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  • Adam casse la télé # Semaine n°16 (du 18.01 au 26.01)

     

    Non, Adam n’a pas été enrôlé par un escadron de la mort au Chili. Il n’a pas non plus mangé aux chandelles pendant plusieurs jours en suppliant le Dieu EDF. Je pourrais évoquer pour excuse Kate Winslet ou la cathédrale Notre-Dame mais vous n’êtes pas dupes, en bons juges sériels tout-puissants et intolérants que vous êtes. Alors, il plaide coupable, ce retard est simplement impardonnable. Adam regardera l’intégrale de Smallville pour tirer une bonne leçon de ses erreurs.

    (Cette manie de parler de soi à la troisième personne est-elle aussi exaspérante que le dernier épisode d’Ugly Betty ? A méditer)

    En attendant, retour sur cette bonne seizième semaine, riche en nouveautés.

     

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    Dimanche 18.01

     

    United States of Tara (1.01 Pilot) Avec une telle série (déjantée et séduisante), la grande Toni Colette (Muriel, The Hours) va enfin bénéficier de la reconnaissance qu’elle mérite. Parce que polyvalente, amusante et touchante, cette multi-Tara s’annonce très attachante. Vivo Diablo.

    (8.5/10)

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    Big Love (3.01 Block Party) Le simple revisionnage du générique est suffisant pour légitimer l’écriture d’une mini-review dithyrambique, über-ampoulée à propos de la série. Conscient de l’effet démesuré que me procure cette série, l’absence des trois fascinantes sister-wives pendant plus d’un an et demi s’étant faite douloureusement ressentir, procédons par ordre dans le choix des arguments « ce season premiere était très bon ». Le sentiment de reprendre pile là où la seconde saison s’était achevée a été plus qu’évident. Malgré tout, un an et demi d’attente, c’est sacrément long. Pourtant, la série a réussi à reprendre le fil des histoires des Henrickson (Nicky en paria, le casino, les commérages de voisinage) et en annoncer de nouvelles (le frère de Bill dans la rue, le cancer de Barb). Et le résultat est toujours aussi frappant, solide, riche et prenant. A l’image du jeu de Grace Zabriskie et de tous les autres.

    (9/10)

     

     

    Desperate Housewives (5.13 The Best Thing That Could Have Happened) Pour le 100e épisode de la série, les housewives se réunissent à l’occasion du décès de leur handyman de quartier, Eli Scruggs. L’homme nous est inconnu, mais la plus grande force de l’épisode est de rendre le personnage en une demi-heure attachant et sa mort émouvante. Malgré la panoplie de bons sentiments déployés, l’épisode s’est concentré sur le passé de chaque housewive avec fidélité. Le temps de 42 minutes, le spectateur a retrouvé les Van de Kamp, Young (Brenda Strong manque terriblement à la série) et autre Scavo en cloques. Chacune avec son tempérament, sa personnalité et son fardeau. En hommage, il était difficile de faire mieux que cet épisode, qui a réussi à capturer l’esprit original de la série en alliant l’humour, la dramédie et le soap de Desperate Housewives.

    (9/10)

     

     

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    Lundi 19.01

     

    Gossip Girl (2.16, You’ve Got Yale !) L’épisode idéal pour nous faire aimer l’univers de Gossip Girl. Lorsque l’épisode débute par une référence à Gilmore Girls, Blair se targuant d’être meilleure que Rory pour Yale, difficile de résister.

    Un cadre new-yorkais fancy, une mise en scène rythmée et inspirée, du coup-bas blairien, de la moralité sérenienne, des répliques corrosives et un happy ending de bon goût, l’épisode réunissait les atouts de Gossip Girl et a eu le mérite de lancer un arc « Blair compte se venger » absolument alléchant.

    Et c’est officiel, Blair ne ressemble plus à une catin lépreuse des bas quartiers. Ca, c’était pour l’anecdote constructive.

    (9/10)

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    The Big Bang Theory (2.13 The Friendship Algorithm) Sheldon, rien que Sheldon. La série repose maintenant uniquement sur lui et l’épisode, sur ses théories sur l’amitié. Simple mais jouissif.

    (8/10)

     

     

    How I Met Your Mother (4.13 Three Days of Snow) L’épisode se voulait malin, witty et tout et tout, mais le résultat a été sacrément raté. Grâce à cette fausse bonne idée et ces anecdotes créées de toutes pièces histoire de flashbacker un maximum, les auteurs de HIMYM lassent, la série ne produit aucune surprise et n’amuse même plus.

    (4/10)

     

     

    Worst Week (1.13 The Puppy) La série ne donne plus l’impression d’être un concept étroit sur pattes, se complaisant dans une suite de gags balourds tous moins fins les uns que les autres. La série fait sortir ses personnages (et la situation globale) de leur caricature et propose des épisodes tous davantage convaincants, principalement grâce à Nancy Lenehan.

    C’est certain : faire vomir le héros sur un chiot à peine né tout en insistant sur la chute du scrotum pendant un accouchement paraît être « the ewww-est thing ever » et consacrerait la série dans le genre des sitcoms dégueus. Et pourtant, non : l’épisode réussit à rester digne et mignon. Nancy Lenehan, je disais.

    (7/10)

     

     

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    Mardi 20.01

     

    Fringe (1.11 Bound) Après un mois d’attente, Fringe nous revient avec un épisode-spectacle pop-corn qui nous offre du grand Olivia Dunham. D’abord placée sur la corde raide, Olivia tente, avec ferveur, de démanteler le réseau qui a tenté de la kidnapper : duels, coups de feu, jurons, intimidations psychologiques et airs vengeurs, Olivia Dunham est en très grande forme dans cet épisode. L’héroïne se déride, laisse parler sa conscience, dévoile sa vie privée, la star du show, c’est bien elle.

    Avec une fin quelque peu intrigante qui distille des éléments essentiels pour la suite (on l’espère du moins), Fringe semble se mettre sur la voie de la « résolution ». Le suspense entretenu, l’intrigue Fringe en exergue, l’haleine coupée, le spectateur croit en une suite über- époustouflante.

    (8/10)

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    Mercredi 21.01

     

    Old Christine (4.14 What Happens in Vegas is Disgusting in Vegas) Cet épisode spécial Vegas –un passage obligé pour toutes les sitcoms américaines- pourrait bien ne pas rester dans les annales des meilleurs épisodes Vegas, la faute à l’histoire des mâles de Old Christine, niaiseuse et inintéressante. L’aventure Vegas en elle-même était drôle et pétillante.

