Dimanche 15.02

    The United States of Tara (1.05 Revolution) Tara continue de nous amuser, bluffante en ado de 16 ans tout le long de l’épisode. Les enfants de Tara organisent une fête, afin que Marcie se rapproche de son copain, mais l’arrivée de T fait tout foirer, pour notre plaisir. Max essaie de découvrir qui a saboté le mur de Tara, mais la question n’est pas résolue. Beaucoup d’humour dans cet épisode, les choses avancent.
    (8/10) (Nela qui de toute évidence aime bien T. et Tara (nous aussi))

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    Desperate Housewives (5.15 In a World Where the Kings are Employers) À défaut d'être de qualité et de renouer avec ce qui faisait la réussite de la première saison, cette cinquième saison de Desperate Housewives se révèle être assez récréative de mon côté. Chaque épisode n'est ni trop long, ni trop court et les interactions - quand interaction il y a - entre les housewives sont plutôt jouissives. Cet épisode ne faisait pas exception : si on met de côté l'intrigue de Dave qui n'avance pas ou alors vraiment peu mais qui peine surtout à convaincre, les intrigues des personnages principaux étaient d'un niveau divertissant louable. Première mention spéciale à Eva Longoria (Parker) - je mets entre guillemets, je ne sais plus s'ils sont encore mariés ces deux - qui arrive à me faire sourire bêtement tout du long de son intrigue où Gabrielle retrouve son côté peste égoïste/égocentrique qui faisait le piquant du personnage dans la première saison (et dans la deuxième, un peu). Deuxième mention spéciale à Marcia Cross. Il faut avouer que l'intrigue sur le mot de passe que tente de deviner Orson avait un potentiel maigre mais Marcia arrive à la rendre assez regardable, avec sa classe et son jeu énergique et naturel. Bien joué. Troisième et dernière mention spéciale à Nicollette Sheridan qui arrive à donner un minimum d'intérêt au fil-rouge-Dave, qui patauge depuis le début de la saison. Et qui ne m'intéresse pas plus que celui de Katherine l'an dernier. C'est-à-dire pas du tout. Je vous dis, cette série ne serait rien sans ces actrices talentueuses. Hum, par contre, il va falloir faire quelque chose avec les coiffures de Eva et Felicity parce que les cheveux courts, c'est plus possible.
    (6,5/10) (Red, mon e-meilleur ami sériephile, aussi calé que farfelu)


    East Bound and Down (1.01 Chapter One)
    Ceci est un critique du pre-air, je n'ai aucune idée des modifications de l'épisode final...Vous connaissez les comédies avec Will Ferrell, l'humour américain un peu gras ? Moi non, mais il paraît que c'est du même calibre. East Bound & Down, c'est l'histoire d'un sportif has-been, qui revient traîner sa carcasse dans un lycée de sa ville natale, en tant que prof de gym. Un peu lourd ? Oui, mais c'est tant mieux. Si la série laisse percer un peu de mélancolie dans le parcours de Kenny Powers (McBride, vulgaire et bourrin, bref parfait), c'est pour mieux s'en moquer, et prendre les choses comme lui les prend : sans vraiment réfléchir.
    En gros, ça donne une série entre vraie profondeur et grand n'importe quoi, et c'est assez rarement réussi à la télévision. En plus, c'est pas mal filmé dans le style années 80, dans la veine des débuts de HBO, la fin rappelant aussi la glorieuse époque où ils plaçaient des seins où ils pouvaient, pour attirer leur clientèle habituelle. Le mauvais goût en gros, et avec Danny McBride, on en redemande.
    (7,5/10) (Zurabinho qui prêcherait à vie pour l'église HBO)

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    Lundi 16.02

    Worst Week (1.15 The Epidural - Season Finale) Worst Week, c'est déjà fini ? Et ça reviendra ou pas ? Face à ces questions plutôt existentielles, l'épisode s'est déroulé sans fracas, avec la mise en scène de gags plus ou moins ingénieux, qui ont une fois de plus fait la part belle au personnage de Sam. Peu de drôleries dans cet épisode conclusif, triste season finale, une volonté des auteurs de clôturer sagement une saison rocambolesque, faite de situations à la fois convenus et indigestes, à la fois irrésistibles. Aucune certitude concernant un éventuel renouvellement du show, la série aura au moins été un divertissement louable le temps de quinze semaines et c'est déjà plutôt satisfaisant.(7/10) (Adam)


    Heroes (3.16 Building 26)
    L'épisode continue la storyline Pokemon (comprendre : attrapez-les tous, ces saletés d'héros) avec plus ou moins de facilité. Les plus intelligents d'entre nous diront que l'intrigue centrale de ce volume est une métaphore de fond pour décrire un régime dictatorial fasciste qui consiste à penser que seuls les majoritaires d'un système valent la peine d'être représentés. Les moins affûtés penseront que la storyline majeure d'Heroes est une histoire bouche-trou, seul prétexte à la mise en scène de l'excellent Zeljko Yvanek, perdu sur un plateau de NBC.
    (5/10) (Adam)

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    Mardi 17.02

    Scrubs (8.09 My Absence - 8.10 My Comedy Show) Depuis quelques temps, plus personne ne rit au Sacred Heart, et ça empire de semaine en semaine. JD et Turk ne font que se caricaturer, et chaque vanne tombe à plat, malheureusement. Elliott et Compagnie ne semblent être que les pantins caricaturaux d'un show relancé pour une ultime saison fatale, et c'est bien triste de voir des personnages qu'ont a suivis depuis 7 ans devenir aussi pathétiques. Seul Denise, par ses répliques assassines, et quelques internes (Jimmy, Sunny...), par leurs caractères originaux, remontent un peu l'intérêt du show. Mais c'est bien peu, et on en vient à attendre désespérément l'annonce de la mort clinique de cette série qui avait su nous transporter par le passé.
    (3.5/10) (Tibo qui aime bof Scrubs, qui a bon goût)


    Nip/Tuck (5.20 Budi Sabri)
    Une anesthésiste méga-hot, un patient méga-trash, et une méga mauvaise nouvelle. Tel est le sommaire de ce nouvel épisode de Nip/Tuck, dans la lignée de ces deux dernières saisons : ô surenchère, quand tu nous tiens.
    Ce qui donne à nos deux chirurgiens préférés bien du fil à retorde ! A notre droite, nous avons un Christian Troy désespéré par ce qu'il vient d'apprendre, aux prises avec une Kimber toujours plus exigeante, et aux prises avec une relation, pour le moins conflictuelle mais qui s'arrange un peu au court de l'épisode (mais ce n'est pas encore ça) avec une Liz plus déroutante que jamais. Le personnage de Christian gagne alors en humanité, au fur et à mesure qu'il essaie de gérer ces crises. Il en devient même touchant :on ne l'a que rarement vu si seul et si désemparé. Mais la magie Nip/Tuck est là ! (sic). La mauvaise nouvelle le permet de se rapprocher de son cher associé et néanmoins ami Sean, que cette trainée (oups) de Kimber venait tout juste de réussir à éloigner, et lui permet même de renouer quelque peu avec Liz ! Comme quoi, quand tout va mal, tout ne va pas si mal (dans le monde rêvé de Nip/Tuck, qui sauté le requin depuis bien longtemps).
    A notre gauche, nous avons un Sean MacNamara en pleine crise de la cinquantaine (au moins, non ?), qui tente de prouver à cette succube de Teddy (vous savez, l'anesthésiste méga-hot) qu'il n'est pas si vieux jeu, qu'il n'est pas si vieux tout court, qu'il peut se lâcher, et même survivre à un Bad Trip (parce que oui, qui dit surenchère, dit on se permet de faire des scènes super méga glauques sur les méchantes personnes qui prennent de la drogue). Non qu'il ne soit guidé que par, disons, ses parties inférieurs, mais on en est pas loin. Bon, qui ne le serait pas, elle si sexy, si sulfureuse, si....différente de Julia, finalement. Il lutte aussi parce que bon, son meilleur ami a quand même une moralité douteuse (cf. l'affaire Kimber) mais il a besoin de soutien. On sent une évolution du personnage bien laborieuse, mais bon, qui mieux qu'une femme peut faire changer un homme ?
    Et puis, comme toujours, il y a le patient, espèce de prétexte à toutes sortes de choses dans chaque épisode. Ici, c'est un pauvre jeune homme complètement déformé par méchant virus (ça existe vraiment ce truc !?), plein d'espoir d'avoir une vie meilleure grâce à notre duo de choc (un peu le leitmotiv de la série). Malheureusement pour lui, Nip/Tuck n'est pas non plus complètement un compte de fées. Et comme toujours, il va servir à faire comprendre quelque chose à quelqu'un de l'équipe, et c'est aujourd'hui notre cher Christian qui profitera de cette belle leçon de vie (so clichée).
    Au final, ne vous méprenez pas, j'ai bien profité de cet épisode, pour le moins divertissant à défaut d'être intellectuel. Malgré les, disons, virages scénaristiques de plus en plus bancals, cet épisode possède cette touche esthétique et ce goût dans la mise en scène propre à (presque) tous les épisodes de cette série. Du beau, du trash, du cul, et un peu d'humanité, les scénaristes de cette semaine on suivit à la lettre la recette Nip/Tuck.
    (8/10) (JB qui a un peu laissé parler son cœur dans cette review plus complète que le Coran)

