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  • En ordre et en séries - Semaine n°5 (19.10 - 25.10)

     

     

    Dimanche 19.10

     

    Dexter (3.04) Enfin ! Un vrai discours parental qui a du sens, appuyé sur une histoire autour d’Astor récemment rebelle après trois ans de figuration, c’était bien joué. La série semble aussi faire la part belle aux rôles secondaires, Rita d’abord qu’on ne voyait plus qu’à travers sa love affair avec Dex, Masuka aussi qui récolte une vision analytique de la part de notre expert sanguin, le sergent Batista qui se livre sur ses états d’âme, ça ne semblait pas si difficile finalement et cela s’avère très enrichissant.

    Ce qui me chiffonne un peu, c’est le désir de mariage de Dexter qui va à l’encontre de la personnalité froide et distante du personnage de départ. Même si l’idée reste plutôt étrange, la scène finale de l’épisode remet les choses à plat, et nous aussi, on aurait bien envie d’épouser bioutiful Rita, là, tout de suite. Du coup, c’est malin.

     

    Californication (2.04) C’est le jour des demandes en mariage. Contraint de dire au revoir à Rita, il faut aussi oublier amazing Karen, si belle et si hype ? C’est une hécatombe ma parole. Tout l’épisode était agréable et bien écrit, le dîner entre tous ces esprits tordus et  le trio familial ne manquait pas de charme et était diablement déjanté ; malheureusement la révélation finale nous indique plus ou moins que la vie débridée d’Hank va revenir en gros plan, on en est déjà désolé.

     

    True Blood (1.06) Alan Ball est actuellement le seul américain à savoir créer une série digne de ce nom, autrement dit une série étrangement singulière à l’univers inédit qui nous rend d’abord perplexe puis qui nous envoûte, épisode par épisode, toujours un peu plus. C’est le propre d’une vraie série, old-fashioned comme Gilmore Girls ou Six Feet Under et qui n’a plus d’équivalent à la télé actuelle. On s’attache à tout et sous le coup de la fascination à chaque intrigue déployée, dévore les épisodes ; voilà des années que la sensation s’était volatilisée. True Blood est assurément la meilleure série de cette rentrée.

    Dans l’épisode 6, gros coup de cœur pour Tara et sa mère, Tara est un personnage de série inédit, elle frôle l’excellence à tout point de vue. Aussi, la mort d’Adèle Stackhouse m’a fendu le cœur et depuis cet épisode, on peut dire qu’Anna Paquin ne manque définitivement plus de charisme.

     

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    True Blood (1.07) On en apprend plus sur l’enfance de Sookie et de son histoire avec son grand oncle. Bill règle ça en vitesse, je ne suis pas sûr que ce soit très utile. Tara et sa mère nous refont une version de l’Exorciste, vu que la série évoque aussi l’Amérique profonde, l’effet est garanti. L’info primordiale de l’épisode est l’arrivée de Lizzie Caplan en bohème philosophe, merci Alan, Lizzie va nous conquérir tous, un par un, comme Alexandre le Grand version Cloverfield. La fin est aussi soignée que celles des autres épisodes, la série sait la jouer haletante.

    Bill n’est pas mort Sookie, HBO ne serait pas d’accord.

     

    Desperate Housewives (5.04) Je ne pense pas avoir vu mes exigences à la baisse ou être devenu un fan dénué de jugement et de recul et pourtant Desperate Housewives envoie du bon pâté depuis deux épisodes. Celui-ci était excellent, il n’y avait plus cette impression de gags cloisonnés autour de chaque housewife mais bel et bien une histoire commune et de bonnes idées autour de chacune d’elles. Le point fort de cet épisode est de renouer avec les grands thèmes de la saison inaugurale, notamment Lynette qui reparle boulot et qui nous conquit à sa cause avec son discours sur la housewife (retour aux sources pour la série). La série donne l’impression qu’elle cesse avec la surenchère, l’humour soapesque et les excès de jeu, la série remise sur son aspect dramatique non conventionnel et déploie des intrigues intéressantes qui correspondent vraiment à la personnalité des personnages.

     

    Secret Diary of a call Girl (2.07) Il semble maintenant certain : la série délaisse définitivement le côté anecdotique stand alone de la série et se concentre sur sa trame dramatique, ce qui en soi vu le talent de Billie Piper est une over good idea. Surtout qu’un triangle amoureux, depuis Joey Pacey Dawson, ça commençait à manquer, celui de Secret Diary étant bien plus hype aussi.

     

    Secret Diary of a call Girl (2.08) Fin de saison pour notre escort, le season finale a des airs de series finale et pourtant on a check avant le visionnage, il y aura bien une saison 3, c’est tant mieux, j’ai du mal avec les adieux, les « au revoir Billie pour toujours ». Ca avance follement au cours de cet épisode, avec un dernier client richissime, Belle accepte de reprendre son job. Dès le début, on comprend que c’est Alex qui lui tend un piège, enfin soyez sérieux les e-lecteurs, je sais que je suis plus vif que vous, mais quand même, on l’a vu venir celle-là. Toute cette histoire pas très inspirée pour conclure sur Belle et Hannah, que finalement, même combat. On le sait depuis un an qu’elles ne font qu’une et qu’Hannah n’est pas une travailleuse du sexe pour sa survie. Cependant, Hannah commence à écrire son journal, enfin, on s’approche de la Belle du jour-réalité, ses écrits commencant par sa première punchline de series premiere « The first thing you should know about me is that I’m a whore ». Emperruquée, déguisée, cachée, Belle témoigne après la parution de son bouquin, une vraie ellipse britannique. Nul doute que le sujet de la saison 3 est tout trouvé, on espèrera quand même voir un peu d’inattendu, et de Bambi aussi, parce-que c’est la whore la plus funky de tout Londres.

     

     

     

     

     

    Lundi 20.10

     

    Gossip Girl (2.07) Je suis scandalisé, Eric nous sort de la blague sur Sarkozy et Eurodisney, depuis quand Gossip Girl pompe l’humour dépassé des médias français ? Il n’empêche, cet Eric me plaît, je dis oui à son aventure débridée avec son boyfriend de 14 ans : Gossip Girl la première série à traiter de l’homosexualité prépubère ?

    Blair et Chuck troquent leurs derniers habits d’adolescents pour camper le rôle de Merteuil et Valmont et manigancent sur Vanessa-le-cheveu-fort-drû. Chuck tombe sous le charme de Vanessa et se gentilise, Nate se fait adopter par les Humphrey, Jenny ne nous bassine plus avec son envie de Project Runway, Serena se la joue rebelle et insulte sa mère in front of everybody, c’est donc ça Gossip Girl maintenant, du changement impromptue comme cette métaphore pourrie sur le changement des saisons de Kristen Bell ?

     

    Heroes (3.06) Les e-lecteurs ne font rien que m’embêter, alors j’ai décidé de la jouer pro-Heroes cette semaine.

    Heroes is the best show ever, cet épisode était incommensurablement l’épisode le plus intense du mois toutes séries confondues, je trouve Matt Parkman full of charisme, Hiro Nakamura est toujours aussi adorable et pas du tout annoying comme personnage et Milo Ventimiglia devrait remporter sept Emmy d’office et en donner un à sa copine Hayden qui crève l’écran par son jeu mature et sobre.

    Plus sérieusement, l’historiette entre Claire et les mamans était digne d’intérêt, l’univers de l’usine à jouets était une bonne idée et le sicko qui contrôlait tout était digne d’un méchant né de l’esprit Fincher. Heureusement Claire the warrior est revenue sur le devant de la scène, droite et fière avec un « Show’s over », c’était à provoquer des palpitations cardiaques ; intense l’épisode, je rappelle, plutôt évasif et faussement mystérieux aussi mais la fin soignée de l’épisode et les quelques dynamiques de la série (Tracy-Nathan, Nemesis-Matt) peuvent à la longue aboutir sur quelque chose de correct.

     

    The Big Bang Theory (2.05) Un épisode spécial Sheldon, on l’attendait depuis le commencement du show, Sheldon digne héritier de M. Bean étant l’élément le plus comique de Big Bang. Forcément, l’épisode est une réussite totale, Sheldon se voit contraint de passer le permis de conduire, le jeune physicien nous produit alors ses plus belles répliquées renfrognées et asociales, c’est un délice. Gloire à Sheldon.

     

    Worst Week (1.05) La série met fin à la fameuse semaine de co-habitation entre le couple et la terrible famille, le spectateur se sent moins lié par le concept (temporellement) étriqué de la série. La série profite de cet épisode de changement pour instituer une nouvelle méthode, à savoir ne plus mettre en scène le fiancé gaffeur seul contre tous les autres ; la série ose un rapprochement entre le gendre et le beau-père, donne un vrai rôle à la mère de famille, il n’est alors plus question de gags répétés engendrés par le seul fiancé gêné mais d’instaurer un ton comique plus développé, cet épisode a été décisif et prouve que la série n’est finalement pas si limitée.

     

    Samantha Who ? (2.02) Si ABC mise davantage sur le quatra Samantha-Andrea-Dena-Regina, c’est qu’il est très (x10) prometteur, clairement mis en avant dans cet épisode, il permet à cet Out of Africa d’être délicieux. Grâce aux personnages si attachants et singuliers de la série, la série ne nécessite que de peu pour faire rire et donc Samantha Who réussit toujours à charmer lorsqu’elle ne lorgne pas du côté de la gentille bluette lourdement moraliste. L’épisode remplit facilement son contrat du jour et nous procure de bons moments, merci à ces quatre filles pleines d’entrain.

     

    How i met your mother (4.05) Le jour du mariage est enfin arrive. La question qui ronge les fans les plus intelligents de la série est : comment Ted va-t-il se débarrasser de Stella avant le passage à l’autel ? Parce qu’on n’est pas dupes sieurs les CBSiens, on sait pertinemment qu’elle n’incarnera jamais la mother, she’s blonde, you know, and not funny. L’épisode vient répondre à notre question et on se dit malgré tout que les scénaristes ont parfois de bonnes idées saugrenues.

     

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    Mardi 21.10

     

    Privileged (1.05) Parfois, niveau scenarii la série donne l’impression d’être un sous-Gilmore Girls, sous mais Gilmore Girls quand même, ce qui est foncièrement clinquant. Pour l’aspect formel, c’est là que le bas blesse, comme les personnages aussi, notamment les seconds rôles (Will, Marco, Charlie) qui pèchent majoritairement par manque de profondeur. En à peine cinq épisodes, la relation entre Megan et sa sœur est déjà limitée et ne produit aucune surprise. Le seul atout véritable de la série reste la relation entre Sage et Rose et celle qu’elles ont avec Megan, cette héroïne un peu casse-pieds.
    Megan est en effet une héroïne complexe, elle peut se montrer très agaçante et encombrante -l’épisode dernier et ses discours sclérosés sur l’abstinence étaient à se fracasser la mâchoire contre la Bible- mais elle est toujours très pétillante et pour cela bénéficie (avec Sage) des meilleures répliques, la preuve ce mardi : “Are we talking themes here because i rock at themes.
    Lily ? Right I hear Charles Manson is up for parole pretty soon. Maybe he wants to catch some rays too." Very Gilmore Girls this line !

     

    Fringe (1.06) Faut reconnaître que oui, chaque épisode de Fringe est construit de la même manière, à la séquence près, c’est un parti pris artistique, dirons-nous. Sauf que c’est épisode il est über-top parce que il a consacré un festival-Olivia : Olivia est soucieuse, Olivia court (et alors on est content parce qu’Olivia lorsqu’elle court, elle récupère une capillarité normale), Olivia gronde fort, Olivia fait des blagues, Olivia fait du charme à Peter, Olivia se livre sur son histoire, Olivia menace et met fin au crime, Olivia reçoit une carte d’anniversaire, brrr, ça fait froid dans le dos ! Olivia a une tête bizarre, les cheveux d'Olivia sont plus-que-plats, le front d'Olivia est surdimensionné, Olivia a des yeux pas très symétriques et leur couleur, plutôt d’un vert suspect ; si ça se trouve, ce serait Olivia la clé du Pattern, Olivia est un O.G.M vivant peut-être. Mais j’veux bien cultiver moi, de l’Olivia.

     

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    Mercredi 22.10

     

    Pushing Daisies (2.03) By proxy high five ! Le nouveau mot d’ordre chez Pushing Daisies qui regorge d’idées farfelues et attendrissantes, cet épisode le prouve encore. L’univers du jour était parfaitement réussi, on se retrouve chez les nonnes du Divine Magnatum, en compagnie d’Olive Snook la délicieuse. La force de l’épisode est d’avoir réussi à inventer une intrigue du jour en connexion avec les péripéties personnelles de notre trio d’enquêteurs et permet de faire avancer un peu plus leurs histoires, notamment Chuck qui en vient à douter de son choix de rester en vie. L’épisode était tout bonnement dépaysant, ludique et épique, du grand Pushing Daisies.

     

    Old Christine (4.05) Un épisode sympathique qui donne lieu à une old Christine barrée, une new Christine jalouse, un Richard tiraillé, un Richie au cœur des discussions, il ne manquait plus que Barb pour voir la série jouir de ses meilleurs éléments.