    (7.5/10)

     

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    Jeudi 22.02

     

    Skins (3.01) Sans l’étiquette Skins, la somptueuse (mais un peu slut) Effy et les quelques éléments de la première série, l’impression de ce season premiere aurait-elle été moins positive ? Simple teen-show stylé misant sur un ton cynique gentiment sex, drugs and rock n’ roll quelque peu dépassé ? Ou véritable suite ayant un propos à venir sur la jeunesse anglaise grâce à des personnages d’emblée intéressants comme Emily ? Le mystère reste entier, le divertissement assorti de clichés, lui, a été au rendez-vous.

    (7/10)

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    The Office (5.12 Prince Family Paper) Deux histories distinctes : l’une autour des employés de Dunder Mifflin qui débattaient sur « Is Hillary Swank hot ? », étrange et déconcertante. Vraisemblablement original et inédit mais sans grande drôlerie.

    L’autre, menée par le duo Michael/Dwight, classique mais à la hauteur de la complicité bizarroïde entre les deux énergumènes.

    Le triangle amoureux et les nouvelles résolutions prises par Andy et Dwight concernant Angela ont été complètement mis de côté voire apparemment archivées, la série ne gère pas toujours la conciliation drama pur-humour caustique.

    (6/10)

     

     

    30 Rock (3.09 Retreat to Move Forwad) Liz Lemon est une geek aux répliques d’anthologie (suis-je le seul à vouloir les noter et les mémoriser ?), Jenna : une Janis Joplin et une femme fatale maladroite hilarante. La série aime malmener les codes admis en comédie et proposer un schéma inverse, c’est encore le cas ici (Jenna et le Gros Tout Moche)

    L’épisode était une réussite totale.

    (8/10)

     

     

    Ugly Betty (3.12 Sisters on the Verge of a Nervous Breakdown) Un retour particulièrement raté pour Betty la Moche. L’épisode précédent avait pourtant réussi à émouvoir sans trop en faire. Dans cet épisode tire-larmes dans lequel la famille Suarez se jette les reproches mélo à la figure, c’est complètement raté. Seules histoires convenables de l’épisode : le rapport entre Marc et Willie qui sort des senties battus et l’attention portée sur Suzuki ou l’art de démanteler le cliché sur ce personnage fantasque.

    (5/10)

     

     

    Grey’s Anatomy (5.13 Stairway to heaven) Que tous ceux qui aiment haïr Meredith se manifestent. Parce qu’elle n’est pas seulement la plus intéressante, la plus réaliste et la plus complexe des docteurs du tout Seattle Grace, c’est aussi un personnage qui croit en ses valeurs et ses conceptions. Défendre le condamné à mort envers et contre tous n’est peut-être pas la meilleure chose qui soit mais le jeu de l’actrice (que je déclare à qui veut l’entendre : talentueux et pas fade pour un sou) d’abord tout en retenu puis tout en sanglots a été une vraie révélation (ouvrons les vannes lacrymales ensemble et glorifions Meredith Grey, qui en est ?)

    La storyline d’Izzie aura mis le temps mais il est possible que l’intérêt de cette intrigue soit –bientôt- manifeste (laborieux). Toute la partie sur l’enfant en péril, l’hystérie de Miranda, elle, avait ce je ne sais quoi (galore) de dérangeant et voyeuriste. Mais l’épisode était sous-tension, nerveux, avec ce sentiment de profondeur de plus en plus rare.

    (7/10)

     

     

    Kath & Kim (1.11 News) Peut-être l’épisode le plus flatteur pour Selma Blair qui parvient à densifier son jeu. La nouvelle lubie de Kim de devenir présentatrice télé ravira tous les amateurs de cette cheap (mais attachante) girl. L’occasion aussi pour Kath et Kim de sceller leur trashy complicité.

    Malgré cette bonne storyline, l’intrigue de « Little Debbie » a eu un effet néfaste sur l’humour de l’épisode, à quand la mort de Carl ?

    (6.5/10)

     

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    News internes de la semaine

    Lost arrive bientôt sur Blabla. Dans trois jours, un peu de patience que diable.

    Brothers & Sisters et Privileged sont officiellement en hiatus sur Blablache. J’ai voulu faire une blague tendancieuse mais des enfants malades lisent peut-être cette page.

     

    En brayfe cette semaine, du grand Big Love, du Desperate Housewives pour marquer le coup, du Gossip Girl voire du Skins en dosette.

    Et vous ? Dites-moi !

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  • Adam casse la télé # Semaine n°15 (11.01 au 18.01)

     

    Cette semaine, Adam se la joue lazy. Sur un air de Those Lazy Hazy Crazy Days at Summer de Nat King Cole. Sauf qu’on est en plein temps des grands frimas et qu’il faut savoir parfois improviser.

    Alors Adam a troqué ses après-soupers hivernaux enrubannés d’ABC à la sauce écoeurante Privileged pour des soirées glamoureusement enivrantes. En misant toujours sur des valeurs sûres dignes des vêprées en mode Gilmore Girls : de la lecture du soir indispensable à la désintoxication télévisuelle à la contemplation de Sarah Paulson ou du travail oriental de Danny Boyle au cinéma, Meredith Grey n’a donc qu’à bien se tenir. Parce qu’on aura beau l’asséner en cours élémentaire : il n’y a pas que les séries dans la vie.
    Il y a aussi Kate Winslet.

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    Dimanche 11.01

     

     

    Desperate Housewives (5.12 Connect ! Connect !) Le meilleur épisode depuis longtemps : un tournant nécessaire et efficace dans cette saison (très) en dents de scie.
    L’arc de la saison –Dave Williams- a beau sentir le réchauffé, l’épisode a eu le mérite de faire avancer cette intrigue planplan. Mais c’est surtout au niveau des cinq housewives-stars que l’épisode s’est montré merveilleux et bien écrit.

    Le duo Eddie/Susan revient sur le devant de la scène. Leur relation a pris de la hauteur et a gagné en maturité. Leurs piques échangées font toujours autant recette. Ce duo plutôt atypique et gentiment corrosif a permis d’assurer l’humour de l’épisode. Tout comme l’histoire de Gabrielle à la fois profonde et divertissante. Gaby est le personnage qui dispose des meilleures répliques, la relation qu’elle entretient avec Juanita, notamment dans ledit épisode, est un bonheur comique de chaque instant, une originalité même.

