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  • Adam casse la télé # Semaine n°9 (16.11 au 23.11)

    Dimanche 16.11

    Desperate Housewives (3.08 City on fire) Prochaine saison : Wisteria Lane inondé par l’Ocean Pacifique, même que je tiens du scoop là. En attendant, contentons nous des flammes qui brûlent les miches napperonées de nos femmes au foyer. Ca part un peu dans tous les sens mais on évite la catastrophe, moins de tension que pour Something’s Coming, moins de drama que pour BANG, l’épisode spécial event de cette saison s’est avéré plutôt sage et permis un avancement certain dans les histoires et notamment quant à l’arc annuel. Vendu.

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    Dexter (3.08 The Damage a Man Can Do) Je deviens complètement hermétique à l’univers de Dexter et j’en suis le premier peiné. La coalition Dexter-Miguel (je hais l’acteur, déjà dans The West Wing) me déplaît fortement et en dépit d’une fin cliffhanger vraiment (inappropriée) haletante, ce duo de justiciers malmène considérablement la spiritualité initiale de notre serial killer par ses bavardages intempestifs et ses analyses ouvertes à deux balles. De plus, Rita qui nous fait sa crise hormonale, bonjour l’originalité.
    Reste Debra, la seule joie de cet épisode terni qui a débité et enchaîné les répliques hilarantes.

    Brothers & Sisters (3.08 Going Once, Going Twice) Kevin veut acheter une maison pour lui et Scotty, évidemment, on sent le coup foireux à des km, la réaction négative de Scotty et le légendaire « J’aurais préféré ne pas être mis au pied du mur, tu comprends, ça me met en colère ». En plus, Kevin achète la maison que Nora avait prévu d’acheter, ce qui met la mère de famille hors d’elle. Voir Nora en rogne contre sa progéniture est un spectacle qui vaut le coup d’œil, la cruauté est de mise et c’est délicieux. Kitty elle, est en pleine déprime suite à son intrusion nocive dans la vie de la mère porteuse, ses frères et sœurs s’allient pour la « cheer up ». Kitty en profite pour interférer un peu trop dans le travail de Sarah, ce qui a le mérite d’être inattendu et assez corrosif. Cet épisode m’a beaucoup séduit : créer des histoires secondaires indépendantes du gros dramatique de la série, c’est reposant et distrayant.

    Californication (2.08 Going Down and Out in BH) Je viens de réaliser qu’on était sur Showtime et que le calvaire nommé « Californicatio, saison 2 » n’allait plus durer que trois épisodes, cette révélation a égayé ma soirée, ma nuit, mon levée matin, mon lendemain et toute ma semaine.

    True Blood (1.11 To Love is a Bury) Et la faute à Californication, j’ai transposé mon raisonnement sur True Blood et ça a ruiné ma vie 2008. Blague à part, mon comportement de fourmi ( ?) m’a obligé à attendre la fin officielle de True Blood (hier soir) pour enchaîner ces deux épisodes dans une soirée spéciale canines et jus de fruit. Alors pour les deux last review de True Blood cette année (gros snif), il faudra attendre la semaine n°10. (Aux éditions Atlas).

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    Lundi 17.11

     

    Worst Week (1.08 The Cake) Devant Worst Wook, on éprouve toujours une peur permanente que tout s’écroule et à 99% des cas, ça ne manque pas. Les parents de Sam font ici la rencontre de ceux de Mélanie, la veille du mariage (curieux de savoir le propos de la série après le mariage), la scène du gâteau était si énorme qu’elle fait forcément décrocher un rire (de stupeur), celle des verres en cristal se déversant dans l’entrée valait également son pesant de … cacahuètes.

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    Gossip Girl (2.11 The Magnificent Archibalds) J’ai enfin trouvé quel était mon personnage préféré de Gossip Girl. Un indice : elle est discrète, boulotte et suit Blair un peu partout. Mais non, je ne parle pas de Serena mais de… sa domestique, Dorota. Qui est sacrément funky. Bien plus funky que Blair qui s’arrêter apitoyée par Jenny la homeless. Funky parce que ses « Miss Blair » faussement étrangers et ses petits faciès de stupeur sont le summun de la funkytude.

    Au-delà de Dorota, c’était l’épisode spécial Thanksgiving, celui qui commence par des crises et qui finit par des réunions humaines chaleureuses sur de la musique pop (toi aussi, tu danses le jet ?). L’épisode Thanksgiving de l’an passé avait été le meilleur épisode de la saison, je l’avais trouvé excellent, si bien que j’avais continué la série en me persuadant (à tort) qu’un autre épisode allait illuminer mes jours. Eh bien, je l’attends toujours.

    The Big Bang Theory (2.08 The Lizard-Spock Expansion) J’ai une proposition de taille à faire aux dirigeants de CBS, intituler Big Bang, le New Sheldon’ (and Penny’) Show. Comme ça, plus besoin de revoir Leonard pendant vingt minutes et ses histoires de sitcom classique périmées. A la rigueur, on pourrait ajouter Howard au casting de cette nouvelle série, ses monologues téléphoniques étaient assez sheldoniens (traduction : funniest-ever-but-right-after-Michael-Scott).

    How I Met Your Mother (4.08 Wooo) Difficile de ne pas penser à mon e-muse avec cet épisode qui se concentre sur l’art du Woo-Woo, clementine et moi pratiquons en effet le Wouhou français avec autant de conviction. Dans HIMYM, Woo est plus pétassier et racoleur que notre frenchie et funky Wouhou mais l’allusion à notre e-duo m’a touché, merci CBS. Et j’aime Robin, c’est dit.

    Samantha Who? (2.06 The Ex) L’histoire de ces ex était tristement attendue, Samantha Who n’a pas une grande ambition scénaristique de départ mais les auteurs devraient quand même éviter les gros poncifs à chaque épisode, dans cet épisode, comme celui de la semaine passé : on regarde en sachant pertinemment la tournure des évènements, c’est un peu désagréable au goût. Celle qui n’est pas attendue dans Samantha Who, c’est Andrea, dont on apprend l’infâme non-photogénie, cette actrice est carrément douée pour les grimaces.

    Heroes (3.09 It’s Coming) Si l’épisode était bon, c’était avant tout parce qu’il revenait aux fondamentaux de la série : les premiers protagonistes (Hiro qui retrouve son caractère d’enfant, Yataï), le discours narratif, l’éclipse (et son intrigante accroche ‘It’s Coming’), une Elle Bishop à la hauteur de Kristen Bell … Ce ne sera sûrement pas folichon, le déroulement finira comme toujours par décevoir et agacer mais pour le moment, cet épisode ayant été le meilleur depuis des lustres, l’intrigue étant impeccablement amené, on s’est laissé avoir facilement. Damnit.

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    Mardi 18.11

     

    Fringe (1.08 The Equation) Un stand alone de plus, mais un one shot qui a su mêler à son intrigue principale l’histoire personnelle des protagonistes (ce qui est rarement le cas dans les formulas de base). L’intrigue avait un grand potentiel (le kidnapping des enfants, la lumière aveuglante, la musique comme traduction lyrique d’une équation irrésolue) mais la fin a été quelque peu bâclée et n’a apporté aucune réponse au véritable problème posé par l’épisode (l’équation). Cependant, on explore la personnalité dérangée de Walter, le personnage a beaucoup à dire et l’acteur est excellent, l’épisode sous cet angle là a beaucoup plu.

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    Privileged (1.10 All about Overcompensating) On s’y attendait plus ou moins, l’épisode dans lequel Rose en vient à tricher faute de temps à consacrer à ses études (on rappelle qu’elle est en voie de devenir Hillary Duff) est enfin arrivé. La seule chose positive est que la série ne reprend pas le schéma classique voire cliché des ados et l’école. Sage est clairement celle qui n’est pas intéressée pour l’école et pourtant, elle est celle qui se débrouille bien et qui sait exploiter ses facilités sans trop d’efforts. Alors que Rose, la plus sage et reservée, a de réelles lacunes scolaires. La série parvient en filigrane à montrer le difficile parcours d’une ado qui ne correspond pas vraiment au moule scolaire imposé, en dépit de toutes ses bonnes volontés et de son caractère malgré tout studieux. Comme c’est Privileged, Sage fait concevoir un sac haute couture pour que Rose puisse allégrement tricher, le propos est toujours overzetop mais il y a quand même une pointe d’originalité et de recherche au fond dudit propos.

     

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    Mercredi 19.11

     

    Clara Sheller (2.01 & 2.02) La série revient après tant d’années d’absence, une époque a changé, on est plus au lycée, on ne regardera plus cette série avec Ancienne Fiancée en affirmant tout le bien que l’on pense de Mélanie Doutey et en s’aimant très fort. Pincement au cœur ? Evidemment.
    Nouvelle vie, nouvelle formule et changement de casting au grand complet, même les parents des protagonistes ont changé et bizarrement, contrairement aux héros qui sont maintenant interprétés par des acteurs plus anonymes, les trois parents sont joués par des acteurs français de renom (De Turkheim, Duperey, Lecoq).

    On avait tous envie de découvrir Zoe Felix dans la peau de Clara, prêt à dégainer les injures parce que personne ne remplacera Mélanie dans notre petit cœur mou. Le problème avec Zoe, c’est qu’elle manque de naturel, ce qui était l’atout fort de Mélanie Doutey.

    Dans la peau de Clara, Zoe fait vieille fille attardée. Dans ses fringues colorées et courtes, elle fait déguisée. Mélanie était Clara Sheller, Zoe quant à elle n’est qu’une sous-version un peu ratée.

    L’épisode premier donne clairement cette impression, pour Clara seulement, parce que Mille s’en sort très bien dans la peau de J.P.

    Mais avec le second épisode et la mise en place de situations cocasses et de storylines solides qui ont un réel potentiel dramatique, on commence à y croire et à adhérer au personnage incarné par Zoe. Surtout grâce à sa mythomanie débordante et à ses airs désolés faussement coquins qui fonctionnement plutôt bien.

    Finalement, on s’était fait des cheveux blancs pour rien, on a eu peur le temps du démarrage, toujours aigri par ces bouleversements, mais il semblerait que cette saison reste dans le ton agréable et léger de Clara Sheller, saison 1, la série française la mieux écrite, vue jusqu’à présent.

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    Old Christine (4.09 Rage against the Christine) Et si cet épisode visionné l’air endormi était l’épisode le plus drôle de la saison actuelle de notre Vieille Christine ? Peu à peu, Christine avait perdu de son mordant, Julia Louis Dreyfus se contentant de composer le personnage-pilier autour duquel gravitaient les héros secondaires décalés. Cet épisode a permis de rectifier le tir et a produit une Old Christine plus délurée que jamais, cette histoire de « mauvais perdant », leitmotiv de Christine, était jouissive jusqu’à la scène finale, ô combien réussie.

