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  • Dirty Sexy Money - Bilan - Critique - Saison 1

    Même sanction que pour Pushing Daisies, Dirty Sexy Money, pour le bien du Script, s’est vu considérablement réduit à une simple poignée d’épisodes et fera un retour triomphant la rentrée prochaine. Reste dix épisodes, qui ont eu le bon goût de poser des bases solides, quelques bonnes storylines et une galerie de personnages attachants. Néanmoins, le bilan sera bien moins dithyrambique que celui conclu hâtivement après visionnage du pilot.

     

    32148669.jpgL’excentricité des protagonistes : le point fort du show 
    Dirty Sexy Money, c’est d’abord ce cast détonnant, une riche famille excentrique allant du vieux patriarche aux jeunes jumeaux désinvoltes, le tout dirigé par un trentenaire dynamique, interprété de manière impeccable par notre cher Peter Krause.
    Pour un drama familial, les personnages sont un élément nécessaire. A cet égard, Dirty Sexy Money réussit son coup et propose une galerie de personnages riches et variés, tous très différents des uns des autres. Cela permet de mettre en scène efficacement le luxe et l’oisiveté vus par plusieurs générations, cela se traduit par la recherche de distraction et de fêtes déchaînées pour les plus jeunes, par des mariages en série et des conquêtes en pagaille pour les aînés et par du bon vin et d’achats compulsifs pour les plus âgés.

    Ainsi, se distingue plusieurs personnalités rayonnantes et hautes en couleurs. Il y a bien les jumeaux, insouciants, futiles voire un tantinet superficiels, il faut dire que le jeu désastreux de Samaire Armstrong aide beaucoup dans cette voie. Pour ma part, je retiens avant tout Brian, le frère pasteur méprisant, dont la vie évolue déjà beaucoup au cours de cette première saison, et Karen, the professionnal divorcee, à la fois touchante et amusante.
    Il y a une vraie et réelle alchimie entre les Darling, le résultat quasi-palpable est amusant et efficace, cette famille à la fois unie et impertinente est très appréciable dans ses airs dysfonctionnels....

    Une famille difficilement gérable, se traduisant par des imperfections techniques dommageables
    ..., malheureusement, malgré les nombreux pesonnages charismatiques, le reproche qui en découle est qu’au cours d’un même épisode, il est difficile de traiter véritablement chacune des storylines de manière égale, en raison de ce nombre important de personnages. Parfois, certains characters sont mis de côté et n’apparaissent que le temps d’une scène en famille. D’autres attendent encore d’être mis en lumière, notamment Kiki, la fille de Nick dont on se demande comment elle est éduquée. Il aurait été plus aisé pour la série de faire en sorte que Nick soit célibataire.
    Ainsi, pour gérer cette difficulté, le montage est souvent abrupt, on passe d’une scène à une autre de façon très peu subtile. C’est cela –entre autre choses- qui fait que Dirty Sexy Money n’est pas une réussite incontestable. Au-delà des trois premiers épisodes, cet effet participe à une routine qui commence à s’installer, les personnages censés dysfonctionnels n’amusent pas outre-mesure et la plupart des storylines bien qu’agréables à suivre ne sont pas follement passionnantes.

     

    Un arc fil-rouge au demeurant peu exploité
    C’est ledit arc qui devait principalement caractériser la dimension drama de Dirty Sexy Money. Malheureusement, et ce n’est pas l’effet de la grève qui aurait pu arranger les choses, l’intrigue centrale de Dirty Sexy Money tourne -déjà- en rond.
    En fin du pilot, Nick comprend que son père fut victime d’un assassinat, le choc était tel qu’on laissait présager une enquête approfondie et un comportement revanchard de Nick à l’égard des Darlings.
    Pourtant, ce ne fut pas le cas, Nick continua de chaperonner les Darling sans se focaliser véritablement sur l’accident tragique de son père et en faire une priorité. Outre cet aspect surprenant, l’intrigue n’a pas connu d’évolution majeure, à l’exception de la découverte de Simon, un jeune milliardaire -insipide soit dit en passant-, ennemi de la famille Darling qui entretenait une relation encore mystérieuse avec le père de Nick. A part cet indice, l’intrigue est restée telle quelle, les suspect initiaux restent suspects, l’accident reste techniquement inexpliqué, la vie personnelle du père de Nick reste non-creusée.
    Souhait des showrunners de ne pas trop en dévoiler en raison d’un contexte délicat ou résultat d’un flou scénaristique imprécis et hésitant ? Le mystère reste entier.  

     

    Une série très ABC : un soap moderne qui s’assume
    Dirty Sexy Money est à l’image de sa galerie de personnages : parfois excentrique, parfois superficielle, parfois inintéressante, parfois hilarante. Ce qui manque le plus dans cette série, c’est avant tout le côté drama du show, à l’image de quelques bons épisodes de Brothers & Sisters. Tout est un peu superficiel, les storylines se contentent d’être légères, rapidement effleurées pour divertir et passer à autre chose. Pourtant je suis sûr que l’émotion et la profondeur siéraient très bien aux visages des Darlings. Il faut espérer que cette facette soit prochainement exploitée.
    De plus, lorsque des storylines plus sérieuses se présentent, celles supposées les plus intéressantes et travaillées en somme, -j’évoque ici notamment la relation entre Brian et son fils caché et celle entre Nick et sa femme-, c’est alors très souvent redondant et cela manque un peu d’évolution. Il faut espérer que le propos de la seconde saison soit davantage orienté vers quelque chose de plus saisissable et de plus construit.

