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04.01.2008
Californication - Review Générale - Critique - Saison 1
Californication is reasonably charming straight out of the gate, and as the story progresses, the intelligence of the writing gains traction.

Crée par Tom Kapinos (Dawson’s Creek)
Diffusion sur Showtime
Series Premiere le 13 août 2007
Saison 1 achevée – Saison 2 à venir.
Format 30mn- 12 épisodes
Cast
David Duchovny (The X-Files), Natascha McElhone, Evan Handler(Sex & The City, Hot Properties, Studio 60), Madeleine Martin, Madeline Zima (The Nanny), Pamela Adlon (Lucky Louie, The Wedding Bells), Damian Young (The Comeback, Damages, As the World Turns), Rachel Miner (NY-LON).
Show Synopsis
Hank Moody est un écrivain à la vie pour le moins houleuse : il multiplie les conquêtes, il se drogue, il boit. Sa vie de débauche s'est accentuée lorsqu'il s'est séparé de sa femme, Karen, qu'il aime toujours et avec qui il a eu une fille, Becca, âgée de 13 ans. Il essaie toujours d'élever cette dernière avec plus ou moins de réussite.
Moody est un homme caractériel qui n'hésite jamais à dire la vérité, ce qui lui pose souvent problème. Paradoxalement, c'est ce côté autodestructeur qui lui permet d'enrichir sa carrière car il lui fournit toute son inspiration pour ses romans.
(source : serieslive.com)
Critique
Une impression finalement très neutre
La saison inaugurale de Californication laisse une impression finale très neutre ; on ne peut pas dire que la série relève du génie et que je me sacrifierai avec un pieu si l’annulation s’était retentie, on ne peut pas non plus affirmer que Californication est une série médiocre qu’il faut à tout prix éviter. Je suis embêté.
Un leitmotiv sexuel assommant
J’ai regardé les douze épisodes de cette saison avec intérêt, avec attention mais plus j’en regardais et moins l’envie d’en regarder était palpitante. Pourtant, rien ne cloche dans Californication, les personnages tiennent la route, le fil rouge aussi, l’histoire est généralement intéressante. Le hic, c’est seulement l’accent mis sur le sexe dans la série. Le sexe est omniprésent dans Californication, très soudain, n’importe où, sous-jacent, trop explicite, à plusieurs ou tout seul, en version sado maso voire vomito-gross ou simple libertinage, le sexe dans Californication, c’est comme le football dans Friday Night Lights, c’est un décor, certes, mais c’est juste le thème majeur. Pourtant, j’ai bien vérifié, on n’est pas sur FX. Malheureusement, à certains moments, on se dit que c’est tout comme : cela demeure un brin voyeuriste et gratuit, évidemment ça ne se compare pas à Dirt, ni à Nip/Tuck, ni à un clip de Snoop Dog, c’est juste une série avec David Duchovny, alors pour le coup, c’est encore plus dommage.

Un ton libre, désinvolte mais férocement figé
Ce qui ne va pas non dans Californication, c’est la question de l’évolution, des personnages, de l’histoire, des dialogues. La série en douze épisodes prend le temps d’installer ses personnages et son intrigue ; on comprend rapidement qu’Hank est un écrivain maudit, très talentueux mais blasé de tout, qui est fou amoureux de Karen, son ex-femme qui elle, l’aime aussi mais au même titre que Bill, l’homme posé. Il y a aussi Becca, leur fille, Becca est jeune, elle aime le rock et la littérature, elle aime son père, leurs dialogues mais Becca est figée de chez figée, son visage et sa frange gelé font un peu peur, elle reste gentille Becca, elle est touchante, semble fragile mais elle est figée et c’est tout son problème. Californication, c’est le même souci que Becca.
Note to self : ne plus jamais faire de personnification aussi foireuse.
Un sous Tell me You Love Me encore estimable
Du reste, ce qui est louable dans Californication, c’est la dimension intimiste des personnages qui s’oppose totalement à l’overdose de sexe et autres dépravations. C’est contradictoire, juste un brin antagoniste mais il faut reconnaître que l’alliance des deux fonctionne efficacement. A force de les voir, faute de grande accélération scénaristique, on se prend d’intérêt pour eux, pour Karen, surtout et pas seulement parce qu’elle semble être la fille secrète de Meryl Streep, mais parce qu’elle est douce, compréhensive et moderne. Pour Hank évidemment, et même si ses excès agacent parfois, parce que c’est souvent inutile et inintéressant, on l’apprécie parce qu’Hank est touchant de vérité, il aime Karen, ça crève les yeux, il est un peu maladroit, très volage aussi mais lorsqu’il lui dit qu’il vit de son odeur, ça l’emporte quand même sur tout.
Ainsi, centré véritablement sur Hank et sa famille, la série aborde avec lenteur mais efficacité quelques sujets forts et primordiaux tels que l’amour, la peur de l’engagement, la maturité, les non-dits, à cela, viennent parfois se greffer quelques personnages secondaires qui personnifient également lesdits thèmes. Le couple Charly-Marcy est un peu la version trash d’Hank et Karen mais ils sont tout autant attachants.
Une problématique en suspens au demeurant non-définie