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    Mercredi 18.02

    Damages (2.06 A Pretty Girl in a Leotard) Katie, ex-belle-soeur d'Ellen is back, on est un peu content parce que Katie, loin des clichés, est une personnalité haute en couleurs dans un Damages marqué par des personnages volontairement et cyniquement ternes. La réintroduction de ce specimen rare en terre hostile permet un retour vers les éléments scénaristiques de première saison, et notamment l'identification de l'agresseur présumé de Katie. Patty Hewes et Claire Maddow ouvrent enfin le bal, ces deux femmes de pouvoir se vouent une lutte psychologique et judiciaire sans merci, leur affrontement promet d'être aussi intense que le postulat de la série, une réjouissance de plus à compter, un probable atout majeur de la série.
    Avec cet épisode, la série est à mi-parcours de saison, idéal pour distiller encore plus les amorces de révélations, ce qui n'est pas le point fort de la série finalement. Les révélations ne sont qu'un prétexte, un point mineur, la série se démarque davantage par sa capacité à captiver avec des scènes frappantes et son ambiance électrisante.
    (8.5/10) (Adam)


    Old Christine (4.16 Honey, I Ran Over the Kid)
    Old Christine fait partie de ce genre de sitcoms qui séduisent sur le long terme, à force d'interprétations fortes de personnages marginaux. A l'image de Julia-Louis Dreyfus qui enchaîne les répliques corrosives et bien senties avec tact. Avec un épisode aussi excellent que les précédents, dans lequel Barb, Christine et Matthew sont au top de leur forme et procurent à la série cette touche d'intelligence et de dynamisme, Old Christine peut se vanter d'avoir une quatrième saison constante de qualité, à rendre ridicule toutes les autres saisons actuelles des comédies du paysage US.
    (9/10) (Adam qui n'exagère pas tant que ça, parce qu'Old Christine est drôle)


    Lost (5.06 316)

    - Après le chaotique mais génial This Place Is Death, Lost se permet un deuxième grand épisode consécutif, un peu comme avec The Brig et The Man Behind the Curtain en saison 3. Pourtant on n'a quasiment jamais aussi peu vu l'action sur l'île : c'est - en flash-back - l'histoire du vol Ajira 316, celui du retour des Oceanic 6, et c'est le luxe pour les scénaristes de réécrire le pilote de la série en format large, et en plus intimiste. Inattendu, lent et finalement captivant (et réalisé par Stephen Williams le Grand), 316 est l'un des épisodes qui auront le mieux transmis la mélancolie post-815 des Oceanic 6. En plus de ça, c'est un Jack-centric intéressant, comme ils le sont devenus depuis Through the Looking-Glass. Après avoir été relégué au second plan, manipulé par Ben, il reprend de l'ampleur, et entreprend enfin son voyage initiatique : suivre John Locke, la voix de la foi.
    Les autres personnages ne sont pas tous aussi conciliants, ce qui permet de préserver en général  de préserver leur crédibilité : Hurley et sa conscience, Sayid et sa méfiance... seule l'attitude floue de Kate semble surtout arranger les scénaristes. Et puis si cet épisode amène (saison 5 oblige) son lot de réponses, les nouvelles questions prennent place dans un puzzle de plus en plus passionnant et complexe.
    (8.5/10) (Zurabinho qui sait de quoi il parle)

    - Cette semaine Lost a dépassé tout ce qu'on pouvait imaginer. On s'impatientait la semaine dernière de voir les oceanic 6 enfin repartir sur l'île, mais alors le faire aussi vite et dans une telle incompréhension, on en demandait pas tant ! Nan c'est vrai quoi, on sait pas trop comment Sayid a fini là, pourquoi Hurley est sorti de prison et surtout où est Aaron. Des questions sans réponses qui en trouveront, je l'espère, dans les épisodes à venir. Alors on accorde à la série le bénéfice du doute.
    Pour ce qui est de l'épisode en lui-même je crois qu'on peut compter et calculer à la fin on en reviendra au même résultat : pas une seule scène sans Jack dans l'épisode. Le pire c'est que ça marche, oui le personnage n'est absolument pas figé dans une caricature de lui-même ou dans un héroïsme à deux balles qui nous avait plombé une saison 2. Matthew Fox est absolument génial dans son jeu et c'est tant mieux pour tout le monde et surtout moi (oui il faut avouer qu'il a de jolie profil le Matthew).
    On est plongé dans l'univers de la série et quand bien même on est très peu sur l'île on sent qu'on est bien dans une partie de Lost et que cet épisode est plus important que tous les autres. Ce segment entraine avec lui sa part de mystère et c'est bien la recette miracle de la série depuis 5 saisons pour maintenir l'intérêt de ses telespectateurs, et puisque it works, then ... why not ?

    (9/10) (M., le lostien par référence, le Greysien par intermittence)

     

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    Jeudi 19.02

    Grey's Anatomy (5.16 An Honest Mistake) Miranda est allé chez le coiffeur. Ou dans de ces magasins afro, qui font des perruques avec du crin de cheval. Et c'était plutôt le moment hilarant de l'épisode, ex-aequo avec la bagarre entre Derek et Mark, out of the blue.
    La patiente enceinte avec la voix drôle est un peu la patiente la plus incruste de toute l'histoire de Grey's Anatomy, et c'était chouette, la série a su gérer cette histoire avec plus de tact qu'à l'accoutumée (elle meurt, donc forcément). La maladie d'Izzie est de plus en plus manifeste : la storyline traîne en longueur mais le personnage d'Izzie regagne un peu d'intérêt. Tout comme le duo Addison/Derek qui s'est conclu sur un affrontement de taille, scalpel à la main, celui qui cut de la peau en premier a gagné. Intense.
    (6.5/10) (Adam)


    Kath & Kim (1.14 Competition)
    Comment disserter sur le néant ? Tel est le problème philosophique auquel doit se confronter tout critique de Kath & Kim (saluons au passage la constance d'Adam à relever chaque semaine ce défi kafkaïen). Même si on peut unanimement reconnaître que Kath & Kim ne sont pas les héritières de Twin Peaks, on bouderait moins ce guilty-pleasure de série avec un peu plus de rigueur dans l'écriture, histoire de remédier à de nombreuses failles narratives.
    Le fil conducteur, once and again consacré à Phil, paraissait prometteur (comment se dépêtrer du cauchemar absurde de l'administration), mais c'était sans compter d'une part sur l'over-chiantitude du personnage, campant son éternel rôle de Mr Loyalty, aussi exaltant et subversif que la perspective d'une verveine-camomille un mardi soir devant Arlette Chabot, et d'autre part sur la propension de la série à user et abuser de sempiternels clichés, ici sur l'insurmontable formalisme du monde administratif. Soit, passe encore. Mais ce qu'il y a d'intolérablement révoltant, surtout, c'est cet empiètement sur le temps de présence de nos funky et chamarrées héroïnes, se partageant un misérable lambeau d'intrigue, qui s'annonçait pourtant délicieusement absurde : les retrouvailles du géniteur de Kim sur fond de compét' de roller derby. On assiste donc, avec impuissance, au sabotage d'un épisode recélant un potentiel de pouffiasserie jouissif, où Kim, notre pétasse lymphatique préférée, n'est vouée qu'à être la caution bitchy, à coup de renfrognements et de caprices immatures.
    Du coup, l'épisode laisse aussi en friche quelques pistes qui auraient mérité d'être exploitées : ce que ressent Kim à l'égard de son père, l'hostilité de Kath envers son ex-mari. Mais plutôt que de céder à quelque approfondissement psychologique, à tenter de faire évoluer ses personnages, la série préfère s'acharner, laborieusement, sur la recherche du bon mot, à coup d' « ipso fatso », de « Justine Timberskate », et de « we're not taking a vote Craig, this is a democracy », qui peinent à faire sourire.
    Bref, humour poussif et facilités narratives donnent à cet épisode un caractère guignolesque, qui déçoit nos attentes en terme d'insolence bitchy, ce à quoi la série semblait pourtant promise. Ne reste que le jeu toujours survolté et jubilatoire de Molly Shannon, Miss Kath Day, alias Destruction Day, pour tenter de sauver la mise.
    (3/10) (L'Emperruqué qui a relevé les bonnes répliques de l'épisode)