    Bree prend conscience que ses airs de dominatrice frigide peuvent être castrateurs, là encore, l’épisode joue la carte de l’évolution et de la remise en cause, l’histoire est plutôt conventionnelle et sage mais suffisamment bien écrite pour être honorable et sincère.

    Du côté des Scavo, même constat d’évolution. Lynette commence à être convaincante dans le rôle de la mère courage. La mère de Lynette, aussi, a permis de faire prendre à l’intrigue un peu d’hauteur et de sens. L’épisode en a profité pour aborder à nouveau la relation de Lynette et sa mère et le résultat était tout à fait juste.

    Finalement, c’était simple.

    (8.5/10)

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    Lundi 12.01

     

     

    How i Met Your Mother (4.12 Benefits) Il en fallait peu pour que la série accouche (enfin) d’un épisode brillant : de l’humour scato bien senti (applaudissez le roi du jeu de mot, ou l’association d’idées, appelez-ça comme vous voulez) made Marshall, et un triangle amoureux tantôt comique tantôt tragique qui reprend majestueusement vie. Barney, au cœur de l’arrangement amico-sexuel passé entre Ted et Robin, est tristement impayable. Ted réalise le béguin de Barney, une étape sans doute essentielle dans le processus relationnel qui s’établit laborieusement entre Barney et Robin. Il ne manque plus que la principale intéressée ait vent dudit crush pour pimenter un peu cette sitcom refroidie.

    (8.5/10)

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    Gossip Girl (2.15 Gone with the Will) Gossip Girl devient un guilty pleasure pur et dur, un plaisir à l’état brut, entier et décomplexé, du genre à nous faire croire dur comme fer que Jenny est un bon personnage et que Dan n’a pas tout pompé sur le ténébreux Jess Mariano (from Gilmore Girls).
    Pour en être venu à ce genre de jugement dénué de bon sens, l’épisode de la semaine a réussi le pari fou de convaincre après un épisode déjà convaincant. Une pure folie. Pour cela, l’épisode n’a pas hésité à rendre Chuck émouvant et Blair attachante. Un vrai défi. Il n’a pas hésité non plus à rendre l’intrigue de l’enfant Humphrey-Van der Woodsen maîtrisée et surprenante, quitte à se diriger dangeureusement vers le schéma de la famille recomposée aux contours malsains. Du cynisme total, de la bonne moeurs au grenier : Gossip Girl a osé. (7/10)

     

     

    The Big Bang Theory (2.12 The Killer Robot Instability) Sheldon, Leonard et  l’indien-dont-on-ne-se-rappelle-jamais-le-nom-alors-appelons-le-geekar- créent un robot, le MONTE. Qui détruit tout sur son passage. Et c’est geeky à l’extrême, amusant et divertissant, avec une conclusion signée Sheldon aussi drôle et farfelue que l’est ce personnage haut en couleurs. Penny et Howard ont également partagé le temps de l’épisode une petite histoire gentillette et efficace, l’occasion de porter un regard amusé sur le comportement d’Howard qui est juste le geek le plus atypique et attachant de la série, après l’incommensurable Sheldon.

    (7.5/10)

     

     

    Worst Week (1.12 The Article) Worst Week risque chaque semaine d’être étiqueté “produit au concept éculé” et pourtant, la série réussit toujours à modeler son substrat grâce à un quatuor d’acteurs dynamiques et plusieurs historiettes solides. C’est le cas ici avec le tordu et efficace article sur le vagin de la belle-maman. Plus indigeste à l’écrit qu’à l’écran.

    (7/10)

     

     

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    Mardi 13.01

     

     

    Privileged (1.14 All About Tough Love) Un peu de patience : Megan me file la gerbe, et vu le titre de l’épisode, mon médecin m’a sincèrement conseillé de reporter.

     

     

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    Mercredi 14.01

     

     

    Old Christine (4.13 Notes on a 7th Grade Scandal) Parfois, il y a de ces injustices si difficilement digérables qu’il faudrait un panégyrique en trois pages pour combler cette frustration sériephile latente. Old Christine, injustement ignorée par la scène sériephile française, est pourtant ce qui se fait de mieux du coté des sitcoms classiques à la thirtysomething. Avec ce genre d’épisodes, petite métaphore sur le monde cruel du lycée, Old Christine prouve qu’elle est une comédie de haut vol, fine et bien écrite, admirablement interprétée par Dreyfus et compères. Old Christine, regardez et mangez-en. Simplement.

    (8/10)

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    Friday Night Lights (3.12 Underdogs) Retour aux sources pour le avant-dernier épisode de FNL, la série oublie un temps les histoires mélos des habitants de Dillon pour consacrer un match de football haletant et nerveux, pareil aux scènes fiévreuses de première saison. L’équipe de Dillon est en difficulté et pour la première fois à l’écran, elle échoue face à l’adversaire. La série profite de ces instants d’intensité pour désamplifier le phénomène crée par le père McCoy, la série semble vouloir s’éloigner de son etiquette drama trop présente lors des derniers épisodes, et c’est plutôt louable. L’épisode permet cependant de faire évoluer son petit monde, Tami et Landry se rapprochent à nouveau, Lyla décide de prendre son indépendance et l’âme d’artiste de Matt est révélé au grand jour. Sympathiques historiettes qui restent cependant accessoires dans cet épisode centré jeu du ballon.

    (7/10)

     

     

    Damages (2.02 Burn It, Shred It, I Don’t Care) Vision cinématographique d’envergure et réalisation léchée, l’aspect formel de la série renoue avec celui de la saison passée : impeccable. Pour le reste (l’essentiel), les auteurs de Damages semblent vouloir prendre leur temps. Adieu les flash forward intempestifs et tape-à-l’œil, la série préserve ses nouveaux atouts et livrent ses révélations au compte-gouttes. Du coup, on reste un peu perplexe, un peu aigri de rester sur notre faim, avide de majestueuses trahisons et splendides coups bas. Mais les nouveaux personnages de Marcia Gay Harden et Timothy Oliphant nous donnent un espoir inouï pour la suite.