     

     

    Pushing Daisies (2.04) David Arquette ! C’est une surprise ! Plus la fille qui joue Barb que j’aime beaucoup, cela nous fait de la guest en or plaqué. Chuck et Olive deviennent amies, c’est attendrissant, elles s’engueulent et règlent leur compte et c’est affriolant. A chaque épisode, on évoque la fille d’Emerson, il va être temps d’en faire un épisode spécial, pour le moment on se contente de sa Mama qui est un sacré numéro. J’ai également beaucoup aimé la petite parodie de 300, très réussi les effets de ralenti.

     

    Friday Night Lights (5.04) Comment ne pas adorer FNL ? Concrètement ? C’est quand même la seule série qui parle d’une relation d’ados (Tyra et Landry) avec autant de recul, qui traite du retour de la mère disparue dans la vie d’un ado (Matt) comme jamais cela n’a été fait auparavant, avec de la simplicité et une maîtrise réelle du non-dit. Suis-je le seul à avoir retenu l’ouverture des vannes lacrymales pendant la dernière confrontation entre Eric et Smash ?

     

     

    Dirty Sexy Money (2.03) Lucy Liu et Jeremy Darling ont une relation bancale qui ne prend pas, le dernier de la famille a bien du mal à se trouver une histoire en lien avec les quelques intrigues principales de DSM. On rencontre enfin la mère de Nick, qui était la grand-mère Van Der Woodsen il y a deux semaines sur la CW, difficile pour nous. La rencontre était très touchante, Nick fait part de ses états d’âme (ici un grand Peter Krause), on avance du côté de son histoire, on comprend les raisons du départ de sa mère il y a 30 ans, en sait plus sur les détails entourant la mort du patriarche, c’est l’occasion aussi de créer une confrontation (touchante, là encore) entre Nick et Letitia.
    A côté de l’intrigue principale, focus on la femme de Nick qui est assez agaçante, à vouloir toujours créer des ultimatums entre elle et les Darling. On revoit également Kiki, moi qui pensais qu’elle avait été rayée de la bible du show faute d’intérêt, c’était une erreur, Nick a encore une fille, vivante en plus. Brian se rend au Brésil pour retrouver son père, le personnage est plus colérique que jamais, c’était limite trop.

    Un épisode-kleenex qui montre tout le talent de Peter Krause et le potentiel dramatique de ce soap moderne. Plus de Karen serait appréciable sinon.

     

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    Jeudi 23.10

     

    The Office (5.04) Comme The Office est la comédie la plus hilarante actuellement, pourquoi ne pas se contenter de quote-r ?

    Michael « Pam-ela-l-a-a-a, miss you kiddo, miss you, so much ! »
    « In my opinion, the third date is traditionally the one where we have sex, does Holly feel that way ? Don’t know, I will probably find out tonight.” “Ok, so we do the restaurant thing first – probably get soup or something light”
    “A yoga lesson from Holly Flax, $300, do I hear $400 ? Hey batter batter hey, swing batter batter hey, anybody $300, do I see somebody in the back, $450?, .. sold for $300 to me, couic !”

    “Couic, what the hell is that ? It’s only gavel we could find ! It squeaks when you bang it ! That’s what she said”

    Holly “Springsteen tickets, the boss scored the boss, he knows how to get things, he got me. Twice”.

    Dwight : “You either break off your engagement with that singing buffoon, apologize and then date me, or you can say good bye to this !” (Kitty d’Arrested Development, is that you?)

     

    Grey’s Anatomy (5.04) Shiny Meredith, funky Christina and oldie Izzie : on retrouve notre trio d’origine dans une salle encore inconnue, Grey’s Anatomy remise sur sa légèreté, son humour girly et sa bonne humeur. Erica et Callie sont devenues le couple le plus intéressant de toute l’histoire de Grey’s Anatomy et pourtant, vu leur faciès, ce n’était pas gagné d’avance.
    Point (un peu) noir de l’épisode, la peau (un peu) épaisse et grasse de Katherine Heigl qui ne mérite vraiment pas tant de compliment sur son physique. Si j’ai recours à de la critique superficielle, c’est que l’épisode était vraiment bon.

     

    Grey’s Anatomy (5.05) Retour aux sources au Seattle Grace. Après 10 mn d’incompréhension autour du mot essentiel de l’épisode « kidney » (pardonne mes lacunes en jargon english médical), on réalise que Shonda renoue avec l’émotion initiale de la série, sans oublier sa bonne humeur, déjà établie lors du précédent épisode. Dans cet épisode, la conciliation était efficace, on rit (Meredith fait tomber le rein et nous tire une grimace d’anthologie, Cristina se débarrasse de ses internes-boulets, …) et on pleurniche (Lexopedia qui réalise qu’elle n’est pas aimée par George, la fille qui donne son rein pour son amant et qui réalise qu’il restera avec sa femme était .. ridicule, oui, mais très touchante aussi). Un épisode surtout très médical, une opération-domino concernant 6 patients, un épisode susceptible donc d’en imposer un max question émotions. On ne met pas non plus de côté les protagonistes, on retrouve avec joie le vrai duo Meredith-Derek, celui d’Izzie et Alex « i care about you x 12 » et on avance du côté de Callie et Cristina (Kevin McKidd is back).
    Un épisode de Grey’s Anatomy complet et efficace, cela faisait des années que ça n’était pas arrivé, il faut crier victoire. Victoire !

     

    Kath & Kim (1.02) J’ai décidé d’aimer Kath & Kim, rien que pour la moue médusée de Selma Blair, un guily pleasure humain que j’assume plus ou moins, rien que pour la scène de l’escalator, rien que pour la coiffure triangulaire de Kim. Et de toute façon, je regarde ce que je veux, il me semble, e-foule si tu trouves à redire, sue-me !

     

    Kath & Kim (1.03) Pas grand-chose à dire de plus, à part peut-être l’ajout au cast régulier de Vanessa de Six Feet Under, on ne l’avait pas revu depuis des années, à l’exception d’une apparition éclair dans la saison inaugurale de Betty la moche. La série n’a pas grande ambition, même comique, juste ça se regarde sans déplaisir, juste j’ai rien à dire et juste comme c’est Kath & Kim, tout le e-monde s’en moque.

     

    Ugly Betty (3.05) Christina, Marc & Amanda, Hilda en sidekick (et non en maîtresse éplorée) et surtout le grand Justin : on retrouve enfin les seconds rôles les plus dynamiques de la série, qui décuplent l’énergie de l’épisode et du coup notre intérêt et notre envie de chanter Hairspray en proie à l’excitation uglienne. Lindsay Lohan n’est rien d’autre qu’une sale pouffiasse, mais elle joue merveilleusement bien les sales pouffiasses, on ne peut pas lui enlever ça et avec Betty, cela forme un duo d’enfer « they called me Granny Pants for four years ». La bataille entre Daniel et Willie est toujours un plaisir, les voir en date était encore plus jubilatoire. Que de bonnes choses cette semaine, du coup on a l’impression que l’épisode était le meilleur depuis longtemps. Cette semaine, adam semble gentil avec toutes les séries d’ABC, l’heure est grave.

     

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    Vendredi 24.10

     

    Crusoe (1.01) Ah d’accord, c’est donc ça le projet style Pirates des Caraïbes de NBC ? Non parce que j’ai cru au début à une parodie de la chaîne instiguée par Tina Fey et interprétée par Sasha Baron Cohen. Finalement, vu l’expression constamment sérieuse du musclor héros, je me suis dit que non, ça devait être ça le supposé palpitant Crusoe qui pour le coup a plus des airs de téléfilm période Christmas, horaire : 15h, public visé : les enfants écervelés sans famille. L’an passé, j’ai parlé à un ami de ce projet et lui ai fait part de mon excitation. Je lui présente mes plus plates excuses et lui donne droit de vie et de mort sur mon existence séance tenante.

    Evidemment, inutile de préciser au e-visiteur curieux de mon avis véritable sur la fin de l’épisode que j’ai arrêté au cours de l’épisode, très vite, avant de succomber à une mort intellectuelle longue et douloureuse, autrement dit, à la 4e tirade du perroquet-bavard-absolument-pas cliché-absolument-pas-annoying.

     

     

     

    Impressions primordiales de la semaine

    Plus que quelques jours et 30 Rock revient en fanfaronne, Liz, Jack et Jenna m’ont manqué. Tous les impatients qui l’ont vu en préair finiront en enfer, brûlé par le regret de l’avidité. En filigrane, NBC, je suis un bon soldat, recrute-moi.

    Si mes sources sont bonnes : Kristen revient dans le Heroes de ce soir, j’ai envie de siffloter et de faire une chorégraphie au sol pour fêter ça. YO.

    J’ai envie de causer Big Love aussi. Qui revient le 11 Janvier et que je vais injecter direct en intraveineuse tellement cette fascination sérielle m’est vitale et me manque, depuis ô 15 mois maintenant.

     

     

     

    Parlons Series Addict, veux-tu.

    Le meilleur site spécialisé séries de toute la e-planète, avec une west mais aussi une east side de renom, avec du scoop about Scénaristes en Séries, avec un groupe über-facebook à la description si funky qu’on se demande qui a pu écrire un tel chef d’oeuvre. (J’ai conscience que mon identité et mon visage vont être également révélés au monde entier, ne vous précipitez pas, c’est le moment exhib’ du mois)
    Series Addict a fait une nouvelle bannière rien que pour moi (on est star pour toujours), regroupant toutes mes héroïnes du moment (il reste du 90210 et du OTH, mais là j’ai rien pu négocier avec le grand chef capitaliste). Du coup, voir d’entrée sur un site Amy Ryan et Melissa George fréquenter Connie Britton, Julia Louis Dreyfus ou même Molly Parker, ça ne peut que prouver qu’on est les sériephiles les plus calés au monde. Et les plus classy aussi.

    Et si vous en avez marre de ce blog (alors, ça vous tuera un peu), vous pouvez lire cette rubrique sous l’intitulé Adam casse la télé, la-bas, avec là encore une bannière très Blabla-Series. Dites, vous e-aimez ? On espère (la east side le vaut bien), Blabla-Séries et Séries Addict se sont unis pour la e-vie et il faut aimer sa maman et son papa de la même manière, c’est une règle de vie enseignée en grande section.

     

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    En brayfe, cette semaine, outre True Blood et FNL les deux meilleurs show qui soient, il fallait se mater toutes les séries d’ABC en assumant pleinement parce que Desperate Housewives, Ugly Betty, Pushing Daisies et Grey’s Anatomy ont été gravement killeuses de génitrice cette semaine. Il fallait aussi pleurnicher devant la fin de la saison de la Call Girl. Ce fut votre cas ou pas ?

     

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  • En vrac et en séries - Semaine n°4 (13.10 au 19.10)

    Apparemment, vous ne prendrez pas davantage de réalité.

     

    Qui a crié, qui s’insurge, qui pense que la télé réalité, c’est le MAL et qu’elle n’a pas sa place ici ? Vu les non-réactions suscitées par mes focus sur l’univers impitoyable de la reality world, je conclus à un échec éditorial cuisant. Je songe fermeture de blog pour le coup.

     

    Comme Project Runway (5.14) voyait sa finale la semaine passée, l’évènement devait être relayé, quelqu’un devait s’indigner de l’échec de Kenley et s’enthousiasmer de la victoire de LeAnne.
    Mais comme mes e-lecteurs semblent s’en soucier autant qu’on se soucie de Knight Rider, j’épargne les détails so exciting de cette finale et remercie l’excellent, le magistral que dis-je l’unique pErDUSA (et sa brillante rédactrice en chef) pour cette collaboration et son goût pour les séries ET les fictions alternatives. Project Runway, la finale, c’est ici.

     

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    Kath & Kim (1.01) Voilà un pilot problématique : Kath & Kim a parfois des allures de sitcom désolante avec un humour plat et de mauvais goût, une réalisation cheap et des acteurs de seconde zone, mais parfois la série la joue déjantée, S. Blair est peut-être mono-expressive mais elle excelle dans le registre de la gamine écervelée au regard langoureux, certaines scènes sont assez relevées et on se demande finalement si l’effet cheap de seconde zone de l’épisode n’est pas volontairement recherché. Problématique, je disais. Dans le doute, il faudra continuer.

     

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    Samantha Who ? (2.01) Quel plaisir mes aïeux. La simplicité a toujours été le point fort de la série, une actrice charismatique, de l’humour, des seconds rôles en béton armé, rien de plus. On retrouve dans ce season premiere tous ces grands atouts. La série réussit même à créer toute la storyline majeure autour de l’amnésie de Samantha, ce qui devenait rare en fin de saison inaugurale. Un bon moment divertissant, le plaisir est intact (quelle scène finale ridicule), il ne manque plus qu’une Andrea au top de sa forme pour que la série soit irrésistible.

     

    Old Christine (4.03) Barb a réussi à faire paraître un article promotionnel sur le centre de gym pour une revue spécialisée population afro. Christine est plus ou moins embêtée de voir tant de femmes d’origine afro dans son centre et essaie de faire passer la pilule par des discours anti-racistes moyennement convaincants. Un épisode un peu dérangeant, la démarche étant imprécise, la finalité un peu hasardeuse.