En conclusion, Californication, c’est une série à la fois provocante et fortement empathique. La lenteur du dénouement permet une identification meilleure des personnages ; plus compréhensif, on se prend au jeu et pareil à une vraie fleur bleue, on n’espère finalement qu’une chose : que Karen n’épouse pas Bill et qu’elle s’enfuit avec Hank. Le season finale apporte la réponse à cette question qui nous ronge avec plus ou moins de ferveur depuis trois mois ; au-delà de ça, on se demande en quoi la seconde saison de Californication consistera, parce qu’outre la charmante complicité de la famille Moody et l’avalanche de dialogues fins, impertinents et très peu politiquement corrects sur la vie et le monde, Californication n’a pas grand-chose de plus à démontrer.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Californication, Critiques | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : californication, review, critique, showtime, saison 1 |
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Commentaires
Je ne me suis pas encore mise à Californication mais cela ne saurait tarder. A quand une note sur Entourage ?
A bientôt et Bonne Année
Écrit par : Suffragettes | 04.01.2008
Karen et Merryl Streep, je suis d'accord, c'est flagrant !!
Sinon, je suis parfaitement d'accord avec ta description de la série qui met les mots que je n'avais pas trouvé sur mon impression générale. Trop de sexe, une situation qui tourne en rond (va t'elle se remettre avec lui ?), voire peu plausible (quel mec laissera sa future femme trainer autant avec son ex mari, surtout avec le sourire béat qu'elle affiche dès qu'il est dans les parages)
Au final, j'aime, mais pas autant que d'autres séries chouchou.
Écrit par : Suffragettes | 14.01.2008
J'suis bien d'accord avec Suffragettes et toi sur la série ! J'attends de voir la seconde pour me faire mon avis !
Écrit par : Lubie | 12.02.2008
Euh, la série a t-elle été au moins renouvellée ?
Écrit par : Lubie | 12.02.2008
Lubie : J'crois bien oui !
Suffragettes : merci pour tes comms ^^
Écrit par : Blabla-Series | 12.02.2008
Ca fait du bien de revoir Mulder dans un autre registre ^^
Écrit par : Happy Few | 16.02.2008
Moi je dirai que ça fait du bien de voir la petite de NouNou d'enfer, c la seule qui fait quelque chose !
Écrit par : Series Blog | 18.02.2008
Joubliais ! bravo pour la critique, tu as intégralement raison !
Écrit par : Series Blog | 18.02.2008
Je vois ce que tu veux dire par "figé" mais cela n'enlève selon moi rien au fun de la série. Se laisse vraiment regarder avec plaisir.
Écrit par : Benjamin F | 19.02.2008
Non la série est très fun, c'est certain ! Ca manque juste de cohérence et d'évolution, après libre à chacun de regarder une série sans s'intéresser à sa qualité ^^
Mais je rassure, Californication n'a rien de raté, je qualifie le genre de parti-pris artistique !
Écrit par : Blabla-Series | 19.02.2008
Series US, a venir découvrir en masse bientot!
Écrit par : Series US | 24.02.2008
Je viens juste de commencer la série (oui, oui j'prends mon temps) et c'est un plaisir de revoir David Duchovny mais comme tu le dis si bien le sexe est trop présent... A l'inverse de SATC ca dérape dans le gore un peu plus dans le genre Nip/Tuck sans vraiment l'assumer... Bref, je vais quand même continuer (c'est que j'attendais cette série avec impatience) !
Écrit par : Nephthys | 11.03.2008
@ Nephthys : mieux vaut tard que jamais (: Et puis, pour une série comme Californication, un visionnage assidu et régulier est inutile ! Comme toi, j'ai été ravi de revoir David, le rôle était plebiscité mais David a su le remporter !
C'est vrai que, contrairement à SATC, le sexe bien trop présent est peu justifié et on ressent davantage l'étiquette de la provoc' gratuite de séries sclérosées FX comme Dirt ou Nip Tuck que des séries ambitieuses HBO comme SATC ou Tell Me You Love Me ! Alors évidemment, cela rend le tout assez frustrant, surtout que, comme toi, j'attendais Californication avec impatience !
Écrit par : Blabla-Series | 12.03.2008
J'ai regardé les grands débuts le Vendredi mais malgré mon amour pour David, la série ne m'a pas transcendé, il vise un public Nip Tuck et j'en fais pas parti.
Écrit par : Wal' | 17.04.2008
C'est fun mais figé comme le caractère de Moody. Lui n'avance pas et son entourage a beau se mettre à gigoter, on est toujours en lévitation.
Regarder la vie de Moody, c'est planer avec lui. Ca c'est fun.
Mais ça ne peut pas accrocher tout le monde...
Écrit par : chti_manioc | 11.01.2009
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