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11.10.2007
Big Love - Review Générale - Critique - Saison 1
Diffusion sur HBO
Series Premiere 12 mars 2006
Saison 2 le 11 juin 2007
Format 50mn - 12épisodes
Cast
Bill Paxton (Titanic, A Simple Plan, Club Dread, Resistance), Jeanne Tripplehorn (Mickey Blue Eyes), Ginnifer Goodwin(Mona Lisa Smile, Ed), Chloë Sevigny (Zodiac, Melinda Melinda, Broken Flowers, Boys don’t Cry, American Psycho), Grace Zabriskie (Inland Empire, Armageddon, The Wind Effect), Amanda Seyfried (Veronica Mars, Alpha Dog, Mean Girls, Nine Lives), Douglas Smith(Sleepover, Crossing Jordan, Close To Home), Tina Majorino (Veronica Mars).
Show Synopsis
Bill Henrickson a tout pour être heureux. Directeur de deux entreprises de bricolage prospères, Bill est un américain particulier, d’une part il est issu de la communauté mormone, d’autre part, il est polygame, pratique officiellement prohibée par la doctrine mormone en 1890. Les trois femmes de Bill sont très différentes les unes des autres. Chacune vivant dans une des trois maisons contiguës de Bill, ce dernier profite ainsi de sa famille et de ses sept enfants au quotidien.

Big Love est l'une des dernières comédies à succès de HBO, malheureusement les comédies sur HBO étant de moins bonne facture que les drames, et autres séries historiques signés par la chaîne à péage, peu d’espoirs étaient fondés sur cette ultime comédie. Heureusement, en plus d’une teinte fortement dramatique, Big Love est fondé sur un le thème assez alléchant : la polygamie.
Evidemment, l’atout majeur de Big Love, c’est la dimension innovante et excentrique « le Big » d’un thème récurrent et classique « le Love ». Et il faut reconnaître que le thème de la polygamie est parfaitement maîtrisé dans Big Love : une approche nouvelle, dénuée de clichés et plutôt cocasse d’une famille nombreuse et agitée.
Bill a en effet trois femmes. Barb, surnommée la patronne par les deux autres, est l’épouse légale de Bill, elle lui a donné trois enfants : Sarah, Ben et Teenie. Des trois femmes, Barb est la seule à travailler, elle est institutrice remplaçante aspirant à être titulaire. Barb est la modération et la maturité même, elle donne souvent son salaire au compte commun de la famille qui permet à toutes les femmes et à Bill de vivre en totale égalité. Cependant, à la mi-saison, Bill et Barb vont vivre une histoire d’amour torride et secrète, une histoire qui rappellera l’ancienne vie du couple et qui, une fois finie, minera le moral de Barb.
C’est en ayant un cancer il ya six ans que Barb accepta la venue de la seconde épouse : Nicky, la mormone venue de la communauté pour la soigner. Nicolette, sic sa mère, appartient à la même communauté mormone de Bill –alors même que Barb est une femme ordinaire qui rejette cette communauté et la doctrine mormone-, elle est même la fille du prophète Roman Grant. Contrairement à Bill, Nicky est toujours attachée à sa famille et à ses origines religieuses, son look vestimentaire en atteste d’ailleurs. Elle supporte mal la distance entre la communauté et son lieu de vie, et pour palier cette difficulté, Nicky achète beaucoup, pour elle, ses deux jeunes fils et son intérieur, qu’elle veut plus chic que celui de Barb. Elle accumulera ainsi neuf cartes de crédit et une somme de dettes de 60 000 dollars, une fois le tout révélé, Nicky regrettera amèrement son secret. Cependant sa force d’esprit, son agilité et son caractère montre qu’elle est la femme qui s’impose le plus.
La dernière femme s’appelle Margie, elle est la plus jeune de toutes. Margie travaillait au magasin de Bill avant de devenir la baby-sitter de la famille. L’idée d’une grande famille en parfaite communion lui a toujours plu et folle amoureuse de Bill, c’est alors qu’elle accepta de constituer la troisième femme d’un foyer polygame. Souvent jalouse de l’attention que Bill donne aux deux autres, elle connaît quelques crises existentielles. D’autre part, elle a du mal à élever ses deux bébés, se sentant souvent seule ou parfois excitée comme une adolescente, étant très liée au plus grand garçon de Bill, Ben, Margie est assez immature et c’est ce qui fait tout son charme. Contrairement à Barb et Nicky, Margie est une femme fragile qui connaît souvent quelques remises en questions mais en raison son amour à l’égard de Bill, Margie montre un bonheur parfait.
L’intérêt majeur de cette famille est l’approche faite à ces trois femmes, à la fois amies et concurrentes. Ces trois femmes sont assurément le réel pilier de la famille Henrikson, elles permettent une vie rangée et organisée, et accessoirement à Bill une existence et un bonheur parfaits.
Bill, lui est le patriarche de la famille. Directeur de deux magasins d’outillage et de bricolage, Bill connaît un succès auprès de tout le monde, ses collègues, ses employés et sa famille. Pourtant Bill se trouvera très vite en conflit (sérieux) avec le prophète de la communauté, accessoirement son beau-père qui lui réclame un pourcentage sur chaque recette des magasins qu’il dirige. Se montrant au prime abord père et mari attentionné, à l’écoute et généreux à l’égard de ses femmes, ses enfants, son frère et sa mère : une femme autoritaire esseulée qui haït son mari et sa propre communauté, Bill se revelera par la suite fortement antipathique, en raison notamment de l’abondance de travail et de ses obsession de résoudre les conflits entre lui et la communauté. Dans cette saison, Bill n’aura qu’une idée en tête : détruire le prophète, obtenir son indépendance pour lui et sa famille. Bien que le portrait de Bill soit le plus souvent positif, Bill m’est antipathique, c’est un homme têtu, souvent maladroit, et sexuellement lâche, qui n’hésite pas à combler ses femmes à coups de viagra dissimulé. Se présentant comme l’unique pilier de la famille, Bill est pourtant qu’un rôle secondaire dont les péripéties sans intérêt n’apportent rien à la compréhension de cette famille qui ne demande qu’à vivre en paix.
