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07.01.2008
Ugly Betty - Review Générale - Critique - Saison 1
It's sweet, touching and deliriously cheerful :
you've never seen anything quite like Ugly Betty !
Produit par Jose Tamez, Salma Hayek, Silvio Horta, Ben Silverman
Diffusion sur ABC
Series Premiere le 28 septembre 2006
Format 42mn – 22 épisodes
Saison 2 en cours de diffusion
Cast
America Ferrera, Eric Mabius (The L Word, Eyes), Ana Ortiz (Kristin, A.U.S.A), Ashley Jensen (Extras, Eleventh Hour), Vanessa L. Williams (Boomtown, South Beach, Melrose Place), Michael Urie, Alan Dale (The OC), Tony Plana (Resurrection Blvd), Mark Indelicato, Becki Newton …
Show Synopsis
Alors qu'il décide de laisser la place à son fils à la tête de son magazine de mode, Bradford Meade engage Betty Suarez, pour qu'elle devienne l'assistante de son fils, Daniel. Cela pour une bonne raison: Daniel ne cherchera pas à coucher avec Betty. En effet, même si cette jeune femme est courageuse, acharnée au travail, il reste que celle-ci n'a pas un physique avantageux, qui laisse perplexe certains de ses collègues dans le milieu de la mode, parfois cruel concernant l'image que l'on renvoie. Après des débuts difficiles, les deux vont devenir une paire très efficace.
(source : www.serieslive.com)
Critique
La saison inaugurale d’Ugly Betty était la série supposée originale de l’an passé sur la grille d’automne d’ABC. Le ton emprunté aux télénovelas mexicaines, à l’humour très second degré et à l’apparence faussement fashion d’un The Devil Wears Prada, Ugly Betty était la série édulcorée, sympathique mais à déguster avec modération.
Pourtant, le début de ladite saison n’a pas réellement séduit. Si l’humour second degré, le cachet et l’extravagance étaient déjà au rendez-vous, les premiers épisodes d’Ugly Betty moralistes à souhait versaient dans le mélodramatique à effet –douteux- lacrymal. Si le public féminin était clairement visé par les annonceurs, le pitch de départ et l’univers stylisé de Mode Magazine, il ressortait de ces épisodes introductifs que seules les ménagères de moins de 50 ans au goût suspect et les pré-pubères amatrices de la chick litt en avaient eu pour leur compte.
Mais comment Ugly Betty s’est-elle affranchie de sa marque de fabrique clairement affichée, pour dépasser les clichés et oser le genre « série friandise, capable de se jouer autant d’un comique caricatural que d’une approche dramatique pertinente » ?
C’est la venue de Salma Hayek, productrice du show, dans un arc de la saison qui permit à Ugly Betty de savourer sa bonne reconversion. Pourtant, la morale de fin, l’approche caricaturale et une bonne poignée de situations saugrenues n’ont pas disparu et ont continué d’être l’ingrédient majeur d’Ugly Betty. Mais, après ledit arc entre Daniel-Sofia et Betty, une étrange sensation s’est produite : la résolution de l’intrigue pas si inepte à l’appui, on se voit apprécier la singularité du show. Singulière, oui bizarrement, Ugly Betty l’est, car à la différence des autres Betty et Lisa crées dans le monde entier, cette Ugly Betty-ci se joue d’elle-même et crée un propos dramatique à la fois loufoque, piquant et assumé. Ugly Betty ne fait pas dans la fausse parodie, si elle sait caricaturer personnages, trames et dialogues parfaitement, elle a montré après ces vingts et quelques épisodes qu’elle détenait un potentiel très intelligent.
Dans Ugly Betty, tout est mis en œuvre pour créer un microcosme superficiel, cruel et ostentatoire, tout sauf cette inoffensive Betty, dévouée comme pas deux, qui à force d’aimabilité et de loyaux services, agace plus qu’attache. Force est de constater simplement que le tour est joué, la magie a opéré : le superficiel, le clinquant, le cinglant et le fiel, on en redemande secrètement et férocement. Alors, entre Amanda, la standardiste opportuniste, prête à toute, traître et perfide, Mark, le leche-botte, le gay faux dandy, le sournois et moqueur et Wilhelmina le tout-en-une, la galerie de personnages vicieux et jubilatoires est exemplaire.
Le reste n’est pas non plus à négliger, car Ugly Betty bénéficie bel et bien de personnages complets interprétés par des acteurs vraiment convaincants, en tête on retrouve bien sur le personnel ignoble de Mode ainsi que la touchante famille de Betty.