    Burn Notice (2.15 Truth and Reconciliation)
    Pour suivre le fil rouge de Burn Notice, il suffirait de regarder les cinq premières et dernières minutes de chaque épisode. Et même si Burn Notice, c'est le formula show le moins repoussant, il va falloir un moment ou un autre nous donner de quoi revenir. Pour le reste, rien de plus fatiguant de se rendre compte que les vingt minutes de laborieux complotages contre Jean Pierre se sont résolut en un bête kidnapping. Quelques certitudes : Fiona ne pourra jamais se faire passer pour une française, Michael est vraiment très très cool, et Burn Notice n'est jamais ennuyant.
    (7/10) (Charlie qui est un peu le seul au monde à regarder Burn Notice et qui devrait recevoir un prix pour cette cause)

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    Private Practice (2.16 Ex-Life)
    Dans cet épisode, on retrouve l'hopital de Seattle mais sans Meredith, Izzie, Alex et Christina, l'épisode vient conclure l'opération du frère d'Addison, qui s'en sort. On comprend aussi pourquoi Sam fait des crises d'allergies et c'est pas la faute de Noami. Pour le reste, on retrouve les habitués d'Oceanside avec une histoire très intéressante. Une jeune femme récemment mère qui ne dort plus, Violet lui vient en aide. Pete se demande s'il n'est pas le père du bébé de Violet, on reste sur notre faim. Un très bon épisode.
    (8/10) (Doug qui aime Private Practice et qui l'assume plutôt bien)


    Skins (3.05 Freddie)
    - Episode centré sur Freddie. Et que dire si ce n'est... Pauvre Freddie. Affublé d'une famille engouffrée dans l'univers de la télé réalité (univers bien trop caricatural à mon goût ). Trahi par son « meilleur ami », L'Imblairable Cook qui devient pour le coup le gros méchant de la série avec le sourire machiavélique qui va avec. Mais également envoûté par la vénéneuse (ou Sal**e ça dépend du point de vue :p ) Effy, avec qui il alterne des moment tendres (et aquatiques ) et cruels... Très bon épisode mine de rien, où l'on rit... pas. On se sent très vite attaché à ce petit skater. Dommage qu'on ne parle que d'Effy/Cook/Freddie, Emily me manque et j'aurai bien aimé voir la suite de la relation Pandora/Thomas . Mais il permet ENFIN d'avancer le schmilblick et de créer de véritable tensions, les même tensions que j'attendais de voir au 3x02...
    (8/10) (Keepo, mon copain skinsien qui aime autant Emily que moi)

    - C'est sûrement l'épisode qui ressemble le plus au Skins de la première saison.  Le Skins que j'aime, vraiment. Mais il manquait quelque chose pour le rendre vraiment bon, du moins aussi bon que le quatrième. Un développement un peu plus nuancé du personnage de Freddie ? Peut-être. Un Cook un peu moins caricatural et donc plus appréciable ? Peut-être. Ou alors tout simplement Sid et Cassie se baladant dans Bristol en arrière-plan ? Sûrement.
    (6,5/10) (Red qui a entièrement raison)

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    Vendredi 20.02

    Dollhouse (1.02 The Target) Commençant avec une alarme digne du System Failure de Lost, The Target avance dans la mythologie, et en dévoile un peu sur le grand méchant du début de la série (donc de l'ensemble : avec à peine 4 millions de téléspectateurs, ça n'ira pas très loin comme prévu). Dollhouse en garde quand même pas mal sous le pied, et cet épisode est plus rythmé que le précédent, même si certains trucs scénaristiques sentent le déjà-vu. Le thème qui semble ressortir le plus de la série en tout cas est celui de la perfection et de l'humanité, ce qui se confirme ici : la femme (Caroline ?) qu'était Echo avant semble être au coeur des intrigues d'Alpha et de l'agent Ballard. La poupée révélant petit à petit une personne semble être le fil rouge un peu prévisible, en espérant que l'univers assez original de la série nous réserve encore beaucoup de surprises, autant que dans cet épisode. Tout en restant mystérieux.
    (7/10) (Zurabinho qui me semble plutôt conciliant avec la dernière « œuvre » de Whedon)

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  • Adam casse la télé # Semaine n°19

    En aparté.

    Echéance-échéance. Je remercie les quelques e-visiteurs qui ont déjà fait l'effort de m'envoyer des reviews d'épisodes. Mais c'est qu'il reste encore beaucoup de séries de cette semaine à traiter et j'espère que la future note "Les e-visiteurs cassent la télé" comportera le plus de monde possible. On est un peu tous une grande famille, que diable.

     

     

    Cette semaine, Adam a eu une envie folle de séries. Incontrôlable et pernicieuse : une envie de s’injecter des séries par intraveineuse. Mais Adam a du composer avec sa frustration et se satisfaire de Fringe. A défaut d’avoir True Blood.

    Heureusement, Adam is full of ressources, du coup il a enchaîné les soirées cinéma (cinq en trois jours) pour oublier que sa vie sociale était devenue, grâce à sa passion sériephile et son travail journalistique, un champ de mine après passage de tracteurs calibrés.

     

    Ainsi, Adam lance un appel d’offre publique : qui veut devenir son ami ? Adam est un peu perdu en ce moment. Logique, Gossip Girl ne reviendra pas à l’écran avant mars. Autrement dit, une éternité lente et douloureuse. Adam a envie de rouspéter, crier au scandale, faire appel à CJ pour qu’elle plaide sa cause devant le tribunal fédéral compétent en la matière.

    Mais comme le Dieu des Séries existe (pas Aaron, l’autre), Adam a noyé son chagrin devant Tara et les Flights, ses trois nouveaux meilleurs amis.

     

    Bonne semaine.

     

     

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    Dimanche 08.02

     

     

    Flight of the Conchords (2.04 Murray Takes it To the Next Level) Je l’ai dit plus haut, les Flights sont devenus mes meilleurs amis, un peu. Ne pas voir Flight of the Conchords chaque semaine, c’est comme se tuer un peu. Et mon ami Zurabinho avait raison : cette série est la comédie la plus drôle d’HBO depuis longtemps. Zurabinho a bon goût sauf quand il cause Easy Money.

    Un épisode sur l’amitié avec les Flights qui chantonnent l’art du lien amical, c’est presque aussi mieux qu’une saison entière de Friends.

    (8/10)

     

     

    The United States of Tara (1.04 Inspiration) Cette semaine, un épisode exclusivement dédié à Tara, c’est là qu’on réalise que ses transformations sont quelque chose de très attendu. Et pourtant ce n’est pas forcément les personnalités secondaires de l’héroïne qui servent cette dramédie, au contraire. Au lieu d’en faire un freak show un peu superficiel, les auteurs préfèrent exploiter la personnalité (enfouie) de notre personnage principale, quitte à négliger ses alters, notamment T., qui n’est apparu que le temps de deux scènes depuis le commencement de la série. Les enfants de Tara continuent en revanche d’évoluer, Kate est plus mature qu’elle n’y paraît et son jeu est impeccable, quant à Marshall dont l’homosexualité ne fait plus aucun doute (et ne fait pas jaser dans cette famille très soudée), il tente de s’intégrer et d’approcher un garçon, avec le soutien de sa famille. Le résultat continue d’être surprenant et assez fin.

    (8.5/10)

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    Desperate Housewives (5.14 Mama Spent the Money When She Had None) Cet épisode a laissé une impression de déjà-vu, la thématique de l’argent-toujours-l’argent faisait redite dans la banlieue de Wisteria Lane : les housewives ayant déjà été confrontées à ce problème. En plus, Friends avait déjà consacré un épisode symbolique voire imbattable sur ce sujet (et The Big Bang Theory dernièrement), difficile de faire mieux, surtout avec la subtilité éléphantesque caractéristique de Desperate Housewives. Et moi aussi, je préfère la Gabrielle pauvre et moche. Je préfère aussi l’ancienne Bree bordeline et cruelle. Et cette histoire de collier à voler, d’école trop chère pour Susan la pauvrette, a franchi un cap dans la médiocrité du cliché facile.

    (6/10)

     

     

     

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    Lundi 09.02

     

     

    Heroes (3.15 Trust and Blood) De la confiance et du sang : Tim Kring se la pète grave, c’est dingue ! Mais les héros sont tous réunis, ça évite la multiplication de petites histoires isolées toupourries. Du coup, on n’a plus qu’une grande histoire toupourrie, dans laquelle on se débarrasse des héros-boulets (bybye Daphné, tu auras été une bonne maîtresse pour le gros Matt), une bonne chose. Thanx Tim.