    Au final, DSM est une série très ABC, à la fois dynamique, tape à l’œil, amusante, esthétique, stylisée et divertissante, c’est un soap qui s’assume pleinement et qui n’a aucune autre prétention. Comme de nombreuses dramédies à tendance soap d’ABC (Men in Trees, Desperate, B&S, Grey’s Anatomy), l’aspect excentrique prend peu à peu le pas sur le drama : la série connaît de forts beaux atouts, des histoires mélos, des personnages solides très attachants et une jolie alchimie en résulte. Dirty Sexy Money exploite bien ces ingrédients et ainsi se laisse suivre avec un grand plaisir. Mais la série n’arrive pas à créer un lien dramatique, le propos reste superficiel et les storylines sont cloisonnées dans l’univers sophistiqué de chaque personnage. Il manque une réelle intéraction et un propos vibrant et émouvant.
    Pourtant, les Darling comme Brian, Karen ou même Letitia ont un réel potentiel et je pense que la série gagnerait en maturité et en relief si elle parvenait à exploiter cette dimension, indispensable pour elle.

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  • Chuck - Résumés - Saison 1

    Pilot – 1.01 (diffusé le 24.09.07)
    Chuck se retrouve en possession de renseignements ultra-secrets qu'il a reçu par mail de la part de Bryce Larkin, un ancien coloc’, qu'il croyait devenu comptable. Il ignore tout des informations capitales qu'il détient jusqu'à ce qu'il soit contacté par la CIA et la NSA.

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    Chuck Versus the Helicopter – 1.02 (diffusé le 01.10.07)
    Ayant connaissance de renseignements top-secret, Chuck est très précieux. Pour veiller sur lui, deux agents ont été dépêchés sur le terrain, sous couverture. Casey, de la NSA , travaille à ses côtés. Et Sarah, de la CIA , se fait passer pour sa petite amie. Chuck apprend qu'un médecin pourrait l'aider à sauvegarder les informations qu'il détient.

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    Chuck Versus the Tango – 1.03 (diffusé le 08.10.07)
    Big Mike confie à Chuck une mission pour qu'il prouve sa motivation pour le poste de manager. Dans le même temps, le jeune homme apprend, non sans angoisse, qu'il va effectuer sa première mission d'agent secret sur le terrain. Sarah et John ont en effet besoin de lui pour identifier un redoutable tueur surnommé " La Ciudad ".

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    Chuck Versus the Wookie – 1.04 (diffusé le 15.10.07)
    Sarah et Casey doivent aider Carina, un agent de la DEA à s'emparer d'un précieux diamant dont est en possession un dangereux dirigeant d'un cartel de la drogue. Sarah met en garde Chuck contre le comportement imprévisible de leur nouvelle partenaire. Intriguée, Carina cherche à en savoir plus sur Chuck.

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    Chuck Versus the Sizzling Shrimp – 1.05 (diffusé le 22.10.07)
    Grâce à sa mémoire exceptionnelle, Chuck identifie une espionne chinoise, Mei-Ling Cho, à Chinatown. Avec Sarah et Casey, ils décident de la surveiller pour découvrir ce qu'elle prépare. Pas facile pour Chuck de jongler entre les impératifs de sa mission, son meilleur ami qui a besoin de son aide, et sa soeur qui compte sur lui.

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    Chuck Versus the Sandworm – 1.06 (diffusé le 29.10.07)
    Chuck rencontre par hasard un jeune homme en fuite qu'il identifie grâce à Intersec comme un agent fédéral, un gros cerveau d'une importance capitale pour la sécurité nationale. Chuck est confronté à un terrible dilemme : doit-il aider ce jeune homme désemparé, ou le livrer à Sarah et Casey ? En parallèle, Morgan tente de devenir plus mature afin que Chuck soit fier de lui.

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    Chuck Versus the Alma Mater – 1.07 (diffusé le 05.11.07)
    Chuck apprend que l'un de ses anciens professeurs de Stanford, Fleming, est de la CIA et qu'il est porté disparu. Le jeune homme refuse de remettre les pieds dans cette école dont il a été expulsé après la trahison de Bryce Larkin, qu'il croyait être son ami.

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    Chuck Versus the Truth – 1.08 (diffusé le 12.11.07)
    Pour sauvegarder leur couverture, Chuck et Sarah doivent passer à l'étape suivante de leur relation qui consiste à faire croire qu'ils couchent ensemble. Une situation d'autant plus délicate que Chuck fait la connaissance d'une charmante cliente, Lou. Ellie s'expose dans le savoir au danger en volant au secours d'un inconnu.

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    Chuck Versus the Imported Hard Salami – 1.09 (diffusé le 19.11.07)
    Faisant abstraction de ses sentiments pour Chuck, Sarah préfère le laisser vivre sa vie. Celui-ci compte d'ailleurs bien en profiter en se rapprochant de Lou. Il découvre rapidement que l'ex de sa nouvelle copine n'est pas une fréquentation des plus fréquentables.

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    Chuck Versus the Nemesis – 1.10 (diffusé le 26.11.07)
    Chuck apprend que son ancien coloc, Bryce Larkin, responsable de son renvoi de Stanford, est toujours vivant. Et qu'il veut le voir. Au Buy More, toute l'équipe se prépare pour la journée la plus rentable de l'année, une journée d'affluence où la foule est difficilement maîtrisable.

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    Chuck Versus the Crown Vic – 1.11 (diffusé le 03.12.07)
    Chuck a du mal à gérer le fait que Sarah ait toujours des sentiments pour Bryce. Parallèlement, il doit assumer sa couverture la plus délicate jusqu'ici en se faisant passer pour le mari de Sarah. Morgan et Anna se retrouvent mêlés à cette mission.