     

    Secret Diary of a Call Girl (2.06) Malgré une belle-reprise quotidienne qui gâche un peu l’effet d’émotion crée par le final de l’épisode précédent, on reprend avec plaisir la suite des aventures érotiques d’Hannah, espérant qu’Alex refera un jour surface. Au lieu de ça, l’épisode aboutit à une scène de tentative de viol, plutôt déplacée, qui permet le rapprochement ultime et désiré de la série : Hannah et Ben. On se demande si cet épisode de transition n’est pas un peu trop mélodramatique.

     

    The Big Bang Theory (2.03) Conceptuellement, un des épisodes les plus intéressants de la série qui a pour principale idée l’inversement (attendu) de la mécanique geekienne présent dans TBBT, concrètement, Penny tombe enfin dans le piège du jeu vidéo et pour cela se rapproche de Sheldon. En cela deux idées de génie : le duo formé par Sheldon et Penny alors geekette parfaite étant la plus intéressante dynamique de la série, la série ne cède pas à une fin attendue ou moraliste et poursuit le jeu jusqu’au bout, Kaley y était vraiment convaincante. Un excellent épisode.

     

    Worst Week (1.04) Sympa, comme toujours, plus surprenant que le précédent car l’épisode révèle enfin le mariage et la grossesse, ça devrait normalement jouer quant à un éventuel développement des fils narratifs.

     

    The Big Bang Theory (2.04) On continue la piste des duos originaux : Penny et Raj cette fois mais celui-ci n’ayant jamais été drôle, il était difficile que l’épisode relève le défi. Et effectivement, ce fut particulièrement raté, poussif et convenu, à part Sheldon et ses grimaces de sociopathe, l’épisode n’a pas amusé.

     

    How i met your mother (4.04) De bonne facture, l’épisode reprend les bonnes vieilles techniques de la série, le flashback-inventé-de-toute-pièce, Barney-la-drague (excellent en vieillard), l’effet délire collectif : ça fonctionne un temps mais on commence à les connaître sur le bout des doigts, il est temps de faire le ménage dans la vie de ces new-yorkais. Move on.

     

    Californication (2.03) Judy Greer restera pour moi toujours Kitty d’Arrested Development, ou à défaut cette Miss/Guided plutôt agréable de l’an passé, autant dire qu’ici, je trouve Judy plutôt décevante. La rock star sur lequel Hank écrit est imbuvable, son univers est détestable, on atteint là encore un niveau de grossièreté et de mauvais goût indigestes. Heureusement, la douce Becca insuffle un peu de spiritualité à cette série over ze top.

     

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    My Own Worst Enemy (1.01) J’avais éprouvé beaucoup de réticence à l’égard de Jekyll (BBC) que j’avais finalement adoré, James Nesbitt ayant été impeccable dans le rôle de Jekyll/Hide. La version américaine américanise forcément et fortement le concept, ce qui est finalement très déplaisant et aboutit à un pilot sans âme, mauvaise copie d’un James Bond de facture moyenne, sans élan scénaristique ni folie, très loin d’être addictif pour la suite.

     

    Life on Mars (1.01) Alors on va dire que patati patata, Adam a rencontré Matthew Graham, le créateur du Life on Mars d’origine, qu’il sait que David E Kelley n’a pas souhaité sa participation au projet américain, que c’est scandaleux (mais courant, monde sériel cruel), que c’est donc normal si Adam n’a pas aimé cette version, qu’outre le décor 70’s parfaitement représenté et les quelques chansons de l’époque so funky, Bowie of course, le reste, l’intrigue de fond, les personnages et ses acteurs, tout cela n’arrive pas à la chevillette du Life on Mars UK. Et vous avez (un peu) raison, bande de commères.

     

    Eleventh Hour (1.01) Je partais défaitiste, le résultat n’est pas si mauvais, mais faut quand même avouer qu’il faut être partisan du ton CBS, de ses séries phares, du genre policier à formules. Le pilot n’est pas désagréable, préférable même à The Mentalist selon moi mais pour moi encore, c’est typiquement le genre de séries qui n’est pas inclus dans une passion sériephile de quotidien.

     

    Grey’s Anatomy (3.03) Qui a dit que Meredith n’était qu’une grosse selfish sans teint ? Elle aime ses roomies, défend leur cause. Dans vos faces les anti-Meredith.
    Cet épisode plaît principalement parce qu’il réussit à traiter chacun des protagonistes du Seattle Grace sans paraître faux ou bâclé, les évolutions de chacun des personnages sont louables et les têtes à claques se font rares, même Lexie la bègue devient amusante.
    Le hic, c’est quand même cette histoire d’inondation sans grand intérêt, avec ces couloirs inondés, on se serait cru dans Taïtanik le remake hospitalier.

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    True Blood (1.05) Un épisode emblématique. J'ai trouvé le récit du vampire magnifique et très réaliste, on est emporté par le mythe tout en s’éloignant des clichés-poncifs admis sur les vampires, c’est plutôt brillant. La série prend un nouvel envol là, c'est indiscutable, il est loin l'aspect cheap et parodique de la série. Et cette fin, parlons-en, enfin non n'en parlons pas, elle fait froid dans le dos et nous rend complètement addict ! Et ça y est, il m’aura fallu du temps mais maintenant, je peux le dire, j’aime Anna Paquin, sa voix étrange, son allure cassée, je peux la fanatiser on Facebook !

     

    Fringe (1.05) La série réussit à me faire aimer les formula et à me rendre dépendant. La nouvelle du jour, c’est que les pigeons ne sont pas seulement un ingrédient de série comme Pushing Daisies, ça peut aussi aider à retrouver les détraqués mentaux au pouvoir incontrôlable. Anna Torv est terriblement charismatique, elle représente 87.9% de l’attrait de Fringe, et j’ai beau l’aimer passionnément, j’ignore encore tout des vraies raisons de cette passion.
    Il n’empêche, je reste certain que chaque fois que quelqu’un déclare être insensible à Anna Torv, ça le tue un peu.

      

    Privileged (1.04) Cet épisode représente tout les a priori que j’avais de la série avant l’agréable découverte du pilot et les valide cruellement. Si l’enseignement pédagogique de la tutrice (JoAnna, moins adorable en sœur sourire bégueule) à l’égard de sa pupille déjà émancipée autour d’un film porno aurait pu être vraiment provoc et osé et donc de bon goût (théorie de l’effet inverse de la psychologie, s’adresser à my love clementine), en revanche la série gâche toute son ambition en faisant priorité à la morale et autres conventions.

     

    Heroes (3.05) Heroes me fait vraiment rire, ce n’est pas possible d’être aussi emphatique, ampoulée et prétentieuse et être finalement aussi creuse, mièvre et mal joué. Au début, j’aimais beaucoup Daphné aka Nemesis parce qu’elle jouait la geek éprise de Landry dans FNL. C’est une bonne actrice, elle est rafraîchissante, comme Kristen Bell (qui en fait est sûrement complètement dead dans Heroes) mais en cinq épisodes, elle succombe au syndrôme Veronica Mars : le personnage devient caricatural et excessif : Heroes, la série qui ruin everything. New slogan soon on NBC.
    En fait, j’ai compris le raisonnement-Kring : les villains sont les anciens gentils, à savoir Suresh, Peter, Hiro et les bad guys deviennent les héros, Sylar, Adam Monroe ? OK. Si tu veux Tim. Mais un peu de nuance que diable et c’est pareil : on avait bien assez de trois Petrelli, vraiment, fallait pas se sentir obligé de nous ramifier tous les Petrelli des States.
    En attendant, bien joué le coup du pouvoir de la fente temporelle, ça a eu son petit effet caméléon. Dommage que Claire n’ait pas été engouffrée dedans par contre, la voix d’Hayden Pannetiere est so annoying, j’en peux plus (bonus critique de la semaine).

     

    Pushing Daisies (2.02) Olive est mon personnage préféré de P.D, son histoire devient enfin personnelle et elle se révèle être parfaitement légère et divertissante, l’univers des sœurs est über-adorable. Bryan Fuller devrait appliquer ça aux storylines de Ned et Chuck, leur histoire d’amour ne suffit pas toujours, la série gagnerait en intérêt en devenant plus feuilletonnante et en laissant parfois de côté la dimension polar allumée du show.

     

    Gossip Girl (2.06) Le rêve de Blair du début était drôlement prometteur, la suite a été excellente. J’ai toujours été friand des rentrées de classe, des university apply, des affrontements verbaux entre les grands Yale, Harvard et Princeton, UCLA, Cornell, Brown et Stanford, des sociétés secrètes comme les Skulls and Bones (In Omnia Paratus, ah Gilmore Girls). Alors forcément, cet épisode spécial college and freshman year était satisfaisant car parfaitement ancré dans la culture et le monde éducatif américain que je trouve fascinant. De plus, la lutte sans fin entre Dark Vador et Sunshine Barbie (Queen B, Queen S, xoxo) renouait avec le début grandiloquent de Gossip Girl, dommage que la fin cède à une réconciliation complaisante anti-bitchy.

     

    Dexter (3.03) Sincèrement pas convaincu par le début de cette saison, il manque la tension et la nervosité de Dexter, même si chaque de début de Dexter a été mou du genou, là on patauge quand même beaucoup. OK Dexter-Daddy, nouveaux enjeux, nouveaux discours torturés sur son rôle, mais pas de nouveaux intérêts à l’horizon (outre royale Tatie Deb), pour plaire, ce n’est pas si simple.

     

    Ugly Betty (3.03) Qui a poussé Christina dans les escaliers, qui est coupable, qui doit payer ? Betty s’auto-saisit de l’affaire et mène son enquête. Amanda a une conversation hilarante avec son banquier asiatique, Marc nous fait découvrir son défouloir en plastique et Alexis nous fait une révélation finale tonitruante qui risquerait de faire beaucoup de vague à Mode. La suite, vite !

     

    Desperate Housewives (5.03) Le fait que l’intrigue principale soit initiée par Karen McKlusky est une vraie bonne idée, la voir de mèche avec Katherine aussi, on se débarrasse de la facilité narrative habituelle pour créer de nouvelles dynamiques entre plusieurs personnages, à savoir deux seconds rôles au potentiel indiscutable, rien de plus ingénieux.

    Du côté des personnages stars, ça s’améliore aussi nettement. Les Solis me plaisent même si le trait de la pauvreté est grossi à l’extrême, les punchlines de Gaby sont méchamment jubilatoires « Be glad you’re blind », et l’efficace conflit entre elle et Susan à propos de leur progéniture est un exemple de choses que l’on attendait, en pensant à Wisteria Lane, cinq ans après. Chez les Hodge, on remonte la pente du superficiellement creux et retrouve une Bree rigide, produit d’origine, rien de tel que la storyline familiale pour resituer les choses, c’était bien joué ; la remarque est valable pour Lynette qui retrouve un peu de son autoritarisme de première saison à l’égard de son mari soumis. Je crois que c’est quasi-certain, Desperate Housewives, cette semaine, fut particulièrement charmant.

     

    Friday Night Lights (3.03) Lyla & Finding Nemo, c’était tordant, Lyla essaie de se rattraper, balbutie, est embarrassée, j’ai réalisé à ce moment que cela faisait deux ans que je n’avais pas vu Lyla comme le personnage qu’elle était !

    Le match de fin d’épisode, so rock n’ roll, était un moment assez long, cela faisait longtemps ! Tami et Eric s’éloignent, j’ai trouvé leur « I miss the coach’ wife / principal’s husband » sobrement juste, désireux de jouer les médiateurs. La mère de Smash est parfois aussi über et déchirante que Tami, ses tirades sont toujours émouvantes et vibrantes. J’aime tous les personnages de Dillon à la folie et encore plus sous l’air entraînant des Death Cab for Cutie.

     

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    News primordiales de la semaine

    J'ai fait ami-ami avec les Skins mais ça, tout le monde le sait.

    Mon idole, Tina Fey devient mondialement connue. Merci Palin.

    Dexter connaîtra une saison 4. Et 5. Yaii.

     

    En brayfe, cette semaine (passée), il fallait surtout manquer Privileged (1.04), Heroes (3.05), Californication (2.03) et My Own Worst Enemy (1.01).
    Quant à vous, cette semaine, quelles séries au placard, vos non-choix ?

     

     

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  • Un Week-end Scénaristes en Séries ô combien funky (II)

     

     

    Mon week-end à moi #

     

    Le week-end Scénaristes en Séries était quasi-idéal, professionnellement épanouissant, culturellement jubilatoire, techniquement impeccable sans aucun disfonctionnement de l’équipe, des screenings, des débats, les rencontres étaient riches, les invités de renom, les scénaristes et journalistes la plupart du temps passionnés et passionnants (Lowri Glain de Mistresses, coup de cœur du week-end.) 

    Formellement, le festival était aussi impressionnant.
    Tu es un peu le maître du monde pour deux jours : on te gâte, t’appelle Monsieur en exécutant la révérence, avec ton laisser passer autour du cou et la valisette Scénaristes en séries à la main, tu provoques l’envie des gens dans la rue, l’étonnement, l’intrigue. Grâce à cette allure déterminée, tu conquiers toute une ville, les taxis sont gratuits, les restaurants aux petits soins et les femmes de chambre de ton hôtel sont carrément fascinées par ton statut de journaliste privilégié en contact avec le gratin, et te regarde comme un mi-Dieu, mi-artiste, en te suppliant de leur récupérer une valise et des souvenirs éternels.