    (6/10)

     

    The Big Bang Theory (2.15 The Maternal Capacitance) L’épisode nous fait découvrir la mère de Leonard, une scientifique-neuropsychiatre aussi allumée et marginale que Sheldon, une copie conforme presque. Grâce à une écriture toujours aussi incisive, ce duo improvisé a réussi le pari d’amuser sans assommer, et les dommages collatéraux qu’ils ont malencontreusement entraînés (la dépression alcoolique de Penny et Leonard) ont été tout autant drôles et farfelus.
    (8.5/10)

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    Mardi 10.02

     

     

    Fringe (1.14 Ability) Le mystère du jour : un problème de peau, un problème de peau si envahissant que même Biactol serait inefficace. En tout cas, les scènes demeurent impressionnantes (pauvre marchand de journaux) mais les résolutions laissent toujours à désirer. Après coup, j’en reviens toujours à ce constat : je n’ai pas compris la fin de l’épisode et la résolution de l’énigme (si quelqu’un aurait l’amabilité de m’éclairer).
    Alors soit Fringe est finalement plus subtile qu’elle n’y paraît (et dans ce cas, je m’ouvre les veines) soit je suis foncièrement stupide (et dans ce cas, je m’ouvre les veines aussi parce que c’est de Fringe dont il s’agit), j’hésite. Mais cette nouvelle phase de la série « Olivia, plus qu’un agent du FBI, un prophète divin qui sait éteindre les ampoules » m’a bien plu, c’était pas trop ampoulé. AHAH.

    (6.5/10)

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    Mercredi 11.02

     

     

    Damages (2.05 I Agree, It Was Not Funny) Un épisode réalisé par Tata Donovan, ça avait de quoi … laisser de marbre. Les acteurs qui s’improvisent réalisateurs pour les séries dans lesquelles ils jouent, c’est juste insupportable.

    Ellen est toujours plus fabuleuse et rayonnante, la scène dans l’appartement de Patty a su montrer tout le talent de jeu de Rose Byrne, au bord des larmes, traumatisée par son agression de l’an passé. Beaucoup de révélations au cours de l’épisode, de nouveaux mystères aussi. Patty doute sur Ellen qui le comprend : la  confrontation est plus ironique, plus fourbe, chacune usant de stratégies toujours plus novatrices pour brouiller les pistes.

    Aussi, on découvre la véritable personnalité du nouveau mec d’Ellen qui devient par conséquent la fille la plus maudite de l’histoire des séries. On découvre aussi qui a réellement instigué l’agression/meurtre prémédité échoué d’Ellen et pour qui il travaille. Pour l’arc Purcell, même coup de théâtre, le flashback nous donne de gros indices sur ce qui s’est réellement passé le soir du meurtre de la femme de Daniel. L’épisode fait avancer les choses de manière considérable, le tout finement bien écrit, avec un suspense, à couper au couteau.

    (9/10)

     

     

    Lost (5.05 The Place is Death) Jin s’est fait de nouveaux amis, à l’occasion, on apprend qu’il est vivant. Chic. Sun va donc calmer ses ardeurs et faire ami-ami avec Ben, le nouveau prophète. Les nouveaux lostiens, l’équipe de Rousseau, sont français (enfin, essaient de l’être), ils sont affublés de prénoms français les plus clichés qui soient, comme dans toute série américaine qui se respecte. Leur moment de gloire a eu son petit effet, le moment où ils s’entretuent, aussi.

    La série use et abuse des sauts temporels, du coup on est un peu perdu, nageant dans une mare de sang, surtout celle de Charlotte qui en vient à passer l’arme à gauche à force d’hémorragies et faute de coton (Lost, une apologie de la société de consommation, un peu). Mais comme la série réussit de plus en plus à concilier ses deux nouveaux univers (jungle, rue) et à faire des scènes toujours plus intéressantes, on pardonne.

    L’épisode regorge d’informations, le spectateur aurait presque envie de prendre un calepin, noter les dernières news, faire des flèches et griffonner des théorèmes en latin.

    (9/10)

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    The New Adventures of Old Christine (4.15 Reckless Abandonment) J’ai failli m’étouffer avec un biscuit-dinosaure tellement l’épisode était délicieux (pas autant qu’un biscuit-dinosaure). On mise un maximum sur la personnalité marginale de Christine, qui excelle de bout en bout, avec son besoin de dépendance, sa relation avec on frère, ses airs abattus, son innocente colère ou … ses envies pressantes. Hilarant, d’un bout à l’autre (beaucoup de bouts dans cette critique pas constructive, c'est de la faute du biscuit-dinosaure).

    (9/10)

     

     

     

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    Jeudi 12.02

     

     

    Skins (3.04 Pandora) Panda-Poo ! Vous savez quoi ? Le simple fait que ce soit Pandora à l’honneur dans cet épisode était garant d’une certaine excellence et cela n’a pas manqué ! Skins is back, enfin un peu back, selon moi. Même Cook n’était pas exaspérant, vous imaginez ? Il était même plutôt regardable, pas autant que le nouveau couple lesbien tromignon Emily/Naomi, pas autant que la peste attitude amusante de Katie et Effy, pas autant que la funkytude de la mère de Pandora et de Pandora elle-même, pas autant que la sincérité bouleversante d’une Effy enfin révélée, pas autant que tout ça, non, mais PRESQUE.

    (10/10, pour le principe, pour le « OMFG la série revient, de loin mais elle est revenue ! »)

     

     

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    Grey’s Anatomy (5.15 Before and After) Le cross-over tant attendu (gros LOL) des deux séries les plus intéressantes d’ABC (gros LOL). Un « 2-hour event » sauce Private Practice qui risquait de plomber à jamais l’ambiance nouvellement fun et sympa de Grey’s Anatomy depuis quelques épisodes. Mais finalement, le mélange des genres (un genre guilty pleasure ajouté à un genre désastreux) s’est plutôt bien opéré. On essaie de rendre sympathiques les personnages de Private Practice et de rendre toujours plus radieuse notre Addison qui pour le coup, manque vachement au Seattle Grace. L’histoire-prétexte au cross-over est cependant bidonesque : le frère d’Addie, souffrant de lombrics dans le cerveau, inopérable selon Shephard. Mais Addison croit au pouvoir divin de Derek, qui alors s’exécute et réussit à le sauver. Et tout le monde est content. Aie, ma tête.
    Mais le reste était chouette : Sadie est en mauvaise posture, Christine et Meredith re-complotent gentiment, Izzie reste toujours à l’Ouest mais bizarrement, ça passe, et Addison, encore et toujours.

    (8/10)

     

     

    Kath & Kim (1.13 Celebrity) Après les idoles, les célébrités, l’imagination des auteurs laissent à désirer. Dieu soit loué, on est devant Kath & Kim, notre niveau d’exigences est au plus bas. Kim se met à travailler, elle dirige toute l’équipe avec une main de fer, ce qui ne manque pas d’attrait. Kath se met à la comédie, grâce à la célébrité du coin. Pour se faire, elle renoue avec son psy qui se veut aussi coach scénique et vocal. On espérait un « I dunno Kath, is it ? » mais en vain. Mais le personnage est toujours aussi atypique et original, il faut absolument qu’il intègre le casting. Kath est fidèle à elle-même, hilarante dans son hystérie et sa manière de concevoir les choses, elle sait aussi se montrer touchante. Un bon épisode de sitcom cheap et tendancieuse.

    (8/10)

     

     

    30 Rock (St Valentine’s Day) Salma en pieuse poussive, Liz en fille maudite de rencard laborieux et Kenneth en groom timide. C’était DROLE. (C’est tout.)

    (9/10)

     

     

    The Office (Lecture Circuit Part II) On reprend là où on les avait laissés. Kelly à sa fête d’anniversaire, la fête d’anniversaire la plus (lame) drôle et originale qui soit (Dwight est une teigne sans nom, Kelly une cruche sans cervelle, vive Dwight et Kelly). Michael et Pam à la présentation, la présentation la plus (lame) drôle et originale qui soit : voir Pam qui imite Michael qui imite Forrest Gump, c’est un grand moment. Angela s’est achetée un nouveau chat, aussi. Princess Lady, à 7000 dollars. Du coup, elle les fait surveiller par caméra. On appuie sur le côté fétichiste d’Angela, qui en vient quand même à lécher elle-même les poils de son chat. C’était bête, petit, simple, mais diablement jubilatoire, The Office nous rend carrément affligeant de cruauté et ça fait du bien.

    (10/10)

     

     

     

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    Vendredi 13.02

     

     

    Dollhouse (1.01 Ghost – Series Premiere) L’évènement du mois pour certains, l’évènement de l’année pour les sériesphiles accro à Whedon ou Dushku. Pour ne rien vous cacher, j’aime assez Eliza Dushku (même si je dois m’y prendre à deux fois pour orthographier son nom correctement) : j’ai suivi le guilty pleasure Tru Calling avec un certain plaisir et j’ai toujours été fan du personnage de Faith qu’elle incarnait dans BTVS.

    Dollhouse avait de quoi plaire : les retrouvailles de ces grands noms de la télé, un titre sympa (La Maison des Poupées, on dirait du Claire Castillon), un sujet plus ou moins fantasy accrocheur. Mais déception, oui, un peu.

