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  • State of Mind– Review – Critique – Pilot

      “Smart-ass, angry girls’ solidarity characterizes State of Mind ”

    Crée par Amy Bloom
    Diffusion sur
    Lifetime
    Series Premiere
    15 juillet 2007
    Saison 1 en cours
    Format 42mn-
    13 épisodes

    Cast
    Lili Taylor (Six Feet Under, Deadline), Derek Riddell (No Angels), Devon Gummersall (The Fugitive, My So-Called Life), Kevin Chamberlin (Heroes, New York News)

    Show Synopsis
    Ann Belows, conseillère conjugale, passe sa vie à analyser les couples et leur mariage. Lorsqu’elle découvre que son mari la trompe depuis des mois, sa vie s’écroule. Ann doit à présent jongler entre ses nouveaux problèmes de couple, ceux de ses patients et ceux de ses collègues thérapeutes.

    Critique
    State of Mind se présentait comme une série agréable, bien écrite et foncièrement humaine. Après le visionnage du pilot, on peut malheureusement se rendre compte qu’il n’en est rien.

    Si Lili Taylor est excellente en conseillère conjugale désabusée par l’infidélité de son mari, le reste –autrement dit, pratiquement tout- ne vaut au final pas grand-chose.

    L’idée de départ d’une série comme State of Mind est plutôt basique, comptant sur sa dimension relationnelle et des personnages trentenaires pétillants. Mais comme Private Practice, dernier désastre d’ABC, State of Mind ne parvient pas à donner une image neuve de la série se voulant réaliste.

    Enchainant les situations de style sans trop s’y préoccuper, State of Mind démontre une héroïne à la fois ravagée par le chagrin, sobre et hystérique. Sans être Ally McBeal, Ann Belows est en proie à des hallucinations, hallucinations qui ont pour but de la décider dans ses choix personnels. Si la carte de la comédie aurait pu être louable dans cet univers psychiatrique, celle-ci s’accommode ici très mal de l’ambiance générale de la série, davantage orientée vers un fond dramatique. Dans un discours de psychiatre censé être pertinent, et faute de réelle finesse, les quelques essais d’humour tombent alors à plat, tout comme les deux-trois gags plus déplacés qu’hilarants.

    Et ce n’est pas le côté dramatique du pilot qui parvient à sauver cet échec. Les diverses situations sans originalité aucune, s’efforcent d’expédier, et de manière caricaturale, chacun des sujets traités au cours du pilot : Ann et son chagrin, Ann et son mari, Ann et le couple en crise, la fugue du garçon, les résolutions des parents adoptifs…, les exemples ne manquent pas. Qui plus est, les discours, pourtant supposés être alléchants au vu de la respectable profession que les protagonistes exercent, ne sont pas non plus d’une particulière pertinence. Entre les résolutions clichées et autre proses vides de sens d’Ann et ses collègues, les scénaristes se sont contentés du minimum syndical.

    Si le pilot est un ratage complet, il faut dire que les divers personnages n’en sont pas non plus étrangers. Entre la collègue amie féministe, girl power et enragée –plus cliché et agaçant, tu meurs-, le pédiatre sensible, proche d’un jeune garçon, au discours sans réel fond et l’avocat tout fraîchement arrivé, aussi moraliste qu’insupportable, le paysage s’avère catastrophique, démontrant que le cas Ann Belows est décidément le seul centre d’intérêt envisageable. Pourtant, il faut reconnaître qu’elle ne passionne pas follement. Si l’ultime soliloque de la conseillère se révèle bouleversant, laissant présager un personnage assez intéressant pour la suite, on ne peut pas dire que l’avenir d’Ann soit si poignant : entre un divorce difficile, un inévitable rapprochement amoureux avec le gentil avocat, et des analyses de couples en crise toujours très originales, cela ne s’annonce pas très surprenant.