    Dirty Sexy Money (2.06 The Injured Party) Difficile d’être aussi exigeant et détaché lorsqu’on sait que la série a un avenir très limité et qu’elle n’a plus que quelques épisodes à produire avant de sombrer dans une mort lente et douloureuse.
    Ravi que l’histoire entre Nick et Lisa soit définitivement finie, par contre on espérait plus d’intérêt de la part de Nick à l’égard de Karen, c’est vraiment dommage. Cependant, l’histoire a pour conséquence la naissance d’un véritable conflit entre Simon et Nick qui n’est plus dupe du jeu malsain de Simon. On en apprend également un peu plus sur l’alliance entre Nola et Simon et cette histoire de petit frère limite retenu en otage a quelque chose de dérangeant au fond. Letitia en alcolo est un personnage très intéressant, il faut aussi espérer qu’elle gagne en dose « garce manipulatrice » et qu’elle s’en prenne à Tripp et sa nouvelle protégée. Chaque histoire avance donc beaucoup, les enjeux de cette ultime saison s’installent, plus qu’à espérer que les auteurs se dirigent vers une fin concrète et apocalyptique, conclusion parfaite pour un soap qui se voulait trash et moderne.

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    Jeudi 20.11

     

    Ugly Betty (3.09 Wen Betty Met Y.E.T.I) Betty n’est pas si insupportable lorsqu’elle n’est pas l’assistante qui gère les problèmes so big de Mode et Daniel de manière mièvre, lorsqu’elle n’est pas au coeur d’un triangle amoureux tordu. En tant qu’héroïne, elle se débrouille même pas mal, la storyline du jour, autour du Y.E.T.I était donc intéressante, parce que plutôt sobre, parce que loin du milieu habituel de Betty, parce que mêlant Marc, et la famille de Betty. La série devrait penser à se dépayser plus souvent. Autre storyline du jour, celle de Justin et Randy, l’amitié si controversée ; là encore, c’est assez osé comme histoire et ça tient plutôt bien la route, si Justin avait avoué à sa mère ses sentiments à l’égard de Randy, la série aurait fait fort mais le niveau ambitieux de la série n’est pas encore si haut.

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    Grey’s Anatomy (5.09 In the Midnight Hour) Début rythmé, dynamiques narratives, situations haletantes, du Grey pré-sweeps dans toute sa splendeur.

    Derek opère un mec, j’ai adoré la storyline : à la fin de l’épisode, j’ai réalisé que je n’avais rien suivi de cette histoire. Le multitasking grâce à Grey’s Anatomy ou l’art de la vaisselle.
    Les internes qui se charcutent sont des gens clairement stupides mais l’idée dans la série n’a pas été si mauvaise. Evidemment, la situation vire à la cata (pourquoi ne pas les avoir laisser jouer aux bouchers encore quelques épisodes ?), Sadie frôle alors la mort : le besoin de toujours dramatiser selon Shonda. Melissa George et Ellen Pompeo pourraient être sœurs au ciné, elles ont un physique vraiment similaire et pourtant l’une a un physique froid voire clinique tandis que l’autre a une voix suave et une allure exotique (le mot me fait rire, pas vous ? Une allure exotique, sérieusement ?), je veux que leur relation se développe, Melissa forever.

    Izzie devient complètement folle à lier, c’est assez effrayant cette histoire. Va falloir songer à en finir avec l’histoire de Denny revenant, Denny qui peut toucher et Denny qui peut éventuellement faire des folies au lit, sérieusement c’est quoi cette idée à la con ?

    Du moment que Cristina et Meredith s’engueulent joyeusement, l’épisode ne pouvait pas être foncièrement médiocre.

    The Office (5.09 Frame Toby) Michael Scott est hilarant en patron désireux de se faire aimer de tous, mais il est peut-être encore plus incisif et distrayant lorsqu’il déteste quelqu’un, parce qu’une haine plus naturelle, tu meurs. Toby revient à Scranton et remplace Holly. Les fans de The Office se sont à maintes reprises délectées de la haine (injustifiée mais jubilatoire) de Michael à l’égard de ce pauvre Toby. Dans l’épisode, Michael découvre, une semaine après tout le monde, que Toby est de retour. Il tente alors par tous les moyens de faire virer Toby, c’était acharné, un peu poussif mais terriblement délicieux. Pam reprend son rôle de personnage principal (ça commençait à bien faire son rôle de deux minutes top chrono par épisode) et le couple Jim et Pam revient sur le devant de la scène, pourtant la série ne parvient toujours pas à être mièvre, quel talent.

    30 Rock (3.04 Gavin Volure) Steve Martin, la guest du jour. On régresse de plus en plus, c’est assez inquiétant. Surtout que ça empêche le développement d’histoires internes, de storylines sur NBC ou la vie des protagonistes (sauf Tracy, malheureusement) notamment Jenna qui est une fois sur deux, évincée. L’épisode était loufoque et dans l’esprit de la série, mais on s’est un peu ennuyé, je crois.

    Kath & Kim (1.07 Gay) Quel épisode hilarant, je savais que le potentiel de Kath-Day et Kimmie était incommensurable. Le propos de l’épisode était intelligent, drôle, dépoussiérant les clichés gays et la fin à la hauteur de la gossip niaiserie des deux héroïnes (Kath se piquer par une abeille sur la lèvre, la mère et la fille réalisent que c’est encore mieux que le botox des stars). Simplement dément.

    News primordiales de la semaine

    ABC a fait le grand ménage, Dirty Sexy Money, Eli Stone et Pushing Daisies passent à la trappe, déception, révolte, tristesse.

    Prison Break aussi, accessoirement. Soulagement, justice et euphorie.

    ABC a sorti le premier trailer de Cupid, je ne suis pas convaincu mais zut, il y a Sarah Paulson.
    Je hais H&F, j'ai refait cette satanée mise en page 5 fois.

     

    En brayfe, cette semaine, il ne fallait pas manquer les sitcoms Kath & Kim (1.07 Gay), The Office (5.09 Frame Toby), Old Christine (4.09 Rage against the Christine).

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  • Moi et mon vieil ipod vert

    En fait, j’ai toujours trouvé que la ponctualité était une notion plutôt relative. Mais comme la demande vient d’en haut (Suffragettes), je me devais de l’exécuter.

    La consigne était la suivante : mettre son ipod en position aléatoire et coller les treize chansons qui sortent du chapeau aux treize questions suivantes, sans tricher bien sur.
    J’aime beaucoup cet énoncé, parce que pour vouloir tricher à un « jeu » pareil, il faut, je pense, avoir un monde intérieur particulièrement creux. Comme dirait Michel le français. Et donc évidemment, je n’ai pas triché (mon monde intérieur va bien, CQFD). Sinon j’aurais collé du Velvet, du Camera Obscura, du Belle and Sebastian et du bon Tom Waits pour dire à la terre entière que j’ai des goûts musicaux remarquables, à la hauteur de ceux de clementine et kim, mes amies les plus calées musicalement.

    1. Comment vous sentez-vous aujourd’hui ? Catch My Disease - Ben Lee (Je me sens pourtant d’une sérénité  absolue, une sérénité rarement atteinte, sauf dans les montagnes himalayennes, -sic. So lame ce début de quizz-vérité.)

    2. Comment les autres vous voient ? Extraordinary Machine –Fiona Apple (Permettez moi de me gausser à gorge déployée… et d’ajouter deux sobres « bien entendu » et « tout à fait »)

    3. Quelle est l’histoire de votre vie ? Moderne Romance – Yeah Yeah Yeahs (Une histoire qui envoie du bon pâté ? Une histoire anti-romantique aussi cruelle que Belle du Seigneur ? Je demanderai à Karen O à l’occasion, merci Apple).

    4. Quelle chanson pour votre enterrement ? Wishin & Hopin’- Ani Difranco (Sérieux? Je voyais plus cette chanson pour un mariage, celui de « mon meilleur ami bien sûr », du moment qu’on me laisse Julia Roberts chanter King. Sia pour l’enterrement, je pense que c’est plus adéquat quand même. Parce qu’au fond, je suis persuadé que je vais rejoindre  dans l’au-delà Claire Fisher grâce à Breathe Me)

    5. Comment allez-vous de l’avant dans la vie ? Hi - Psapp (Cette réponse n’a aucun sens et je n’essaierai même pas de la commenter)

    6. Comment être encore plus heureux ? Staring at the Sun – Alaska in Winter (On voit que mon ipod n’est pas conscient de ma peau fragile dangereusement réceptive aux mélanomes croûteux)

    7. Quelle est la meilleure chose qui vous soit arrivée dans la vie ? Love Song – Tilly & the Wall (là encore, je suis perplexe. Mais si Love Song implique tacitement l’amour, et donc Ancienne Fiancée aka Lucile, je ne peux qu’approuver : elle est la plus belle chose qui me soit et me sera jamais arrivée).

    8. Pour décrire ce qui vous ravit ? The Letter– PJ Harvey (PJ Harvey te ravit forcément si tu es détenteur du bon goût universel. Une lettre d’amour écrite par PJ Harvey ? Direct, j’appelle une civière, je mange le papier et m’auto-immole)

    9. Votre boulot pour vous c’est… ? Saturday Nights – Hello Saferide (La fête en somme ? Well, tout depend si tu écris sur le salon du jambon cuit dans le Périgord ou sur le festival de Deauville en compagnie de Chloé Sevigny, forcément. Mais causer sur la vie, les gens, l’actu, la culture, effectivement y’a pas plus funky. Sauf que mes Saturday Nights moi, je les passe à rattraper des trucs lame comme Heroes ou Californication et ça, c’est modérément funky)

    10. Que devriez-vous dire à votre boss ? Raindrops from the sun – Imani Coppola (Après, la question est de savoir si j’exécute une chorégraphie sur son bureau ou pas ? Parce qu’autant que je sache, il faut implorer les Dieux de la pluie pour que cela soit un minimum efficace et je ne suis pas sûr que le message pluvieux aurait un sens sans la fameuse pluie miraculeuse. Anyway, je me perds)

    11. Pour vous, l’amour c’est… ? Jalouse – Emily Loiseau (Ouah. Ce test devient trop mystique d’un coup. Même si je suis foncièrement d’accord sur le fait qu’Adèle de Bayeux fait bien nom de pull, je ne ferai pas manger au copain de mon ex copine, mon potage à la nitroglycérine. Sauf s’il est opticien. Parce que la jalousie, c’est avant tout une question de proportion. Comme pour le potage)

    12. Pour vous, la sexualité ça doit être… ? Change is Hard – She & Him (En clair quoi, ça doit être la routine, c‘est ça? Je me la joue lazy au lit, c’est ce que tu veux dire sale ipod de mes deux ? Non mais sûrement pas avec Zooey Deschannel d’abord !)