Outre l’atout indéniable des trois formidables femmes, ce qui plaît le plus dans Big Love, c’est le traitement juste et pertinent des enfants de la famille Henrickson. Sarah est une adolescente différente, qui a du mal à accepter le mode de vie de sa famille, se sentant profondément délaissé par un père très occupé et qui préfère manifestement Ben, l’aîné ou le digne héritier de la famille, elle se liera d’amitié avec Heather, une fille issue d’une famille catholique fascinée par la polygamie, cette amitié à la fois pudique et originale, rarement vu ailleurs, permettra à Sarah de se sentir exister autrement que dans son rôle de baby-sitter bénévole et serveuse dans un fast food. Ben le garçon, est chéri de son père, cependant, personne ne remarque sa profonde crise identitaire et sexuelle. Ben est en plein éveil sexuel et doute même de sa sexualité. Désirant s’adonner aux plaisirs de la chair, Ben culpabilise et pense qu’il contrevient aux principes mormons de sa famille. Teenie est la plus jeune du couple Barb-Bill, petite rouquine, elle aime tout autant ses trois mamans. Le couple Nicky-Bill a deux jeunes fils, gâtés par une mère perfectionniste. Le couple Margie-Bill a quant à lui, deux jeunes fils également.
Paradoxalement, alors que les enfants n’ont qu’un rôle secondaire, on s’attend à les voir traiter de manière importante, étant plus intéressé par une approche sur leur vie que sur la vie du patriarche. C’est ainsi vraiment dommage qu’on n’ait pas la chance de les voir plus souvent.
En plus d’être une série prenante, bien ficelée et profondément originale, qui se joue des mœurs et des modes de vie américains, Big Love présente quelques intrigues intéressantes et un quotidien familial palpitant qui captive plus qu’on ne croit, Big Love sait prendre son temps et sans frénésie aucune, démontre une vie étonnante sans cesse ponctuée par de nombreux épisodes parfois anecdotiques, parfois intrigants, parfois cataclysmiques.
En guise d’avant-goût, voici le générique inspiré de cette série hors norme.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Big Love, Critiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : big love, critique, hbo, review |
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Commentaires
Je suis un peu surprise que tu classes cette série dans les comédies vu qu'elle n'a absolument rien de drôle et qu'elle est toujours classée dans les séries dramatiques lors des différents awards.
Cela mis à part, je suis d'accord que Bill est antipathique mais en fait tous les personnages le sont à mon goût (sauf les enfants). Barb aurait pu passer s'il n'y avait pas eu la fin de saison et son acharnement ridicule au titre de mère de l'année. Nicki aurait pu se racheter si elle ne continuait pas à être aussi égoïste et à mentir (la nuit au Marriott au lieu du foyer, bel exemple!) et Margene, disons qu'elle passe...
Moi j'ai trouvé cette série sans intérêt alors même que la polygamie aurait pu être un très bon sujet (sûrement plus de comédie d'ailleurs), là c'est traité de telle manière qu'on s'ennuie, qu'on accroche avec aucun des personnages principaux et que les mormons me répugnent encore plus qu'avant. Il manque beaucoup d'autodérision et de dénonciation pour que ça touche le spectateur, là on a l'impression de voir le portrait d'une amérique rétrograde et sexiste, sans jamais trouver le cynisme qui pourrait remettre en question cette vision... Très grosse déception pour ma part, je m'arrêterais donc à la saison une.
Au passage, c'est quoi la musique qui passe? J'ai beau regardé partout, je n'ai as vu de copyright?
Écrit par : Delph | 06.01.2008
D'abord, merci pour tes passages sur mon blog, cela m'a donné l'occase de découvrir ton site, et c'est plutôt une bonne chose (:
Pour ma part, je ressens pour Big Love une passion folle et débonnaire, la saison 2 ayant été pour moi une confirmation de la bonne surprise qu'a constitué la saison inaugurale ! Comme toi, j'ai été longtemps réticent à cet univers mormon malsain mais j'ai rapidement dépassé le stade du dégout pour mieux les apprécier, à l'exception de Bill qui est encore le héros le plus détestable que je connaisse (:
Je ne saurai quoi dire pour te prouver toute la valeur de Big Love, je pense de toutes facons que c'est maintenant peine perdue ; en tout cas, c'est très intéressant de lire ton avis, çca ne manque pas d'arguments (:
Sinon, comme tu me l'as souligné, Big Love n'est définitivement pas une comédie ; mon introduction de la saison 1 n'était pas très subtile ; cependant je n'ai jamais considéré Big Love comme un drame à l'image de ma série culte : Six Feet Under ! Pour moi, Big Love est donc une dramédie, inclassable dans les deux autres genres.
Pour info, et si cela peut t'intéresser, j'ai écrit il y a quelques mois mon bilan de la saison 2 et les résumes de celle ci, cela sera publié dans les jours qui suivent, lorsque le glas de la fin de mes partiels aura sonné !
A bientot (:
Écrit par : Blabla-Series | 07.01.2008
Bien d'accord avcela majorité de la review !
Écrit par : Babe | 19.02.2008
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