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    Chuck Versus the Undercover Lover – 1.12 (diffusé le 22.01.08)
    En 2004,  John Casey fait affaire avec une femme russe prénommée Ilsa qui prétend être reporter photographe. En 2008, Ilsa refait surface et est accompagné de Victor Federov. Les choses tournent court lorsque l’on apprend qu’Ilsa est une espionne française.

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    Chuck Versus the Marlin– 1.13 (diffusé le 22.01.08)
    Deux individus veulent s'emparer de Chuck. L'un est une jeune agent ennemie qui travaille pour Pita Palace à côté de Buy More et l'autre est un agent de la CIA ayant pour couverture une identité de flic enquêtant sur un vol à Buy More. Chuck est alors kidnappé.

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  • Private Practice - Review - Critique - Saison 1

    Créee par Shonda Rhimes (Grey's Anatomy)
    Diffusion sur ABC

    Series Premiere le
    26 septembre 2007
    Format 42mn-
    13 épisodes

    Cast
    Kate Walsh (Grey’s Anatomy), Audra Mcdonald (The Bedford Dairies, Mister Sterling), Amy Brenneman (Judging Amy), Taye Diggs (Day Break, Kevil Hill), Paul Adelstein (The Nine, The Sopranos, The Fugitive), Timothy Daly (Turks, Prison Break), Chris Lowell (Veronica Mars), Kadee Strickland (The Wedding Bells)

    Show Synopsis
    Déçue par un divorce ressenti comme un échec personnel, Addison Montgomery, chirurgien néonatal réputé, décide de quitter Seattle et l’équipe du Seattle Grace Hospital pour retrouver sa meilleure amie de faculté, Naomi et refaire ainsi sa vie au soleil. Arrivée à Los Angeles, elle fait la connaissance de l’équipe de Naomi et décide de travailler à l’Oceanside Wellness Group.

    Critique

    Une saison au-dessus de mes maigres attentes
    Malgré une emprise appuyée de certains préjugés, la saison inaugurale de Private Practice s'est révélée être une petite surprise, petite, parce que je suis loin d'être fan du genre, mais surprise quand même.
    L’avant-gout réalisé l’an dernier à travers l’épisode spécial de Grey’s Anatomy avait eu sur moi un effet dévastateur. Il faut dire que la combinaison Grey's Anatomy-Private Practice n'avait rien de subtil. Il faut dire aussi que j’étais contre le départ d’Addison de Grey’s Anatomy –seule joie dans un univers devenu franchement austère- et que je voyais d’un mauvais œil l'émergence de ce spin-off aux airs opportunistes et arrivistes.

    Ainsi, j'étais persuadé de trouver une série sans âme, montée de toutes pièces, persuadé d'avoir à faire à un simulâcre de concept chargé uniquement de faire valoir plusieurs characters se contentant d’interpréter une galerie de personnages aussi loufoques qu’affligeants en reprenant perpétuellement les mêmes schémas et mêmes poncifs éculés. Mais pour vous, humbles lecteurs, j'ai vaincu mes peurs primaires et ai testé cette première saison de Private Practice.

    Pour être honnête, Private Practice n'a rien d'une vraie bonne série, il faut être sacrément fan du genre ou mièvre (c'est au choix) pour apprécier sa teneur tant la série mise sur son aspect mélo girlie. Néanmoins, la première saison a su éviter de manière habile les nombreux écueils de la série soap, écueils dans lesquelles elle s’était à première vue bien enfouie. Mais il faut couper court aux rumeurs, Private Practice n'est pas un sous Ally McBeal médical et n'emprunte que très peu ce ton mi-sexuel, mi-déjanté ayant déjà fait loi sur le marché du monde sériel, elle demeure un produit Rhimes très identifiable.

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    C'est effectivement une photo de mauvaise qualité, et alors ?

     

     

    Une capacité à émouvoir, personnifiée par des marionnettes qui y croient
    Contrairement à la majorité des histoires vues dans Grey’s Anatomy, dans Private Practice, les cas médicaux surprennent : ils intéressent. Dans Grey's Anatomy, les arc médicaux sont trop phénoménaux, trop irréalistes, trop one shot dans une série dominée par les relations amoureuses du personnel soignant.
    Dans Private Practice, les storylines médicales sont nombreuses. Parmi elles, de nombreuses intrigues ont été vues et revues, tout comme ce dénouement aussi mélodramatique que trop usé. Mais bien qu’elles manquent cruellement d’originalité, certaines peuvent capter notre intérêt et savent quand il le faut, émouvoir. Et c’est peut-être ce dernier trait qui consacre Private Practice comme une potentielle bonne série : sa capacité à émouvoir et son aspect général plus pudique que Grey’s Anatomy, lui permettent de trouver une marque à elle et éventuellement, de s’émanciper de son étiquette de spin-off.

    Interprétée par une majorité d’acteurs convaincants, Private Practice, c'est évidemment Kate Walsh, l’Addison bien connue mais davantage guillerette et osée qu’avant, -deux qualités qui ne semblent pas toujours lui seoir, mais probablement justifiées par ce désir de changement. Mais c'est aussi un cast de bonne facture, plutôt chaleureux, dans lequel se démarque Amy Brenneman –la quasi-culte Amy Gray-, formidable dans le rôle d’une psychiatre à fort caractère, pourtant fragilisée par le départ de son mari. Le recast de la meilleure amie d’Addison ne me pose pour ma part, pas de problème réel, l’ancienne Naomi collait davantage au personnage mais Audra Mcdonald fait très bien l’affaire. C’est aussi agréable de retrouver Taye Diggs et Paul Adelstein dans un rôle qui leur va assez bien. Le seul hic demeure centré sur les personnages de Peter, que je n’aime pas du tout, ce qui est ici très fâcheux embêtant vu l'importance du rôle, et Dell, personnage auquel je ne crois pas une seconde, Piz de Veronica Mars étant encore très présent dans ma mémoire de fan abruti.