    En conclusion, la série souffre de nombreux défauts : l’hésitation visible du ton véritable de la série, les situations caricaturales trop abondantes, les messages inachevés de certains discours sans réelle saveur font de ce pilot un très mauvais départ pour une série pourtant initialement attendue.

    A oublier.

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  • Saison 7

    Il manque évidemment un millier de scènes-clé, des jeux de mots de Lorelaï à son regard larmoyant, des aventures de Rory à ses péripéties scolaires, des conventions d’Emily à son amour pour ses filles, des moments forts d’une ville farfelue aimant les championnats de danse, de couture et les défilés historiques reconstitutifs, aux prestations fortes de personnages hilarants tels que Sookie la perfectionniste, Michel le soigneux, Jackson le bêta, Babeth l'énergique ou même parfois Taylor le mégalo, Gilmore girls s’avère difficile à résumer, tant son univers était riche, dense et d’une qualité indicible.

    And, I …
    7.20 – Lorelai ? Lorelai ? Si Lauren Graham mérite déjà une bonne dizaine d’Emmy pour sa prestation dans Gilmore girls, on peut dire que Lorelaï se débrouille aussi plutôt bien dans le registre de la chanson mélo. Un moment clé de cette fin d’ultime saison. Evidemment que Lorelaï et Luke s’aiment encore, quelle question.


    Farewell, Girls
    7.22 – Bon Voyage. Un series finale, c’est toujours très émouvant, celui de Gilmore girls plus que n’importe quel autre. C’est juste la fin d’une ère.

     




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  • Saison 6

    I was sixteen !
    6.13 - Friday night’s alright for Fighting. Le diner classique et tranquille du vendredi soir s’apprête à connaître de grands changements. Un épisode marquant de la saison 6 de Gilmore girls, dans lequel ce dîner permet à tout le monde à la fois de régler ses comptes et s’esclaffer ensemble. Un mouvement instable de la caméra, opposé aux traditionnels plans larges du dîner du Vendredi soir, c’est comme si on y assistait.

     

    The putsch in motion
    6.14 - You’ve been Gilmored. Paris, devenue la rédactrice en chef tyrannique du Yale Daily News, subit enfin les représailles de ses collègues journalistes, et en vertu de son éthique, préfère « démissionner ». Quand elle apprend que Rory succèda au poste, Paris nous offre un spectacle enragé et colérique, si souvent interprété par la brillante Lisa Weill.



    Damn Straigh
    6.17 – Im’ OK, you’re OK. Richard et Emily dépassés par la nouvelle technologie et le mystère impénétrable du GPS appellent Lorelaï à leur secours. S’amusant de la situation, Lorelaï en profite pour faire de l’esprit. Malheureusement pour elle, l’esprit d’Emily est toujours aussi opportuniste.



    June Third
    6.19 – I Get a Sidekick out of you. Le mariage de Lane est enfin arrivé. Après une cérémonie bouddhiste, une cérémonie chrétienne et le débarras d’une mère et d’une grand-mère, le parc de Stars Hollow accueille la grande fête. Tout d’abord heureuse pour Lane, Lorelaï enchaîne son discours avec une tirade amère et triste, qui nous fait tous haïr Luke.


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  • Saison 5

    Farmer boy & Bunny-looking girl
    5.05 – We Got Us a Pippi Virgin ! Rory et Dean sont de nouveau ensemble. Mais Paris voit d’un très mauvais œil le retour du fermier dans la vie de Rory et craint surtout pour les éventuelles nuisances sonores. Les filles les plus innocentes peuvent être celles qui font le plus de ravages.

     

     

     

    What does Jodie Foster have to do with this?
    5.05 – We Got Us a Pippi Virgin. Après la séparation d’avec Richard, Emily se sent en insécurité. Elle décide donc d’investir dans une panic room pour se sentir protégée. Les livreurs n’ayant pas pris la peine de la monter à l’étage, la panic room est donc au beau milieu du salon. Heureusement pour Emily, seule Lorelaï connaît le code secret à cinq chiffres de la panic room.