    13. Bloguer pour vous c’est… ? Fifty-fifty Clown – Cocteau Twins (J’aurais pas mieux trouvé, n’empêche ! Et finir ce test avec ce groupe culte, ça me propulse un peu dans le top des blogueurs qui ont du goût alors je dis : chic).

    Comme je sais que clementine raffole des tags, qu’elle rêve tags et qu’elle mange des tags aux pâtes tous les soirs devant Matt Saracen et Julie Taylor, the love story, alors je lui tends une perche grosse comme Bob Dylan.

    Et moi, vu que je suis d’une humeur musicale, je vous soumets ma chanson de la semaine : la chanson joyful qui m’accompagne dans chacun de mes trajets, même ceux pour aller aux toilettes.

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  • Gossip Girl - Résumés - Saison 1

    Pilot – 1.01 (diffusé le 19.09.07)
    Serena est de retour à Manhattan après un intriguant séjour en pensionnat dans le Connecticut. Dans le très chic Upper East Side de New York, elle retrouve sa meilleure amie, Blair, qui ne semble pas très contente de son retour. D'une part, elle perd sa place privilégiée au sein de son cercle d'amis mais en plus son petit ami, Nate, ne reste pas insensible aux charmes de Serena. Une bloggeuse anonyme, Gossip Girl, suit le quotidien de Serena et de son entourage : jalousie, amour, haine, envie... Pourquoi est-elle partie et pourquoi est-elle revenue ?

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    The Wild Brunch – 1.02 (diffusé le 26.09.07)
    Serena se rend chez Blair pour s'expliquer sur la soirée de la veille. Celle-ci lui avoue qu'elle est au courant qu'elle a couché avec Nate avant qu'elle ne parte en pensionnat. Pendant ce temps, Dan rend visite à Serena pour lui parler de ce qu'il ressent, c'est alors qu'il rencontre Nate, son rival. De son côté, Jenny rend visite à Blair, qui va en profiter pour la manipuler et l'utiliser à son avantage. Tous se retrouvent au Brunch donné par le père de Chuck où des secrets vont alors se révéler.

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    Poison Ivy – 1.03 (diffusé le 03.10.07)
    Blair découvre un secret de Serena qui ne restera pas caché plus longtemps. Le futur de Dan est compromis quand Nate le défie pour l'entrée à Darmouth. De son côté, Jenny passe de plus en plus de temps avec le frère de Serena, Eric. Rufus doit oublier sa fierté et avoir le courage de demander à Lilly de l'aide en ce qui concerne Dan.

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    Bad News Blair – 1.04 (diffusé le 10.10.07)
    Blair est heureuse quand sa mère, Eleanor, la choisit pour être la nouvelle égérie de sa nouvelle collection. Son bonheur s'effondre vite et elle ressent un sentiment de trahison quand Serena lui pique la tête d'affiche. Nate et Chuck, de leur côté, partent pour un week-end entre garçons.

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    Dare Devil – 1.05 (diffusé le 17.10.07)
    Serena et Dan ont leur premier rendez-vous officiel. Celui-ci essaye d'impressionner Serena en lui sortant le grand jeu. De son côté, Jenny est invitée à dormir chez Blair où elle fait l'objet d'un cruel "action ou vérité ?". Pendant ce temps, Lilly s'aperçoit que son fils s'est enfuit du centre médicale où il est interné. Elle se retrouve alors obligée de demander de l'aide à son ex-petit ami, Rufus.

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    The Handmaiden’s Tale – 1.06 (diffusé le 24.10.07)
    Dan est partagé entre ses sentiments pour Serena et ceux pour son amie d'enfance qui vient de refaire surface. Au bal masqué, Blair envoie Nate à une "chasse aux sorcières" mais celui-ci est toujours distrait par ses sentiments pour Serena. Bien que Blair ait clairement dit que seuls les invités peuvent venir, Jenny et Dan parviennent à s'introduire. Lilly demande à Rufus de l'accompagner à un gala d'Eleanor Waldorf dans le but de rendre Bart Bass jaloux.

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    Victor, Victrola – 1.07 (diffusé le 07.11.07)
    Serena et Dan acceptent enfin leur attirance mutuelle malgré les différences sociales. Nate, de son côté, découvre que son père consomme de la drogue. Jenny apprend un lourd secret concernant ses parents. Et Blair est une fois de plus déçue par Nate.

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    Seventeen Candles – 1.08 (diffusé le 14.11.07)
    Ce sont les 17 ans de Blair et celle-ci essaie tant bien que mal de cacher aux autres sa rupture avec Nate. Dan emmène Serena et Vanessa à la fête de Blair pensant les rapprocher, cela fonctionne dans un premier temps. De son côté, le père de Nate est inculpé de fraude. Pour sa part, Jenny décide de ramener sa mère à la maison. Blair finit la soirée avec Chuck Bass, sous le regard de Serena.

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    Blair Waldorf Must Pie – 1.09 (diffusé le 28.11.07)
    Blair est très excitée par le retour de son père pour Thanksgiving. Chez les Waldorf, Thanksgiving est une tradition des plus sacrées ! Serena a une discussion houleuse avec son amie sur son aventure avec Chuck. Pendant ce temps, à Brooklyn, les Humphrey, enfin réunis, s'activent pour fêter dignement Thanksgiving. Leur fête changera de ton lorsque Lilly, Serena et Eric seront invités par Dan à manger.

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    Hi Society – 1.10 (diffusé le 05.12.07)
    Les filles se préparent pour le Bal annuel des débutantes. CeCe pousse sa fille, Lilly, à trouver un moyen pour obliger Serena à y participer. Serena, impatiente de présenter sa grand-mère à Dan, ignore que celle-ci tire les ficelles dans l'ombre pour la contraindre à participer à cet événement incontournable. Blair et Chuck continuent de se voir en secret.

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    Roman Holiday – 1.11 (diffusé le 19.12.07)
    Blair se réjouit du retour de son père pour Noël. Mais elle n'avait pas prévu que celui-ci amènerait son petit ami, Roman. Elle tente alors de les faire rompre. Serena a du mal à trouver le cadeau idéal pour Dan. D'autant plus que Vanessa met la barre très haut. Il devient difficile de faire mieux.

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    School Lies – 1.12 (diffusé le 02.01.08)
    Les lycéens s'introduisent illégalement pendant le week-end dans l'école pour une fête improvisée et arrosée dans la piscine. Chuck fait pression sur Blair pour qu'elle garde ses distances avec Nate. Et Serena invite Dan à se joindre aux festivités, lorsqu'un drame se produit.

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    A Thin Line Between Chuck and Nate – 1.13 (diffusé le 09.01.08)
    Serena est aperçue dans une pharmacie en train d'acheter un test de grossesse. La rumeur se répand dans la ville plus vite qu'une traînée de poudre. Dan apprend la nouvelle par Gossip Girl. Courtisé, Rufus décide d'aller de l'avant.

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  • Adam casse la télé # Semaine n°8 (09.11 au 16.11)

     

     

    Dimanche 09.11

     

    True Blood (1.10 Don’t Wanna Know) Un épisode de haut vol là encore. En fin de saison, il faudra faire un classement des meilleurs épisodes de True Blood. Tara se rend compte que l’exorcisme était une supercherie, la série perd ainsi en faux mystique et c’est tant mieux. Elle gagne par contre en légendes urbaines en dévoilant le secret de Sam et en se la jouant slasher movie (une Sookie poursuivie par le serial killer de la ville, les fans de Scream et de Neve Campbell se réjouiront). COURS SYDNEY.
    L’épisode vaut aussi pour la partie procès vampirique, par laquelle l’ambiance y était totalement électrisante, on retrouve d’ailleurs l’avocat emmysé de Damages, le grand Zeljko Ivanek. La mortelle à sacrifier, Jessica, était absolument bouleversante, la scène de succion était fascinante et poignante, une conclusion parfaite pour cet épisode de qualité. Vivement la fin.

     

     

    Brothers & Sisters (3.07 Do You Believe in Magic ?) Léger, caustique, déjanté et profond à la fois, ce Brothers & Sisters était un petit bijou de réussite et de simplicité. Le rapprochement entre le père de Ryan et Nora s’est fait simplement et naturellement, avec même beaucoup d’humour. La partie de Kitty a été également très réussi et la série a bien fait de battre en brèche les poncifs sur l’adoption et sur la jeune femme précaire et déboussolée. La nouvelle compagnie de Sarah a de quoi intéresser, les deux jeunes sont vifs et distrayants. La storyline entre Justin et Rebecca frôle le doux mièvre mais on est encore loin de l’overdose déjà produite. C’est du tout bon.

     

     

    Dexter (3.07 Easy As Pie) A force d’entendre amigo/friend entre Dexter et Miguel, on se demande s’il n’y a pas une tension sexuelle à évacuer entre les deux mâles parce que là, ça devient louche (et lourd) ces discours sur l’amitié. Debra est confrontée à la mère du jeune indic’, elle l’accuse d’être la responsable de sa mort, ce qui bouleverse Deb (quelle scène, vous êtes d’accord ?). Dexter rend des visites régulières sa Camilla, sa vieille amie (depuis quand ?), c’est l’actrice de The Riches, cette femme a toujours un peu le même genre de rôle mais ça fonctionne bien. Ici, elle demande à Dex de l’euthanasier, rien que ça. Miguel demande enfin à Dexter de régler le compte d’Ellen, l’avocate, ce qui confronte le tueur à son fameux code.

     

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    Desperate Housewives (5.07 What More Do I Need ?) Frances Conroy a pu bénéficier de dialogues élaborés et plus ou moins suivis, je suis content que Marc Cherry ait permis un rôle de guest plus profond pour Frances, il a peut-être même été un admirateur de Six Feet Under, alors Marc est foncièrement un peu mon copain.

    Lynette se la joue kick-boxeuse dans les toilettes, on en attendait pas autant de la housewive la plus posée et réaliste de la série, c’est discutable. Susan file le parfait amour avec Gary, ça nous laisse complètement de marbre. Bree récolte encore la storyline sans intérêt du jour. Mike et Katherine fricotent ensemble, cette greffe scénaristique est plutôt bien venue selon moi car elle n’était vraiment pas attendue. Un épisode de qualité correcte.