     

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    Oui, quand je vous disais que j'avais le sidekick de Veronica Mars .. Maintenant, j'ai aussi un accès V.IP. Call me Gossip Boy.

     


    Autre point positif de ce week-end, outre les aspects de fond maîtrisés par les Scénaristes en séries, c’est l’accessibilité des intervenants et des guests du week end : tu pouvais aller faire causette avec Matthew Graham ou John Morton (Life on Mars/Ashes to Ashes et People Like Us) en toute aisance. Pas de clan déterminé opposant l’équipe des scénaristes, des chargés de production et des people à la presse et ses soldats-journalistes. Ainsi, Isabelle Mergault m’a foufoyé dès mon arrivée et s’est mise devant moi à la soirée UK. Agathe de la Boulaye s’est assise près de moi et s’est même excusée de son passage. Christian Rauth (Les Monos) a été mon voisin de droite au débat sur le financement des auteurs du Samedi, et si je n’étais pas incapable d’identifier un scénariste français et un directeur de fiction chez Canal + autrement que par son laisser-passer, je suis sûr que la liste serait encore plus exhaustive.
    Il était donc plaisant de croiser et de rencontrer de la personnalité qui n’arrive pas dans la salle grâce à un tour de magie de Woody Allen et qui ne file pas en fin de projo par un couloir secret conçu par Benjamin Gates.

     

    Mon week-end à moi fut placé sous le signe platine de Tonie Marshall, qui a été ma voisine de gauche et camarade de débat par trois fois, notamment le samedi matin lors de la table ronde britannique, entouré à ma droite, d’un journaliste anglais et d’un journaliste Télérama, autant dire que pour prendre des notes en anglais, c’était très décontracté. J’en avais des palpitations au pouce droit.
    Elle a également été ma voisine de siège rouge criard, lors de la soirée privée du Samedi soir, où elle a enfin réalisé qu’elle s’était déjà assise à mes côtés pendant que moi je réalisais que j’allais passer la soirée en compagnie de Tonie Marshall ou à défaut, de son manteau et autre sac à main en cuir noir brillant. Toutes ces heures passées à côté ont été utiles, elle s’est amusée du hasard de la situation et on a pu embrayer gentiment la conversation avant la présentation des fictions par les représentants des chaînes. Du coup, devant l’osmose, j’étais quasi-sûr qu’elle m’adopterait.

    J’ironise mais c’était agréable de côtoyer ces gens, je peux également citer, un réalisateur-scénariste, Pierre Yves Mora avec qui j’ai une passionnante conversation.

     

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    Je peux aussi citer en guise de « and the last but definitely not the least », mon expérience initialement frustrante avec Joseph Dempsie et Larissa Wilson (Chris et Jal de Skins) durant la projection Skins. Parce que bonne étoile pour cause, j’étais le privilégié, l’honoré, celui assis à leurs côtés durant la projection.

    J’ai pu ainsi entendre la moindre de leurs remarques et constater que ce sont deux acteurs très simples, se moquant du jeu de leurs autres partenaires (pauvre Michelle, Sketch également) ou riant de certaines scènes particulièrement relevées, comme l’ado lambda présent dans la salle.

    Normal donc pour moi, que de ne pas avoir suivi l’épisode assidûment, élaborant férocement les quelques questions que je pourrais leur glisser à l’oreille l’air de rien au générique final. Mon plan de maître prévu, c’était sans compter les douzaines de groupies sans dignité qui ont envahi mon espace vital et qui les ont totalement accaparé ruinant ma seule chance d’interview brève.
    Je me suis contenté d’une photo prise rapidement, si rapidement que le non-flash de mon appareil a pu éblouir de mille feux les visages de ces deux acteurs talentueux, voyez-vous-même.

     

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    Chienne de vie ...

     

    Autant dire que la frustration était poussée à un rare extrême, le week-end allait donc se finir sur une touche de rage et de déception ? C’était sous-estimer une fois de plus ma bonne étoile.

     

     

     

    THE event du week-end # Particulièrement démentiel

     

    Samedi soir, 23h, la soirée France achevée, direction l’Hôtel pour wifi-ser un peu avant l’évènement mondain final. En me dirigeant vers l’hôtel, qui vois-je ?


    Larissa Wilson aka Jal à une table de bar, accoudée et somnolant légèrement.

    Cette histoire de photo inutilisable me revenant comme un flashback puissant de Lost assénant mon esprit, je décide de l’accoster et lui demande une pose brève, je savais de source sûre que cette photo plairait au grand schtroumph de Series Addict.
    Comme Larissa Wilson est la bonté incarnée, une bonté particulièrement alcoolisée aussi, elle me propose d’attendre son camarade de jeu, Joseph Dempsie car elle paraissait gênée de prendre la pose seule, elle m’a fait beaucoup rire à ce propos.


    Larissa et moi alors discutons, sur son état d’ébriété manifeste, d’abord et simplement, l’actrice étant carrément naturelle et ne s’embête pas avec les mondanités. Joseph Dempsie revient et grande surprise, Larissa m’offre un verre et me demande si je n’étais pas attendu pour dîner. Pincez-moi. Le pouvoir du laisser-passer aux airs de VIP ajouté à mon âge proche du sien, y’a que ça de vrai pour inspirer confiance, ni groupie hystérique  ni vieux journaliste relou.

     

    Nous voilà attablés, autour d’un verre,  tous les trois, parlant le « seriously ? » language, et le « drunk » communication, Joe (nickname pour les proches : moi) étant aussi très joyeux, mais moins que Larissa.
    Confus et intimidé, j’aborde à contre cœur le sujet Skins pensant qu’à cette heure, ça ne devait pas être leur topic de prédilection. Joyeusement, ils me disent deux trois choses, de l’esprit enfantin de la première saison de Skins et de l’entente (almost) générale (ne disent rien de plus mais se regardent de manière complice).
    Ils me parlent de leur relation à eux, leur bonne amitié (Joe learn me french quite a bit mais elle refusa de s’avancer). Joe enchaîne sur la seconde saison plus m’as-tu vu de Skins, jugée plus contraignante, dans laquelle les acteurs ressentaient une pression, une attente de la part de « some guys » en précisant que c’est resté une expérience géniale et qu’ils n’ont que des bons souvenirs (langue de bois Larissa ?).


    Je rebondis sur mon ressenti perso (moi qui n’avais pas vu cette seconde saison, l’ai regretté comme jamais) de la série.
    On enchaîne sur le screening de l'après-midi. Ils m’informent qu’ils adorent la scène autour de la représentation de théâtre et que Larissa se sentait so hot avec sa perruque.
    Larissa est très amusante, je ne me prive pas de lui montrer que je suis sensible à son côté humoristique. Je réponds à propos de l’épisode, leur glisse un « I was sit next to you » et là, comme un secret de famille d’un siècle enfin libéré : exclamations, joie, surprise générale, Larissa s’en souvient, maintenant, et m'attrape le bras. How sweet is that ?

     

    On parle du week-end aussi, de leur arrivée vendredi dans la journée et leur départ, le dimanche, comme moi, de leur ennui du jour et du sentiment d’avoir été là pour pas grand chose. Aw, poor things. Ils n’ont pas eu beaucoup de choses de prévu et ont donc bu, un peu, saleté d’anglais.
    Ensuite, je leur parle de mon week-end, de mon rôle, de ce que j’ai vu et qui j’ai rencontré (ils semblent connaître Ben Richards et l’appellent Ben), commençant à me sentir à l’aise en leur compagnie.

    Je leur demande ce qu’ils ont pensé de la soirée privée UK de la veille en précisant qu’Ashes to Ashes et Party Animals avaient été très bien reçu de mon côté. A cet égard, l’accent anglais ajouté à la bouillie dûe par l’alcool, je n’ai pas saisi tous les détails de leur réponse mais il semble qu’ils ont beaucoup aimé et qu’ils avaient vraiment hâte de voir Party Animals.
    On continue la discussion, Joseph parle beaucoup, c'est l'anglais le plus souriant et disponible que je n'ai jamais rencontré. Je vais vouer un amour débonnaire à Chris à présent.
    Le temps passe, je repense ensuite à la photo à faire, vu que ce sont mes nouveaux meilleurs amis, je n’hésite pas. Ils se lèvent avec la plus grande des gentillesses, je me plains de l’état misérable de cet appareil et ils rient à ma plaisanterie (je suis le plus fier du monde), je leur montre la photo sans flash de l’après-midi, ils rient encore et trouvent que mon appareil est cool, (je suis le plus fier du monde, bis).


    Trop gêné pour me rasseoir, je balbutie maladroitement. Comme ils devaient rentrer à l’Hôtel, je les remercie alors chaleureusement pour ce supra-awesome sympathique moment et m’oblige à prendre congé.
    C’était un sacré bon moment (40 minutes, le temps d’un épisode, un signe), rare et privilégié avec deux ado vraiment simples et humains, sympathiques et très amusants, ce sera LE souvenir de ce week-end.

     

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     J’ai été au pub avec les acteurs de Skins ! Le summum de l’hypitude.

     


    Dimanche 19 # Mélancolie et joie impromptue

     

    Après une nuit mouvementée, reveil maussade, le signe de la fin d’un week-end festivalier passionnant. Dernier petit-déjeuner à l’hôtel où l’on profite du wifi pour avancer sa rédaction, SeriesLive et Spin-Off semblent faire la même chose, qui de nous trois fera le meilleur dossier, qui sera out, Heidi ?

     

    De retour dans la chambre, on prépare ses affaires, on salue le personnel de l’hôtel si sympathique et on se dirige vers la gare car le week-end est bel et bien terminé. Sur le chemin, j’ai eu l’espoir incongru de croiser Larissa et Joe et de partir à Manchester avec eux vivre notre vie de BFF. Un peu dépité ou en plein fantasme sériel, je manque de peu la rue habituellement empruntée et me dirige vers une ruelle, là encore inconnue.
    A quelques mètres de moi plus bas,, je distingue Matthew Graham (le créateur et réalisateur le plus impressionnant du festival) et sa femme marchant comme des touristes lambda cherchant le restaurant idéal. Ma bonne étoile aura été là jusqu’au bout.


    Au culot, j’y vais en courottant, lançant un retentissant Excuse Me ! histoire d’attirer l’attention. Ce qui n’a pas manqué. J’improvise en anglais, «hi, i’m sorry to bother you, i’m a huge fan of Life on Mars and i’m… », l’improvisation n’est pas toujours évidente, ni vraiment très inspirée, surtout que huge fan, c’est quand même archi-faux.
    Et comme Matthew Graham est un anglais bon vivant, souriant et particulièrement adorable, j’ai pu échanger quelques minutes avec lui sur le festival et sur Ashes to Ashes. J’ai pu le prendre en photo sous le soleil d’Aix-les-bains, un dimanche midi, en casual, sans sa femme qui a décliné l’invitation par timidité.

    Pour finir, il me demande si j’ai enjoy le festival et me dit que lui a adoré participer. Il me tend alors la main pour me saluer, …comme pour nous dire aussi, à moi et ma mélancolie, que ce week-end ne pouvait pas s’achever sur une plus belle rencontre.

     

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     Matthew Graham, avant la prise de main (bientôt) plus célèbre et racontée que celle de Montoire.

     

     

     

     

     

    Notes à venir : la Semaine en vrac et en séries de la semaine passée et plusieurs articles sur les débats, conférences et screenings de ce week-end sériel.

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  • Un Week-end Scénaristes en Séries ô combien funky

     

    Dimension superficielle de l’évènement vue par groupie Adam, fan de séries. Acte I.

     

    L’e-visiteur est au courant, la presse a relayé l’information avec ferveur et s’est réjouie nationalement de mon ascension sociale : Adam est parti jouer les reporters ce week-end aux Scénaristes en Séries, un week-end so V.I.P, so intersidéralement hype et ce grâce à Series Addict dont je suis leur journaliste attitré. Je remercie d’ailleurs mon brave Charlie.

     

    Le week-end était placé sous le signe des séries britanniques et françaises et avec un peu de stratégie-horaires, il fut très facile d’enchaîner les bons débats et les bonnes projections car il n’était pas envisageable d’aller voir Priscilla à sa séance de dédicace.
    Finalement, grâce à ma bonne étoile (le fil rouge de l’article), c’est Priscillia qui est venue à moi, dans un couloir au détour d’une interview. Comme je n’ai jamais chanté Tchouk Tchouk Music de ma entire life, ça m’a laissé complètement froid et même que c’est un peu moi qui l’ai toisé : elle n’avait pas son accréditation autour du cou, elle. (autant dire que le mien, je me douche encore avec).

     

    Ce week-end, j’ai rencontré tous les créateurs, scénaristes, directeurs et acteurs britanniques présents, je disais que j’étais un stratège de l’emploi du temps. A l’inverse, je n’ai pu rencontré que 35 % des équipes françaises (j’ai du renoncer à voir les équipes Nicolas le Floch, Mafiosa, Disparitions, trois programmes français prometteurs), faute de prédisposition d’ubiquité, les projections, débats, tables rondes se déroulant au même moment. Mais j’ai choisi les meilleurs (les créateurs de Plus Belle la Vie), l’élitisme connaît son âge d’or.