     

    In Omnia Paratus
    5.07 – You Jump, I Jump Jack. Grâce à Logan, Rory a enfin filtré la société secrète « Life and Death Brigade ». Elle a pu même participé. Un moment captivant et magique.


     

    Ding-ding-ding.
    5.10 – But not as Cute as a Pushkin. Non Paris n’est pas amusante que depuis cette saison mais a le sens de l’humour et du cynisme depuis toujours. Paris est célibataire depuis la mort d’Asher Flemming, sous la pression sociale constante, elle cède et décide de faire du speed dating. Paris a toujours eu une politesse et un sens du contact très aigus, rudes à toutes épreuves.


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  • Weeds - Review Générale - Critique - Saisons 1 et 2

     

    Weeds - A comedy anchored in the flawed, deeply genuine humanity of its characters often delivers the rollicking natural high of laughter

     

     


    Crée par Jenji Kohan(Gilmore Girls)

    Diffusion sur Showtime
    Series Premiere 7 aout 2005
    Saison 3 le 30 juillet 2007.
    Format 30mn- 12épisodes

    Cast
    Mary-Louise Parker (The West Wing, Angels in America), Elizabeth Perkins, Justin Kirk(Jack & Jill), Kevin Nealon (Still Standing, Saturday Night Live), Romany Malco, Hunter Parrish, Alexander Gould (American Dreams, Ally McBeal)

    Show Synopsis
    Les Botwin sont une famille américaine ordinaire qui vit dans une banlieue sans histoires nommée Agrestic, une banlieue américaine typique dans laquelle les apparences sont reines. Le jour où Judah, le père de famille décède d’une crise cardiaque pendant son jogging, Nancy, la mère de famille est contrainte d’élever sa famille seule et de subvenir aux besoins de ses deux fils. Pour cela, elle décide alors de débuter une carrière de … dealer de drogue, dealer modeste qui se contenterait de fournir un peu d’herbe aux hommes d’Agrestic. Mais la vie de dealer n’est pas facile tous les jours.

    Critique
    L’arrivée de Weeds dans le paysage audiovisuel américain fut une bénédiction pour tout sériephile. En effet, cette série étant diffusée sur Showtime l’été, celle-ci dont la qualité d’écriture et de mise en scène est indéniable, a permis de regarder l’été synonyme de traversée du désert question diffusion de bon tv shows, sous un autre angle. Il existait enfin une vraie et belle série télé l’été permettant d’attendre l’automne d’une façon plus saine et plus constructive.

    Et cette série n’est pas qu’une série de transition et rien que les deux minutes de générique -et de bonheur-, démontrant au son d’une chanson folk des années 60, une banlieue impeccable et parfaite le confirme. En quelques lignes, voilà pourquoi Weeds connaît autant de succès critique-spectateurs.

    La série Weeds est diffusée sur Showtime, une chaîne de câble américain montante et ambitieuse à la HBO qui comme son slogan « No Limits » l’exprime se permet la diffusion de séries osées telles que The L Word, Queer as Folks (séries gays) ou Sleeper Cell (série centrée sur une cellule antiterroriste), permettant ainsi certaines qualités qu’ABC ou CBS ne peuvent garantir et certaines audaces que ces grands networks ne peuvent accepter : de bons scénarii crus et parfois vulgaires, un non-patriotisme version Anti-Amérique, quelques scènes osées et une dimension éloignée du politiquement correcte non négligeable. Etant à présent l’un de ses programmes phares, Weeds est aujourd’hui une des meilleures séries encore à l’antenne, toutes chaînes confondues.