     

     

    Californication (2.07 In a Lonely Place) Moins grossier que les précédents, cet épisode avait l’avantage de montrer Hank avant tout dans son rôle de père. La famille Moody est le point fort de l’épisode et permet un recul certain dans le gratuitement trash. Karen est splendide et toujours aussi zen, Becca nous émeut même à la fin de l’épisode. Le reste est à la hauteur du niveau inspiré des épisodes scato de Californication, Daisy est toujours la préoccupation principale de Charlie et l’intrigue entière manque toujours de fond. Par contre, la dépendance de Marcie permet l’esquisse d’une histoire intéressante, on y croit.

     

     

     

     

    Lundi 10.11

     

    The Big Bang Theory (2.08 The Panty Pinata Polarization) The Big Bang Theory est devenue la série que j’attends le plus le Lundi (et le Lundi seulement, on est serial geek ou on ne l’est pas) et pas seulement parce qu’America Next Top Model était le sujet vedette de l’épisode et que la scène finale se déroulait bien en présence des candidates de cette année, parole de fan de télé réalité qui suit les crappy real tv shows de la CW.

    Encore une fois, l’épisode tourne autour de Penny et Sheldon. La guerre annoncée, acte I était hautement jubilatoire. Penny en a enfin fini avec le rôle de la voisine cruchette de saison 1, elle est devenu à part entière un atout comique incontestable. Alliée à l’autre atout de la série, Sheldon, Penny est ce qui se fait de mieux dans Big Bang. Cet épisode est plus explicite que les autres (Penny et Sheldon sont clairement au centre de l’épisode, écartant totalement Leonard) mais exploite tout aussi bien cette nouvelle dynamique (la reine Penny et le roi Sheldon) qui sied remarquablement à cette comédie-hilarante-que j’aime-par-dessus-tout.

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    Gossip Girl (2.10 Bonfire of the Vanity) C’était mal parti mais la fin a réussi à sauver l’épisode d’une mort intellectuelle lente et douloureuse. Jenny devient officiellement la star du show, ses mésaventures dans le milieu new-yorkais de la mode commencent à peser, d’autant que la miss enchaîne les ratés, les disjonctions, les résolutions avec une rebelle attitude plutôt agaçante. Notre petit cœur mou a quand même éprouvé une certaine peine lorsque Agnès brûle ses grandes créations.

    Du côté de Blair qui a schem-ait gaiement lors de cet épisode, les scénaristes semblent se re-fixer sur sa bitchy attitude, ce qui est une bonne chose. Mais on croit difficilement au couple Cyrus-Eleanor. Cependant, la relation fonctionne bien et l’intrusion de Blair dans leur couple a été plutôt bien gérée.

    Du côté de Chuck et Dan, l’histoire se répète inlassablement, et se conclut de la même manière que la précédente. Du côté de Serena et Artiste Maudit, même topo, Serena espère, Serena y croit, Serena est déçue, Artiste Maudit la joue indifférent, Artiste Maudit la joue proche et conciliant, les deux se retrouvent et Serena espère, etc.

     

     

    Heroes (3.08 Villains) Ca faisait longtemps que la série n’avait pas eu recours au flashbacks. Ceux de cet épisode ont pu nous expliquer deux trois trucs pas trop stupides, alors on va pas trop râler cette fois. En plus, Kristen Bell était de la partie et c’était pas assuré d’avance, en plus elle était très jolie et pour regarder Heroes, ça suffit. Une rime, une.

     

     

    Samantha Who? (2.05 Help!) La série a su rectifier le tir rapidement, c’est une preuve d’intégrité sûre. Par contre, j’ai remarqué un léger défaut plutôt récurrent : la série est consciente du poids comique que représentent les proches de Samantha, alors elle les utilise quasiment à chaque épisode. Lorsque l’un d’entre eux n’intègre pas la storyline principale de Samantha ou la secondaire qui existe parfois, il fait figure de sidekick pour deux trois répliques et ça peut enlever beaucoup de charme au personnage en question. Je parle de Regina pour cet épisode ci. Et comme mon raisonnement n’a absolument rien d’intéressant en soi, je vais vite passer à la review de Worst Week sans même évoquer la présence de Mary Kate Olsen en guest star de cet épisode, quel affront. Sue me e-foule.

     

     

    Worst Week (1.07 The Vows) D’un ennui intersidéral, on se demande presque si la série n’a pas plutôt intérêt à enchaîner avec frénésie les catastrophes et les gags lourdauds pour être efficace. D’ailleurs Worst Week, c’était pas l’histoire d’une semaine en fait, une semaine qui compte sept jours, soit sept épisodes ? Il est temps d’arrêter les frais, on frôle l’overzetop là.

     

     

    How I Met Your Mother (4.06 Not a Father’s Day) C’est pas la première fois que ça arrive mais dans cet épisode, la chose était plus ou moins flagrante : j’ai trouvé que les acteurs de HIMYM jouaient mal, tous sauf Robin et Barney bien entendu, la palme du plus mauvais acteur revient à Ted, je pense. Alors du coup, difficile de s’imprégner de cet épisode pas si mauvais mais un brin longuet. La sitcom use de son discours-bébé jusqu’à écoeurement et à part la métaphore plaisante faite autour de ivre-Lily, l’épisode n’a pas eu grand-chose à démontrer.

     

     

     

    Mardi 11.11

     

    Fringe (1.07 In which we meet Mr. Jones) Trois semaines sans Anna Torv, crazy but lovely Walter Bishop et la vache d’Harvard, y’a pas à dire, ça commençait à faire long, au risque même de rejoindre le groupe des détracteurs de Fringe. Mais non, Fringe n’est pas surestimée et complètement irréaliste. Un jour, on sera tous béat devant la révélation du Pattern dans le JT d’Elise Lucet. Olivia Dunham sera en interview en direct de DC et partagera avec nous son angoisse d’un monde en péril, motif invoqué : la liposuccion de la vache et le coup des plantes carnivores mangeurs de cœurs humains. Mon discours a-t-il un sens ? Les fans de Fringe comprendront, il faut se mobiliser. Mais diable, où est passé John Scott et le père d’Olivia, hein ?

    Quoi qu’il en soit, Fringe est de retour : yaii ! C’est le moment d’exécuter la cucaracha à oilp et de chanter du Supergirl.
    L’épisode de cette semaine est totalement décousu, déconstruit, sans aucun rapport avec le schéma figé et formula de la série de départ. Et pourtant, son aspect inattendu, sa quête et ses non-résolutions permettent un certain attrait et un sentiment d’addiction certain, l’épisode a été d’une efficacité redoutable. Well done JJ et comparses.
    Suis-je le seul à avoir aperçu monsieur Chauve, le fameux observateur, à l’aéroport de Francfort avant l’arrivée de l’agent Dunham ? Il n’a pas été mentionné une seule fois dans l’épisode et pourtant, il était bien là, j’ai revérifié. Diantre ; ça me fait peur, j’en dis trop, je vais me retrouver au cœur d’une conspiration technologique et biologique. OMG, je sens un vieillard grandir en moi, l’explosion est proche.

     

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    Privileged (1.09 All about insecurities) Megan accueille sa meilleur cop, sa BI.EF.EF au sein du château de Barbie. Et comme pour toutes les amitiés entre filles, les vraies de vraies, sa meilleure copine est la sous-version de Megan, la version identique mais un peu fade. Pourquoi fade ? Parce que version mochue évidemment. Même tics de langage, même sourcils qui décrochent la lune à chaque big interrogation, même sarcasme mais pas même gueule, faut bien l’avouer, alors du coup, comme on est téléspectateur de la CW, l’empathie et la magie ne prennent plus. Virez-nous ce thon et sortez de la bimbo.
    Je suis content de me souvenir de cette petite théorie que j’avais formulé intérieurement devant l’épisode la semaine passée, faut dire qu’entre petite mec riche qui veut se faire passer passer pour pauvre et petite fille riche qui se découvre un talent de chanteuse à la Hillary Duff, j’étais bien embêté pour combler.

     

     

    Mercredi 12.11

     

     

    Old Christine (4.08 Self-Esteem Tempura) Old Christine avait un peu jarté depuis deux semaines, Old Christine est toujours celle qui est évincée en cas de busy schedule et pourtant je l’aime vraiment beaucoup cette bonne juive. Aujourd’hui, elle découvre que Riccie est doué pour la comédie, elle se souvient alors qu’elle et Matthew, nés pour la danse, n’avaient pas eu la même chance que Riccie à son âge, elle décide alors de pousser Riccie à devenir une star enfant. Le principe a eu de bons impacts comiques, dommage que la fin ait été si prévisible (le fameux poncif « à travers le rêve de ma progéniture boutonneuse, je réalise mon propre rêve quasi-déchu, aussi connu sous le nom « poncif-par-pitié-achevez-moi).

     

     

    Friday Night Lights (3.07 Keeping Up Appearances) Cette semaine, c’est FNL qui est passée à la trappe. Non pas qu’elle ait perdu son rôle de reine des séries killeuse de génitrices. Que nenni. Au contraire, vu son statut royal, il faut être dans de bonnes conditions pour regarder ce petit chef d’œuvre. Alors je l’ai mis au chaud, dans ma vie et j’attends que le temps passe. En attendant, il reste toujours Urgences ou Eli Stone.

     

     

    Jeudi 13.11

     

    The Office (5.08 Business Trip) Mes prières ont été entendues par les scénaristes de The Office et les dirigeants de NBC (carrément oui) : Pam est de retour à Scranton, elle qui est si triste d’avoir échoué à NY, préfère retrouver son Jim-chéri et sa vie de standardiste un peu terne. Dwight la retrouve, fidèle à lui-même. La scène dans laquelle il décrit Pam comme une artiste ratée, incapable de faire un dessin correct était cruelle et ne correspondait pas au personnage qu’il est foncièrement. J’ai trouvé ça MAL.

    Kelly et Yeux Bleus se remettent ensemble, Yeux Bleus est un sacré jerk, il ne veut reconquérir Kelly que pour l’enlever à Gros Nounours.

    Michael Scott part en voyage d’affaires, celui-ci voit ça comme une aubaine professionnelle, un coup de chance, une reconnaissance venant d’en haut. Pourtant, Michael nous surprend beaucoup en fin d’épisode, lorsqu’il téléphone au patron de Dunder et qu’il lui fait part de son aigreur au sujet du départ d’Holly, il ne se laisse pas corrompre et essaie de gagner un peu de respect, c’était assez intelligent et bien venu.