    Sans être estampillé Whedon, j’ai du mal à croire que la série aurait autant d’intérêt, du coup, devant cet épisode on ne fait qu’espérer une amélioration alors que d’ordinaire, on aurait mis le pilot à la poubelle depuis longtemps.

    Le problème de l’épisode, c’est son manque de contenu. Les dialogues sonnent assez faux pour le moment. La réalisation est trop sage, plutôt étriquée. Les décors ne sont pas assez élaborés, on dirait du Chuck, quasi. Et l’histoire de l’épisode (qui laisse penser que la série sera un formula, passez moi une corde) était banale, un prétexte scénaristique pour illustrer les missions caméléons d’Echo. Une sorte de Sydney Bristow robotisée et télécommandée qui elle, en fait, s’en sort plutôt bien. On ne voit ni Faith ni Tru dans l’épisode mais bien Eliza qui essaie de se dépatouiller comme elle peut, avec ses répliques de la mort et son histoire perso tarabiscotée. Mais la mythologie de la série semble avoir du potentiel, il faut y croire (et espérer que la FOX ne la sabre pas dans deux semaines).

    (6/10)

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    Friday Night Lights (3.13 Tomorrow Blues – Series Finale) Au début, pour cette critique, j’avais dans l’idée de mettre une suite de smileys triste, dépités, démoralisés, prêts à se pendre. Mais finalement, FNL vaut mieux que cet excès de tristesse mal géré.

    Après des semaines de déni, ce merveilleux series finale de Friday Night Lights est passé au crible, un soir où je me suis armé courage. Vindicatif voire quasiment viril, cette bravoure a été réduit à néant par des passages si bouleversants (Julie qui parle à Tami dans la voiture, Tyra qui plaide sa cause à l’université, Tyra qui ouvre sa lettre d’acceptation, dans un champ avec sa famille et Landry, Matt et sa grand-mère, Tami et Eric sur le stade, le soleil dans les yeux) que tu te surprends encore à frissonner et sourire béatement, trois ans après le series premiere.

    FNL n’est pas une série quelconque, c’est une œuvre qui a su réveiller les mentalités, qui a crée un nouveau genre de drame intimiste, qui a su composer avec le réalisme d’une ville américaine post-industrielle pour dégager des choses simples mais essentielles. A l’image de cet ultime épisode, aussi déchirant qu’innocent.

    (10/10)

     

     

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    En brayfe cette semaine, Adam continue de chantonner avec les Flights en enchaînant la causette avec sa copine, Tara. Adam a bien aimé Lost, Damages et 30 Rock. Mais pour finir en beauté, Adam a littéralement adoré Skins et The Office, pour le principe du retour aux sources bienfaiteur.

     

    Quant à vous, vos choix de la semaine ? Dollhouse, je suis sûr, bande de geeks ! (Adam sait qu’il ne devrait pas insulter ses e-visiteurs chéris mais Adam est une garce, un peu)

     

     

    M6 Evenement

    Pour la semaine n°20, Adam a dégoté une drôle de bonne idée. Adam aimerait que ses fidèles e-visiteurs (un peu les meilleurs de la planète virtuelle, faut le dire) composent avec lui plusieurs mini-critiques des épisodes de cette semaine. Même ceux qui sont avec Megan Smith ou Jack Bauer. Les petits textes sont à envoyer (au plus tard, dimanche 22.02) sur blabla-series@hotmail.fr. Adam vous remercie (Adam n'est pas (trop) une garce)

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  • The Big Bang Theory - Bilan - Critique - Saison 1

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    The Big Bang Theory, sitcom foncièrement traditionnelle, subtilement remise au goût du jour

     

    Comme chaque année, CBS aka le roi de la sitcom, introduit son lot de comédies classiques. Malgré un fond traditionnel et l’usage d’éléments phares constitutifs de la sitcom typique, The Big Bang Theory bénéficie d’un univers plus décalé et plus complet qui lui permet de se distinguer des autres shows traditionnels, de la Vieille Christine, Two and a Half Men à Rules of Engagement sur la même chaîne.


    Pour çà, The Big Bang Theory possède deux atouts de poids : Chuck Lorre, maître de l’humour-sitcom post-2000 avec son Two and a Half Men encore d’actualité, et Bill Prady, scénariste qui avait déjà fait ses preuves sur le terrain de la comédie dramatique de qualité (Gilmore Girls) ou de la bonne sitcom atypique (Dream On) et qui avait entre autres, réussi le pari Dharma & Greg pendant cinq années mémorables. Cette efficace collaboration permit ainsi un certain équilibre entre les atouts de la sitcom traditionnelle diantrement maîtrisés par Lorre et les éléments dramatisants d’une comédie à caméra unique, new-generation à la portée d’un Prady touche à tout.

     

    TBBT était donc une idée prometteuse, le genre de séries qui avait l’avantage de ne pas faire fuir les détracteurs de la sitcom en usant habilement d’un humour moins figé et en évitant les poncifs de la sitcom familiale autour d’une mère déjantée, d’un patriarche ronchon, d’enfants rebelles, surdoués ou marginaux. (Je ne vise ici aucune sitcom particulière, seulement la recette (à succès) d’une multitude de séries très connues.). Ainsi, grâce à un concept inspiré plus pragmatique et désinvolte, The Big Bang Theory avait la possibilité d’ouvrir la voie à une nouvelle sorte de sitcom : une sitcom moderne, plus réaliste, moins formatée, loin du genre télévisuel rigoriste et sermonneur de l’ère 90.

     

    The Big Bang Theory use et abuse des éléments de la sitcom, en commençant par sa mise en scène. Les thèmes sentimentaux, les dénouements narratifs, les procédés scénaristiques (le quiproquo en tête), les décors figés en papier mâché ou autres rires enregistrés en fond sonore sont aussi de la partie. Pour contrebalancer l’effet inévitablement figé voulu par ces ingrédients, The Big Bang Theory est placé sous le signe de la référence et de l’humour de nerd incollable, passionnant et passionné, histoire d’égayer et de moderniser un peu le tout.

     

     

    Culture geek et dépendances

     

    L’humour à la geek, c’est le trait majeur de la série, l’intérêt principal de cette comédie, l’ingrédient magique qui permet à la série de se singulariser et se différencier des autres nouvelles sitcoms. Personnifié par deux jeunes et inoffensifs physiciens, un duo attachant et pittoresque, cet humour geek tantôt intello, tantôt bêta, tantôt populaire renforce l’aspect contemporain de la sitcom.

     

    The Big Bang Theory n’est plus ni moins qu’une culture geek de premier choix. Passé maître dans le domaine du nerd, la série a su exposer les différentes caractéristiques du geek américain à travers plusieurs personnages. Leonard, scientifique et informaticien est le geek moyen, il réunit à lui seul les grosses caractéristiques geekies (look improbable, goût prononcé pour les jeux, la science-fiction, les hautes-technologies) mais, conscient de sa profonde nature, il essaie tant bien que mal de sortir de son rôle pour devenir plus lambda, ce qui ne manque pas d’intérêt. Sheldon est la version caricaturale, plus nerd que geek, il est le personnage le plus asocial, bourru et renfrogné de la bande. Rajnesh, quant à lui, est le geek le plus timoré, celui qui présente le plus grand dysfonctionnement social, le jeune homme étant incapable de communiquer avec les personnes du sexe opposé. Comme quoi, on peut faire une galerie de personnages avec pratiquement rien, du geek, du geek et du geek : on décline jusqu’au possible les traits du geek virtuose et tant pis si cela manque d’épaisseur.

     

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    Geek Power...



    Faut-il être un véritable geek-scientist pour apprécier l’humour de The Big Bang Theory ? On peut ne pas avoir élaborer une thèse sur Jane Austen, Jimmy Carter ou Kakfa pour apprécier Gilmore Girls. Comme elle, The Big Bang Theory est full of références, pour saisir la subtilité de celles-ci, la série sait parsemer entre quelques théorèmes mathématiques et problèmes (méta)physiques, des références populaires à la portée du geek-tout-le-monde : Battlestar Galactica, Star Trek, Lord of the Rings, le kinglon boggle, Survivor, on ne peut lui reprocher son étiquette clichée, la série se devait avant tout d’être accessible au grand public.

     

    Depuis quelques années, beaucoup de séries ont misé indirectement ou secondairement (Chuck, The IT Crowd, The Office) sur la personnalité du geek-type et ses passions mécaniques pour l’informatique, le jeu vidéo, la science, The Big Bang Theory quant à elle, consciente de l’aubaine commerciale de grande envergure provoqué par l’humour geek actuellement dans le vent en a fait son concept unique, sa seule et véritable bonne idée - et c’est là que le bas blesse.