    Depuis Desperate Housewives, on a vite compris que la vie de la femme au foyer n’était pas si innocence et cachait un certain nombre de secrets ignorés par son gentil voisin. Mais contrairement à Betty Applewhite, Susan Mayer, Gabrielle Solis ou Bree Van de Kamp, Nancy Botwin n’a pas de fils attardé caché dans sa cave, ni même commis d’incendie criminel au sein d’une maison voisine, elle ne trompe pas son mari avec le jeune jardinier à peine majeur, et n’a pas poussé son amant au suicide. Nancy Botwin est simplement, dealeuse, une dealeuse d’herbe somme toute ordinaire, une dealeuse modeste qui fournit un peu de cannabis innocent aux habitants mâles d’Agrestic. A vrai dire, contrairement aux femmes désespérées, Nancy Botwin connaît, suite à la mort soudaine de son mari, synonyme de perte de revenus, vraiment le désespoir et la nécessité de subvenir aux besoins de ses enfants.

    Ce qui plaît en premier lieu dans Weeds, outre sa dimension cynique et stigmatisante, c’est cette justesse de ton et de situations que l’on retrouve difficilement dans Desperate Housewives qui est davantage une version davantage acidulée et aseptisée et un brin figée de la vie en banlieue. En fait, il serait bienvenu que de ne pas comparer Desperate Housewives et Weeds sous prétexte qu’elles évoquent toutes deux la femme au foyer américaine, le sériephile que je suis a plus de références que la série à succès d’ABC pour construire une review intelligente sans passer par l’étude comparée, enfin il faut oser le croire. 

    L’un des autres atouts de Weeds est sans l’ombre d’un doute la galerie de personnages secondaires, pour certains sidekicks de Nancy, peu recommandables.
    En tête, Celia Hodes, pseudo-amie de Nancy, est à la fois la femme bon chic bon genre du comté d’Agrestic, marié à un avocat ventripotent du coin et une soccer mom caricaturale. Elle se caractérise avant tout par son cynisme inénarrable et son côté plus garce que bourgeoise, une nature particulièrement manifeste à l’égard de sa famille. Sa fille ainée est en pleine rebellion, à l’étape « je déteste ma mère et je lui montre », pour mettre fin au problème, Celia n’hésitera pas à l’envoyer ad vitam eternam au Mexique pour réfléchir sur sa modeste existence. Sa cadette est une jeune fille potelée et grassouillette, sans cesse persécutée par Celia, à coups même de laxatifs déguisés en chocolat, heureusement Isabelle a du caractère et ne se laisse pas faire. Après l’avoir trompé, le mari de Celia, Dean, verra également sa vie persécutée, notamment lorsque Nancy le drogua de somnifères pour lui raser la tête.

    Celia est un peu l’opposée de Nancy, dans sa manière d’être, de faire et d’éduquer, tandis que Nancy est plus ouverte, compréhensive tout en essayant d’inculquer des valeurs strictes à ses enfants, Celia elle, a des principes fermes (notamment contre la drogue, l’obésité, l’infidélité) mais peine à donner un modèle de vertu et de sagesse à sa jeune fille, en dépassant souvent les bornes. Cependant, leur opinion sur la société est identique et toutes deux n’hésitent pas à adopter un ton franc, parfois vulgaire.
    Dans cette saison 1, Celia aura beaucoup de choses à encaisser, notamment l’infidélité de son mari qui l’éclaire sur un mariage ratée et une vie paisible de bourgeoise banlieusarde insignifiante, et principalement son cancer qui la met face à sa féminité en péril et lui fait comprendre l’importance de ses proches, mais ceci seulement pour un temps.
    Dans la seconde saison, Celia prendra sa vie en main. Pour faire cesser les injustices, Celia se présentera aux élections et contre Doug, se verra élir maire de la ville. Elle débutera alors un règne digne d’un vrai dictateur : entre campagne antoi-drogue, anti-alcool, lois strictes et caméras de surveillance, Celia, c’est assurément le nouveau tyran d’Agrestic. Malheureusement pour elle, son bonheur sera rapidement mis à l’épreuve. Après l’histoire Doug, sa fille et son mari lui tourneront le dos et ce sera désormais au motel mal fréquenté que Celia pourra poursuivre son rôle de femme aisée.