     

     

    Vendredi 17 # Une entrée en matière enthousiasmante

     

    Un premier jour qui débuta difficilement, le poisseux que je suis ayant manqué son métro, puis donc son train, puis donc la projection privée de Mistresses avec Lowri Glain et SJ Clarkson (les créatrices) puis donc la quasi-intégralité du débat sur la profession du scénariste.

    Malgré cette malchance chronique, je rassure la e-plèbe, la suite n’a été que bénédiction personnelle. Ma foi renouant avec Dieu de la bonté, mon malheur n’était donc le fait que de Monsieur Hasard (ou Sir Bad Timing, je suis complètement britannique, j’ai la double nationalité depuis ce week-end et ces fabuleuses rencontres) qui maintenant n’a plus de dent contre moi. Avec ma soirée du samedi soir qu’aucun autre journaliste n’a vécu, c’est désormais officiel (suspense).

     

    Après deux heures de trajet et d’excitation nerveuse mêlée à une tension passive agressive rarement éprouvée sauf devant Grey’s Anatomy, le train arrive en gare d’Aix-les-Bains.
    Il fait un temps à pique-niquer avec Tina Fey en dégustant de la marmelade de figues.

     

    Arrivé au Palais des Congrès, au décor bristish parfait et au staff débordé, me voilà prêt à tuer du journaliste qui se mettrait sur mon passage au sasse des accréditations (déjà deux séances de perdues à jamais). Je tombe alors directement sur Isabelle Mergault qui attendait son interview et qui m’a méchamment accosté d’un « c’est fous l’interviefeur? », pas vraiment funky Isabelle le jour-là, ni l’accoutrement d’ailleurs. Je l’ai revu à plusieurs reprises ce Vendredi, notamment le soir pour la soirée VIP et  j’étais prêt à parier qu’elle aurait éviscéré de ses mains nues un des dirigeants de l’événement si il n’y avait pas eu tant de belles personnes autour d’elle. Je l’ai entr’aperçu au cours de la soirée du lendemain, elle semblait porter l’écharpe de Miss Bipolaire Bonheur, ah les hormones.

     

    L’après-midi du Vendredi avancée, 16h, j’assiste à la conclusion du débat Profession Scénariste et enchaîne avec le débat Par Ici le Bon Soap ! / Good soaps this way (récap à venir).

    Je confesse : c’était pas mon intention première d’assister à la séance du soap, je voulais rejoindre la table ronde autour de Mistresses mais mon sens de l’orientation m’a joué un tour. Ce week end, j’ai pu également confirmé cela : j’ai un sens de l’orientation légendaire, du genre à te guider vers Dunkerque alors que tu vises originairement Marseille, du genre aussi à te faire oublier toute perspective d’inscription à The Amazing Race et cela, c’est une chose très difficile à accepter.

    Du coup, je n’ai pas osé partir de la salle. Le fait qu’on y parlait français aurait dû me mettre la puce à l’ear et puis il y avait du beau monde : les créateurs de Plus Belle la Vie, ceux de Cinq Sœurs et de Pas de Secret entre Nous, les scénaristes de Lea Parker, Dolmen, Cœur Océan, Chante, Sous le Soleil et Paris 16e. Autrement dit de la haute programmation française qui donne tristement le ton.


    Après maintes discussions culturelles sur les séries cultes françaises, je cours ensuite à la projection privée de The Street, en présence d’un producteur plus ou moins lointain, plus ou moins impliqué dans la présentation de la série, plus ou moins absent en fin d’épisode, plus ou moins inutile.
    Après quatre heures de travail journalistique intense et d’émotion vibrante (The Street, le pilot, prochainement), je rentre à l’Hôtel et me prépare pour l’évènement selon moi du week-end : la soirée privée UK où toutes les personnalités britanniques symbole phare du festival seront présentes et où seront projetées les séries Ashes to Ashes, Party Animals et The IT Crowd.

     

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    Soirées privées et cotillons...

     

    Minuit, The IT Crowd a remporté un franc succès dans la salle, je dois reconnaître que projeté sur grand écran, la série a un charme supplémentaire, l’humour grinçant résonne davantage.

    Il est temps de goûter au champagne, les convives sont attendus à la sortie du théâtre et sont emmenés par des hôtesses dans le coin Victoria du casino. Embarrassé par cette effusion de mondanités et de plateaux volants réservés au milieu pour accompagner leurs discussions impénétrables, épié par ces groupuscules de mamies collées aux vitres du casino en espérant distinguer dans la foule Mireille Darc, je décide de rentrer pour débuter la rédaction de ce rapport particulièrement croustillant.

     

     

    Samedi 18 # Une journée placée sous le signe de la Reine

     

    Après un déjeuner copieux à l’Hôtel Notre-Dame, endroit convivial au charme désuet d’un Independance Inn de Stars Hollow, on se prépare psychologiquement à la journée la plus longue de ce festival et à cette matinée au programme si riche et enthousiasmant.

     

    10 heures, palais des Congrès, the place to be : panorama privé (et bilingue) de la fiction britannique avec les créateurs de séries anglaises : Matthew Graham (Life on Mars, Ashes to Ashes, Bonekickers), Ben Richards (Party Animals, Spooks, No Angels, The Fixer), SJ Clarkson et Lowri Glain (Mistresses), John Morton (Broken News, People Like Us, Absolute Power), Paul Schlesinger (head of radio comedy, BBC), Nicolas Brown (directeur des drames BBC).
    Une critique y sera consacrée cette semaine. Promis, je ne parlerai pas du journaliste Télérama qui a eu recours au casque de traduction, je ne lynche jamais.

     

    11h30, les plus passionnés poursuivent avec la rencontre de Matthew Graham (les autres iront voir l’avant première mondiale de Survivor), je maudis mon non-don d’ubiquité et donne priorité à cette rencontre qui est bien plus unique. Matthew Graham répond à nos questions et dévoile son parcours. Les ¾ des accrédités sont partis, il ne reste plus qu’une quinzaine de personnes, pour mon plus grand plaisir. Cela permit une ambiance intimiste et un rapport privilégié avec Matthew Graham. On y reviendra là encore cette semaine.

     

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     Matthew Graham accosté par Gregory Baquet (Une Femme d’Honneur) ou le choc des cultures.

     

    Suite à la pause-déjeuner, installation à une table du Palais pour continuer la rédaction, il y a déjà beaucoup de choses à rédiger, tant pis pour le débat SACD ou la projo Life on Mars, à présent, je sais tout de la vie de Matthew, même mieux que sa propre mère et Gene Hunt peut attendre, ce qui n’est pas le cas de la review.

     

    Retour en fanfare à 16h, après un dilemme moral et intérieur particulièrement vorace, je choisis « Comment se partager le gâteau ? » au détriment de « Politique et Fiction » qui me semblait plus tourné vers l’étude générale des politic biopic sans réelle démarche ou de « Chercheurs d’histoires, ateliers Michel Lafon », au contenu spécialisé moins journalistique.

    Avant le débat financier, les auteurs des Lascars jouent les prolongations une bonne quinzaine de minutes, ce qui met à mal tout un programme particulièrement serré et compromet mes chances de concilier Tonie Marshall et la projo de Skins.

     

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    Vas-y, boutonne le ce fichu manteau, maintenant que ma vie est ruinée...

     

     

    Comment se partager le gâteau ? Un débat simple qui a viré au conflit interne entre auteurs en désaccord sur les épineux droits de diffusion. On y reviendra cette semaine.

     

    J’enchaîne comme prévu avec Tonie Marshall et sa nouvelle saison de Venus & Apollon qui semble bien plus polar et torturé que la saison inaugurale, l’ambiance est bonne, je me laisse aller dans la prise de notes, n’est pas l’impressionnant staff anglais, qui veut. J’y reviendrai cependant.

     

    En milieu de dialogue entre les invités et l’équipe de Tonie, je m’éclipse (pas) discrètement et rejoins la salle de projection, Skins commençait à la même heure que Vénus & Apollon. Dans l’obscurité, je m’assois où je peux, sans le savoir, à côté de Larissa Wilson et de Joseph Dempsie, Chris et Jal de Skins, un grand moment.

     

    Le soir, rendez-vous au théâtre du Casino pour la soirée France et assister aux présentations par les directeurs de fictions des chaînes françaises de leur politique de diffusion et de leurs programmes pour l’année à venir, pour découvrir Pitch Story aussi, une comédie courte durée diffusée sur TPS Star avec créateurs et acteurs de la shortcom.

     

    Puis, à 23h, vint l’évènement du week-end. Soyez patient.

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  • Critiques ciné : en septembre, bleu blanc rouge.

    Parlez moi de la pluie ****

     

    Loin du pensum politique, féministe et didactique craint naturellement voire annoncé par les plus hermétiques au style du fameux tandem Jaoui-Bacri, Parlez moi de la Pluie renoue plutôt avec les thèmes chers aux deux artistes : l’humain, la famille, les sentiments, sans le côté cyniquement sombre de Comme Une Image. Pas politique, ni sur la politique, ce film use d’une femme, féministe notoire, apparemment politique (encore que) comme un prétexte, une sorte de mise en abyme assumée, un joli subterfuge même pas démonstratif, avec en guise de thème majeur, celui de l’humiliation ordinaire, destin de madame-tout-le-monde. Le film se délecte alors d’un humour noir pince sans rire toujours aussi décapant et d’un naturel désarmant pour illustrer le thème du pouvoir établi au sein d’un groupe présenté comme désaimé. Véridique et tel un état pur d’apaisement, le film est une communion imperceptible entre l’existentialisme et la cellule familiale, la profondeur de l’oeuvre et la légèreté futile de l’être.

    Sans négliger sa légendaire et subtile écriture au cordeau, véritable stimulus intellectuel et sa direction d’acteurs élégante et raffinée parachevant magistralement l’allure du film, la profonde et prodigieuse Agnès Jaoui laisse son œuvre à la seule perception de l’être humain retrouvé, humble et véridique, jamais consensuel, Parlez moi de la Pluie est donc un film avant tout généreux. (9/10)

     

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     Comme les Autres *

     

    Une réflexion trop attendue, tardive, sur un sujet certes toujours sensible mais aussi dangereusement à la mode. Dans ce contexte, Comme les Autres ne peut recevoir l’adhésion de par l’inconsistance de personnages à la psychologie malléable à volonté. Dans sa deuxième partie cependant, ce film formellement plutôt terne et moelleux propose une critique de l’utilitarisme de l’être humain, entre stigmatisation malhabile et courage dans les défauts d’un personnage principal représentant une minorité. Quant à l’intolérance, ici mal ciblée, elle est simplement présentée comme une vision complicatrice des choses, qui plus est justifiée par la tournure des évènements, jusqu’à une fin lénifiante à souhait. (4/10)

     

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    Jar City ***

     

    Sorti en 2006, ce thriller, basé sur le best-seller La Cité des Jarres, met intelligemment en place un background polémique subtil et définitivement glaçant. Grâce à sa présence discrète, admise, la thématique du fichage, bateau en science-fiction, gagne ici en essence dramatique. Elle est en effet enrobée d’un scénario efficace, aidé d’une mise en scène granuleuse et simple, qui instaure une ambiance peu confortable. Ensemble, ils proposent ultimement une critique sous-jacente humble sur l’influence d’une vision scientiste du monde, ainsi (surtout) qu’un film grisaillant et cynique, aux personnages ambigus et peu conventionnels. (7.5/10)

     

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    Inju *

    Polar mêlant réalité et imaginaire, Inju échoue à donner de la crédibilité et de l’intérêt à son intrigue et à ses personnages, la faute à une mise en scène et à un jeu qui sacrifient à trop de désinvolture. L’intrigue est elle dévoilée oralement, sans grande originalité, et tardivement. Dommage, car l’exploration des fantasmes occidentaux sur la culture japonaise aurait pu être un intérêt majeur du film, mais ne sert que de pièce pour un puzzle, preuve d’un attachement trop rigoureux aux codes du genre. (4.5/10)

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    Mirrors **

     

    Malgré un générique saisissant et ingénieux parmi les meilleurs de ces dernières années, faussement annonciateur de beau temps, Mirrors est un film pop-corn classique, un remake américanisé sans éclat, confus et bougrement désincarné. En dépit d’une technique imparable d’un Alexandre Aja passé maître dans le registre du férocement gore dont les quelques scènes sanglantes clés du film (à s’en décrocher la mâchoire ?) sont l’illustration, le cinéaste use ici avec gourmandise d’effets sonores alourdissants laissant présager chaque moment effrayant, surlignant l’épouvante et privant le spectateur, alors passif, de recourir à sa paranoïa angoissée errante et furtive. Sans malheureusement oser imposer une ambiance de terreur constante, Aja oblige Mirrors à rester en l’état, un produit formaté désespérément linéaire et facile, reprenant un à un les procédés-types inhérent aux films de genre et en n’évitant pas non plus l’enquête de fond terriblement décevante.