     

    L’humour prend le dangereux virage de la caricature et la caricature est poussée à l’extrême, cela manque de nuance(s), l’humour supposé cinglant perd de son souffle en milieu de saison, une fois les personnages en place, le propos est répétitif, la série perd en intensité et c’est tout son concept qui en devient remis en cause. La faute peut-être à la nature figée du concept, un concept condamné d’avance qui nécessite un renouvellement pour la prochaine saison ou du moins, une once d’évolution.

     

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    et revanche du Nerd !

     

     

    Penny,  la girl next doordinaire, plus intéressante qu’elle n’y paraît ?

     

     

    Penny est la girl next door par excellence, symboliquement et littéralement. Voilà aussi un thème à la mode, The Big Bang Theory sait donc flairer les bons filons et les exploiter (pour mieux les affadir par la suite ?).

     

    Penny au prime abord, manque cruellement de charisme, la faute aussi à cette actrice peu attachante –Kaley Cuoco (mais qui a réussi à se faire une place bien à elle dans le monde sériel, reconnaissons-le). Serveuse et cruche de son état, elle devient le centre d’attention et des convoitises, sans briller par une intelligence flamboyante, elle permet toutefois et à plusieurs reprises de confronter la bande de geeks par son impertinence et sa lucidité quant aux règles sociales, aux interactions humaines…

     

    Ainsi, au-delà de l’humour sans nuance et de l’allusion peu subtile à la culture geek propres à TBBT, il est assez intéressant de voir –bien que portées à l’extrême, les différentes représentations de la société vu par cette jeune fille ordinaire et attractive, une vision en totale contradiction avec celle de ces génies scientifiques peu sociables et casaniers.

    La Penny ne manque finalement pas d’attrait, outre sa storyline amoureuse attendue avec  Leonard, Penny est un atout non négligeable à la série, son côté pimbêche impertinente et triviale permet de desamplifier l’effet balourd de l’humour geek de la série.

     

     

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    The Beauty and the Geek, tout un programme ... !

     

     

    En conclusion, The Big Bang Theory est une sitcom dans la tradition des sitcoms, comédie sur les nouvelles mœurs, avec un thème du geek en pleine expansion. Les personnages du show sont globalement réussis,  l’écriture bien ciselée est la force principale de la série mais attention toutefois à ne pas virer dans un humour grotesque et attendu (la saison 2 a totalement vité l'ecueil).

     

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  • Adam casse la télé # Semaine n°18

    Cette semaine, Adam avait du boulot. Du vrai boulot. Pour tout vous dire, Adam du travail est sur un gros dossier politico-culturel tout brûlant (le bout des doigts) et se prend (un peu) pour Erin Brokovitch. Mais sans les chemisiers flashy moulants et les insultes à la baba au rhum. Du jeu de piste, de l’interview-choc, du dossier secret, Adam pense exculpatory evidence, et ce grâce à Patty Hewes. Ou Gossip Girl, il sait plus vraiment. Finalement, les séries, ça peut aider dans un métier, même lorsqu’elles naissent d’un bourgeon pré-fâné, appelé CW.

    Pour cette semaine spéciale The Office, Adam repousse la diff’ de Trust Me et de Damages. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a aucun rapport de cause à effet entre The Office et Damages. Et parce que sa religion lui interdit ces programmes à cette époque de l’année.

    Cette semaine, Adam a également préféré discutailler avec Emily Loizeau (les joies du journalisme, Benny comprendra) qu’avec Megan Smith. Parce qu’Emily, elle est plus funky que Megan. Et aussi un peu moins pénible.

    Depuis quelques jours, Adam a également renoué avec sa passion de ses premières années bloguesques : la musique imposée en fond sonore. Adam a conscience que le principe est particulièrement pénible. Appelez-le diktat pour compenser. Ou homme de goût, c’est vous qui voyez. 

    Bonne semaine.

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    Dimanche 01.02


    The Office (5.13 Stress Relief) Un épisode format 40mn de The Office, je l’attendais depuis, pff, je sais pas, mais au moins depuis une semaine. La diffusion dominicale a aussi participé à ce sentiment d’impatience, depuis, pff, je sais, mais au moins depuis deux jours. Un épisode avec Jessica Alba en guest star (comprendre : une apparition d’une nano-seconde), je l’attendais depuis, pff, je sais pas, mais au moins depuis une heure.Mais l’impression de faire un épisode sur-mesure, afin de plaire à un maximum après ce SuperBowl massif à l’effet rassembleur a été trop présent et a dénaturé en quelque sorte la série, qui ici, a misé sur l’hystérie et l’excès de chacun des personnages. Résultat : une bouillie humaine, beaucoup de scènes pour rien, des sourires figés et des histoires à la fois grandiloquentes et overzetop. 
    (7/10) [un épisode décevant de The Office, c’est quand même 7/10, qu’on le veuille ou non]

     

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    Flight of the Conchords (2.03 The Tough Brets) Cette histoire de gang était assez indigeste, Flight of the Conchords n’étant jamais très subtil ni très talentueux dans le registre du rap ou du whatever urbain. Mais grâce à la chanson de fin (énormissime) et au personnage de Mel, toujours aussi loufoque et de plus en plus attachant, The Tough Brets était une réussite.
    (8/10)

     

    The United States of Tara (1.03 Work) L’épisode fait la part belle à Tara, la série maintient son niveau initial, et réussit à émouvoir parce que bien plus drama que comedy, au fond. La série parle de solitude et de désarroi et se cache derrière l’humour pour distiller ce vrai message, Tara est incroyable. Les enfants de Tara ont également beaucoup de choses à dire, on commence à sortir du cliché de l’enfant rebelle et de l’enfant surdoué à part pour proposer de nouvelles choses intéressantes sur eux. On ne demande que la suite.
    (8.5/10)

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    Lundi 02.02


    How I Met Your Mother (4.14 The Possimpible) Comment ça, Robin, en danger ? Menacée d’expulsion ? (on a peur : sans Robin, la série n’est plus. Déjà qu’elle est “moins”). Avec cette histoire qui prend au tripes (gros LOL), la sitcom deviendrait-elle teintée de drama ? Impossible, comme ne dirait pas notre cher Barney qui commence à passer pour un con avec ces théories à deux francs. Impossible (bis), avec Hannigan, Segel et Radnor, tous trois incapables de jeu mesuré et profond, HIMYM est condamné à rester une sitcom potache et pas bien intéressante…
    (5/10)

     

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    Worst Week (1.14 The Sex) … alors que Worst Week, elle, a tout pour devenir une sitcom sympatoche et intéressante. De bons acteurs (Lenehan), des histoires qui s’assument et des mises en situation toujours nouvelles. Worst Week ne casse pas (non plus) la baraque (n’est pas Arrested Development, qui veut), mais au moins elle n’ennuie pas. 
    (7/10)


    Gossip Girl (2.17 Carnal Knowledge) La vengeance annoncée de Blair a eu l’effet d’un pétard mouillé ou presque. Blair qui s’était jurée de se venger sévèrement de Mrs Carr a eu recours à une idée de génie : monter une rumeur auprès de Gossip Girl. Original. On s’attendait à plus élaboré, plus machiavélique. On s’attendait aussi à ce que Serena monte au créneau, c’était quand même de son petit-ami dont il s‘agissait. Au lieu de ça, Serena plaide la cause de Blair auprès de Mrs Carr et en vient à trahir Lonely Boy. D’une cohérence folle cet épisode. 
    (5/10)


    Heroes (3.14 Clear and Present Danger) Tim Kring la joue sobre. Et bizarrement, la sobriété, ça paie dans le monde des super-héros aux pouvoirs qui résoudraient bien les petits tracas des vieilles ménagères (allumer une chaudière avec une main électrique).  Et du coup, cette nouvelle ambiance militaire, cette photo dérangeante, cet aspect « éradication, choix politique », c’est plutôt bien senti. Fini les « On doit sauver le monde Nathan, et je peux y arriver vu que je peux voler », on fait place «à « M****, on doit sauver notre peau maintenant ». On n’aurait pas cru à du Heroes. Forcément, c’était bien.
    (7/10) [un bon épisode d’Heroes, c’est pas plus de 7/10, faut pas charrier]


    The Big Bang Theory (2.14 The Financial Permeability) Le garcon qui joue l’ex-mec de Penny a des bras terrifiants. Sheldon nous rend toujours autant hilare, Penny nous plait de plus en plus, Leonard, Raj et Bidule se contentent, avec raison, d’être de bon sidekick disposant de bonnes répliques. Mais cette vision horrifique de ces bras bodybuildés veineux m’a quand même (un peu) traumatisé. 
    (8/10)