     

     

    30 Rock (3.03 The One with the cast of « Night Court ») Après Megan Mullally et Oprah Winfrey pour les deux épisodes d’ouverture de saison, on était en droit de se demander légitimement si Jennifer Aniston n’allait pas être la guest de trop pour 30 Rock. Parce qu’après coup, malgré les deux très bons épisodes de cette saison, le principe : un épisode, une guest, est plutôt plutôt limite.

    Et effectivement, la venue de la guest fut moins bonne que les deux précédentes, peut être parce que cet épisode était construit autour de miss Aniston mais celle-ci s’est quand même révélée convaincante en allumeuse détraquée.

    L’épisode a aussi permis de ressusciter Night Court, la célèbre comédie était so brilliant mais vu les protagonistes de cette histoire (Kenneth un peu sué et Tracy égal à lui-même), ça n’a pas été une grande réussite, jusqu’au moment où Jenna est intervenue en avocate loup-garou.

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    Ugly Betty (3.08 Tornado Girl) Willie en chasseur, fusil à l’épaule est une image qui restera longtemps gravée dans ma mémoire. Le road trip entre Amande, Marc et Betty la moche, aussi. Dommage qu’il ait été si bref et si bâclé. Les épisodes pèchent toujours lorsque la série met l’accent sur le ton mélo voire gentiment moralisateur de la série, chacune des storylines de cet épisode ont vu leur fin se jouer aux violons et à la voix nasillarde nouée de Betty. Les accoutrements de Marc et autres rugissements d’Amanda au moment du stop n’ont rien pu faire. Et si on faisait un spin-off sur ces deux starlettes hautes en couleurs ? J’écrirais volontiers leurs histoires.

     

     

    Kath & Kim (1.06 Jealousy) Difficile de dire ce qui me plaît tant dans Kath & Kim, le gros mauvais goût permanent et inhérent à la série, la mère Kath qui est joue sacrément bien l’actrice de seconde zone, Selma Blair qui est insupportable en fille capricieuse et revendicative, leurs mecs summum de niaiserie et de soumission ou bien le tout, le propos gossip et ringardouille, les discussions intérieures qui illustrent la moue des deux personnages, l’alchimie entre les deux actrices. Difficile de dire finalement ce qui est bien dans Kath & Kim, la série n’a pas vraiment de qualité mais le médiocre est le nouveau excellent.

     

     

    Grey’s Anatomy (5.08 These Ties that Blind) C’était le risque et Grey’s Anatomy est tombé en plein dedans : du mysticisme total, comme cet triple épisode sacrément saugrenu de saison 3 dans lequel Meredith meurt et discute avec sa mère, son chien, Coach Taylor et Denny. Ici, on use de l’ingrédient Denny jusqu’à épuisement, au risque de faire passer Izzie pour une détraquée, exclusivement liée à ces illuminations post-mortem. Shonda Rhimes est une showrunner qui aime le spiritualisme et le bon sentiment, pourtant à chaque coup, l’alliance des deux participe à un effet d’écoeurement, devenu caractéristique de la série.

    Cependant, oui il y a du cependant et de la joie mes amis au royaume du Seattle Grace. Cette bénédiction suprême tient en deux mots : Melissa George. Alias, blabla, du vent, Melissa, c’est surtout, surtout, SURTOUT Laura, dans In Treatment. Vous savez, In Treatment, la meilleure série de l’an passée, le show best ever qui a été jouissivement prenant et intense avec son format, son concept et sa diffusion journalière qui a fait d’elle une série liée à notre vie et notre quotidien. Vous resituez, ça y est ?
    Well, la majestueuse Laura est devenue une interne du Seattle Grace, une fille un peu délurée et folle (comme dans In Treatment), une fille qui va sûrement faire des ravages auprès de l’équipe soignante.
    Melissa George et Kevin McKidd, les rois de Seattle Grace Hospital, j’vous préviens, c’est prédit.

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    News primordiales de la semaine

    My Own Worst Enemy a été annulé : j’ai bien fait de pas continuer. Lipstick Jungle a été annulé : j’ai pas bien fait de persévérer.

    Privileged a obtenu cinq épisodes supplémentaires. On est un peu heureux, en dépit de l’évolution de la série.

    J’ai aussi envie de saluer la brillante, drôle et très sarcastique freescully qui elle aussi avoue aimer en toute décontraction The Amazing Race et Survivor. Je me sens moins seul dans ma téléphagie.

     

     

    En brayfe cette semaine, il fallait apprécier les guest suivantes : Zeljko Ivanek (Damages) dans True Blood, Jennifer Aniston (sa vie, son œuvre) dans 30 Rock, Melissa George (In Treatment) dans Grey’s Anatomy, Frances Conroy (Six Feet Under) dans Desperate Housewives et pour les fans de nullités comme moi, les Next Top Model dans The Big Bang Theory, LA série du Lundi et même un peu du Vendredi soir.

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  • Brotherhood - Bilan - Critique - Saison 2

     

     

    Brotherhood comes back in slow motion, more precise and wider than its beginning. A deceptive and authentic look at lonelinesses in a community, and so much more…

     

     

    Brotherhood, drama authentique, patient et génial ou simplement lent

     

    Presque un an après avoir visionné la saison 1, ces 10 épisodes m’ont tout de même permis de reconnaître une évolution notable dans le rythme de Brotherhood. Tel un Carnivàle mais sans la magie de l’époque et de Jeff Beal, la bande-son se faisant très discrète. Tel un Sopranos, mais sans la dramatisation excessive et la structure dramatique. Tel un Six Feet Under, sans la cohabitation quotidienne avec l’outre-tombe.

    Brotherhood a-t-elle une autre originalité que sa relation ou parallèle crime/politiques ? Etrangement, le fait que cette série ne se démarque pas réellement est peut-être un point fort. En effet, la saison 2 s’arrête très longuement sur ses personnages, au risque de frustrer le téléspectateur avide d’évènements. Cependant cette patience permet, pour certains personnages, une évolution extrêmement sensible (en plus d’être physique) au cours de la saison. Declan, par exemple, peut exaspérer avec sa dépression qui traîne en longueur, et Cassie également, avec son refus perpétuel de lui donner une seconde chance, qui peut être vu comme une facilité scénaristique. Il n’empêche, leurs trajectoires sont totalement compréhensibles. Mieux, à la fin de la saison, leur cheminement respectif, vu avec du recul, est profondément  juste, voire désarmant.

    La saison 2 permet donc, comme les grandes séries HBO en leur temps, de peindre un tableau émouvant et révélateur pour chaque relation/personnage important, en plus des enchevêtrements fraternels, relégués en toile de fond. Vous l’avez compris, cette critique perso par perso suit la première idée du titre.

     

    Colin Carr, représentation de la désillusion face au rêve américain

     

    Nouveau personnage de la saison 2, le cousin d’Irlande Colin Carr représente la déception d’un gamin venu chercher un père symbolique. Père qu’il n’aura pas la chance de réellement connaître. Père (ici racine récente, soit les Etats-Unis) si enviable sur les photos de famille ou à la télévision, et indigne si l’on considère la désunion de la famille Caffee. L’épisode de Thanksgiving, et la solitude qui s’en dégage, en sont la synthèse évidente.

    Colin Carr, c’est du coup le sale gosse, car délaissé par son père, haïssant les femmes en général et certaines en particulier, comme Rose ou Peggy, l’épouse de Judd.

     

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    Rose Caffee, jeune femme dynamique de 60 ans et des poussières

     

    Le portrait de Rose Caffee, comme décrit plus particulièrement dans cette saison 2, est celui d’une vieille femme s’accrochant à l’illusion de la jeunesse, à l’aveuglement. Autour d’elle, tous et toutes se rendent un à un à la dictature du temps. Rose, elle, essaie des robes sexy et se pare de lunettes de soleil extravagantes, tente un détour du côté du SM et se persuade que les jeunes hommes s’intéressent encore à elle. Et ce dernier point est important, ses anciens compagnons étant hors-service ou n’étant plus intéressés par une femme de son âge.

    Rose Caffee est ainsi touchante, aussi lorsqu’elle rejette Colin, attitude finalement bouleversante et paradoxale face au fils de l’homme de sa vie. Et quand elle se rebelle face à son fils aîné, jalouse qu’elle est de cette femme qui lui a volé son préféré, et se l’accapare désormais.

     

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    Tommy & Eileen, ou le ridicule et l’essentiel de l’institution du mariage

     

    De toutes les storylines de cette saison, celle concernant Tommy et Eileen est peut-être la plus brusquée, la moins fluide, en début de saison du moins. Si l’éloignement est compréhensible du point de vue de Tommy, bon catholique et révulsé par les révélations de sa femme, son basculement du côté de la tromperie est trop précipité, même si préparé par un bel épisode où Sondra le met face à son caractère coincé, issu d’une éducation stricte.

    Ensuite, sa relation avec Dana est un prétexte, ce personnage étant assez cliché, mais cliché veut-il dire inintéressant ? Quoi qu’il en soit, elle est capitale dans la relation maritale, Tommy invitant Eileen à la réconciliation pour mieux la blesser en retour (voir la comique scène du coucher, jubilatoire pour Tommy) en la trompant. La rage n’est-elle pas ce que Dana, ex femme mariée attristée mais déjà blasée de n’être qu’un exutoire, voit dans les yeux de Tommy ?

    Oui, mais la raison rattrape les vertueux époux Caffee, qui ont tout intérêt à rester ensemble, pour sauver l’essentiel, et les apparences : Eileen ne trouve d’intérêt à sa vie que dans sa famille, Tommy a besoin d’une image parfaite pour sa carrière. Le couple n’est plus qu’une façade. Un cache-misère dont ils se moqueraient, Eileen éclatant de rire devant l’œil pour œil dent pour dent enfantin de son mari, elle et Tommy étant les premiers à avoir ironisé sur le pouvoir rassembleur de Thanksgiving. Cependant si Tommy est de plus en plus absent, jusque dans la scène finale ou il balance un bombe H à la face de son frère sans en avoir l’air, Eileen semble attirée par l’aide aux services sociaux, confrontant la bourgeoise apitoyée à une autre réalité bien plus impitoyable… pour la rassurer sur son sort ?

     

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    Michael & Kath, la brute morale et la femme poussée à bout

     

    S’être installé avec Kath a transformé Michael, en un sens. Faisant le deuil de Pete (disparu dans des circonstances fumeuses, sonnant faux) et par là de son côté chien fou, Michael suit de plus en plus un code moral. Lui qui ne baise pas à droite à gauche et ne boit plus, s’exaspère désormais du mal fait aux innocents et de la tournure froide et inhumaine que prends le business du crime (épisode 7 : Only a Pawn…).