    (5.5/10)

     

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    Entre les Murs ***

     

    Tout semble avoir déjà été dit sur le palmé et supposé nécessaire Entre les Murs.
    En évitant avec habileté la démagogie et le ton faussement dénonciateur inhérents à son sujet, Entre les Murs séduit avant tout par son intégrité. Entre les Murs tente de coller le plus possible à la réalité, mais sans l’étiquette docu, le film se permet alors un récit d’une justesse irréprochable. Sans montrer du doigt ces enfants malfamés des quartiers sauvages en accusant, sans clamer leur génie inné alors retrouvé, cliché du genre, sans les présenter comme la nouvelle génération d’une société moderne transfigurée, le film se veut simple et représentatif, quitte à attraper en passant le masque du justicier de la vérité sans vraiment l’assumer ni s’en servir ardemment.
    Montrant subtilement les faiblesses d’un corps professoral à bout de force mais au bon-vouloir intact ainsi que la dureté de ces élèves, de leur langage imagé débité de façon étourdissante à cette sournoiserie parfois lucide mais parfois cruelle, le film convainc par cette objectivité désarmante : un terrain de jeu idéal dans lequel chacun a ses torts et ses vertus jusqu’alors piégées dans ce lourd système paralysé. Néanmoins, ce désir de dramatisation en milieu de course, comme pour donner une intrigue propre à cette (notion chère à Cantet) fiction, ainsi que cette fameuse scène finale, d’une complaisance facile et désuète, nuisent gentiment à cette louable initiative cinématographique.

    (8/10)

     

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  • En vrac et en séries - Semaine n°3 (05.10 au 12.10)

    Vous prendrez bien un peu de réalité ?

     

    Project Runway (5.13) L’heure de la demi-finale de Project Runway (à prononcer à l’allemande nationalisée américaine surnommée Victoria, récemment mère d’un enfant noir fils d’une grosse cicatrice et d’un enfant blond fils de la même balafre).

    Alors du coup, c’est en premier sur le listing de la semaine parce que Project Runway, c’est mieux qu’Ugly Betty et Twin Peaks réunis, parfaitement ! C’est quand même aussi le seul real-show présent (à une bonne place) dans les Critics Poll !

    Première partie de finale pour cause, on attrape nos chiffons porte bonheur, aidé du sidekick rose prêt à être dégainé pour pousser des cris de l’Hystéria-de-la-mort avec ses copines américaines. On supplie le Dieu de la real-tv d’être de notre côté, à savoir celui de Kenley la never-overhyped de la saison et LeAnne qui envoie du bon pâté. On prie aussi pour que Klum et Gunn soient funky. Placés dans deux chambres, on espère que Big Fat Ass (Korto) que je soupçonne d’être trichotillomaniaque, s’en prendra dans la nuit à la chevelure non-chatoyante de LeAnne pendant que Kenley, elle, éviscérera le borin’ Jerell avec ses dents de vampire et ses bandeaux über-urf en guide de garrot.

    C’est parti : this is (le cruel) Project Runway.

     

    On n’évite pas les portraits de chacun des finalistes. Quand j’entends Grosses Fesses (Korto) déblatérer sur sa vie, j’ai envie de placer délicatement ma tête dans un four industriel de boulanger et d’y aller à fond, thermostat 9. Mais je garde mes yeux dans leur trou pour voir über-Kenley geindre et présenter à la caméra ses non-amis qui la non-aiment follement pour sa non-gentillesse unanimement reconnue. Kenley est une garce finie, égocentrique, fière, comédienne, sournoise, sarcastique : née pour la real-tivi, she must win !

     

    Résumé : pour participer à la Fashion Week, les quatre candidats doivent créer une bridesmaid dress, direction Mood ! Kenley pique sa crise parce-que LeAnne et Korto ont raccourci leur robe comme elle, vas-y Kenley, lynche ! L’heure du défilé. Les quatre candidats ont été à la hauteur mais les modèles de LeAnne et Kenley sont somptueux.

    Le jury est de mon avis (told you i am an expert), Kenley n’a pas hésité à s’extasier devant les autres malheureux (pas froid aux yeux celle-là, je sur-kÿffe son égoïsme) ça sent fort-mauvais pour Jerell et Gros Cul : one of you will be out. Et finalement, Jerell est aufed. Kenley lui fait même un semblant d’hug, cette fille a décidément le cœur sur la main. Dans quelques jours, la grande finale. 

     

    America’s Next Top Model (11.07) La saison avait du potentiel mais Tyra Banks est devenue le boulet-star de la CW qui en fait toujours bien trop, les apprenties mannequins sont toutes affreuses (Analeigh et Samantha, seriously ?), à l’exception peut-être de Marjorie (une française) et McKey qui ont une classe naturelle. Cette semaine, photoshoot aux Oscars, les candidates devaient faire la starlette de cinéma. A l’issue de l’épreuve, Lauren Brie est partie, avec un nom pareil, fallait s’y attendre. Et Marjorie a gagné (j’ai des goûts de professionnel).

     

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    Marjorie, une envie pressante..

     

    Stylista (1.01) Forcément, après l’effervescence produit par Project Runway, je vais donner sa chance à Stylista qui revoit ses exigences au rabais : former un assistant-mode docile, ça a moins de gueule qu’un fashion designer so hype, logique CWienne. Je crains le pire.

     

    The Amazing Race (12.02) La nouvelle saison vient d’arriver, on part de L.A et atterrit à Salvador, Brésil. Les groupes formés sont toujours les éternels meilleurs amis, le couple heureux (Anthony et Stephanie)/en crise (Ken et Tina), le parent et son rejeton rebelle (Tim et Dallas), les deux divorcées (Kelly et Christy), les deux geeks (Andrew et Dan), les deux blacks (Aja et Ty), les quinquagénaires (déjà partis), le duo de pouffes (Marissa et Brooke qui distribue des bonbons aux locaux : ça s’invente pas), il ne manquait plus que le couple gay et la boucle était bouclée. Je suis déjà conquis par Nick et Starr, le frère et la sœur, ils transmettent leur bonne humeur et on a envie de courir avec eux (ce que je fais). Mark & Bill sont les deux gros buveurs de bière au look de Michael Moore, ils me plaisent bien. Terence est un dork mais Sarah a la cool et la « yes honey » attitude. Tina a un sacré caractère, elle a réussi à se faire haïr par les neuf autres équipes avec ses you owe me a tout va : elle va me plaire.

     

    Top Design (2.06) ou l’émission déco qui dit le mot funky plus que Clementine et moi réunis. J’aime Natalie qui est ... funky et qui a frôlé l’élimination (j’en avais des palpitations cardiaques), Andrea qui est plutôt classe et attendrissante, et Nathan et Preston sont de très bons archi, je hais eww-Edie, le gagnant du jour (my client is a dork, that’s a word I hate, funky, it sounds like it should smell, ew, funky, eww), Wisit s’est fait refouler et je pense que tout est la faute de sa voix girly annoying (il est supposé être un homme).

     

    The Biggest Loser (6.01) Just kidding ! Même sous la contrainte, c’est impossible. Personne ne peut suivre the Biggest Loser sans avoir envie de pleurer et de détruire sa télé.

     

    Survivor : Gabon (17.03) J’aime beaucoup Survivor, qui vaut cent fois le Koh Lanta français, je fais partie de ceux qui pensent qu’un sériephile doit regarder aussi Survivor (et Project Runway et même The Amazing Race, et même..), parce-que.
    Cette année, j’aime beaucoup les deux équipes, les fang mais surtout les anciens kota, des gens ordinaires, de tout horizon, pas de bodybuildé ou d’écervelée. Cette année, il y a du bonhomme-le-cœur-sur-la-main et du pourri-corrompu-stratège, de l’épreuve et de l’émotion, un bon équilibre. Ace me fait vraiment rire, Bob est un Harry Potter de 65 ans, Kelley est une pouffe a l’égo surdimensionné, Sugar une pouffe sympa, Crystal la very very scary athlète olympique, GC est un affreux personnage, Randy est un vieux ricain caricatural compétitif et con comme ses pieds, je veux qu’il se fasse dévorer par un gorille du Gabon. Charlie reste mon préféré, il est jeune, (très) drôle et un avocat fan de real tivi (mon homologue en somme). Cette semaine, ils nous ont refait le coup du switch, je déteste ça, on se fait à l’esprit d’une équipe et puis, plus rien. Alors à cause de la démoniaque Kelly, the tribe has spoken, c’est Jaquie nouvellement fang qui est partie, une surprise-survivor. Kelly, je te hais.

     

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     Au Gabon, les épreuves en hauteur sont périlleuses.

     

     

    Du rire, du rire et du rire enregistré

     

    The Office (5.02) La grosse déception : je suis passé totalement à côté de cet épisode, je crois qu’il n’y avait pas d’humour, à aucun moment. Le duo Carrel-Ryan est toujours aussi bon mais l’affaire autour de Meredith assez ennuyeuse prend le pas sur les histoires secondaires plus légères. La scène d’intro dans laquelle Jim informe ses collègues de ses fiançailles était poussive, la conversation Battlestar Galactica faisait redite, à part quelques répliques de Michael, l’épisode manquait de dynamisme. Je suis déçu, mon monde comique s’écroule.
    Allez Michael, danse pour moi la prochaine fois ou bien alors 30 Rock deviendra ma comédie préférée et plus jamais je te high five you.

     

    Secret Diary of a Call Girl (2.05) On tient le meilleur épisode de la série, mesdames et messieurs, non pas parce que la série a su incorporer une instrumentale piano plutôt touchante en fond sonore mais bien parce que Hannah s’est trahie, que son secret a été découvert, qu’elle en est meurtrie. C’était émouvant, juste, sobre et poignant, un épisode remarquable qui montre toute l’étendue de la série et le jeu vibrant de Callum Blue et Billie Piper.
    Je casse les dents de quiconque osera prôner la futilité de SDoaCG, e-visiteur, te voilà prévenu.

     

    Worst Week (1.03) Je suis déjà las. Je commence à croire que le concept du show s’accommode mal du format série. Dans cet épisode, moins de gags granguignolesques (une scène de bagarre et d’un lit qui tombe, tout au plus), mais la série néglige encore les contours de ses personnages, ça devient plutôt creux voire inutile en soi.

     

    How i met your mother (5.03) De l’humour bien dosé, des péripéties, plusieurs directions narratives avec un changement décisif dans la vie de Robin et un gag-suivi pour Barney plutôt agréable : l’épisode a réussi à faire oublier le fameux épisode du Burger (Eclair, tu n’es plus maudit), il nous fait même retarder le moment de la rupture entre Stella et Ted, un épisode de plus avec Sarah Chalke, c’est toujours ça de pris.

     

    New Adventures of Old Christine (4.02) Christine doit rendre à Richard la bague de fiançailles de famille, mais celle-ci est réticente et finit par la perdre, of course. Matthew quant à lui entame ses débuts de thérapeute et tombe amoureux de sa patiente nympho, of course. Deux histoires conventionnelles mais qui fonctionnent notamment grâce au duo Christine-Richard attachant mais bien moins hilarant que le duo Christine-Barb, alors Christine, sois fidèle un peu, Barb est une épouse extra !

     

    Californication (2.02) Un épisode moins dynamique que le season premiere, à l’exception d’une Marcy particulièrement en transe. On ne lésine pas sur le côté provoc’sexuel de la série, pas toujours fait à bon escient, ce qui lasse déjà un peu.

     

    Testees (1.01) Nouvelle comédie sur FX, un évènement assez rare, Dirt n’étant pas volontairement comique, d’après les rumeurs. L’idée de Testees (une paire de fifrelins paresseux qui s’adonnent à toutes sortes de tests rémunérés sur leur personne) était alléchante. L’humour choisi, moitié geeky, moitié trashy est à la hauteur sans être excessif, mais sans être non plus décapant, l’univers de la recherche commercialo-scientifique est plutôt grossi mais assez recherché pour envisager de regarder la suite sans trop d’effort.

     

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    I think i'm pregnant

     

     

    And I know drama

     

    Heroes (3.04) Peter-du-passé est aussi un incommensurable plouc. Sa scène avec le gentil Sylar/Gabriel était consternante, l’acteur est archi-mauvais, comment Alexis Bledel a pu le dater aussi longtemps, hein, comment ?

    Bon sang, où est passée Elle Bishop ? J’ai peut-être dit deux trois choses sur le jeu décevant de Kristen Bell mais de là à la sucrer totalement, Tim, c’est dur. Je retire ce que je dis. Maintenant give me back Kristen ! Kriiiiiiiiiiiiiisten !

    Claire-du-futur est aussi une grosse plouc, elle et Milo forme le lamest couple ever ! Son maquillage frôle le cas d’école esthétiquement affreux et même que ses airs de fausse warrior à deux balles sont encore là. Shootez-la, qu’on en finisse !

    Ugly Betty (3.02) Betty accepte de devenir l’assistante de Wilhelmina, ce qui met de côté le serviable Marc. C’est l’occasion de découvrir une de ses facettes encore méconnues. Cette idée de Betty en Wilhelmina avait son charme. Un épisode distrayant, qui continue sur sa lancée. La fin est annonciatrice d’un arc un brin intrigant, à Mode, les méchants ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Dicton existentiel sur lequel il va falloir réfléchir séance tenante.

     

    Desperate Housewives (5.02) Je persiste et signe, les nouveaux Solis me plaisent particulièrement. Aborder la question de leur prestige sociale si vite, c’était un peu facile mais ça a été plutôt bien fichu, espérons qu'ils en reparlent. Je reste convaincu qu’il faille continuer dans le registre du mélo-émouvant, Eva Longoria n’est pas si mauvaise là dedans et ça nous change des autres croûtes quarantenaires au histoires toujours aussi bancales et attendues (Lynette et Susan). Du côté des Hodge aussi, c’était plutôt satisfaisant, la scène finale avec Bree était over ze top mais on reste preneur : Marcia Cross, guys !