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    Mardi 03.02


    Fringe (1.13 The Transformation) On franchit un cap dans le niveau d’invraisemblance des scènes d’ouverture. La mise en scène est toujours maîtrisée et le suspense, hautement entretenu, mais la transformation de l’homme en incroyable bonhomme des neiges (ou ours à épines, ça dépend de votre vision des choses), il y a de quoi être perplexe. Au niveau de la résolution, pas eu de grande explication à se mettre sous la dent : Fringe manie avec brio l’art de la « vas-y que je t’embrouille ». Du coup, on ignore tout du pourquoi le monsieur est devenu l’incroyable bonhomme des neiges. En revanche, les (innombrables) scènes d’Olivia qui patauge dans l’eau avec des fils électriques sur la tête sans mourir foudroyé, ça, on a plutôt saisi.
    (6/10)

     

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    Mercredi 04.02


    Lost (5.04 The Little Prince) D’une intensité rare, cet épisode de Lost a commencé sur les chapeaux de roué et s’est fini en apothéose. Cette saison sera à la hauteur, je le sens.
    (9/10)

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    Jeudi 05.02


    Ugly Betty (3.13 Kissed Off) L’heure est grave, Adam quitte le navire de Mode. Après, plusieurs épisodes où strictement rien ne se passe, où la morale remplace le second degré, où les prestations hilarantes de Marc et Amanda se comptent sur les doigts d’une main après passage d’une mine antipersonnelle, la décision de rompre avec Betty s’est faite facilement et spontanément. A plus, la moche.
    (5/10) 


    Grey’s Anatomy (5.14 Beat Your Heart Out) Il reste alors Grey’s Anatomy qui a pourtant été des plus exaspérantes depuis deux ans, mais il faut bien qu’ABC ait aussi sa part du gâteau. Une part un peu fine pour un network un peu chiche en bons programmes. Sauf Grey’s Anatomy qui échappe à cette règle depuis deux épisodes. Miranda se découvre une passion pour la pédiatrie, les secrets sont au cœur des discussions du personnel, Arizona devient un nouveau médecin intéressant, la demande en mariage de Derek fait jaser, le couple Christina/Hunt est vraiment atypique et intéressant. L’annonce de la venue d’Addison d’un cross-over, donc) nous rend enthousiaste, la rousse la plus jolie du paysage d’ABC nous manquait.
    (7/10) 


    The Office (5.14 Lecture Circuit part I) Hilarant d’un bout à l’autre, cet épisode méritait une diffusion post-SuperBowl parce que bien plus ancré dans l’esprit de la série. On retrouve avec un plaisir non-dissimulé (pourlèchage de babines et rictus enfantins) Kelly (déléguée au rôle de figurante depuis quelque temps) qui enchaîne les âneries bien senties. Ainsi que Karen, la conclusion du triangle amoureux entre elle, Jim et Pam avait de quoi faire plaisir aux fans de la romance alambiquée. Michael est ici au sommet de sa maladresse, et nous rend à la fois hilare et consterné, rien de tel pour oublier l’humiliation un peu déplacée lors de l’épisode dernier. Un épisode symbolique de la série.
    (9/10)


    30 Rock (3.10 Generalissimo) 30 Rock a quand même un atout de taille dans sa besace de série gentillette : I want to go to there. Une réplique phare de Liz Lemon qui grimpe un peu plus dans la folie. Jon Hamm était une guest star de grande envergure, l’histoire pouvait difficilement être mieux élaborée. Salma Hayek a fait des efforts de son côté, son histoire devient intéressante mais avec Alec Baldwin en personnage de telenovela, la storyline avait déjà tout d’une réussite. 
    (8/10)


    Kath & Kim (1.12 Idols) Le concept paraissait faite pour la série, la fan-attitude, quoi de plus cheap et irrévérencieux dans ce bas-monde ? A la hauteur du concept (la réaction absolument mesurée de Kath), malgré une insistance déplacée des personnages de Craig et Phil par les auteurs, l’épisode s’en sort très bien, grâce aux prestations de Kim, grâce à la folie bien place de Kath.
    (7/10)


    Skins (3.03) L’épisode n’est pas du niveau désastreux du précédent, il en demeure une impression de sous-exploitation et de raccourcis simples, attendus, bêtes et méchants utilisés en permanence. Lorsque la série commence à s’affranchir de son ton revendicateur de cette saison (scènes premières, la rencontre entre Thomas, Effy et Pandora), elle en revient aux personnages pénibles et sans intérêt (Cook et Johnny White), quitte à faire fi de ses atouts loufoques et originaux, que représentent Pandora et Emily, ou même Thomas pour l’occase. 
    (6/10)


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    En brayfe, pour cette semaine spéciale The Office, The Office a renoué avec son ton dérangeant du début, Lost nous a fasciné, The United States of Tara et Fligh of the Conchords nous séduisent toujours autant par leur singularité. Et The Big Bang Theory reste une nouvelle valeur sûre de CBS. 

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  • Adam casse la télé # Semaine n°17 (du 25.01 au 01.02)

    Cette semaine, dégustation : les raisins de la colère. Colère des networks avant tout, qui n’ont programmé aucun de leurs programmes phares. On reprend doucement mais sûrement en janvier, sur ABC et compagnie. Alors rien de tel qu’une bonne séance rattrapage au menu gourmet de cette semaine.

    Quand il s’agit de Patty Hewes (Damages) ou Tami Taylor (Friday Night Lights), on crie Yaii. Quand il s’agit de Megan Smith (Privileged), on a plus envie de se casser les doigts un par un pour expulser la haine que l’on a à l’égard de cette actrice et ses sourcils de Satan.

    Mais comme les séries, c’est surtout la magie de Disney : concluons cette entrée en matière par Alice, la quatrième personnalité fantasque de Tara, la nouvelle héroïne de Showtime, plus apprêtée mais moins funky que Nancy Botwin.

     

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    Lost (5.01 Because You Left) Les survivants du crash ne sont plus vraiment perdus, serait-il envisageable de renommer la série ? Cette question de linguistique pure et simple me turlupine à chaque épisode. Je propose un « Found ». Ou un « Found but have to go back, stupid gringos ».

    J’avais songé aussi à un “Juliet just Love, season premiere ABC 8/9c” mais finalement, non. (il y aussi Sun et Kate, et un peu Hurley quand il ronronne du museau).

    L’épisode a crée une vraie continuité avec la fin de la saison 4, qui avait réussi avec ses flash forward initialement frustrants, a annoncé la nouvelle dimension de Lost, entre réalité urbaine et île maudite. Un divertissement à la hauteur pour ce retour.

    (7/10)

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    Lost (5.02 The Lie) Kate est une mère un peu névrosée, du genre à faire du babillage alors que son môme a douze ans ou quasi. Surtout que bon, Aaron, ce n’est pas vraiment son rejeton, elle pourrait très bien lui parler comme à une personne américaine civilisée. WTF. Mais la petite scène avec Sun était tellement mignonne (Kate a quand même versé une larme), qu’on lui pardonne ses enfantillages.

    L’épisode était un peu brouillon, mais il vaut le coup d’œil pour la scène d’Hurley qui explique l’histoire des survivants/de la série à sa mère. Avec un résumé pareil, difficile de ne pas se rendre compte de l’énormité de l’histoire. Au passage, il a oublié de mentionner le gros bouton.

    Cette fin « Then god help us all » est tellement typique de la série : mystique, ampoulée et creuse. A force, ces menaces apocalyptiques n’ont plus aucun effet et affadissent le show.

    (6/10)

     

     

    Damages (2.03 I Know Your Pig) Beaucoup mieux cette semaine ou alors mes exigences FXesques ont été vues à la baisse. Le personnage de Gay Harden est une femme au caractère bien trempé, ce qu’elle dégage est suffisamment mystérieux pour nous mettre en haleine. Renouer avec les éléments de première saison, notamment Katie ou l’avocat M. Nye, est aussi une très bonne chose.
    Mais le plus important dans cette saison est l’intrigue Purcell qui commence a s’étoffer et logiquement, à intéresser. L’histoire est un croisement entre une affaire à la Erin Brokovitch et une affaire familiale, étroitement liée à Patty Hewes.
    Comme Ellen, on tente de démêler le vrai du faux, comprendre les motivations de chacun et la vérité parmi les mensonges. Quelle phrase, on dirait du Guillaume Musso. En tout cas, la machine est lancée (là, on dirait du Marc Levy).

    (8.5/10)

     

    (Aurais-je une dent contre les diffusions du mercredi ?)

     

     

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    Dimanche  25.01

     

    Above Suspicion (1.01 Episode 1) Autant l’avouer, je n’ai regardé le pilot d’Above Suspicion que pour Kelly Reilly qui tient le rôle principal, et Ciaran Hinds, à la rigueur. Mais la mise en scène cheapest ever, l’ambiance so cliché de la série et l’intrigue en elle-même m’ont fait pousser quelques petits cris de désespoir du fond de mon lit. On se demande même si les histoires criminelles au Royaume-Uni ont quelque chose à voir, parfois, avec … la réalité.

    ITV, ce sera la Call Girl ou rien pour moi.