    Un potentiel indiscutable gâché par une signature Rhimes omniprésente
    En conclusion, Private Practice a un potentiel indiscutable. Pour cela, Shonda Rhimes, showrunner, sait comment procéder et n’hésite pas à reprendre les mêmes ingrédients (efficaces ?) que pour son premier bébé. Fait par Ms. Grey’s Anatomy, écrit par Ms. Grey’s Anatomy, produit par Ms. Grey’s Anatomy, ça ressemble forcément à du Grey’s Anatomy : on retrouve effectivement la stratégie scénaristique et le propos dramatique de Rhimes. Ainsi, se dégage un narcissisme exacerbé, ces incessantes complaintes souvent démesurées et injustifiées ainsi que cette même lourdeur dans l’écriture, cela vient parfois gâcher le ton guilleret de personnages agréables à regarder.

    Mais comparé à un Grey’s Anatomy devenu plus austère que jamais, plus éculé et affligeant que jamais (màj : en écartant les quelques derniers épisodes de la saison 4), Private Practice a le mérite d’apporter du baume au cœur, de divertir, d’apporter de la bonne humeur et de mettre en scène des personnages consistants altruistes et agréables à suivre, ce qui n’est plus le cas au Seattle Grace Hospital depuis exactement 33 épisodes.
    Au final, Private Practice bénéficie de personnages attachants, de storylines émouvantes, de dialogues pimentés et de situations attendrissantes, cela fait de la série un spin-off assez bien réussi qui peut plaire aux quelques amateurs du genre. Mais il faut espérer que cette courte première saison ne soit pas qu’une exception et que la suite ne cède pas au syndrôme dévastateur Grey’s Anatomy. Pour ma part, je ne tenterai pas le diable et j'en resterai là. Bonne vie Private Practice.
     

     

    Pouah, qu'ils sont moches et négligés !
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  • Pushing Daisies - Résumés - Saison 1

    Pilot – 1.01 (diffusé le 03.10.07)
    Depuis l'enfance, Ned sait qu'il a un don un peu spécial. Il peut, très brièvement, ramener les gens à la vie. Adulte, il est devenu un fantastique pâtissier passant son temps libre à aider un détective privé, dans la résolution de ses enquêtes. Ramener à la vie des victimes peut en effet être utile. Mais le jour où Ned ressuscite son amour d'enfance et que cette dernière reste en vie, tout se complique : s'il venait à la toucher une nouvelle fois, elle partirait définitivement.

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    Dummy – 1.02 (diffusé le 10.10.07)
    Emerson, Chuck et Ned se retrouvent à la morgue pour inspecter un corps, victime d'un chauffard. Il s'agit d'un homme de 45 ans spécialisé dans la sécurité automobile. La police offre une récompense à toute personne permettant de mettre la main sur le tueur. Emerson veut des réponses pour pouvoir récupérer la récompense. Chuck y met son grain de sel et l'interrogatoire qui aurait du être rapide, s'éternise avec des questions "inutiles" de la jeune femme. Toutefois, les pseudo-enquêteurs obtiennent l'information qu'ils voulaient. En effet avec l'aide de Ned, la victime finit par dévoiler que c'est le mannequin d'un crash test qui est responsable de sa mort.

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    The Fun in Funeral – 1.03 (diffusé le 17.10.07)
    Chuck et Ned continuent leurs petites aventures romantiques, ce qui a le don d'agacer Olive qui en est témoin. Ned - Chuck - Emerson se penche sur le cas d’un homme assassiné, Donald Funk. Ned lui propose dans sa minute de résurrection de dire tout ce qu'il souhaite exprimer, Chuck veut savoir s'il a des regrets tandis qu'Emerson, fidèle à lui-même, souhaite connaître le nom du meurtrier. Mais la victime semble ne pas connaître son assassin, ne l'ayant visiblement jamais vu avant. Un flashback nous permet tout de même de voir ce qui s'est réellement passé.

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    Pigeon – 1.04 (diffusé le 24.10.07)
    Ned est frustré de savoir qu'il ne pourra jamais tenir dans ses bras Chuck. En parallèle, une veuve, Becky Caden accompagnée d'un agent d'assurances, Rusty Muniz, affirme que son mari décédé ne s'est pas suicidé. Le mari en question a été victime d'un accident d'avion. Il était aviateur agricole. Becky veut à tous prix prouver qu'il ne s'agit pas d'un suicide afin de pouvoir toucher l'assurance mais l'agent n'est pas du tout convaincu. Heureusement, Emerson et Ned débarquent pour venir en aide à la veuve. Ned passe sa minute avec la victime qui lui révèle qu'il a été victime d'un pirate de l'air, lequel s'est forcément échappé car seul le corps du pilote a été retrouvé.

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    Girth – 1.05 (diffusé le 31.10.07)
    Chuck a re-décoré le Pie Hole à l'occasion d'Halloween. Olive prétend que Ned n'aime pas cette fête mais Chuck lui assure le contraire. Un peu plus tard, on apprend un secret très intéressant à propos d'Olive puisque cette dernière était à une époque jockey, durant 8 ans, 11 semaines et 4 jours… Au top de sa carrière, elle était considérée comme l'une des meilleures et des plus brillantes dans ce sport avant de prendre sa retraite et de se lancer dans l'industrie alimentaire. A l'époque Olive avait un concurrent redoutable en la personne de Lucas Shoemaker. Ce dernier est décédé et Olive veut connaître les circonstances de sa mort.