    Ne pas croire pour autant que Michael est rentré dans le rang. Peut-être refroidi par sa tentative de meurtre et (relativement) plus prudent sur le terrain, compagne reconquise oblige, il n’en a pas moins l’ambition de retrouver les sommets, et n’hésite pas à mettre en pratique sa morale retrouvée de façon un rien hypocrite, et manipulatrice. Là encore, le monde du crime et en arrière-plan, l’arrestation principale de cette saison étant étonnamment simple, considérant les difficultés qu’éprouvaient FBI et justice face aux Sopranos.

    Michael a donc également réussi à retrouver une relation stable avec Kath, mais celle-ci doit se dérouler selon son bon vouloir. Comme il le dit lui-même, il aurait pu en choisir une autre, parmi la multitude. Pas si sûr. Michael reste ce type impatient, nerveux, facette magnifiée par une anomalie issue de son accident. A chaque fois qu’elle apparaît, Michael est plus vulnérable que jamais, mais aussi plus effrayant : c’est quand il est quasi-inexpressif et son esprit semble ailleurs qu’il est le plus redoutable et imprévisible, et ces instants de perdition magnifient son ambivalence calme/excédé. D’ailleurs, il est plusieurs fois question, dans cette saison, de le comparer à un animal.

     

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    Declan Giggs : dépression, point de non-retour et rédemption paradoxale

     

    J’ai déjà évoqué la trajectoire de Declan. Il faut ajouter que son parcours est un véritable chemin de croix. De la non-distinction entre bien et mal vient la séparation avec la femme de sa vie. Il s’agira donc pour Declan de tout faire pour la retrouver, elle refusant car n’ayant plus confiance en un homme qui confond ces deux notions. Un cercle vicieux : Declan sombre alors de plus en plus, la supplie, se perd dans un double-jeu police/crime, le haut-gradé Franklin n’étant d’ailleurs pas celui qui vous convaincra que la police est du côté du « bien ». C’est lorsque Declan a touché le fond, devenu inutile même dans un jeu d’infiltration ambigu, qu’un nouveau départ lui est proposé, humiliant mais nécessaire pour reconquérir Cassie, et remettre les choses à plat. Une résurrection quasi-christique. Une histoire de rédemption. Même si les titres des épisodes ne sont plus des extraits de textes sacrés mais cette fois-ci.. des chansons de Dylan, avec les vers appropriés. Cependant ne vous épargnez l’écoute entière, çà vaut le détour.

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    brotherhood_gal2_keyart_logo.jpgCrime, politique et police

     

    Le crime, la politique et leurs implications directes sont relégués au second plan, mais toujours dénoncés pour leurs rituels stupides (election day, ou la foire aux coups bas) et autre cruauté aveugle (à travers le tueur de sang froid du même épisode). Par contre, la police est mise en avant, présentée comme une arme politique et criminelle à mi-chemin, corrompue par la mafia et dépendante des politiques. Et lorsqu’elle atteint son but, à savoir arrêter des bandits, c’est l’ambition carriériste d’un homme qui en est à l’origine.

     

     

    Conclusion

     

    Brotherhood n’arrête donc pas son étude des liens entre institutions. Elle est malgré tout de plus en plus ancrée dans l’authentique (merci Adam pour le terme…), la réalisation soignée et au sens scénique précis scrutant les attitudes, paradoxes et autres évolutions sensibles de ses personnages, sans esbroufe, sauf peut-être les plans-séquences plutôt classe d’Ed Bianchi.

    C’est aussi la solitude des personnages, seuls ou à deux, qui frappe, leurs relations exclusives avec un autre ou eux-mêmes étant patiemment dépeintes pour laisser se préciser un tableau de famille touchant, toujours aussi paradoxal quand à l’identité de The Hill.

    En résumé, après une certaine déception initiale, la sensation d’envoûtement s’est emparée de moi, sur la longueur cette série est fascinante, à condition de ne pas être aussi impatient que Michael Caffee. Au niveau des grandes productions HBO ? Quelle idiotie, pas moyen de juger avant la conclusion, c’est-à-dire je l’espère dans quelques années.

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  • Adam casse la télé # Semaine n°7 (02.11 au 09.11)

     

    Dimanche 02.11

     

     

    Brothers & Sisters (3.06 Bakersfield)  Un épisode comme je les aime : de l’aspect road trip avec les deux stars du show, Kitty et Nora, une démission qui nous soulage plus que tout et une Sarah totalement métamorphosée qui évolue dans un univers professionnel enfin intéressant, moins d’Ojai Foods donc (soulagement), plus de gentille Rebetta et de mielleux Justin, l’épisode a produit du familialement sympathique.

     

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    Desperate Housewives (5.06 There’s always a woman) Loin de moi l’idée de vouloir parler en métaphores météorologiques mais : après les belles éclaircies, vient la noire pluie. Il fallait s'y attendre : Desperate Housewives est incapable de produire de la qualité pendant plusieurs semaines consécutives. Les histoires étaient toutes boursouflées, la joie intense et rarement éprouvée de retrouver Ruth Fisher avec qui j’ai évolué pendant cinq ans n’a pas été suffisante pour sauver un épisode creux et sans humour. Le quiproquo des Scavo est d’avance agaçant, l’histoire de Katherine et son maton était bê-bête comme tout et l’intrigue de Dave n’a pas avancé d’un pouce. Dans cet épisode, seule la sœur de Karen McCluskey vaut le détour, elle semble avoir un caractère bien affirmé, prêt à en découdre, elle va représenter un allié de taille pour Karen dans sa lutte anti-Dave, cela semble de très bon augure.

     

    Dexter (3.06 Si se puede) Tout le stratagème entre Miguel et Dexter pour se débarrasser du criminel était un peu douteux et malmène un peu la logique destructrice de Dexter qui consistait initialement en l’assassinat de bad guys qui échappaient à la justice ; pour le coup, on se demande pourquoi Dexter est obsédé par cet homme. Debra culpabilise pour le meurtre du jeune protégé de Freebo, elle pense que Ramon Prado est le skinner mais la piste va finalement s’avérer infructueuse.

    Un épisode mollasson encore très stand alone. A ce stade, on espérait que la série décolle enfin, l’intrigue de cette saison en a le potentiel mais ne l’a pas encore pleinement démontré. 

     

    Californication (2.06 Cock Dick and the First Kick) Les scénaristes de Californication ne bossent finalement que sur l’élaboration des titres de leurs vulgaires-et-pas-du-tout-funky episodes. Charlie se met au porno, sa protégée est toujours aussi consternante. La série a beau jaillir de répliques rebelles et anti-politiquement correctes, elle est complètement insipide et grotesque niveau storylines.

     

    True Blood (1.09 Plaisir d’amour) Petite baisse de régime ? Que nenni. L’épisode est à l’image de sa fin, un brin moins soignée qu’à l’accoutumée. La fin de saison approche, je pressens un season finale apocalyptique et des révélations tonitruantes (autour du patron du Merlotte qui devient intriguant à force d’apparitions dans le plus simple appareil), la confiance m’envahit.

     

     

     

    Lundi 03.11

     

     

    Gossip Girl (2.09 There Might Be Blood) Suis-je le seul à penser que, d’une part, le défilé improvisé –et très amateur- de Jenny et sa clique aurait rendu la salle complètement-furieuse-et-non-complètement-béate et que d’autre part, ses mini-créations très H&M n’auraient jamais eu l’effet escompté vu le rang social des gens présents pour l’évènement New York Philantropic Society ? Gossip Girl aime la jouer réaliste et crédible, c’est incontestable. D’une part, c’était abusé. D’autre part, c’était franchement hideux. La saison commence à s’essoufler, on s’ennuie ferme.

     

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    Samantha Who (2.04 The Building) Voir Samantha en duo avec Regina n’a pas été suffisant pour que l’épisode soit amusant et spirituel, la storyline autour du mec de Men In Trees présentait peu d’intérêt. L’histoire d’Andrea et Seth était déjà plus inspirée mais le tout restait sans grande conviction.

     

    Worst Week (1.06 The Ring) Sam enchaîne moins les gaffes et les catastrophes, cela dit, pour se tromper de grand-mère à la gare, faire boire une ancienne alcoolique et tâcher une robe de mariée d’excréments, Sam reste fidèle à lui-même ; comme la série qui reste alors divertissante.

     

    The Big Bang Theory (2.06 The Cooper-Nowitzki Theorem) Big Bang frôle la perfection lorsqu’elle met l’accent (grave) sur Sheldon, ce qui est le cas encore ici, ce qui est le cas constant de cette seconde saison, définitivement parfaite par rapport à la saison inaugurale qui placait encore Leonard comme personnage principal, amoureux transi de Penny. Je n’ai jamais été de ceux qui trouvaient Sheldon indigeste ou répétitif, Sheldon est un personnage comique unique en son genre. Rejoignez le fan club.

     

    How I met your mother (4.06 Happily Ever After) Un épisode de transition indispensable qui permet de conclure définitivement l’histoire Ted et Stella. C’est l’occasion pour la bande d’amis de se retrouver sous une table de restaurant et partager comme à l’accoutumée leur expérience personnelle. On en apprend davantage sur l’enfance de Robin, notamment, qui dévoile une autre de ses facettes, plus profonde. Un bon épisode cette semaine, qui aspire à une vraie évolution.

     

     

     

    Mardi 04.11

     

     

     

    Privileged (1.08 All about Defining Yourself) Plus je vois le générique, plus je me pose des questions sur son concept ; il remporte d’emblée le prix du générique le plus cheap de toute la saison mais comme dit Justin Suarez “Cheap is the new Chic”. Il n’empêche, l’ordinateur, le plan sur le bureau, la fille et ses vieilles godasses qui look sur le title de la série, c’est plutôt minimaliste et mochu.

    L’épisode-ci remonte un peu la pente, le conflit entre Rose et Sage est enfin arrivé et leurs divergences sont enfin traitées, les deux sœurs sont vraiment convaincantes, les adolescentes dans les séries sont souvent insupportables, dans Privileged, les jumelles ont beau présenter un caractère très typique pour leur âge et leur classe, elles savent rester différentes et intéressantes. Dans l’épisode, un arc se profile également, ou du moins une vraie première intrigue faite autour d’un secret de Laurel (sur l’identité du père de sa fille, en toute vraisemblance). Connu par Megan, ce secret lui permet de contrôler la situation mais c’était sans compter sur le comportement sœur sourire de Megan qui sincèrement à besoin d’être plus bitchy pour se renouveler et intéresser un peu plus, elle frôle l’écoeurement à certains moments.
    L’épisode arrive à point nommé pour nous convaincre de continuer la série. Ouf.