    (3/10)

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    Flight of the Conchords (2.01 A Good Opportunity) La comédie-vraiment-marrante d’HBO revient à l’antenne. Il faut préciser le genre, parce qu’avec HBO, les comédies sont plus dramatiques et désastreuses que vraiment-marrantes, à l’exception notable de The Comeback et Dream On. Ou le futur Eastbound & Down (gros LOL : le préair avait été apocalyptique de médiocrité).

    Après un abandon precipité en début de saison inaugurale, Flight of the Conchords avait signé une première saison hilarante et poétique et pouvait se vanter de faire partie des comedies-vraiment-marrantes de la chaîne à péages, connue pour ses comedies-pas-marrantes, Lucky Louie ou Curb Your Enthousiasm, par exemple.

    Avec ce season premiere stroduballon, Bret et Jemaine se lancent dans la creation de jingle publicitaire, incité par Murray, qui pousse la chansonnette comme Ewan McGregor dans Moulin Rouge. Et les voir déguiser en pâte-de-dentifrice-pour-femmes-seulement n’a pas été l’unique bon moment de l’épisode, c’est dire.

    (7/10)

     

     

    Big Love (3.02 Empire) Quand je disais que l’atout “polygamie” n’était pas le seul cheval de bataille de la série, l’épisode de cette semaine le prouve encore une fois. La scène de Nikki chez le docteur était bouleversante. L’épisode rend une fois de plus le personnage de Bill au paroxysme de l’antipathie, sa conception du marriage fait peur à voir et c’est sous cet angle que la série peut s’analyser en vraie critique des moeurs polygames affichées. Les enfants Henrickson sont de plus en plus à l’abandon, c’est assez révoltant mais cela sert bien la série. Toujours aussi fascinant en tout cas, la série ne connaît pas de relâche.

    (8/10)

     

     

    The United States of Tara (1.02 Aftermath) Alice, la quatrième personnalité cache de Tara, est révélée dans l’épisode. La construction de l’épisode ne se divise donc pas en quatre mini-parties dans lesquelles chacun des personnages de l’héroïne fait son spectacle, vu le format de la série, c’est aussi mieux.

    Cet épisode fait donc la part belle à Tara et Alice et se montre bien plus sobre que le pilot. Alice est un personnage très similaire au rôle que Toni Colette tenait dans The Hours. Sorte de ménagère des années 50, propre sur elle et à l’accent guindé, la mieux représentée de tous les personnages, la plus aboutie, celle que l’on avait plus en scène aussi.

    Si les multiples facettes de Tara sont archétypales voire foncièrement caricaturales, il demeure un certain réalisme dans le concept de la série, notamment grâce aux autres membres de la famille, qui ajoutent à l’ambiance de la série, une vraie teneur pragmatique. Cela participe au charme de la série qui ne se contente pas de jouer la carte de la métamorphose, pareil à Big Love qui ne se contente pas d’afficher son atout « polygamie » à tout va.

    (8/10)

     

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    Lundi 26.01

     

    Trust Me (1.01 Before and After) A venir.

     

    (sympa cette soirée séries, isn't it ?)

    (ai reçu de nombreux emails dans lesquels on me demandait où était passé les derniers HIMYM, Gossip Girl, Sarah Connor, The Big Bang Theory, la réponse : au repos. Ca arrive pour eux aussi, sisi.)

     

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    Mardi 27.01

     

    Fringe (1.12 The No-Brainer) Cette histoire était-elle clairement pompée sur Pulse ou un hommage bien senti à l’œuvre de The Ring ?

    L’épisode a pris un sacré coup de modernisation, la mise en scène est plus léchée, les plans plus recherchés, de la musique en fond sonore, un ton volontairement plus détaché et désinvolte, un arc semble se profiler. Et l’humour n’est plus l’apanage de l’unique Walter. Par touches subtilement distilléees, la série essaie de se sortir de son étiquette de série scientifique à formules figées. C’est une réussite.

    (7/10)

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    Privileged (1.01 All About Tough Love) JoAnna Garcia est la pire des actrices starlettes de la télévision. Comment j’ai pu l’adorer dans les épisodes du début ? J’ai envie de me marquer au fer rouge pour cette erreur de jugement si épouvantable.

    Elle qui pourrait si bien jouer fait tellement dans le surjeu, la grimace, le battement de cil, le ton gravissime qu’elle se grille à jamais. Elle et ses sourcils, je suis certain qu’elle pourrait ne pas en avoir qu’avec son visage en zigzag, on les verrait quand même. Insupportable, elle rend la série détestable, merci JoAnna (et c’est quoi ce prénom sérieusement ?).

    Pourtant, malgré le mélo de situation et la morale dégoulinante de bon sentiment du début, l’épisode ci regorgeait d’humour (suis-je le seul à remarquer que la série essaie de talk-talk comme Gilmore Girls ?), de tendresse bien placée et a produit une fin plutôt intéressante, un joli rebondissement qu’on n’avait pas vu venir.

    (6.5/10)

     

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    Mercredi 28.01

     

    Damages (2.04 They’ve Got Mr. Pibb !) La série décolle enfin. Au tiers de la saison, il était temps. Mais l’arc tient la route, les storylines secondaires, aussi. La paternité de Purcell est une intrigue bien gérée qui donne du relief à la série. Les flashbacks de dix ans donnent moins mal à la tête que les flash forward de l’an passé, c’est aussi l’occasion de voir Patty plus jeune. On comprend pourquoi elle a pris un sacré coup de vieux cette année. Pour le bien du script. Sacré FX. (vite, la suite : je veux voir des scenes de retrouvailles endiablées sur le ponton de Daniel et admirer Ellen dans ses chemisiers centrés).

    (8/10)

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    Lost (5.03 Jughead) Dans cet épisode excellent, il n’y a aucun personnage des début (et il y a Juliet, la combinaison était donc forcément excellente), à croire donc qu’ils auraient pu tous mourir sur l’île ou ailleurs, ça aurait été pareil.

    Même si Sun est sympa, ils n’ont pas trop manqué ces crétins. Hurley est en fuite, Kate aussi, Sayid aussi, Jack, ce sera pour bientôt. On trépigne d’impatience, ou pas. Le machiavélisme de Yeux Globuleux contribue beaucoup à la qualité de la série et là, on a comme l’impression de regarder une autre série, (il restait encore Sawyer et Lock, mais il faut dire que ces deux-là, ce sont des cas à part) et on se dit finalement qu’une septième saison avec seulement le jeune nouveau Charles Widmore et l’enfant de Penny (Charlie, un homage bien senti), c’est presque possible.

    Le principal dans l’épisode, c’est Desmond, qui est toujours aussi classieux. Penny et lui vivent leur histoire : cela fonctionne toujours autant entre eux, on a envie de les voir s’aimer pendant 40 minutes sans causer latin (langue officielle des Autres, on comprend pourquoi ils n’ont jamais pensé à jouer au backgammon. L’autre personage phare, c’est David, qui est plutôt sympa, c’est un Charlie en plus réfléchi et smart. Lui aussi, il aime une fille. Lui aussi, il aime une faible. Charlotte, qui pisse drôlement vite le sang. Va t-elle mourir ? Quelqu’un dans la tribune s’en soucie t-il ?

    (7/10)

     

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    Jeudi 29.01

     

    Skins (3.02) Pour plomber à jamais l’ambiance de la série, rien ne valait un ado hooligan de pacotille, esprit rebelle dépassé, à l’accent de routier irlandais et au visage tête à claques. Skins est devenu insupportable à l’œil nu, Cook est le personnage le plus agaçant, antipathique, odieux et répugnant que l’histoire sérielle ait porté. Et il a choisi cette série si initialement attachante pour rouler des mécaniques, roter et attraper tout ce qui bouge. L’épisode est le plus détestable de toute la série, en dehors de la monopolisation faite par le personnage de Cook, rien en dehors n’a relevé le niveau consternant de l’histoire principale (encore faudrait-il laisser la possibilité à Effy et Pandora de faire plus que danser langoureusement ou écarquiller des yeux)

    Des bagarres aux airs parodiques aux faux fous rires de ces jeunes imbuvables dont l’alchimie générale est plus que douteuse, l’épisode était pile l’opposé de l’esprit original de Skins : authentique et innovant. Formel et tristement banal, à l’image de Cook le plouc.

    (2/10)

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    En brayfe cette semaine, il fallait apprécier le retour en force et en intensité de Damages. En revanche, les séries anglaises n’ont plus la côte : Skins et Above Suspicion se sont révélés désastreusement médiocres. Ou comment regretter encore plus amèrement la disparition de Jal et Sid.

    La semaine prochaine, Trust Me à l’honneur sur le blog, cette série sur la publicité, souvent comparée à tort à Mad Men, aura droit à une critique sur-mesure. On continuera d’apprécier les programmes phares de ce début d’année : Big Love, Tara, Damages et Lost.

    Seriement, Adam.

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