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    Bitches – 1.06 (diffusé le 14.11.07)
    Quand un éleveur de chiens qui avait peut-être élevé le chien le plus parfait du monde est retrouvé mort, Ned et son équipe tentent de comprendre qui a commis l'acte, plus particulièrement lorsqu'ils apprennent que le défunt était polygame, laissant quatre veuves derrière lui. Les quatre femmes sont alors toutes suspectes.

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    Smell of Success – 1.07 (diffusé le 21.10.07)
    Ned, Chuck et Emerson mènent l'enquête concernant le meurtre de l'assistant d'un célèbre expert en parfum, Napoleon LeNez. Ce premier est retrouvé mort après qu'un livre lui est explosé à la figure, le trio veut alors savoir à qui était destiné la mortelle missive. Pendant ce temps, Olive continue sa campagne pour que les Tantes Lily et Vivian reprennent leurs activités aquatiques d'antan.

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    Bitter Sweets – 1.08 (diffusé le 28.11.07)
    Emerson, Ned et Chuck enquêtent sur la mort de Tony DiNapoli, qui semble avoir été étranglé par une femme. Pendant ce temps, les affaires au Pie Hole chutent lorsqu'un nouveau magasin de bonbons ouvre en ville. Alfredo Aldarisio est de retour et continue de charmer Olive qui elle, est toujours sous l’emprise de Ned.

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    Corpsicle – 1.09 (diffusé le 12.12.07)
    Chuck apprend que la mort de son père est dû au pouvoir de résurrection de Ned, qui lui, espère son pardon. Pendant ce temps, Emerson tente de  concentrer Ned sur sa dernière affaire, celle d'un expert en sinistres retrouvé congelé. L'expert olfactif Oscar Vibenius est également de retour, il veut comprendre pourquoi l’odeur de Chuck et Digby est si singulière. En parallèle, les tartes antidépressives des tantes commencent à avoir des effets hallucinogènes.

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  • Private Practice - Résumés - Saison 1

    Pilot – 1.01 (diffusé le 26.09.07)
    Bill Henderson accompagne sa fille de 17 ans à l'hôpital. Il souhaiterait que ce soit le Dr Johnson qui prenne en mains sa fille mais ce dernier n'est plus là depuis des mois. Il se résout donc à prendre un autre médecin. Le père est en colère vis-à-vis de sa fille qui lui a appris seulement récemment qu'elle allait se marier. Il voit dans son appendicite un moyen de se venger.
    Doug de son côté est confronté à Jenny Banks qui semble en crise dans un supermarché. Elle ne cesse de répéter la même phrase et fait fuir les clients. Le manager est bien entendu furieux et la police s'apprête à évacuer la jeune femme. Doug veut tenter une autre approche. En fait, Jenny est une de ses voisines et il connaît son histoire. On découvre par la suite un cinquantenaire qui cherche une bague à offrir à sa fiancée, la trentaine. Il souhaite la demander en mariage. Mais il semble que le destin le rattrape et il finira par mourir sur la table du Dr Kim. Lucy 15 ans et sa mère débarquent à l'hôpital, elles aussi pour un bébé inattendu. Le climat est tendu entre la mère et la fille.

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    In Which Sam Receives an Unexpected Visitor – 1.02 (diffusé le 03.10.07)
    Deux couples sont impliqués dans un échange de bébés malheureux.
    Sam traite un client qui pourrait énerver Naomi. Une grand-mère fait tout pour que son fils arrête de se tuer avec l'alcool mais son plan se retourne contre elle.

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    In Which Addison Finds the Magic– 1.03 (diffusé le 10.10.07)
    Addison et Pete soignent un couple récemment marié ayant des problèmes d'ordre sexuel. Cooper essaie de comprendre pourquoi quatre membres d'une même famille souffrent tous de la même maladie mystérieuse. Maya dit à Naomi qu'elle a espéré qu'elle et Sam divorceraient depuis bien longtemps. Pendant ce temps, Violet essaie de convaincre un patient de quitter son mari, même si elle-même a bien du mal à laisser partir son ancien petit ami.

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    In Which Addison Has a Very Casual Get Together – 1.04 (diffusé le 17.10.07)
    Stan est conduit à l'hôpital par sa femme, sa main se mettant à trembler de temps en temps. Plus tard, on comprendra que Stan est alcoolique. Autre sexagénaire : Sylvi, qui a subi un échec lors de son premier mariage et a quelques doutes quant à sa nouvelle liaison avec un certain Larry. Elle n'est pas certaine des sentiments de ce dernier à son égard et craint qu'il ne l'aime pas réellement. De son côté, Michael, 10 ans, porte un lourd secret. Il révèle à son entraîneur de foot qu'il pense être gay. Ce dernier lui conseille d'en parler à ses parents. Mais en suivant les recommandations de son coach, Michael n'obtient pas du tout le résultat escompté.

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    In Which Addison Finds a Showerhead – 1.05 (diffusé le 24.10.07)
    Une patiente prénommée Andrea, rend un infirmier mal à l'aise parce qu'elle flirte avec lui. Un peu plus tard, le même infirmier doit traiter une femme qui n'est pas ravie d'être soignée par un homme. Il aide aussi à traiter une athlète, Nicole. Enfin, une très jeune fille passe par la clinique car elle pense qu'elle pourrait avoir une maladie sexuellement transmissible.

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    In Which Charlotte Goes Down the Rabbit Hole – 1.06 (diffusé le 31.10.07)
    Pete traite l'insomnie de Charlotte, Naomi se rend à son premier rendez-vous depuis l'école et une patiente demande à Addison de cacher sa fertilité à son mari.

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    In Which Sam Gets Taken For A Ride – 1.07 (diffusé le 14.11.07)
    Tandis que Sam fait une visite à domicile dangereuse, l'amour ou tout du moins le sexe sont dans l'air à Oceanside Wellness et Pete et Addison en sont les premiers concernés.