     

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    Mercredi 05.11

     

     

     

    Friday Night Lights (3.06 It Aint Easy Being DJ McCoy) Le personnage de DJ est enfin introduit dans l’univers des Panthers, on avait beau craindre l’arrivée d’un petit nouveau et de pleurer à chaudes larmes le départ d’un Smash charismatique, la démarche demeure réussie, le personnage est intéressant, l’influence patriarcale est remarquable, les McCoy apportent un certain renouveau à la série. Matt et Julie se rapprochent, leur couple était déjà pour nous de l’histoire ancienne, il aurait été préférable de continuer la piste de la mère de Jason mais les deux ado sont à croquer, alors DirectTv ne se prive pas. Landry se trouve une nouvelle proie, après l’histoire de Tyra qui était déjà limite voire inutile, c’est mal venu, Landry en protagoniste dans FNL n’a jamais fait recette.

     

    Dirty Sexy Money (2.05 The Verdict) Nick et Karen, Nick et Karen, Nick et Karen. On ne s’attend pas une seconde à ce que Nick quitte (un temps) Lisa et revienne vers Karen, et pourtant. C’est très excitant, Karen est fabuleuse, Nick ouvre les yeux, la vie est belle, espérons qu’il y ait plus de rapprochement dans l’épisode suivant, que Lisa soit au courant, qu’elle se crêpe le chignon avec Karen et qu’elle finisse dans les égouts de NY à se lamenter sur ses fesses bombées.
    Nola Lyon s’apprête à devenir le personnage-boulet de la série, très mystérieuse, elle met aussi beaucoup les pieds dans le plat. Abandonner la poursuite à l’encontre de Letitia juste parce que l’avocat général couche avec son fils est quand même supra-irréaliste, c’est dommage de bâcler une telle storyline qui avait un énorme potentiel si elle avait débouché sur un gros procès médiatique et controversé. Voir Nola de mèche (finale) avec insipide-Simon était une surprise de taille, néanmoins, je doute de l’intérêt fondamental du motif de cette conspiration. Les Darling sont en danger, certes, mais on ignore encore tout de la nature de cette menace. Au moins, du côté de l’intriguant, l’épisode remplit son contrat.

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    Jeudi 06.11

     

     

    30 Rock (3.02 Belive in the Stars) Avec ce genre d’épisode tout-le-long-hilarant, difficile de prouver que The Office est la comédie la plus drôle de NBC. Parce que 30 Rock ne fait pas qu’utiliser de la guest star comme Oprah pour dire qu’elle a de la guest star en rayon et qu’elle s’en sert comme faire-valoir, 30 Rock a toujours une histoire et une chute à proposer (contrairement à feu Will & Grace). Cette semaine, 30 Rock a réussi le pari quasi-impossible de faire rire à chaque scénette, même lorsqu’elle est faite autour de Tracy, c’est dire. Oprah devient Pam, 12ans, Tracy regarde Boston Legal parce qu’il pensait que c’était un remake de Star Trek, Liz joue Leia pour se défaire de ses devoirs civiques, Jonathan est Night Shyamalan selon Jack Donaghy, Kenneth a une storyline à la hauteur de son potentiel comique, les fakes Olympics, la liste est longue, exhaustive mais cet épisode est quasiment parfait, à voir, revoir, rerevoir, en direct live ou en intraveineuse.

     

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    Ugly Betty (3.07 Crush’d) Amanda devient la coloc de Betty, du coup, le personnage récupère en méchancetés et funkytude, Amanda est sacrément jubilatoire comme personnage, la placer dans le quotidien de Betty est une très bonne idée (elle lui pique ses leggings pour s’en faire une robe : on se gausse). Le reste de l’épisode est plutôt prévisible, le nouveau crush de Betty est assez insipide, le dénouement de cette histoire est fort attendu, à part les préparatifs de la fête par les Suarez, rien n’est particulièrement intéressant. Et Betty est de plus en plus insupportable, ses cheveux-poils-de-cul et ses tenues uniformes (always la jupe haute, le chemisier rentré, le gros collier, le petit veston et la grosse ceinture pour cacher les formes) me sortent par les yeux. Pourtant c’est la première fois que Betty réussit à nous émouvoir, elle prend peu à peu conscience de son physique ingrat et que ses prétendants italiens et à binocles étaient une aubaine pour elle.

     

    Grey’s Anatomy (5.07 Rise Up) Que d’émotions dans cet épisode de Grey’s Anatomy, l’histoire de Denny Duquette renaît de ses cendres et permet de retrouver une Izzie émouvante et sincère tout au long de ces 42 mn, c’était parfait. L’histoire permet aussi de mettre en rogne Dr Hahn (la raison fictive de son départ, façon « je ne tolère pas qu’un hôpital soit aussi moralement abject, alors je démissionne ? » Tss). Hahn a maintenant l’intention de dénoncer à l’hôpital pour cette affaire, l’idée est prometteuse mais dangereuse. Callie qui défend Izzie était incongru mais rend le personnage encore plus attachant. Cristina et Alex pratiquent leur chirurgie sur des cadavres pour l’opération en solo qui s’annonce ; Meredith est quasi-invisible et sert simplement de sidekick à Izzie, la voir heureuse avec Derek, sans l’air lunatique, à lire les journaux intimes de sa mère sans réflexions dark and twisted sur le fond, rend le personnage très attachant. Oui, beaucoup de personnages attachants dans cette saison de Grey’s Anatomy, sue-me e-visiteur. Dommage que Hahn mette les voiles, je l’aimais beaucoup.

     

    The Office (5.06 Customer Survey) Du The Office comme on l’aime, des idées farfelues et de l’humour en permanence (le Bluetooth miniature, l’entretien téléphonique entre Dwight et Jim, le champ des Schrute pour le mariage d’Angela et Gros Lourd), Michael était un peu en retrait dans cet épisode, la scène d’introduction où il annonce qu’il s’est fiancé à Holly pour ne pas dire justement qu’ils avaient rompu était bonne. Dwight et Jim sont en grande forme, le duo après cinq ans est toujours aussi plein de ressources. Pam commence à manquer sérieusement à Scranton, il est temps qu’elle quitte NY et qu’elle revienne au poste de standardiste (en filigrane : je hais Yeux Bleus), il y a un mariage à préparer (si la série les fait rompre, je boycotte NBC pendant deux jours (de préférence, un week-end)).

     

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    News primordiales de la semaine

    L’actrice Brooke Smith a été virée du cast de Grey’s Anatomy, ce qui est foncièrement scandaleux. Elle permettait la vraie première storyline amoureuse hors des sentiers battus pour la série, voilà qui est vraiment-vraiment fâcheux.

    Finalement, Single with Parents avec A. Milano ne sera pas programmée sur ABC.

    Et perso, j'ai été tagué par Suffragettes, le blog tourne au ralenti depuis deux semaines et j'ai du mal à concilier diffusion US et écriture de bilans, il va falloir résoudre ça cette semaine. C'est presque une promesse solennelle.

     

    En brayfe, cette semaine, il fallait se gausser devant 30 Rock (3.02), Ugly Betty (3.07) et The Big Bang Theory (2.06). Quant à vous ?

     

     

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  • Adam casse la télé - Semaine n°6 (26.10 au 02.11)

     

     

    Dimanche 26.10

     

     

    Desperate Housewives (5.05) What’s going on ? Wisteria Lane est en folie et ne produit que des épisodes de qualité, since when ? Cet épisode prouve les envies artistiques multidirectionnelles des scénaristes réussies et ciblées : un lieu et un moment, l’anniversaire de Karen chez Susan, autour duquel gravitent les couples de Wisteria et leurs lourds problèmes. C’était assez bien maîtrisé, tout comme l’alliance entre l’humour de la série (Gaby qui crie « I have my period » après la scène où Karen est désignée comme folle à lier) et le bon drama (Karen justement ou Bree et sa rechute). L’épisode en profite pour nous offrir quelques flashbacks sur cette période quinquennale encore très mystérieuse, chaque housewife y passe, c’est l’occasion de ne pas trop survoler leur parcours, le succinct vainc l’indigeste, bon choix artistique.

     

    Brothers & Sisters (3.01 à 3.05) Je n’ai aucune parole, aucune éthique, aucun sens de la résolution. Le sériephile que je suis avoue avoir ressenti un léger manque à l’égard de la famille Walker, de leurs histoires de cœur, de leurs conflits futiles. Un bon début de saison général pour Brothers & Sisters qui a enchaîné les épisodes rythmés, peu décousus et la plupart du temps intéressants ; de nombreux personnages évoluent (Sarah démissionne d’Ojai, on en apprend sur Ryan Lafferty, Kitty se met à l’écriture, Kevin se voit changer de grade, Rebecca est plus attachante que jamais). Alors tant pis si le scénario sonne parfois un peu creux, si les dialogues manquent d’esprit, l’ambiance générale de B&S que l’on retrouve après quelques mois reste chaleureuse et agréable. Dès la semaine prochaine, un avis par épisode.

     

    Dexter (3.05) Dexter devient officiellement la bitch du Procureur Prado, zigouiller les criminels que son nouveau meilleur ami n’arrive pas à incarcérer, c’est risqué et pas très malin mais la série a de la ressource, et grâce à cette lubie de Dexter, cela permet à Prado de découvrir le côté dark de Dexter et devient son complice, mental du moins car les deux sont du même acabit. Voilà le nouvel enjeu de cette saison, ok on est partant.
    Debra est en grande forme, une tirade va devenir culte “Somebody needs a bug, I’d offer but I don’t know what I’d catch. You know, i can take inapropriate Masuka, i can take porn-lovin Masuka, I can even take flatulent Masuka, but this dress shoe-wearing “please and thank you” zombie Masuka is fuckin creepin me out”.

    Deb est également celle qui raisonne Dexter et c’est toujours aussi prenant et efficace, Deb est le meilleur personnage de la série, sisi, la plus complexe, la plus évoluée. La fin autour du bébé de Rita versait franchement dans le soap opera version Lifetime/ABC, une première pour cette série, espérons que ce soit aussi la dernière, ça ne lui sied franchement pas.

     

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    Californication (2.05) S’il n’y avait pas Andie McPhee (fans de Dawson dans l’assemblée ?) cet épisode serait bien inutile. Chloe Metz est l’attrait principal de cet épisode (rupture pour cause, Karen-la-superbe est reléguée au second plan), aussi déjantée et névrosée qu’Andie, l’actrice Meredith Monroe insuffle un peu de folie à cette série aussi vulgaire (Charlie devient agent d’une starlette porno, chic alors) que pantouflarde (expressions matinales et désabusées d’Hank quasi-constantes).