    (6.5/10)

     

     

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    Jeudi 15.01

     

     

    30 Rock (3.08 Flu Shot) Toujours amusant et bien écrit, cet épisode permet de faire la part belle au rôle de Salma Hayek (quitte à accessoiriser Jack Donaghy), au duo Tracy/Jenna et à Liz Lemon, plongée dans un délire zombie des plus originaux et farfelus. Comme souvent dans 30 Rock, on trouve l’idée astucieuse et l’écriture impeccable, dommage que les fous rires soient si intérieurs et cérébraux. (6.5/10)

     

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    The Office (5.11 Duel) Un début du tonnerre, réunissant l’humour, l’absurde et la mauvaise foi de la série pour sombrer ensuite dans du drama pur, réglant ainsi le sort du triangle amoureux entre Angela, Dwight et Andy. Etalée sur plusieurs épisodes, l’histoire s’était déjà essoufflée, mais l’épisode a réussi à conclure cette intrigue de manière juste. Même si du coup, l’humour et les personnages de Jim, Pam et Michael de The Office n’ont fait que pâle figure.

    (7/10)

     

     

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    News primordiales de la semaine

    - 30 Rock et The Office, les comédies les plus hilarantes de ces dernières années ont été renouvelées par NBC. Pas folle la guêpe.

    - Amy Ryan fera son retour à Scranton le temps d’une saison voire plus. La meilleure nouvelle depuis longtemps.

    - Swingtown a été annulé. Dommage pour cette série seventies qui méritait le coup d’œil.

    - Je suis à jour sur Lost. Et je le dis haut et fort, avec une once de fierté (deux saisons en deux semaines) non dissimulée.

     

     

    Pas de brayfe cette semaine. Le système de notes instauré par M. le visiteur sériephile passionné et déjanté a eu son petit effet : les séries visionnées ont été convaincantes cette semaine. De How i met your mother en passant par Desperate Housewives, ces séries qui enchaînaient les déconvenues depuis des semaines ont repris de la hauteur et ont permis une semaine pleinement satisfaisante (quand on fait l’impasse sur Brothers & Sisters et Grey’s Anatomy, quoi de plus normal finalement ?).

     

     

    La semaine prochaine, retour à la normale, les programmes d’ABC seront tous honorés. On causera aussi The United States of Tara et season finale de FNL. Pour ne pas mourir d’une profonde neurasthénie dillonienne, on fêtera le retour de Big Love et on redonnera même une chance à Flights of the Conchords.

     

     

    Je me retire comme une reine (e-hommage).

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  • Week-end Scénaristes en Séries – Les débats

     

    Dimension studieuse de l’évènement. Acte II

     

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    Vendredi

     

    Par ici le bon soap ! (Ou l’étude de quelques programmes français représentatifs)

    Présence : les créateurs de Plus Belle la Vie, scénaristes de Lea Parker, de Cœur Océan, de Chante. Les producteurs de Sous le Soleil, de Pas de Secret Entre Nous, de Cinq Sœurs, de Dolmen. (du lourd en somme).

     

    Plus belle la vie : la non-recette du (gros) succès

     

    Ce soap français est le seul programme à pouvoir s’inscrire dans la quotidienneté. Devenu le modèle à imiter, envié, chaque chaîne veut trouver sa série feuilletonnante grâce à la recette miracle de PBLV. Les créateurs en sont étonnés et tentent même de tempérer le phénomène qu’ils jugent disproportionné.

    A l’origine, Plus belle la vie se voulait être une modeste chronique sur un village français authentique résistant à la mondialisation de la société, une sorte d’Astérix moderne concerné par des problématiques actuelles. La série avait pour objectif scénaristique l’identification sociale, le réalisme quotidien et l’angle multi-générationnel de la société.
    Oui, il est difficile de ne pas se gausser devant ces aberrations.

     

    Vu l’échec de la formule, 6% de PDM les premières semaines et 12% de l’épisode du jour était visionné (aujourd’hui 75%), les directeurs de la chaîne ont voulu changé l’angle de la série et ont injecté la dose de polar de la série qui a fait son succès. Et c’est ainsi que les fantômes, la peste, le Diable, la mafia et les faux-suicides sont arrivés à Marseille.

    Les créateurs assument cette dimension fantastique bien que fort raillée par les confrères et le milieu (créer Cinq Sœurs est plus glorieux ?). Ils essaient au maximum de concilier réalisme villageois et polar intrigant car la combinaison permet de plaire à toute la famille -sic. Les scénaristes de Plus Belle la Vie se disent ravis de leur poste. Selon eux, la série leur permet une vraie marge de manœuvre, une vision propre d’un travail souvent contraignant et dicté qui est en l’espèce personnel et libre.

     

    En conclusion, la série est le succès-référence parce que les créateurs ont inventé un format nouveau, qui ne ressemble à … rien (d’autre) ; parce que la série est sous l’emprise d'un véritable phénomène de société, envié et copié par les chaînes, médiatisé en masse, présenté comme la série française qui réussit, cela ne peut qu’engendrer un intérêt toujours grandissant de la part du public.

     

     

    Cinq Sœurs et Pas de Secret entre nous ou la difficulté de se faire une place au chaud dans le PAF

     

    Ces deux séries correspondent aux tentatives de F2 et M6 de créer leur propre quotidienne face au succès dévorant de PBLV.

     

    Pas de Secret entre Nous est basé sur un pilot « A nous Paris ! » une Auberge Espagnole version télé qui mise sur une galerie importante de personnages et donc d’histoires. M6 a de suite été séduit par le concept de la série et à tort, commandé 260 épisodes. Pas de Secret entre Nous a donc été conçu dans l’urgence, à travers une démarche expérimentale, il fallait programmer une diffusion concurrente à celle de France 3 et établir un programme avant le projet de TF1. Mais la série a été un échec, les raisons sont récurrentes aux échecs des programmes français. Storylines complexes malgré un pitch clair qui compliquent la fidélisation du public.
    Au commencement d’une série, le spectateur regarde un épisode au cours de la première semaine. S’il est intéressé, le spectateur regardera un second épisode la semaine suivante en espérant retrouver les histoires et les protagonistes de l’épisode visionné.

    Mais Pas de Secret entre nous disposait de personnages et d(histoires nombreux, l’échec était inéluctable, la fidélisation n’a pas pris. De plus, l’horaire choisi est celui du créneau maudit, le fameux 20h, au cours duquel les JT des grandes chaînes se tirent dans les pattes. Ledit créneau ne dispose pas d’un public de fiction.