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    In Which Cooper Finds a Port In His Storm – 1.08 (diffusé le 21.11.07)
    Cooper retourne à son jeu de rendez-vous en ligne avec des résultats surprenants. Addison a un rendez-vous galant avec un des patients de Violet et Naomi et Sam font une visite dans un couvent.

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    In Which Dell Finds His Fight – 1.09 (diffusé le 05.12.07)
    Le Centre d'Oceanside fait face à la fertilité d'un de ses anciens couples, Addison s'interroge sur son statut dans l'univers des rendez-vous et Cooper entame une liaison secrète.

     

     

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  • Mrs In Betweeny - Fiche d'Introduction

    A Manchester, un couple de parents meurt dans un accident de voiture, leur voiture ayant été écrasée par un bloc d’urine congelé. Les enfants de la famille sont alors confiés à l’Oncle Brendan mais entre temps, celui-ci est devenu ... Tante Emma.


    Cast : Amelia Bullmore (Ashes to Ashes, Suburban Shootout), Craig Parkinson, James Greene (William and Mary), Charlotte Dixon, Dominic Holmes (Coronation Street), Jay Simpson (Foyle’s War), Sarah Parks (Coronation Street)


    Le pilot a été diffusé il y a quelques semaines sur la BBC et la série devrait arriver l’an prochain sur la même chaîne. Le pilot a été écrit par Paul Abbott (Shameless).

    Avis pilot : Voilà un pilot prometteur, Amelia Bullmore est épatante, il est difficile de ne pas l'admirer.
    Le pilot jouit d'un univers plaisant, les personnages sont plutôt convaincants bien que les storylines secondaires restent encore faiblardes et superficielles, tout est axé autour d'Emma et je dois dire que le pilot s'en accommode très bien. La grand-mère est plutôt unique en son genre, je ne m'attendais pas à ce qu'elle vomisse sur son pare brise après l'orgasme au volant. Ses disputes avec Emma sont une belle promesse pour la suite "I know, all my others clothes were in the wash"

    Cerise sur le gâteau, la scène finale était une très bonne conclusion, osée et très émouvante. Je regarderai la suite.

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  • Rome - Review Générale - Critique - Saisons 1&2 [Intégrale]

    Après le panégyrique fait à la créatrice de Rome, la chaîne payante HBO, il est grand temps de revenir sur l'une de ses séries qui a marqué le plus ces dernières années.


    Rome, c'est le pari fou et irrationnelle de l'ambitieuse HBO, c'est la volonté de toujours marquer plus, frapper plus fort et aller plus loin. Pourtant, Rome ne tombe pas dans la surenchère gratuite sans fond, elle tombe pile dans la catégorie du chef d'oeuvre pur, une oeuvre aussi maîtrisée qu'aboutie.

    La saison inaugurale accompagne deux légionnaires de la treizième compagnie de Jules César, Lucius Vorenus et Titus Pullo. Si la série suit de près la vie romaine et ses habitants à travers ces deux hommes, ce n'est qu'un brillant mais tout aussi passionnant prétexte, pour mettre en scène l'ascension de Jules César au pouvoir, l'évolution du régime, et l'assassinat du dictateur par les sénateurs en plein Sénat.

    La partie davantage réaliste est un régal total, on se délecte devant la cruauté froide et malsaine d'Atia des Julli, nièce de Jules César et mère d'Octavia et Octave, futur empereur Auguste, on découvre aussi un Jules César à la fois conquérant, guerrier, amant et père symbolique. Derrière lui, on trouve Brutus, son fils -au moins adoptif-, sa mère et maîtresse du tyran, Servilia, soeur de Caton d’Utique, femme pieuse et torturée, capable du pire comme du meilleur, mais aussi Cicéron, l'illustre orateur et sénateur, Marc Antoine, fidèle allié de César et futur partenaire d'Auguste et Pompée, consul de Rome, déchu en Egypte de manière ignoble.

    Ces diverses situations relatant des faits historiques sont grandioses, l'enjeu du pouvoir, les ruses politiques, les manipulations humaines, les accords diplomatiques, les trahisons lâches, ce tout paraît à la fois si contemporain et réel que le résultat est tout bonnement fascinant.

    Evidemment, Rome coûte cher, très cher, elle est même ce qui s'est fait de plus cher dans le genre série. Pour pallier cette lacune, la suprématie de Jules César ne devait dépasser le stade de la saison inaugurale. Rome s'est alors efforcé de résumer, dire l'important, ne retenir que le plus marquant : batailles, fuites, alliances, idylles égyptiennes, il ne fallait rien oublier. Si effectivement le recours à l'ellipse et au raccourci historique était inévitable, le téléspectateur n'en est pas pour autant déconcerté, car Rome, c'est surtout une série parfaitement écrite, parfaitement maîtrisé, qui tient parfaitement bien la route.

    Qualités scénaristiques indicibles à l'appui, Rome, c'est aussi le destin de deux hommes qui bien qu'existants à l'époque, ont vu enjoliver autour eux toute une vie et un décor romains. Alors que la partie réelle de Rome est spectaculaire, la partie fictive, elle, est -au moins- à sa majestueuse hauteur.

    Lucius et Titus sont deux guerriers romains, aussi costauds et combatifs l'un que l'autre, ces deux là sont d'une complémentarité inouïe. Dans cette saison première, Lucius et Titus rentrent à Rome. Le premier y retrouve sa femme, Niobe, et ses deux filles, Vorena. Ce qu'il ignore, c'est que sa femme a eu un amant, le mari de sa soeur, et des deux, est né, Lucius. Si l'enfant semble pour lui de toute évidence être celui de sa fille aîné, les tensions dans la famille seront dans la saison très palpables. Cette storyline sera l'un des arcs principaux de ladite saison et finira par s'enchevêtrer, et de manière parfaite, à la scène finale de la saison, l'assassinat de César par les douze sénateurs. Rome, c'est aussi ça, c'est l'art de manier le réel et le fictif pour créer une seule et sublime histoire, qui plus est, totalement crédible.