    Quoi qu’elle fasse, Celia est un personnage excessif et caricatural, un personnage brillant, haut en couleur, très drôle mais souvent maladroite, qui garde la tête haute grâce à un caractère fort et combatif.

    Andy Botwin, lui, est le frère de Judah. Il est très immature, mais aime beaucoup sa belle-sœur Nancy et ses deux enfants, Silas et Shane. C’est un obsédé sexuel maladif, irrespectueux et accroc à l’herbe, il n’a aucune valeur et n’hésite pas à par exemple, déshabiller virtuellement la petite amie muette de son neveu, et à vendre des tee-shirts aux camarades de Shane « Christ Died for Your Sins », autrement dit Jésus est mort de vos péchés. Dans ces deux saisons, Andy devra faire face aux autorités, notamment lorsqu’elles l’appelleront à partir en Irak ou lorsqu’elles l’interpelleront en flagrant-délit de consommation de cannabis.

    Doug, le comptable et maire d’Agrestic est l’un des meilleurs clients de Nancy. Il est très immature, peu fiable mais fidèle en amitié et aide souvent Nancy dans ses activités illégales. Dans ces deux saisons, Doug est un pilier du marché de Nancy, en tant que gros consommateur et de par son métier de comptable également, il permet à Nancy d’obtenir des rentrées d’argent aux apparences légales et lui conseille d’investir dans un commerce qui ferait alibi de sa réelle activité.
    Mine de rien, Doug est un connaisseur, il fume de l’herbe depuis l’adolescence. Dans l’un des épisodes d’ailleurs, Doug apprend à Nancy que la prescription médicale de cannabis est autorisée en Californie et l’envoi au dispensaire dans lequel une multitude d’herbes est proposée. Doug adore se défoncer et ce dispensaire sera pour lui rapidement un lieu culte. « C’est comme Amsterdam, sans le passage obligée dans la maison d’Anne Franck ».
    Dans la seconde saison, Doug entretiendra  une relation avec Celia, malgré le fait qu’elle prit sa place au Conseil municipal : Doug a un faible pour les femmes de pouvoir mais il conserve encore plus son béguin pour son épouse adorée. Au grand malheur de Celia.

    Conrad Shepard, lui est le neveu de Heylia James, le fournisseur de Nancy. Dans ces deux saisons, Conrad tombera rapidement sous le charne de la veuve d’Agrestic, et s’associera à cette dernière dans l’exercice de son comemrce déguisé. Conrad devint un ami proche de Nancy, il lui prodige de sages conseils et tente tant bien que mal de la protéger. Leur amitié deviendra vite plus ambiguë, enfin pour l’un des deux, et surtout en seconde saison. Conrad verra d’un très mauvais œil la nouvelle relation de Nancy. Peur pour lui, pour son business, Conrad craint davantage pour Nancy.

    Le reste du cast est également très haut en couleur, notamment Heylia James, le fournisseur de Nancy, qui est une sorte de mama black, obstinée et hargneuse, connue de son franc-parler unique mais qui apprécie Nancy. Shane également, l’un des fils de Nancy qui demeure très perturbé par la mort de son père adoré et qui se montrera tantôt violent, tantôt rappeur, tantôt terroriste.

    Weeds, c’est la volonté de stigmatiser par l’humour, la mauvaise foi et l’ironie un brin cynique et cruelle une Amérique qui ne tourne pas rond, un Bush maitre de l’univers que la série conçoit comme criminel de guerre, sa position sur l’Irak est d’ailleurs très claire, le beau-frère de Nancy étant directement concerné dans la série. Outre l’administration d’Etat et le gouvernement, ce sont les Américains eux-mêmes les principales cibles de la série, eux les hypocrites, les égocentriques, eux et leur confort, leur mode de vie luxueux et égoïste, leur demeure immense et tape à l’œil, et leur 4x4 inutile et impeccable, ce culte de l’apparence touche d’ailleurs Nancy elle-même : son souhait de dealer étant plus de maintenir le niveau de vie aisé de sa famille que d’éviter à ses enfants des pommes de terre à chaque repas en occupant un travail difficile, ingrat et payé au lance-pierre.
    Cette ambivalence de Nancy Botwin est d’ailleurs un pilier fondamental de la série, elle tourne le dos aux valeurs familiales, sociales et légales d’une société américaine puritaine et élabore son propre code de conduite et ce pareil à un parrain dangereux de la mafia. Notamment, lorsqu’elle se marie à « l’agent anti-drogue », Nancy fait preuve de courage et de détermination pour continuer à mener ses activités.