Pour se faire, Ugly Betty n’hésite pas à employer les grosses ficelles du genre qu’elle s’amuse à parodier : les télénovelas ou le soap-opera plus abouti outre-atlantique. De la mise en scène un brin pasticheur, à la musique chargée qui retentit très lourdement lorsqu’un drame se fait sentir, en passant par les dialogues savoureux interprétés de manières très théâtrales, Ugly Betty s’offre tout les excès et aime grossir le trait pour se délecter encore plus de son ton caricatural. Cliffhangers, dangers de mort, complots inévitables et trahisons impromptues, et le tout sous-couvert d’une ambiance aseptisée et guillerette, voilà la clé du succès d’Ugly Betty.
Mais au fond, Ugly Betty n’est pas qu’une série autoparodique, elle a su à maintes reprises développer certains thèmes de manière réfléchi et avant-gardiste. Elle développa tout au long de la saison un propos intéressant sur l’homosexualité, et la vie que peut connaître un garçon manifestement très efféminétant à l’égard des tiers qu’à l’égard de sa famille. Ugly Betty porta également un regard juste non sans piment sur l’immigration, l’apparence et entre autres, la dichotomie entre Manhattan et le Queens, la population latine et les gringos.
Parce qu’ainsi, il ne faudrait pas nier l’intelligence et les propos cohérents qui tombent souvent juste dans Ugly Betty, celle-ci caractérisée avant tout par son ton décalé et caricatural qui en dit plus que ce qu’on pouvait légitimement attendre, est avant tout une chronique légère, inventive et acidulée, parfois très calorique -frôlant les quelques symptômes du coma diabétique- mais parfois aussi, drôlement enivrante.

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, Ugly Betty | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : ugly betty, saison 1, critique, review, abc |
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Trackbacks
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Commentaires
je suis un homme serieu je cherche une femme
Écrit par : saad banani | 04.11.2007
Je dois être débile mais je suis complètement paumée dans toutes ces adaptations autour de cette série. Le destin de Lisa, les versions allemandes, l'originale américaine, l'originale colombienne,.. Bref :-)
PS : mais que fait saad banani ici ? héhé
Écrit par : Suffragettes | 08.01.2008
Betty La Fea, télénovela mexicaine, a fait l'objet d'adaptations nombreuses et très diverses, en France, c'est la version allemande "Lisa" qui est la plus connue, c'est une version soap opera très mélo et très insupportable de la série, Ugly Betty, elle, est la version americaine, une version à des années lumières de cette pauvre Lisa, le début reste très moyen mais peu à peu, la série adopte un réel ton, un réel humour, un vrai kitsh très amusant, je te la conseille vivement, peut être uniquement en VO, je n'ai pas eu l'occasion de voir le (désastreux?) doublage ^^
Sinon, je crois bien que Saad Banani est une personne arrivée sur mon site grave aux MSN Awards Séries, j'ai eu beaucoup de dégénérés du genre ^^ Saad semble intéressé par Betty, j'en parlerai à America Ferrara !
Écrit par : Blabla-Series | 09.01.2008
J'ai découvert la Betty surTF1, elle est bien plus fine que son homologue Lisa mais çareste culcul la praline !
Écrit par : Lubie | 12.02.2008
Par contre, j'oubliais : j'adore le père de Daniel, souvenirs The OC quant tu ns tien !
Écrit par : Lubie | 12.02.2008
Mais Betty et Lisa st incompaRABLES !! (:
Écrit par : Blabla-Series | 12.02.2008
Un peu quand meme, dans le genre cucul !
Écrit par : Lubie | 20.02.2008
Ugly Betty n'a rien du cucul, c'est du second degré assumé, c'est hilarant !
Écrit par : Blabla-Series | 20.02.2008
Series US, a venir découvrir en masse bientot!
Écrit par : Series US | 24.02.2008
chaque lundi est synonyme de Betty depuis quelques semaines, j'en boude pas mon plaisir
Écrit par : Khamsa | 12.03.2008
YO !
A la lecture du début de l'article, j'allais commencé à gueuler (déjà) : quoi comment, nan mais vas-y dis que je suis mièvre tant que t'y est hein, nan ?
Nan ?
Nan, ok.
Bref, rassurée par la suite, je suis hypnotisée par Ugly Betty, toujours. La VF est plus que désastreuse, un carnage. Donc : vo, point barre. Hilarants, attachants, délicieux côtés telenovelas, and irony.
J'te sur kyffe. bises
Écrit par : clémentine | 04.09.2008
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