    Titus, quant à lui, sera l'ami fidèle de Lucius tout au long de la saison. Il se liera également d'amitié avec le jeune Octave, futur Auguste, et lui apprendra l'art de la guerre mais aussi de l'amour. Lui aussi finira par céder aux charmes d'une jeune esclave, Eirene.

    Si ces histoires fictives apportent un plus captivant au récit de Rome, c'est aussi parce qu'elles permettent un regard sur la cité romaine, regard qui n'aurait pas été si juste s'il provenait des hauts dirigeants romains. Ainsi, on découvre une cité antique sublime et répugnante, des décors aussi colorées que grisâtres, des lieux aussi fascinants qu'écoeurants, une vie romaine à la fois intelligente et bestiale, et des pratiques quotidiennes ignobles, meurtre, inceste, pédophilie, esclavage, vol, gang, prostitution, tout est resté fidèle à la vie romaine, sans non plus être trop visible. C'est avant tout ça la première réussite de Rome.

     


    Dans l'ultime saison, Marc-Antoine succède au défunt Jules César dans la direction des affaires de la cité. De connivence certaine avec Atia, Marc-Antoine doit pourtant gérer Octave, devenu fils adoptif de César, reconnu par testament. La nouvelle richesse d'Octave, le désir de venger ce père sentimental, notamment contre Brutus, l'envie de succès et de plébiscite populaire ont fait consommer la rupture entre lui, Marc Antoine et Brutus. A chacune des batailles livrées contre lesdits hommes, Octave gagne. Mais sous le doux conseil de sa mère, il s'allie cependant avec Marc-Antoine -ayant lui les faveurs du Sénat- pour le contrôle de Rome.

    Pourtant, le triumvirat -Marc Antoine, Octave, Lépide- fonctionne mal, Marc Antoine est avide d'argent, de territoires et de pouvoir, Octave est strict, modéré et de bonnes moeurs. Avant même que l'alliance n'éclate, Marc-Antoine partit se réfugier en Egypte et retrouva celle qui sera sa sauvage amante et qui deviendra mère de deux de ses enfants : Cléopâtre. Sous l'assise manifeste de Cléopâtre, Marc Antoine déclara la guerre à Octave et à Rome. Le peuple pourtant en sa faveur se retourna contre lui et soutint Octave. Après maintes batailles vaincues par le jeune homme, Octave retrouva Marc-Antoine et Cléopâtre dans leur palais, et devant le cadavre de l'ancien tyran, il regarda la reine d'Egypte se suicider. Naquît ainsi -au series finale- le premier empereur romain de l'Histoire, l'empereur Auguste.

    Dans la partie fictive, on retrouve un Lucius plus dévoré par la colère que jamais. Ayant appris la vérité pour Niobe et l'enfant, il assista  au suicide de sa femme et enragé, en vint à maudire ses enfants. Il repartit alors dans la légion de Marc-Antoine.
    Grâce à l'amitié de Titus, il retrouva plus tard ses enfants devenus esclaves, et haineux à l'égard de leur père. De nouveau à Rome, Lucius et Titus ont désormais le contrôle de l'Aventin. Entre gangs tueurs avides de pouvoir et prostitution affichée, le décor autour des deux hommes est résolument plus sombre que dans la saison précédente mais offre un regard réaliste de la vie romaine.

    Comme dans la première saison, les deux histoires se rejoignent harmonieusement en conclusion. Titus et Lucius récupèrent Caesarion, fils supposé de César après l'arrivée d'Octave.

    Si cette saison est plus noircie que la première, elle est du côté de la partie réaliste, aussi haletante et même aussi beaucoup plus amusante. Rome n'étant pas qu'un drama soigné d'HBO, c'est aussi une oeuvre capable d'auto dérision, notamment à travers les Julii et Atia, personnage charismatique de Rome. Les joutes verbales d'Atia et celles d'Octavia valent vraiment le détour et l'épisode où elles se rendent en Egypte, plus encore.

    Le series finale fut aussi parfait que tout le reste, aussi abouti et bien construit que ces vingt et un autres chapitres. Si Rome est une série exemplaire, ce n'est pas forcément dû au sujet initial. Si celui était de prime abord plutôt alléchant, il prend tout son sens à travers l'incommensurable travail des scénaristes, réalisateurs et comédiens de grand talent qui ont maîtrisé leur sujet à la perfection, offrant deux saisons identiques en qualité, en singularité, en intensité et en générosité.

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  • Pushing Daisies - Bilan - Critique - Saison 1

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    Les épisodes de la saison inaugurale de Pushing Daisies ont été malheureusement livrés au compte-goutte, la faute à une grève légitime mais ravageuse. La brève saison de Pushing Daisies demeure incontestablement une bonne saison.