    A l’image de la série, la morale donnée est davantage grinçante et perverse que pieuse et chrétienne, mais ce qui est à souligner, c’est que Weeds n’est pas seulement une satire sur la middle-class américaine, c’est aussi une oeuvre capable de gravité et de tendresse, une qualité que l’on retrouve davantage durant la seconde saison -plus teintée drama-, et ce bien qu’elle soit aussi présente en saison 1, notamment lorsque le show aborde entre autres le thème du deuil et de l’absence d’un père et d’un mari. En mettant en scène un rêve érotique de Nancy sur elle et son cher et tendre, qui frustre la veuve au point d’en venir au vibro-masseur, ou en montrant une scène bouleversante à travers laquelle Nancy s’effondre devant l’un des films amateurs tendres entre elle et son mari, cette dramédie juste et corrosive démontre son goût amer de la désillusion.

     

     

     
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  • Saison 4

    Life’s short, Smile fast
    4.02 – The Lorelais’ First Day at Yale. It’s a big day. Rory entre enfin à Yale, elle découvre un tout nouveau système mais compte bien prendre des notes. La séparation d’avec Lorelaï est difficile. Coperboom.

    Melinda’s Nickname : Sweetie
    4.16 – The Reigning Lorelai. Le classique dîner du Vendredi soir réserve toujours certaines surprises. Une amie d’Emily, Melinda, surnommée Sweetie par ses proches, est décédée hier. Peinée, Lorelaï ne comprend pas le lien de causalité entre Melinda et Sweetie et nous expose sa théorie sur la fonction du surnom.
     

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  • Saison 3

    Crazy comeback
    3.01 – Those Lazy-Hazy-Crazy Days (at Summer). Après un mois d’été de séparation entre Rory et Lorelaï, les retrouvailles à l’aéroport sont fortes en émotions, si fortes qu’elles en tombent par terre. Au moins, elles en profitent pour l’échange de cadeaux.

     

     

     

     

    Lorelai’s freak out
    3.03 – Application Anxiety. Rory était toute fière de sa dissertation sur Hilary Clinton, malheureusement, elle apprend vite que son sujet est le sujet le plus utilisé par les américaines de 17 ans désirant entrer à l’université. Et c’est Lorelaï qui va paniquer.

     

    From Jane Austen to Eudora Welty to Patti Smith
    3.23 - Those are strings, Pinocchio. Gilmore girls, c’est aussi des moments touchants et émouvants. Quand Rory décroche son diplôme, major de sa promo, elle nous fait part d'un discours court mais efficace.

     

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  • Saison 2

     

    Girls just wanna have fun
    2.07 - Like mother, like daughter. Quand Lorelaï est contrainte de participer aux activités de Chilton, elle accepte d’accueillir le défilé à l’Independance Inn, mais non pas de faire le défilé avec sa mère en costume ringard. Heureusement, elle peut choisir Cindy Lauper. Kelly Bishop est une femme fascinante, ça se voit bien.  

     




    Oy with the poodle, already !
    2.22 – I Can’t Get Started. Les diners du Vendredi soir sont souvent le moment où Lorelaï élabore de grands et longs discours philosophiques. Pour elle, « oy » et « poodle » sont les mots les amusants de la Terre , surtout s’ils se trouvent dans la même phrase. Heureusement, lorsqu’Emily se vexe about the pity invitation, Lorelaï connaît la phrase la plus hilarante au monde.

     

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