     

    True Blood (1.08) La série est merveilleuse, on ne se lasse pas de le clamer. La scène entre Bill revenant d’outre tombe, couvert de terre et Sookie était magistrale et consacre la dimension baroco-rurale de la série. L’épisode est à la hauteur des précédents, niveau développement dramatique, répliques, scènes accrocheuses et fin-qui-tue et se permet même aussi un peu d’humour (« You grunt, like tennis players when they serve. You mean Serena ? What, because i’m black, i sound like Serena Williams ? You racist son of a bitch), de l’humour de geek aussi (petit hommage à la soirée télé us du Lundi avec Heroes).

     

     

     

     

    Lundi 27.10

     

     

    Gossip Girl (2.08) OMFG, Jenny, c’est quoi cette tête ? T’as fait le remake ado de I know what you did last summer ? Quoique Sarah Michelle Gellar avait une tête moins affreuse après le passage du tueur pêcheur dans sa chambrette. J’ai passé les 42 mn à me demander où était passé l’ado un peu oie blanche de Gus Van Sant et à m’indigner de ce comportement outrancier intolérable. Shorter, blonder ? Slutter aussi. Non mais. Autre tête affriolante du cast de Gossip Girl : Chuck Bass qui a officiellement une gueule de bison d’Amérique, comment Blair peut-elle ? Et Nate comment peut-il ? Et nous, comment pouvons-nous ?

     

    Heroes (3.07) Kristen is back, on fait de la chorégraphie au sol, comme prévu ? Ou alors on attend de voir le contenu et on ouvre doucement le gaz, au cas où ?
    Elle s’allie à Claire pour la poursuite des villains. Les deux blondes star du show réunies, voilà du marketing payant. Une combinaison amusante également, la confrontation des deux jeunes femmes permet de voir la différence de talent.

    Cet épisode était très rythmée et réservait son lot de bonnes idées (Tracy et Nathan, le père Petrell, Sylar, Nemesis et Matt), il est possible que la suite soit haletante et plutôt maîtrisée ou tout du moins distrayant, on accorde alors à la série le bénéfice du doute.

     

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    Samantha Who ? (2.03) Un épisode avec le grand, le magnifique, l’unique Buster d’Arrested Development, ça en jetait, non ? L’épisode nous offre de grands moments souvenirs de Samantha la garce et dramatise même son propos, avec la proposal de cher Todd le niais. Andrea et Dena ont une storyline commune, elles sont prises pour un couple de lesbiennes et incite Andrea à user de son charme au bureau, ce qui est un grand moment et permet une complicité supplémentaire entre les deux sidekick de Sam. Malheureusement l’histoire de Sam occupe trop de place dans l’épisode et contraint cette storyline à quelque chose de très succinct, tout comme le délire de mère de Sam qui se voit elle aussi recouvrir (drôlement) la mémoire.

     

     

     

     

    Mardi 28.10

     

     

    Privileged (1.06) Allez-y, ne vous gênez pas, faites de Megan une héroïne insupportable, bien trop tiquée, et à la morale répétitive consternante. Pour cela, il aurait peut-être fallu choisir une actrice un peu moins talentueuse que JoAnna parce que pour le coup, on demeure très attaché à Megan qui squizzes, hushes, tics, yummies avec facétie et malice, conviction et talent, et on aime (un peu) ça. La relation entre Sage et Rose est de plus en plus captivante, les deux jumelles (ouch) sont à croquer même si Gros Front et Grosses Joues bénéficient de lignes un peu pauvres parfois.

     

     

     

     

    Mercredi 29.10

     

     

    Friday Night Lights (3.05) Quel match d’ouverture, mêlant suspense, émotion et liesse générale. La série a beau avoir mis en scène une trentaine de matchs, aux résolutions similaires, l’intensité est toujours présente.
    Julie s’est fait un tatouage à la cheville, ce qui provoque un crise familiale. Malgré des dialogues délicieux d’une Tamy toujours aussi authentique (« your beautiful body » « until you’re 18 y-on, it is my ankle, it’s my ankle »), l’histoire faisait redite, un des thèmes récurrents de la saison 2 étant les conflits entre les Taylor et Julie délaissée pour Gracie Bell.

    Jason Street is back, on croise brièvement son enfant. On retrouve son ami handicapé, toujours aussi funky. Les deux s’allient aux frères Riggins et achètent la maison de Buddy Garrity, intérêt limité de la storyline, prétexte à l’aperçu de Jason, on reste sur notre faim (pourquoi ne pas avoir introduit Lyla, le personnage est définitivement malmené dans cette saison, c’est l’inconvénient que je retiendrai principalement)

    Matt a une histoire qui renouvelle l’intérêt du personnage, la relation avec la mère fraîchement débarquée est captivante, le malaise est palpable et beaucoup d’empathie est ressenti à l’égard des deux personnages.
    Du côté de Tyra qui est définitivement au centre de la série depuis le début de cette saison, on recule, l’adolescente reprend ses airs rebelles, re-sèche, fréquente de l’homme influençable, dommage. Cela permet heureusement une confrontation avec Tami de haut vol, qui est toujours très soucieuse du sort de Tyra.
    Un épisode en deçà du niveau général de cette saison.

     

    The New Adventures of Old Christine (4.06) Les duos caractéristiques de la série reviennent en grande forme : Barb et Old Christine en quarantenaires célibattantes qui osent le double-date et Matthew et Richard qui doivent choisir la chaise parfaite pour New Christine. Le premier duo est constamment hilarant, comme toujours, le second, un peu moins, like usual too.

     

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    Dirty Sexy Money (2.04) Un épisode soapesque de très bon goût (élections sénatoriales, crise cardiaque, révélations familiales) qui fait avancer l’intrigue principale et les storylines respectives des Darling et autres protagonistes. Avec joie, Karen tient ici un rôle principal, celle-ci se voit demander en mariage par le evil Simon. L’intrigue est tarabiscotée, la résolution très attendue. On n’en sait toujours pas plus concernant le pacte fait entre Karen et son père concernant Simon, espérons que Karen ne soit pas si crédule pour épouser Simon sans un plan Darling derrière tout ça. Jeremy aide Madame Nick George à obtenir sa galerie, une cause de tension à venir. Le reste demeure dans la veine des premiers épisodes de la saison 2, le sort de Lucy Liu semble cependant être scellé.

     

    Pushing Daisies (2.05) Welcome to Chinatown ou équivalent, ce besoin d’univers-ifer chaque épisode est source de lassitude, la série gagnerait davantage en feuilletonnant ses arcs. Cependant, cet épisode très asian était réussi et formellement grandiose, une fois de plus, mais son intérêt était limité. On retrouve Simone, une suspecte de saison inaugurale, une histoire entre Emerson et elle semble s’amorcer, le ton piquant est de bon présage. L’histoire de Ned s’épaissit, on apprend l’existence de ses frères jumeaux, il semble qu’il y ait une volonté de creuser enfin dans l’enfance et l’histoire de Ned the pie maker, Olive et Chuck sont là pour nous le laisser penser.

     

     

     

     

    Jeudi 30.10

     

     

    Grey’s Anatomy (5.06) Meredith et sa doll Anatomy Jane, c’était so sweet. Cette saison montre clairement la volonté de retrouver l’esprit initial de Grey’s Anatomy. Moins fin que les deux précédents, cet épisode réussit quand même quelques anecdotes affriolantes tout en misant principalement sur son émotion (dans l’épisode, tout le monde get too emotional, même Cristina et ses cochons).

     

    Kath & Kim (1.04) Cet épisode est d’un kitsch et d’un mauvais goût sans nom (les robes de mariée, le carosse-citrouille, les chiens en rute), voilà pourquoi la série est convaincante, elle assume son genre, en fait trop et grossit le trait jusqu’à écoeurement. Je suis preneur, à chaque fois.

     

    Ugly Betty (3.06) Lindsay Lohan me plait de plus en plus dans son rôle de bitchy-kimmie, j’ai presque été déçu de l’arrivée à terme de son contrat de (fausse) guest. Un épisode haut en couleurs, qui fait la part belle aux grands personnages de Mode et du Queens. Betty est moins horripilante qu’à l’accoutumée et fait un pacte avec le Diable : Amanda et Marc. On s’en léchait les babines de sériephile cruel mais c’était sans compter le ton always moralisateur de Betty.

     

     

    30 Rock (3.01) Il était temps, après un épisode aussi savoureux et déjanté dans l’esprit même de la série, on a presque envie de pardonner à Liz pour ce tempérament de showrunner retardataire occupé à pasticher madame République. Jack revient à NBC et décide de recommencer par le bas pour atteindre son ancien poste (c'est l'occasion de retrouver GOB d'Arrested Development). Liz souhaite adopte et reçoit chez elle et au 30 Rockfeller la grande, l’incroyable, l’icône Megan Mullally (Karen de Will & Grace), la storyline était bougrement hilarante « I'm Bev. I'm here to do Liz’s adoption evaluation ». On réclame la suite.

     

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    The Office (5.05) Halloween time, on sort les costumes les plus hilarants qui soient, Creed/Dwight/Kevin en Joker, Pam en Hitler, Jim en .. Dave. L’épisode délaisse peu à peu l’humour pour faire dans le drama intimiste (effet de caméra intrusif aidant) : Holly est mutée dans une autre région, ce qui rend notre Michael national bien malheureux (en restant funky "Did Darell touch you ?"), leur étreinte finale était à la hauteur de leur complicité/âme-soeurerie.

     

     

     

     

    Vendredi 31.10

     

    Lipstick Jungle (2.02 à 2.05) Cette année, la série essaie de s’émanciper de son étiquette de guilty pleasure pour ménagère en proie à l’ennui et réussit brillamment à capter l’intérêt. Une jolie écriture, des séquences maîtrisées, des storylines émouvantes chargées d’enjeux (professionnellement, Wendy et Nico), des historiettes simples mais attachantes, souvent amusantes et originales (les funérailles), la série verse dans la dramédie de qualité.

     

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    News primordiales de la semaine

    Kath & Kim et Samantha Who ? bénéficieront d’une saison complète.

    Easy Money et Valentine sont définitivement enterrées.

    Les fans de Pushing Daisies (Miss Babooshka en tête) tremblent, de terribles rumeurs concernant le sort de la série circulent.

     

    En brayfe, cette semaine, il fallait voir 30 Rock (3.01), True Blood (1.08) et Dexter (3.05).
    Quant à vous, vos visionnages, vos avis ?

     

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