    Pas de Secret entre Nous a donc fait figure de série test à l’échec retentissant pour M6 qui par sa déraison et son opportunisme a du accuser le coup.

     

    Cinq Sœurs était le projet quotidien de France 2, l’arrêt de la série a été volontaire et suit le schéma de Pas de Secret. France 2 a comme M6 senti le besoin d’être réactif rapidement, désirant contrer ou profiter du succès du soap en fin de journée. Ici, les recettes de production ont mal été assimilées, de nombreux épisodes ont été prévus d’avance (contrairement aux règles de Plus Belle la Vie), ce qui a réduit la liberté éditoriale en cas de succès ou de blocage.

     

     

    Seconde Chance et Paris 16e, l’espoir encore de mise ?

     

    Paris 16e est le projet diffusé courant 2009 sur M6. Séduit par le pitch, M6 a déjà commandé 80 épisodes mais la chaîne ne semble pas avoir appris de ses erreurs. Paris 16e est avant tout un travail à l’aveugle, aucune visibilité n’est faite sur les épisodes diffusés. Le projet n’a pas de plage-horaire établie, les showrunners ignorent tout du véritable public visé par la série (les jeunes, les ménagères, la famille), le but imposé par la chaîne est une série-soap à personnages forts.

     

    Seconde Chance est le feuilleton actuel et quotidien de TF1. A l’origine, TF1 avait un projet de telenovela, un Destin de Lisa à la française dans le monde de la publicité, autour d’une héroïne ordinaire mais attachante et son prince charmant. Cette exigence vient des dirigeants de la chaîne (Takis Candilis). Les réalisateurs se sont pliées aux exigences de la chaîne et consacrent sur 18 séquences d’un épisode, une dizaine exclusivement centrée sur l’héroïne. La recette est identique à celle des grands soaps dans la lignée d’Ugly Betty et permet à la chaîne un demi-succès et une fidélisation certaine de la part des ménagères et des filles de 20 à 29 ans.

     

     

     

    Globlement, un meeting réussi qui ouvre les yeux sur le quotidien des scénaristes français souvent contraint par les exigences des chaînes. Avec en bonus, un vrai dialogue entre les créateurs/scénaristes et les journalistes de la salle malgré une confusion récurrente entre le soap français et américain, qui selon eux reste uniquement le programme daytime des networks aux codes poussiéreux.

     

    (A suivre)

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  • Adam casse la télé # Semaine n°14 (04.01 au 11.01)

     

     

    Dimanche 04.01

     

    Brothers & Sisters (3.11 A Father Dreams) La famille Walker vue par Kevin dans ses cauchemars est assurément plus déjantée et séduisante que la vraie famille Walker. Ses visions, liées à une paternité plus ou moins refoulée (et inintéressante au possible, autant regarder les Maternelles) étaient ce qu’il y avait de plus riche et original dans l’épisode. L’histoire de Justin avait aussi du potentiel, la série a su éloigner un temps de son ton préfabriqué et de ses codes moralisateurs en voulant casser le mythe du soldat héros adulé par tous. Mais l’histoire n’a pas été assez exploitée.

    Et Nora est fidèle à elle-même : elle gesticule et grommelle.

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    Desperate Housewives (5.11 Home is the Place) Parfois (souvent), la série nous montre qu’elle a déjà tout fait, tout dit. Parfois, la série peut se résumer à ces fades compétitions entre mégères (Bree et la mère du gendre, Joanna Cassidy, l’occasion de revoir avec plaisir Margaret Chenowith), à ce ton mélo et moralisateur (Gaby qui supplie Carlos de reprendre un travail fructueux, ai-je été le seul à trouver ça indécent ?) et à ces intrigues bas de gamme, sous-vitaminées (l’arc Scavo sans intérêt aka du gros rien en boîte de six).

     

     

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    Lundi 05.01

     

    Gossip Girl (2.14 In The Realm of the Basses) Alors que le triangle amoureux entre Serena, Dan et Aaron avait été établi laborieusement pendant plusieurs épisodes d’affilée, sa déconstruction a été aussi rapide que bâclée. L’acteur qui joue Aaron a t-il été écrasé par un bus de japonais ?
    Blair continue son rôle de bon samaritain et soutient le destroy Chuck avec passion sans que la situation évolue grandement. Jenny fait également sa bonne action et vient au secours de Sosie-Lane, en soi, l’histoire était complètement clichée mais la conclusion a su produire une (mini) surprise. Comme quoi, Gossip Girl sait surprendre, sisi.

     

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    Mardi 06.01

     

    Privileged (1.13 All about what lies beneath) Des résolutions 2009 prises par la série, le changement de générique (toujours sur l’air de the Bird and the Bee (pri-sacrilège)) est assurément la meilleure d’entre elles (est-il pour autant réussi ?). Les filles de Palm Beach n’ont pas laissé un souvenir impérissable après cette première partie de saison. La dynamique qui règne entre les deux sœurs est toujours agréable mais les défauts qui condamnent la série à simple bouche-trou télévisuel sont encore trop présents. La faute principale au personnage de Megan, qui est toujours aussi exaspérant, cette fâcheuse habitude de lui faire moraliser chaque intrigue, chaque relation, est inepte et insupportable. L’histoire du chef cuistot et son petit-ami a également aucun intérêt, à part voguer lourdement sur la mode des histoires gay dans les séries. Privileged, privileged, renouvelle-toi, déride-toi, funkyse-toi.

     

     

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    Mercredi 07.01

     

    Damages (2.01 I Lied Too) Ce season premiere tant attendu et unaniment salué (sic), présentait-il finalement un quelconque intérêt ? Les nouvelles pistes scénaristiques entreprises par la série manquent d’intensité. La construction de l’épisode en flash forward n’égale pas le niveau de la première saison. Et les quelques révélations finales ont été quelque peu inutiles : Patty ne fait aucune confidence sur le dossier Frobisher (l’intrigue judiciaire de la première saison se noie ici, l’épisode se contentant quelques revenge fantaisies et quelques scènes d’hôpital) et on découvre enfin qu’Ellen (toujours aussi fabuleuse, charismatique et à la beauté subjuguante) commettra un crime dans six mois. Qui, pourquoi, comment ? Les questions laissées en suspens n’ont pas eu l’effet de nervosité escompté, petite déception.