    Pushing-Daisies-Fan-Art-pushing-dai.jpg picture by blabla-series

    Un conte de fée moderne, des enquêtes policières ficelées anecdotiques
    Pushing Daisies s’est présentée comme la série originale de la grille d’automne d’ABC. Bénéficiant d’un univers onirique soigné et artistique, Pushing Daisies est avant tout un joli conte de fée moderne, mettant en avant un jeune homme attachant et son don surréaliste fascinant. Ancrées dans un univers tout aussi chimérique, les aventures de Ned décrivent le quotidien d'un pâtissier hors du commun, chargé de retrouver les meurtriers d’innocentes victimes. Si le fond de la série semble plus rationnel que son concept même, Pushing Daisies se donne pour mission d’enrubanner les enquêtes policières fort bien conçues et de créer un univers singulier ultra-coloré, presque illusoire.

    pushingdaisies.jpg picture by blabla-series

    En cela, la saison inaugurale est une véritable réussite, le spectateur est happé dans un monde coloré quasi-magique, une sphère travaillée dans laquelle rien n’est laissé au hasard. Ecriture soignée assurément maîtrisée, des décors majestueux inventifs, des personnages hauts en couleur et pittoresques, des intrigues innovantes et étincelantes, le Pushing Daisies de qualité est le simple résultat de cette combinaison ambitieuse et opérante. Ainsi, Pushing Daisies, c’est à la fois tendre sans être écoeurant, acidulé sans être mièvre, féerique sans être ô Disney, malicieux sans être assommant, décalé sans être à côté de la plaque, pur sans tomber dans le profondément niais.

    De Dead Like Me à Wonderfalls …
    Parce que dans quelques années, la référence premium de B. Fuller sera assurément l’OVNI Pushing Daisies, nous fans de la première heure avons pour obligation de garder en mémoire les cultes Dead Like Me et Wonderfalls, parce que l’originalité et le talent de Bryan Fuller résident avant tout dans ses premières œuvres, œuvres modestes mais indispensables à la naissance du blockbuster Pushing Daisies.
    Dans Dead Like Me, petite sœur de Pushing Daisies, le thème de la mort, de la vie dans l’au-delà, de l’éternel étaient déjà au premier plan. Pushing Daisies n’est qu’un spin-off plus ou moins éloigné de cette brillante et cultissime série, et je pense que pour apprécier toute l’âme de Pushing Daisies, un détour chez Dead Like Me reste nécessaire et permet de retrouver toute la philosophie de la vie et de l’existence, chère à Fuller.


    Si l’ode à la vie est le trait caractéristique de Dead Like Me, en revanche, pour apprécier la subtile plume de B. Fuller, c’est davantage vers Wonderfalls qu’il faut se tourner. Et à ce niveau, cette bien méconnue série n’a absolument rien à envier à sa grande sœur Pushing Daisies, tant l’écriture de Wonderfalls était lucide, cohérente, délicieuse et décalée. Du côté de la FOX , Wonderfalls demeure une série au succès raté, boudée par les américains faute de bon-goût, du côté des assidus-Fuller, Wonderfalls est une pépite télévisuelle de 13 épisodes quasi-parfaits, qui fait la part belle au mystique, à la famille et à la communication humaine. Et je n’exagérerai pas en affirmant que dans l’état actuel des choses, l’évolution de Pushing Daisies étant proche de la fin de Wonderfalls, celle-ci vaut davantage le coup d’œil que sa grande sœur bienveillante, parce qu’au-delà de l’artifice et de l’esthétisme affiché, il est important pour une série d’adopter un ton, un propos bien à elle. Et Wonderfalls, elle, pour cela, peut se vanter d’avoir trouvé sa place dans l’histoire cathodique.  

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     Le thème de l’amour impossible, le dramaturge Bryan Fuller
    569492003.jpgDans Pushing Daisies, outre l’artifice permanent appâtant férocement le téléspectateur, il y a une dominante tragique non-négligeable qui progressivement fait surface et dont la potentielle efficacité ne fait aucun doute.
    Les deux héros fous amoureux sont condamnés à rester éloignés, à ne jamais s’effleurer, l’amour des jeunes personnages est alors simplement impossible. Bryan Fuller se distingue ici dans un rôle nouveau, celui d’auteur dramatique, se jouant du destin de ses protagonistes et proposant ainsi un propos innovant, jusque là mis de côté.

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    Et si les premiers épisodes ont été jugés trop précoces pour illustrer ledit thème, il apparaît cependant, en fin de saison les prémices de cette tragédie annoncée. Le pari est alors de taille : concilier la dimension comique-légère de la série avec un aspect plus profond et bouleversant qu’est l’illustre amour impossible. Il faut alors simplement espérer que ce schéma soit davantage développé dans la seconde saison de Pushing Daisies, la série gagnerait alors en maturité et en relief.

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    Inventif, onirique et naïf, un postulat de départ très appétissant
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    Le pilot de Pushing Daisies avait déjà permis à la série de trouver son univers et sa marque de fabrique. Un univers léger, dépaysant, ultra-coloré, un esthétisme soigné permanent, des enquêtes mi-policières, mi-burlesques inspirées, tel est le principe de départ que proposa Bryan Fuller. Une série si travaillée, il était naturel de tomber sous le charme, il suffit d’assumer son côté artificiel et son penchant mièvre, présent en nous.


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    Si la recette fonctionna à plein régime le temps de neuf épisodes et émerveilla le téléspectateur grâce à un ensemble détonnant, au final, on peut craindre une certaine lassitude à l’égard d’un univers stylisé toujours parfait, au bout du compte assez gelé et à l’égard d’un concept attractif mais potentiellement redondant. Et il ne faudrait surtout en venir à s’ennuyer devant Pushing Daisies, la série reposant avant tout sur son charme naturel et sa sphère créative, il serait bien dommageable que ceux-ci nous laissent de marbre et finissent par ressembler à un vulgaire relief carton pâte.


    Serait-il alors envisageable pour B. Fuller d'oublier l’influence clairement énoncée de l’esthétisme de Tim Burton et l’esprit de Jean-Pierre Jeunet afin de redonner à sa série une touche davantage personnelle, à l’image d’un Wonderfalls unique en son genre ? Réponse en septembre à travers la seconde saison de Pushing Daisies.

     



     

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