     

    Valentine (1.01) Pourquoi les séries de la CW (et même d’ABC) commencent toujours de la même manière ? De la musique supposée entraînante, des gens qui marchent, des buildings, du panneau de signalisation so über, des feu rouges tendance (!), un plan se resserrant autour d’un protagoniste, une voix-off qui s’active subtilement. Quelle originalité, je suis ébahi.

    Pour le reste, Valentine est la série idéale, pour nous faire détester le monde des séries. Quelle crappy idée quand même quand on y pense ; dire qu’il y a véritablement un mec un jour dans son bureau qui s’est dit « Tiens, et si je faisais une série sur une famille de cupidons-magiciens, ça pourrait être le nouveau Carnivàle », c’est effrayant.

     

    Friday Night Lights (3.02) Tim et la storyline du bad guy qui essaie de rentrer dans le rang pour sa catholique de copine (cela dit, pour Lyla, je me rangerais aussi) était faussement attendue, tout le reste était parfait. Tami d’abord, qui consacre le titre de l’épisode. La voir en principale du lycée, figure d’autorité imposant ses choix personnels de femme est jubilatoire, surtout lorsqu’on est dévoué à sa cause. Tyra aussi a une histoire qui me plait énormément, Tami en vient à la réprimander pour son bien. Après Tami, Tyra est mon personnage préféré, je lui trouve beaucoup de maturité, de sensibilité, l’actrice qui plus est, est vraiment surprenante.
    Parlons de Matt et sa grand-mère qu’on avait quelque peu éludés dans le season premiere, retrouver leur vie quotidienne est très bénéfique, leur relation est forte et très émouvante, et apporte beaucoup à la sincérité de FNL qui d’ailleurs se trouve enrichi d’un nouveau personnage : la mère de Matt.
    Pour finir, Smash court encore, avec la même intensité dans le regard. Il finit par re-intégrer l’équipe, on a alors envie de sauter comme une cheerleader, à la vraie, pas à la manière de Claire Benett.

    Comme on est resté le genou à terre, le bras tendu pendant une semaine comme pour s’incliner devant tant de qualité, on peut désormais se relever dignement, exécuter une danse de joie tout en clamant que Friday Night Lights saison 3, ça envoie du bon pâté.

     

    Easy Money (1.01) Alors ça, c’est la meilleure, la CW tente désormais de faire de la série autour d’une famille dysfonctionnelle, banquiers crapuleux limite mafieux, à la HBO. Elle échoue déjà dans le teen-show de qualité mais voilà que la chaîne tente de redorer son image avec une tentative de série supposée plus noire et plus mature. Heureusement pour moi, il y avait écrit CW en gros, j’ai failli me faire avoir tant cela ressemblait à du Ball ou Milch. Merci CW, on se gausse bien.
    Ai-je besoin de dire sinon que c’était so lame ? Quand tout paraît faux, les personnages, les dialogues, les situations, les intrigues, c’est difficilement so good.

     

    Dirty Sexy Money (2.02) Lucy Liu n’est pas qu’une allumeuse de plus, elle sert à quelque-chose : casser du Darling, ce jour est à marquer d’une pierre blanche. L’aime bien la Lucy, toujours aussi pétillante, autant que Karen-my-love. Un jour promis, je ferai un classement de mes héroïnes adulées et même pas certain que les deux en fassent partie, fan attitioude one day, fan attitioude forever.

    Nick accepte de plaider en faveur de la convaincante Letitia Darling. C’est légalement impossible vu les circonstances mais le juriste en moi se shut up le bec. Un épisode très tribunal, on se serait cru dans Ally McBeal (j’ai donc envie de dire : on se prend les mains et on fait tous une ronde en chantant ?), ce qui fait avancer la storyline du meurtre, intéressant mais pas palpitant.

     

    Dexter (3.02) J’ai beau vouloir me réjouir du retour de Dexter, je ne parviens pas à me satisfaire de l’arc Freebo, je pressens des enjeux plus dramatiques inhérents à cette histoire mais en l’état, le fil n’est pas aussi prenant que ceux déployés pour les saisons précédentes, on aime encore et toujours, pour les personnages et les dynamiques entre eux, mais on reste sur notre faim.

     

    Pushing Daisies (2.01) Une des reprises les plus intéressantes et pourtant je n’avais pas voulu replonger immédiatement dans l’univers coloré de Fuller, en prévoyant d’attendre l’annulation par ABC histoire de regarder les trois, quatre ou cinq (levons les paris) épisodes de cette saison, d’affilée. Car l’e-visiteur doit savoir que je suis pris parfois de pulsions rigido-mormones et c’est comme ça. J’ai fait fi de ces pulsions et cédé à ma religion téléphagique. Bzzz n’est pas un épisode-prolongement de la saison inaugurale. L’épisode est très rythmé, exploite l’humour daisien avec brio, consacre une intrigue policière à la hauteur des précédentes avec un univers autour de l’abeille merveilleux. Mais la storyline d’Olive plus ou moins extérieure au trio est entraînante et dépayse, la relation entre Ned et Chuck évolue également beaucoup, Chuck s’émancipant peu à peu et cherry on the … pie, on a même droit à quelques révélations finales. Du savoureux Pushing Daisies..

     

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    Bzzzzz !

     

    Comme l’e-foule peut le remarquer, je tiens mes engagements passés : pas un seul Private Practice ou Brothers & Sisters en trois semaines, et je tiens bon. Après tout, autant se refaire l’intégrale de Six Feet Under pour idolâtrer Rachel Griffiths.

     

    News primordiales de la semaine

    Les nouvelles séries de la CW ont fait un flop, dommage, tant de qualité ignorée.

    Kenley a remporté Project Runway. Non, ça, c’est un fantasme.

    Psych et Burn Notice ont été renouvelées, ça me laisse complètement froid, mais à défaut d’actu palpitante…

     

    En brayfe, cette semaine, il ne fallait louper FNL 3.02, Secret Diary of a Call Girl 2.05 et Project Runway 5.13 sous réserve des épisodes de Grey's Anatomy, Privileged, True Blood, Life on Mars, Chuck et Lipstick Jungle à rattraper très vite.
    Quant à vous, vos visionnages, vos avis ?

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  • En vrac et en séries - Semaine n°2 (28.09 - 05.10)

    Friday Night Lights (3.01) Touchdown ! Ca fait du bien !
    Tami est devenue le headmaster du lycée, quelle femme d’ambition, elle m’éblouira toujours. Même quand elle s’énerve-badly contre Julie. Avec elle, c’est un peu les coulisses d’un lycée qu’on découvre, cette direction prise a beaucoup de potentiel.
    Tyra change de coupe à chaque saison, bon, du moment qu’elle n’adopte pas la frange, je la boucle parce que Tyra bénéficie là d’une vraie storyline à son nom et je ne peux qu’être ravi pour cela.
    La groupie qui sommeille en moi a envie de s’exclamer : Tim and Lyla are back together-wouhou mais je reste sobre parce que j’enchaîne mon post avec Privileged, ce serait trop.
    L’avant dernière scène finale où l’on voyait Matt sur le banc et sa grand-mère soucieuse était déchirante, celle de l’après-match était renversante, toute la ville devant la rétro, du grand FNL, la série est donc encore capable de nous faire frissonner, aussi surtout grâce à Smash.
    Le retour de la reine-mère des séries, les amis, simplement. On s’agenouille et on fait la révérence.

    Privileged (1.01, 1.02 & 1.03) Le pilot remporte la palme de l’épisode le plus musical pourtant non-issu d’une série musicale. On est bien sur la CW, cela semble indiscutable : overdose de Mika, Lily Allen, Kate Nash. La série se sert également du côté de Rilo Kiley, Nelly McKay, Uh Huh Her et consacre ses credits à the Bird and the Bee et là, je crie fort au scandale. On ne touche pas à des artistes de cette envergure sans ma permission.
    Privileged est une série bien écrite, mettant en scène une héroïne (une actrice fabuleuse, JoAnna Garcia) brillante, diplômée de littérature (sa thèse étant « L’imagerie phallique dans la littérature de Joyce » classe), la série se caractérise par son impertinence It's like watching Mary Poppins on crystal meth, une mise en scène rythmée, un jeu sobre de la part de ces deux starlettes bien plus douées que les uppers east siders, de l’humour efficace, des dialogues vachards et un ton dénué de morale.
    Cela a beau parlé de riches héritières en fleur, de tenues urf Chanel, de plans machiavéliques, on est loin de la mièvrerie usée de Brothers & Sisters, des bons sentiments de Gossip Girl, de la série préfabriquée sans âme façon Private Practice ou Greek, Privileged assumant son côté paillettes et assurant niveau écriture et développements scénaristiques, la CW gagne là un bon point.
    Je serai au rendez-vous chaque mardi, vas-y e-visiteur, SHOOT ME.

    Fringe (3.04) Le duo Peter-Walter fait vraiment des étincelles, un peu d’humour pour pallier le sérieux papal mais si charismatique d’Olivia (je suis toute chose) est une idée qui fonctionne bien. Par contre, je ne comprends pas pourquoi c’est toujours Walter Bishop qui se retrouvé lié par ses anciennes recherches au cas surnaturel du jour, ça manque franchement de crédit. A moins que ce soit l’idée de JJ pour faire une série autour de personnages récurrents, peut-être, suis-je bête, que de coïncidences alors, JJ, t’es trop fort.

    Dexter (3.01), le retour du serial killer prodigue. Retrouver l’ambiance calor de Miami, ses couleurs vives, sa galerie de personnages tous si appuyés était sans conteste un excellente chose. Un épisode qui débute doucement, met en place de nouveaux enjeux et de nouvelles histoires. Du côté de l’arc de saison, cela va être difficile de faire plus palpitant que la saison passée, mais Dexter est full of ressources, il y a de l’espoir.

    Chuck (2.01) Ravi du retour à l’antenne de Chuck et sa bande d’espions, Chuck et sa bande de geeks de Buy More, Chuck et ses converses, Chuck et Sarah mais sans son costume de bavaroise, damnit. Un nouvel Intersect est crée, Chuck devient compromis, ça commence fort. Et avec Michael Clare Duncan, attention. C’est encore plus funky, dommage que cela se soit dénoué trop rapidement.

    Dirty Sexy Money (2.01) Le soap Darling revient plus mélodramatique que jamais. J’aime toujours Karen plus que tout, son histoire devient de surcroît intrigante. La scène finale de l’épisode est apocalyptique, je me suis surpris à pousser des petits cris de stupeur et de surprise.

    Gossip Girl (2.04). Un épisode bitchy des plus jubilatoires. La reine Serena grâce à la manipulation un peu trop élaborée de Chuck, reprend son trône, toute cette métaphore sur le pouvoir est un peu naze mais on se laisse enjoy-er. En tout cas, ça laisse présager une lutte acharnée entre les deux Queens. Blair va redevenir intéressante, can-feel-it.
    Sinon, j’ai appris que Blake Lively s’était refait le nez. Curieux, je suis parti à la recherche de clichés « avant » et effectivement, c’était pas très glamorous tout ça. Mais rassure-toi Blake, je ne les posterai pas, j’ai juré de mon sang de sériephile fidèle à ses héroïnes.

    Gossip Girl (2.05). On l’attendait cette fameuse confrontation entre les deux lionnes new yorkaises, finalement, c’est un maigre petit clash final qui s’est produit. Je n’aime guère lorsque la série use de bons sentiments et de happy endings à faire pleurer dans les chaumières, c’est un peu le cas ici. Jenny a fait une robe ridicule et évidemment, tout le monde l’adore. No kidding ?
    Serena pose comme une pouffe condescendante (elle semble avoir oublié son premier nez à la Ashlee Simpson cette cruche), plus rien ne va dans le monde superficiel de la jeunesse de l’Upper East Side, je suis anéanti.

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    Desperate Housewives (5.01) Cinq ans après, aucune ride, aucun cheveu blanc, un simple changement de coiffure. Je tire mon chapeau à la grande créativité de Desperate Housewives qui après l’effet de surprise passé, retrouve son ton habituel et ses storylines conventionnelles. Dans le lot, se distingue cependant Gaby qui évolue de manière considérable, elle devient le personnage le plus intéressant de Fairview. Les histoires de Lynette, Eddie et Bree font redite, dommage aussi que Katherine devienne le sidekick de Bree, elle pourrait être bien plus. Le personnage de Susan s’assombrit, c’est également un bon point, pas sûr pour autant que Teri Hatcher soit capable de faire autre chose que la moue effarée.

    True Blood (1.04) Je suis envoûté par True Blood, on est encore loin de la spiritualité de Six Feet Under mais la série a su créer un nouvel univers et une ambiance singulière. I’m a fan.

    Ugly Betty (3.01) Il y a toujours deux parties dans Betty, la première partie : second degré, excentricités, punchlines et humour vachard, presque toujours efficace et une seconde partie, moraliste, balourde, bien plus maladroite qui déshonore l’univers léger de la série. Et cet épisode n’échappe pas à ce schéma. Néanmoins, l’épisode est plutôt bon, de nouvelles pistes scénaristiques s’ouvrent, Betty se débarrasse de ses prétendants-boulets, sa funky family est plus présente. Il ne restait plus qu’à imposer plus de Marc et d’Amanda pour que l’épisode frôle le très bon.