     

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    Jeudi 08.01

     

    Ugly Betty (3.11 Dress for Success) Ugl Betty est toujours réussie lorsqu’elle maîtrise son rythme (ou lorsqu’elle est pro-Amanda), c’est le cas ici (pas cette fois). Et pourtant, la série a eu recours à deux intrigues dont la teneur était plus ou moins neutre. Mais Betty s’en tire bien dans son école à la noix. Le principe du YETI étant encore assez flou, l’épisode parvient cependant à mettre en difficulté Betty (pas pour longtemps, Betty, Wonder Woman, même combat) et à la pousser dans ses retranchements. La relation qu’elle tient avec son professeur (d'envergure) est ce qui fonctionne le mieux, la storyline a crée une vraie surprise et une vraie attente. L’aspect secondaire de l’intrigue, la robe Keira Knightley, était aussi bien géré, le conflit entre Elle et Mode (l'occasion de voir Miss Hairspray en action) aurait pu être plus sanguinaire mais la mise en scène de ce genre de coups bas est déjà louable pour la série. Série qui ne dit pas non plus adieu à son ton mélo assuré, avec la crise cardiaque de Papi, plutôt bien amenée.

     

     

    Kath & Kim (1.10 Florida) Un très bon épisode pour cette sitcom si injustement décriée. Kath dispose d’une histoire à elle, rien qu’à elle, l’intrigue Pearl (aka Fran, déjà décédée dans Gilmore Girls, un souvenir de haut vol) était très bonne, Kath refuse de laisser la coiffure de sa feu cliente. La scène où elle pose devant le cercueil léopard est un moment devenu culte. Son illuminé de boyfriend a eu également sa part du gâteau (on se demande l’intérêt), sans que cela trop indigeste (jeu de mot sur jeu de mot mais il faut avoir vu l’épisode et je pense qu’on est peu). Mais c’est Kim qui a été (comme toujours) la plus hilarante (You have feelings. I know, right ?), elle se goinfre, profite de la générosité de son mari, ment (mais petite nouveauté)  laisse parler un temps soit peu, sa conscience. La série nous surprend toujours, les répliques restent efficaces, on continue avec plaisir.

     

     

    30 Rock (3.07 Senor Macho Solo) La série continue son marathon de guest stars avec Salma Hayek aka Frida pour tous les amateurs de biopics bohèmes et imagées. Son histoire présentait peu d’intérêt, à part permettre de débuter une nouvelle romance avec Jack, qui a connu son heure de gloire romantique et inégalable, avec Eddie Falco. La vraie star dans l’épisode était assurément Jenna dans la peau de Janis Joplin, une storyline entièrement consacré au personnage éclectique et dynamique de Jenna, comment être plus comblé ? Liz et Stuart ont formé un couple le temps d’un épisode, comme pour la grande majorité des histoires de cœur de Liz. La référence à Sex & the City était bien sentie et Liz a joué une fois de plus la creepy nerd, instable socialement, nouvellement baby crazy, le résultat est toujours efficace.

     

     

    Grey’s Anatomy (5.11 Wish You Were Here) La particularité de Grey’s Anatomy post-saison 2, c’est de trouver des histories inspirées, un scénario original puis de saboter ses bonnes idées. L’exemple du condamné à mort qui pose la question de l’éthique du soignant est typique de la série. On débute l’épisode par deux situations intéressantes et nouvelles pour finir dans un sentimentalisme exacerbé et une morale sacrément déplacée. Du Grey’s Anatomy dans toute sa splendeur.

     

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    News primordiales de la semaine

    Balthazar Getty se fait la malle, selon EOnline, l’acteur tirera sa révérence au cours de la saison. Les dîners familiaux risquent d’en prendre un coup. Mais Tommy Walker va-t-il mourir emporté par un cancer foudroyant en trois épisodes ? Va-t-il succomber aux charmes décrépits d’Holly et s’enfuir avec elle en Europe comme avec Sienna Miller, beaucoup moins déchue ? En tout cas, Brothers & Sisters a trouvé une intrigue de taille pour cette saison. C’est déjà ça de pris.

     

    En brayfe cette semaine, il fallait regarder 30 Rock, Ugly Betty, et Damages (mais on ne sait pas encore trop pourquoi).

     

    Question : la rubrique Adam casse la télé mérite t-elle de continuer ? (doute)

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  • Skins et le génie anglais : l’éloge

    Adam, auteur du meilleur blog jamais créé sur la toile, m’a laissé les commandes de son blog pour un article en guise de cadeau pour le 1500ème commentaire que j’ai laissé récemment sur un article de son blog.
    Le choix étant grand et dur, je pouvais parler un peu de tout, j’ai songé à Friday Night Lights et Mad Men au départ, deux shows que j’over-kyffe à un tel point que je ne compte plus les mots que j’écris à leur sujet : en soi, des shows killeurs de génitrices.
    Chaque nuit que je passe à tourner infiniment dans mon lit sans réussir à trouver ce fichu sommeil (parce que j’ai une trop grande addiction pour les boissons énergisantes que je bois trop tard dans la journée, malencontreusement), je pense à ce fameux article. Sur quelle série pourrais-je bien écrire, sans me prendre trop au sérieux ni partir dans des trips impossibles à comprendre pour l’étranger à mon sens de l’humour dépassé ? La réponse était so obvious, je ne fais que de penser à cette série les dernières semaines de surcroît (qui revient bientôt sur E4, cheer up) : Skins.


    En plus, je sais que Adam sur-aime Skins qu’il a découvert il y a quelques mois, le meilleur teen show que le paysage audiovisuel ait connu. C’est une série britannique, quoi de mieux ? Je précise néanmoins qu’il est 2h du matin, 3 janvier 2009, excusez-moi si je dérape : c’est soit l’effet de l’awesome épisode deux-point-zéro-cinq de Gossip Girl vu il y a deux heures qui m’a réveillé comme jamais –parce que j’aime Gossip Girl aussi-, ou bien c’est simplement parce que je sur-adore cette série haute en couleurs qu’est Skins : vous voilà prévenu, laissons place au dithyrambe.

