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18.09.2007

Friday Night Lights - Review Générale - Critique - Saison 1

“Friday Night Lights is the most engrossing new drama of the fall season”

Crée par Peter Berg
Diffusion sur
NBC
Series Premiere
3 octobre 2006
Saison 2 à venir (season premiere le 05 octobre 2007)
Format 42 mn-
22 épisodes

Cast
Kyle Chandler (Early Edition, The Lyon’s Den, Grey’s Anatomy, What about Joan), Connie Britton (Spin City, Lost at Home), Aimee Teegarden, Minka Kelly (What I like about you), Scott Porter, Zach Gilford, Adrianne Palicki (Supernatural, South Beach), Taylor Kitsch, Gaius Charles, Brad Leland (North and South).

Show Synopsis
A Dillon, ville industrielle en déperdition du Texas, le football américain est plus qu’un sport, c’est un mode de vie. Les habitants ne pensent qu’à une chose : que les Panthers remportent le championnat d’état. Pour cela, la pression est mise sur le nouveau coach Taylor. Lorsque le quaterback, star de l’équipe, est victime d’un grave accident dès le match d’ouverture, la ville est en totale panique.

Critique
 
Basé sur le film Friday Night Lights, la série, du même nom, offre une chronique à la fois mélancolique et pleine d’espoir sur toute une ville atteinte par la crise industrielle. Si le football est le leitmotiv de tous, c’est que les Panthers sont très talentueux. Fervents supporters, admirateurs à l’extrême et grands chrétiens, ces habitants de Dillon vivent pour leurs Vendredi soir, leurs matchs et leur équipe d’exception.

 Le football américain, voilà un sujet qui peut en rebuter plus d’un, des règles à n’y rien comprendre, des matchs interminables et une violence indéniable, le football américain pourrait être le plus lourd défaut de Friday Night Lights. Pourtant, il en est sa plus grande qualité. Le football n’est qu’un prétexte, un subtil subterfuge pour dépeindre plusieurs générations d’individus affectés par la solitude. Placé en trame de fond, le football permet à tous de retrouver une chaleur physique et un espoir psychique indubitables. 

 Les Panthers ne sont pas une équipe de foot classique, ambitieuse et narcissique. S’ils ont évidemment leurs caprices de star de football, ces adolescents vivent pour un rêve : devenir professionnel et accessoirement partir loin du Texas. Car à travers le sport, c’est toute leur vie que les Panthers mettent en jeu sur le terrain. 

 Ce qui fait de Friday Night Lights, -n’ayons pas peur des mots- une série quasi-parfaite, c’est la sincérité de ton, c’est l’authenticité des personnages et leur sobriété. Et si ceux-là offrent une interprétation des plus touchantes, c’est aussi pour le drame qu’ils ont vécu, un drame fil rouge de la saison : la paralysie du quaterback adoré de tous : Jason. Outre l’univers du football et de ses stars montantes, Friday Night Lights offre à travers Jason, un regard aussi juste que déchirant sur l’handicap, le passage de l’avant à l’après, le nouveau regard des autres, l’apitoiement de certains et le soutien de certains autres. Mais aussi Sur la reconstruction, la rage et la résignation, sur l’envie de revivre, l’envie de s’en sortir, le désir d’autre chose.

 Syndrôme Isaiah Washington, il y a dans chaque série un problème de casting. Dans Friday Night Lights, il y a évidemment des coups de cœur plus forts que d’autres mais c’est surtout la ville entière que l’on se voit tant affectionner, cette ville qui ne pourrait fonctionner sans l’absence de l’un de ses habitants.

 A Dillon comme ailleurs, les relations sont cruelles. A la fois simples et complexes, les relations qui unissent les habitants sont traitées ici avec une humanité époustouflante et devant laquelle on ne peut que s’incliner.
Le prix Nobel de la paix revenant évidemment à Tami Taylor, femme du coach. La famille Taylor arrive à Dillon au début du pilot, avant que la saison de football ne commence. Avant les résultats excellents de l’équipe, c’est toute une ville entière qui se méfie de ce nouveau coach et qui n’hésiterait pas à le laisser de côté faute de résultats satisfaisants. Pour les Taylor, c’est monnaie courante. Tami Taylor, grande sage à ses heures perdues, sait de quoi il retourne. Mariée à un assidu de football depuis fort longtemps, Tami connaît l’univers du foot, les matchs à la télévision, les discussions exclusivement sportives, les angoisses de défaite mais aussi l’adrénaline des victoires.
En plus d’être une épouse à l’écoute, attentionnée, et proche de son mari, Tami est une mère formidable, à la fois laxiste sur les conventions, amie et autoritaire lorsqu’il le faut, Tami est un modèle exemplaire. En plus de ce rôle quotidien, Tami est appréciée de tous par la ville. Alors que l’intégration ne fut pas aisée, Tami a su se rapprocher de cette ville particulière, notamment en exerçant avec l’usage de sa grande philosophie, l’emploi de conseillère d’orientation. Tami est une femme moderne, qui décide de ses propres orientations, sans oublier l’importance de sa famille. Consciente du culte que l’on fait de manière exagérée à ces adolescents pas encore très posés, Tami est lucide et seule, dénonce cette déification faite aux Panthers et surtout stigmatise la difficile retombée, une fois passée l’âge du lycée.
Tami Taylor est l’illustration même de la complexité et l’importance du message de Friday Night Lights. 