    Heroes (3.03) Peter du futur est vraiment un gros plouc.
    L’épisode était meilleur que les deux précédents. En partie grâce à la storyline de Sylar qui était pour le coup un rebondissement de taille, celle de Nikky/Tracy/Barbara/whatever, intrigante à souhait, et grâce aussi à celle de Claire et sa mère (la très chouette Jessalyn Gilsig depuis FNL) qui était une jolie démonstration. Par contre, dommage que le mètre cinquante et l’allure boudinée d’Hayden Pannetière rende Claire un peu ridiculous dans ses airs de féroce warrior qui veut buter du méchant.

     

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    How i met your mother (3.02) Déjà un épisode raté, dénué d’humour ? La sitcom fait fort, elle aurait quand même pu attendre la midseason ou la fin des sweeps, au moins. Un épisode indigeste (le burger parfait ne comble pas la faim du sériephile insatiable), répétitif, assez creux. A oublier.

    Californication (2.01) Un season premiere plutôt louable qui doit tout au charme légendaire de Natascha McElhone, fille de Meryl Streep dans mon esprit tordu. David Duchovny est égal à lui-même, son personnage aussi. Les relations virent au doux cliché, au drama facile mais c’est tout Californication : un léger manque de fond. Heureusement, il reste Karen et Marcy.

    New Adventures of Old Christine (4.01) Julia Louis Dreyfus est un plaisir de tous les instants. Christine se marie. Avec Barb. Christine est full of surprises, c’est ce qui la rend attachante.

    Secret Diary of a call Girl (2.03 & 2.04) Londres est en ébullition, ie Belle se la joue hautement sarcastique, le ton donné est volontairement caustique (la scène threesome avec Belle et Bambi « she looks ridiculous » était diablement jouissive).
    La série gagne en profondeur, en émotion, en fils narratifs sans perdre en anecdotes piquantes, dimension initiale de la série, la conciliation est alors parfaite. Secret Diary of a Call Girl est un excellent divertissement, encore plus depuis qu’Hannah a perdu, à vue de nez, bien five pounds –sic. 

    The Big Bang Theory (2.02) On peut dire que la storyline amoureuse entre Penny et Leonard a été fort bâclée, ok ça met à mal complètement la portée de ma critique (à venir e-foule), Penny is so dead to me ! Oui e-visiteur, quand je ne parle pas sérieux-pompeux sur ce blog, je parle funky-franglais, c’est une passion comme une autre.

    Gary Unmarried (1.01) CBS et ses sitcoms traditionnelles, toute une thèse sériephile. Gary n’échappe pas à la règle : un concept affligeant de banalité, un ton peu percutant, des personnages conventionnels à la dinguerie habituelle, rien de révolutionnaire, beaucoup d’ennui pour pas grand-chose.

    Worst Week (1.02) Déjà moins jouissif, cet épisode offre des gags peu recherchés (les deux oiseaux, le vase-vomi, le breastfeeding) mais dont l’effet catastrophe est quasi-immanquable. Kyle Bornheimer est particulièrement convaincant. 

    The Ex List (1.01) Elizabeth Reaser a vraiment une grosse tête. Je suis sûr qu’enfant, sa première vraie phrase fut « Grosse tête veut poupée ». En tout cas, certain qu’elle ne plairait pas à Chandler Bing. Et qui lui pourtant semble apprécier Lorelai, ce qui est alors contradictoire -sic. Celui qui a tout saisi aura ma reconnaissance à vie. Tout ça pour dire que ce pilot était so lame. N’est pas Privileged, qui veut. (humour)

     

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    News primordiales de la semaine

    Le futur Project Runway est en stand-by, NBC veut la peau des frères Weinstein ou plutôt l’inverse.
    Fringe a été confirmé pour une saison entière, je m’en réjouis.
    Private Practice manque son entrée et c’est tant mieux, Pushing Daisies aussi et c’est une catastrophe.

    Et pourquoi pas de la review-real-tv ?
    Project Runway (5.12) la dernière étape avant la New York Fashion Week, personne n’a finalement été auf’d et pourtant Korto le méritait amplement, même Georgina Chapman n’a pas aimé. LeAnne mérite sa place en finale, c’est dit. Kenley est décidément haïe par tous, même si elle est carrément prétentieuse et méprisante, elle reste ma favorite parce qu’elle est la plus hype de tous et la plus funky à regarder, en plus elle écoute les Raveonettes.

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     Korto la camionneuse, LeAnne la douce et branchée et Kenley, über & bitch qui a tous mes suffrages.

     

    En bref, cette semaine, il ne fallait pas louper : Friday Night Lights 3.01, Dirty Sexy Money 2.01, True Blood 1.04 et Dexter 3.01, juste pour le principe. Quant à vous, vos visionnages, vos avis ?

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  • Weeds – Bilan – Critique – Saison 4

     

    Recadrage

     

    La troisième saison de Weeds s’était achevée sur un besoin de changement, avec comme vecteur sous-jacent le retour du fantôme de Judah, enfin revenu pour hanter la famille Botwin. L’enjeu était donc de prendre un nouveau départ, de réussir à se renouveler sans oublier ses racines, après un ensemble de trois saisons finalement bien maîtrisé. Plusieurs bouleversements majeurs sont donc apparus.

    Histoire de commencer par le plus évidemment critiquable, le départ de Tonye Patano (Heylia) et Romany Malco (Conrad) du show, étrange lorsque l’on continue à suivre des protagonistes qui auraient eux aussi pu disparaître du tableau. Et décevant, tant les apparitions de la première, notamment en compagnie de Celia récemment, amenaient drôlerie et acidité. Et tant le second s’était forgé patiemment une place dans le cœur de Nancy, pour brusquement ne plus donner signe de vie.

    Le changement le plus visible est tout de même la migration géographique. Agrestic ayant déjà été destituée de son rôle exclusif avec l’apparition de la storyline Majestic en saison trois, il semblait pressant pour Jenji Kohan de s’éloigner de cette banlieue huppée qu’elle critiquait de façon si juste.

    Enfin, le générique si particulier et interprété par de nombreux artistes, cède sa place à une version simplissime, mais ultime dans sa forme modulable et légère : à chaque épisode son intro douce-amère, petite vignette tour à tour amusante, mélancolique ou ironique.

     

    Le début de saison de Weeds est donc déconcertant, se débattant par ailleurs avec des histoires décousues, la majorité du cast étant finalement de la partie et donc à caser. Mais un thème majeur sort du lot : grâce à l’emménagement, faute de mieux, de la famille Botwin chez les parents de Judah et Andy, l’heure est paradoxalement à la continuité. La lente mort de Bubbie, le départ précipité de l’irresponsable Lenny, et plus particulièrement les circonstances qui les poussent à partir chacun de leur manière, signent un passage de témoin volontaire entre la mémoire Botwin, désacralisée, et not-Francie, la belle-fille indigne qui prend le pouvoir sur les terres de sa belle-famille. Nancy devient donc maître des lieux, et de façon non accidentelle cette fois : elle a provoqué sa domination, et en est responsable.

     

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    A l’Ouest

     

    Autour d’elle, la quasi-totalité des personnages récurrents sont désormais masculins, mais Celia Hodes est peut-être celle qui symbolise le mieux la dépendance du groupe à Nancy. Tombée au plus bas, trahie par à peu près tous les personnages du show, du début à la fin, elle ne retrouve le souffle que par moments, notamment grâce à Nancy, histoire de retomber de plus belle. On peut penser que le traitement du personnage sur ces treize épisodes est un rien moralisateur, ou au moins nous incite à prendre du plaisir devant sa chute perpétuelle. Ou alors qu’il nous met face à notre propre voyeurisme, au moins pour l’épisode prison, où elle nous apparaît finalement comme persécutée, et là aussi c’est assez peu pertinent. Cet aspect-là est discutable, toujours est-il qu’il permet d’accoler à Nancy Botwin un satellite important, anciennement à la hauteur de la (double) veuve, aujourd’hui à ses pieds.

     

    Parce que des satellites, c’est exactement ce que sont Andy et Doug. Comme autrefois, la paire se réunit chez Nancy, mais alors que ces moments de déconnade dans la maison Botwin étaient auparavant plutôt rares, cette fois-ci c’est devenu leur principal lieu de méfait. Surtout, Doug désormais comme Andy n’ont plus de fil conducteur clair dans leur vie, réagissent selon leurs désirs, sur l’instant. Maintenant, les deux potes ‘on pot’, dès leurs retrouvailles en milieu de saison, et alors que semblait poindre chez Andy un sérieux très suspect, passent leur temps à errer et à échafauder des plans foireux, souvent dans la nouvelle demeure familiale. Une scène muy hilarante de la fin de saison fait poser à Doug la question : « pourquoi tu restes avec Nancy ? ». Lui n’a nulle part ailleurs où aller, quant à Andy, son attirance pour elle le trahit, malgré sa réponse magnifiquement hypocrite.

     

    Parallèlement, alors que trois personnages se retrouvent intimement dépendants (et non plus simplement collègues de vente de cannabis) de Nancy, ses deux enfants continuent leur développement inverse. Le problème de leur manque paternel et de l’absence récente de leur mère finit par refaire surface, dans des références parallèles à l’inceste : les scénaristes ont habilement mis en place cette storyline pour amener une remise en question de la mère, tandis que Silas et Shane se construisent eux-mêmes. Shane découvre d’ailleurs les joies de la socialisation par la force, du sexe puis de la revente de cannabis. Silas, suivant les conseils avisés de Conrad, développe son propre business plantation/revente, le titre de la série gardant ainsi sa signification majeure. C’est lui qui, dans le dernier épisode, propose une reprise des affaires en main par les hommes de la maison : le réveil de ceux qui attendent tout de Nancy, voilà un intérêt potentiel, comique mais aussi dramatique, pour la saison prochaine.

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    Au Sud

     

    En effet on ne peut pas ignorer les efforts dramatiques de la série, a fortiori sur le début de cette saison (comme lors de la précédente), peut-être trop terne. La représentation de la violence, les dilemmes moraux avaient commencé à apparaître de façon plus légère à Agrestic/Majestic, mais ce tout prend une importance majeure cette saison. Dès le début de saison, le contraste Etats-Unis/Mexique est un vecteur de comédie, grâce à la fausse candeur d’une Nancy en touriste pour acheminer de la drogue, banlieusarde chic comme en villégiature dans un pays qui ne correspond pourtant pas aux cartes postales. C’est qu’elle se doit de garder sa prestance, qui est aussi son atout charme, primordial pour elle dans le business, un charme qui a raison de tous ses prétendants, qu’elle utilise avec des scrupules hypocrites sans pareil.

    Mais ces enjeux prennent vite une tournure dramatique : si le sérieux un peu plombant (mais nécessaire ?) du début de saison était concentré sur le développement des relations Lenny/famille Botwin, par la suite il se reporte surtout sur le Tunnel, endroit intemporel et in-spatial, frontière floue et lieu d’un trafic que Nancy va découvrir par trop de curiosité. Ce qui va l’amener à douter sur les conséquences de son action, discours bateau mais traité avec élégance.

     

    Le Tunnel signe d’ailleurs le retour de Weeds dans le champ de la dénonciation. Certes il est fourre-tout, vaut beaucoup pour son ambiance (quelques scènes seulement toutefois). Et on peut aussi penser qu’il pointe du doigt les Mexicains, mais c’est bien la démarcation brutale entre Mexique et USA qui provoque la violence au Sud. En plus, en fin de saison d’autres éléments corrosifs viennent s’y ajouter, et rééquilibrer la balance. Ainsi, les problèmes d’assurance de Celia pour sa désintox, et la flagrance du jemenfoutisme d’un Doug à son aise en milicien garde-frontière, font rire autant qu’ils dérangent. La situation de la première souligne la cruauté de l’envers du rêve américain, celle de Doug et Mermex l’intéressement d’un yankee lubrique, jetant l’immigrée dès qu’elle devient inutile.

     

    Paradoxalement, face à cette réalité repoussante, la saison quatre prend de la hauteur, l’histoire d’amour principale étant subtilement interprétée et très poétique, ne négligeant d’ailleurs pas l’ambiguïté évidente concernant l’utilitarisme de Nancy. Les scènes où la musique prend le pas sur les paroles viennent d’ailleurs agrémenter d’ultimes épisodes en partie oniriques, bien aidés par une bande-son toujours estampillée indie, et qui s’aventure de l’autre côté de la frontière (la barcarola de l’avant dernier épisode, par exemple). Weeds est donc toujours du point de vue de la belle un havre de paix, sur lequel la violence vient glisser, comme si, sirotant un soda les écouteurs sur les oreilles, Nancy la bourgeoise se laissait bercer par une musique douce, pour se persuader de la beauté de la situation.

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    weeds 1.jpgConclusion

     

     

     

    Malgré des bouleversements réellement influents sur le propos de la série, qui s’éloigne des riches banlieues et se rapproche de la frontière, Weeds retrouve petit à petit une fidélité à son esprit : léger, caustique, mélancolique, et comique. De bon augure pour la suite, deux saisons supplémentaires ayant déjà été confirmées par Showtime.

     

     

     

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