     

     

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    Personnellement, je n’oublierai jamais le moment où j’ai découvert Skins. Pour tout vous dire, « découvrir Skins » ce n’est pas découvrir Gossip Girl, ce n’est pas découvrir The OC, découvrir Skins c’est mettre (enfin) le doigt sur une série qui présente la vie de jeunes ados britanniques telle qu’elle est : sans omettre les faux-pas, les potentielles dérangements et les dérapages rebelles en série gommés dans les séries au visuel plastique des networks américains, friands des kids riches qui ont tout, sauf des fringues qui leur plaisent.

    Skins, ce n’est pas une série qu’on regarde juste pour passer le temps ou distraire comme le sont la majorité des séries (américaines) mettant en scène des ados : Skins c’est un réel modèle de savoir-faire scénaristique, subtil, naviguant entre délire et tragédie, Skins c’est une série qu’on admire par son sens de la véridicité, son ton certes osé mais qui n’en reste pas moins réaliste et crédible. Les scénaristes –jeunes pour la plupart- ont réussi à mêler plusieurs styles scénaristiques, de façon un peu plus maladroite en deuxième saison avouons-le, mais c’est ce qui représente néanmoins l’attrait principal du show et de la première saison en particulier : des personnages fêtards, fidèles à eux-mêmes, pouvant paraître antipathiques et stéréotypés à première vue mais devenant résolument attachants et creusés à travers un maigre quota d’épisodes. Cette maîtrise scénaristique nous offre des épisodes tantôt hilarants, tantôt dramatiques, sans que la série semble gâcher son potentiel dans du mélodramatique bas-de-gamme, foiré par des acteurs amateurs, ce qui semble être la recette des séries pour ados d’un certain network américain. Devinez lequel.

     

    Skins, c’est aussi une des rares séries pour adolescents et mettant en scène des adolescents (parce que ce n’est pas la même chose) qui traite des thèmes les plus poignants de cette tranche d’âge 16-18 ans. Même Friday Night Lights que j’idolâtre comme personne d’autre qu’Adam ne peut ne les aura tous faits (vous citerez peut-être Angela 15 ans comme contre-exemple, c’est possible, mais ce n’est pas d’ma génération et Skins c’est assurément plus joli visuellement) : l’anorexie, l’homosexualité, la religion, le sexe, le suicide, les relations parents / gosses chaotiques, et j’en oublie volontairement pour éviter les spoilers.

     

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    Skins c’est finalement un prospectus sur petit écran sur la vie –la vraie - d’un adolescent de cet âge-là vivant au sud-ouest de l’Angleterre, à Bristol plus précisément : un aperçu tape-à-l’œil du vrai dark side de la vie d’ado, ni tronquée, ni manipulée, juste authentique pour le plaisir de l’identification aux personnages et aux situations, narrées sur un style littéraire incroyablement sobre, plaisant et inédit.

     

    C’est donc avec Skins que le téléspectateur initié se familiarise avec l’efficacité du style narratif britannique : les séries anglaises dépendent beaucoup de l’anecdote. En cela, peu de storylines s’étalent sur la longueur – mis à part en saison 2 qui opte pour une narration plus américanisée, à tord -, le but de la série étant principalement de dresser un portrait de la vie à cet âge-là des adolescents vivant à Bristol plutôt que de raconter une ou plusieurs histoires continues.

    Ainsi, chaque épisode se concentre sur un personnage en particulier et la pratique s’avère ingénieuse car chaque personnage soutient un propos véridique : on soulignera principalement l’anorexie de Cassie et dans un contexte différent l’indépendance en partie non-souhaitée de Chris.

     

    Assurément, Skins est une série-choc, audacieuse. Elle sied majoritairement à un public-cible jeune, aux ados on da vibe, et on ne peut pas la considérer comme un simple guilty-pleasure visionnable aux heures perdues : c’est un véritable travail d’écriture qu’il faut savourer en temps voulu. En soi, c’est une série devant laquelle on a réellement peu de chance de s’ennuyer et on s’attache aux personnages, on est ébloui devant tant de maîtrise et de justesse scénaristiques dont seuls les anglais ont le secret.

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    Bref, si vous ne l’avez pas encore fait, je vous conseille vivement Skins qui est à l’heure actuelle la série pour ados la plus fraîche, crédible et excentrique.

    Skins est un produit tragi-comique brillant, interprété par des acteurs pour la plupart amateurs mais justes et investis, écrite par des auteurs qui ont le même âge que les fans.
    Skins va au-delà de l’étiquette « série pour ado pop-corn », Skins a développé une élite de jeunes fans reconnaissants d’avoir trouvé le seul bon produit télévisuel actuel leur permettant de s’identifier à des personnages qui partagent les mêmes envies, les mêmes réactions mais surtout le même mal-être.

    Et c’est en cela que Skins est une de ces séries killeuses de génitrices, qui kick les ass, tellement au paroxysme de la hypitude qu’elle en devient presque indescriptible, tout c’que vous voudrez : lancez-vous simplement dans Skins si ce n’est pas encore fait. Moi je n’ai plus qu’une chose à dire : vivement la saison 3. Et merci Adam encore une fois. :)

     

    Red

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  • Du top séries et du blablabla

    Pour cette nouvelle année (que je souhaite bonne, épanouissante, overfunky à tous mes chers e-visiteurs tant e-aimés), je cède à la pulsion effrénée des classements, pareil à Red, mon e-sériephile préféré.

     

     

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    Top 10 des personnages 2008 "qu'on veut incarner ou épouser"

     

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    1# Cassie (Skins)Wow, I didn’t eat for three day, so i could be lovely » “I wear a white dress and now I can eat yoghurt, cup a soup and hazelnuts now. If I'm not sick, they let me play with the cats. Yeah, it's like... hazy days »

    Cassie, c’est la prolongation post-moderne de Virgin Suicides, c’est l’innocence mêlée à la douleur. La rêverie à la solitude. Cassie n’est rien d’autre que le personnage le plus beau de Skins : le plus complexe, le plus furieux et le plus inaccessible.
    « Wow, amazing, lovely, no, erm, wow lovely. I’ll love you forever Sid ». (moi aussi, Cassie)

     

    2# Tami Taylor (Friday Night Lights)

     

    3# Laura et Sophie (In Treatment) L’une est amoureuse de son psy et fait un transfert érotique, l’autre est une jeune gymnaste aux tendances suicidaires. Les deux sont esseulées, vides et cherchent auprès de Paul un soutien qui dépasse l’entendement. C’est beau, c’est sobre, ça devient bouleversant.