 Malgré une réalisation qui donne le mal de mer mais qui finit par aller de soi, la série est l’œuvre d’un travail parfait : elle bénéficie de scenarii justes et efficaces, d’un déroulement aussi haletant que naturel, d’interprétations excellentes et d’un fond sonore impeccable. I was living in a devil town.
D’épisode en épisode, on se prend alors de passion pour Friday Night Lights, pour ces joueurs si volontaires, pour leur famille si humaine et protectrice, que ce soit la mère spontanée de Smash ou le frère aîné de Tim. On se prend de passion pour le coach et sa manière de faire particulière, pour ces matchs électrisants, pour cet univers singulier, pour cette amère authenticité, pour cette sincérité de ton si émouvante. Sans bons sentiments, air moralisateur ou condescendance, Friday Night Lights fait dans la spontanéité et délivre une chronique humaine et réaliste faisant de la série la réussite de l’année.

 Et lorsque l’on sait que le renouvellement d’une série peut aussi s’établir grâce à la qualité et la valeur frappantes d’une série, et non en raison de l’audience excellente du show, -merci NBC-, on se dit que les grands networks et le monde de la télévision ne sont pas si cruels et conservent même un sens de l’intégrité fortement louable.

 

Clear eyes, Full hearts, Can't lose! Go, Panthers!

 

Trackbacks

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Commentaires

Je suis entièrement d'accord avec toi concernant la série FNL : c'est sans doute la meilleure nouvelle série de la saison passé et l'une des meilleure des dernières années. La qualité de l'écriture, du casting, de la musique et de la réalisation, proche du documentaire parfois (et oui, parfois aussi elle donne le tourni ;)) sont vraiment exceptionnel.

Personnellement j'adore le générique, je trouve qu'il présente bien la série et comment on vie le visionnage de celle-ci, à travers la musique et les plans de celui-ci. le Générique nous montre ce que l'on voit de la voiture (vue subjective) lorsque l'on arrive dans cette petite ville du texas et que l'on regarde les maisons et les différents paysages, rues etc... c'est un peu comme lorsque l'on débarque dans une nouvelle ville (ou que l'on revient dans une ville que l'on a quitté il y a longtemps) et que l'on observe et découvre les maisons, les gens, les rues, ce qui a changé ou pas etc... avant d'arriver chez soit. bref ce générique est une belle incitation à découvrir la ville, ce qu'elle cache... j'espère que vous serez nombreux à la découvrir lors de sa diffusion en France (NRJ 12 en VM début octobre et j'ai cru savoir que TF1 aurait aussi acheté la série ?)

Ecrit par : CréaTV | 19.09.2007

Merci pour ce long et sincere commentaire ... Oui je crois bien que TF1 a acquis les droits de FNL ... Pour le reste, tu as entierement d'accord (:

Ecrit par : Blabla-Series | 25.09.2007

J'en avais entendu énormément de bien mais j'avais rechigné à m'y mettre à cause du football US et de la réalisation, puis j'ai tenté le coup sur NRJ12 et j'ai adoré! Au point que ça n'allait pas assez vite pour moi donc finalement j'ai abandonné la VF et sérieux je trouve cette série excellente! Aucun personnage n'est tout blanc ou tout noir, ils ont tous des failles et en même temps sont touchants et drôles. L'épisode 1x20 m'a tenu en haleine comme jamais, avec le parallèle entre Tyra et le match, j'étais presque littéralement à bout de souffle!

Par contre, je viens de voir le premier épisode de la saison 2 et là, grosse déception! Je ne comprends pas les choix scénaristiques, et en l'occurence je ne parle pas du coach mais des jeunes...

Ecrit par : Delph | 20.01.2008

Oui le sujet avait de quoi rebuter les moins sportifs d'entre nous (: J'ai mis ainsi plusieurs mois afin de m'y plonger (: Mais la série a été une oeuvre exceptionelle de bout en bout !

Oui, tu as raison, ce début de saison était moyen, surement en raison de la présence de Landry et de la storyline de l'assassinat ! Certaines évolutions demeuraient egalement incompréhensibles, le soudain penchant de Lyla pour la religion catholique par exemple ... La série a depuis rémonté la pente mais je ne retrouve plus l'authenticité d'antan, c'est dommage !

Ecrit par : Blabla-Series | 20.01.2008

Le meurtre et l'idée grotesque de se débarrasser du corps comme ça (d'ailleurs qu'aucune charge n'ait été retenue est un peu abherrant ne serait-ce que pour ça), Lyla qui est proche du fanatisme (la remarque sur le jean de sa mère!), Jason et son opération, Wave qui a tout simplement disparu du paysage, etc., il y a plein de choses que je ne trouve pas apropriées... En fait dans la 1ere saison j'avais le sentiment qu'on partait de petits événements pour en faire de grandes histoires, puissantes, alors que là on prend des événements énormes pour en faire des historiettes...
C'est vrai que ça s'améliore mais quand même je ne retrouve pas tout ce qui a fait la saison un.

Ecrit par : delph | 21.01.2008

Je te rejoins sur tous els pionts de ta critique, FNL a eu une première saison excllente, parfaite !

Ecrit par : ImTelephage | 13.02.2008

Je n'ai pas encore vu la s2, mais à en lire les comms, cela semble moins bon, c'est bien dommage, FNL avait un tel potentiel ! J'ai maintenant peur d'entamer ce second chapitre ....

Ecrit par : ImTelephage | 13.02.2008

Oui je suis d'accord, et dire que maintenant la série est proche de l'annulation, *soupir*

Ecrit par : Blabla-Series | 13.02.2008

NRJ 12 m'a donné l'opportunité de regarder mais la série est trop masculine pour moi, j'ai abandonné vite fait bien fait ....

Ecrit par : Wal' | 17.04.2008

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