     

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     4# Olive Snook (Pushing Daisies)

     

    5# Walter Bishop (Fringe) Walter n’est pas seulement un scientifique qui résout des affaires comme bon Grissom. C’est un scientifique sénile qui aime manger des chewing-gums et chanter à tue-tête. De tous les utilisateurs de tubes à essai connus, il est assurément le plus funky.

     

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    6# Sheldon Cooper (The Big Bang Theory)

     

    7# Jen Barber (The IT Crowd) Elle vocifère, un peu nymphomane, parfois un peu idiote, toujours drôle, Jen est anglaise. Jen est aussi la chef du département informatique. Et Internet, on peut dire que c’est son rayon. « Clicking, double-clicking, the computer screen of course ».

    8# Debra Morgan (Dexter)

    9# Alex Drake (Ashes to Ashes)

     

    10 Effy (Skins) De tous les héros de série de cette année, Effy a été le personnage qui m’a le plus intrigué par son mystère, sa prestance et son air ahuri mêlé de profondeur. Malgré ses 15 ans, malgré son air famélique, malgré ses faibles apparitions. Une raison de plus pour attendre avec dévotion la saison 3 de Skins.
    Et après une beer-meeting avec Jal et Chris, j’ai pour résolution 2009 une rencontre privée avec cette adolescente baudelairienne. A défaut d’avoir Cassie pour BFF.

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    Top 5 des personnages 2008 "qui nous donnent envie de se rayer les pupilles"

     

    1# Megan Smith (Privileged) En apparence, Megan est jolie comme Ariel (la Petite Sirène). Witty comme une sous-sous-Lorelaï. A de la réparti, du bon sens, du charme et des cheveux rouges comme un tapis oriental. En apparence. Parce qu’au fond, Megan est une hyène enragée, une méduse mythologique à tentacules capillaires, une fouine vicieuse à la fois Tourette et Peter Pan.
    Megan et son arcade sourcilière en constant mouvement, vivent dans un monde où la morale chrétienne de Thatcher côtoie l’innocence de Boucle d’Or la bégueule.

     

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    2# Izzie Stevens (Grey’s Anatomy) Elle est loin l’époque où l’on s’émouvait avec passion et désespoir devant la tragédie amoureuse d’Izzie et Denny. Avant, Izzie était cette jolie country girl, venue faire médecine dans la grande ville, le cœur sur la main, la générosité débonnaire, le physique de blonde pulpeuse et l’art de la réplique girlie en plus. Aujourd’hui, Izzie brise délibérément le mariage de son meilleur ami pour une passade platonique d’une semaine. Aujjourd'hui, Izzie est une folle à lier, ennuyeuse, bouffie, à la peau grasse, qui s’imagine coucher avec son dead fiancé tout en gardant sa relation avec son alive boyfriend. Forcément, vu sous cet angle, Izzie est une freak.

     

    3# Wayne Malloy (The Riches) L’art de l’arnaque, de la petite combine, de l’astuce de gitan. Le pater familias règne en maître sur son domaine. Tout est à lui aussi loin qu’on regarde. Menteur, fourbe, dangereux et vil, le gitan agace et lasse autant que sa femme et sa fille bouleversent.

     

    4# Hank Moody (Californication) L’attitude suffisante, la démarche gauche, les blagues salaces en répétition, Hank Moody n’est pas un écrivain brillant en mal d’inspiration, c’est un looser invétéré incapable d’évolution.

     

    5# Betty Suarez (Ugly Betty) Elle est le seul personnage de série à être gnangnan, mal fagoté, sermonneur, pas joli (croupe, cheveu frisé pauvre, épaules larges, gros mollets) et être l’héroïne d’une série. Et par-dessus le marché, elle n’est pas comique. La règle selon laquelle l’humour est l’apanage des filles moches ne peut même pas s’appliquer. Betty est donc seulement triste à regarder.

     

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    Top 10 des séries 2008 "qui nous disent que Gilmore Girls et The West Wing ne sont plus seules"

     

    1# In Treatment (s1) – La thérapie par HBO ou l’art du non-dit et du déni. Outil de démystification pour le commun des mortels, une séance obligatoire pour tous les fêlés du bulbe et autres amateurs d’introspections riches et véridiques.

     

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    2# Damages (s1) – (voir critique)

     

    3# True Blood (s1) – On ne vampirise pas True Blood, on en dispose. On le loue, l’acclame, le vante et l’ovationne. Le monde des séries redonne la parole au roi Ball.

     

    4# Mistresses (s1) – Elles sont quatre et on les compare à tort aux femmes aux foyer désespérées qui ont pignon sur Wisteria Lane. Bien plus réalistes et attachantes, ces mistresses sont l’énième preuve que les dramas anglais sont généralement d’un tout autre acabit que les dramas américains, souvent bien moins soignés et intenses. Il va falloir que quelqu’un ose l’affirmer, un jour. En attendant, dépêchons-nous, Brothers & Sisters est sur le point de reprendre.

     

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    5# Friday Night Lights (S2) – (voir critique)

     

    6# Skins – Plus qu’un teen-show, une série d’univers qui a su inventer ses propres codes, son propre ton déjanté imbibé de réalisme. Un regard dégénéré teinté d’amertume folle furieuse sur une jeunesse anglaise enivrée et éclectique. Skins est une série qui prend à la gorge et qui rejette tout dans la cuvette.

     

    7# Tell Me You Love Me (fin 2007) – (voir critique)

     

    8# The Office (s4) – La seule comédie envisageable pour un classement suprême, en dépit de tous les rictus provoqués par Tina Fey chaque semaine (I want to go to there). Scranton, une entreprise de papier, une équipe de bras cassés et un chef mégalo. Le glamour de cette série n’est pas évident. Son cynisme, sa cruauté, sa finesse, ses improvisations, en revanche sont plus subtiles, c’est tout l’art de cette série toujours hilarante.

     

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    9# Breaking Bad (s1) – (voir critique)

     

    10# Secret Diary of a Call Girl (s1) – (voir critique)

     

     

     

     

     

     

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    Top 5 des séries 2008 "si nulles qu'elles nous feraient sur-aimer One Tree Hill et Sophia Bush"

     

    1# 90210

    2# Gary Unmarried

    3# The Tudors

    4# Knight Rider

    5# The Sarah Connor Chronicles

     

     

    Et vous, chère e-populace, un bilan 2008 ? Une résolution 2009 ?

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