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16/01/2015

2014 - Les meilleurs films et les meilleures séries

Maintenant que 2014 est une chose réglée, soyons nostalgiques pour ne garder que le meilleur. Des surprises, entre vampires romantiques et transsexualisme, des retours, celui de Cronenberg, de Claire Danes ou de The Comeback et des nouveautés implacables qui, définitivement, placent la barre très haut.

 

Un TOP cinéma

 

15. Un été à Osage County (USA)

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14. Party Girl (France)

party girl

13. White God (Hongrie)

white god

12. Ida (Pologne)

ida.jpg

11. Les Opportunistes (Italie)

les opportunistes

10. Les Combattants (France)

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9. Week Ends (France)

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8. Love is strange (USA)

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7. Sils Amaria (France/Allemagne)

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6. Whiplash (USA)

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5. Only Lovers Left Alive (Allemagne/Royaume-Uni)

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4. Maps to the Stars (USA)

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3. L'Institutrice (Israel)

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2. Deux jours une nuit (Belgique)

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1. Mommy (Quebec)

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Un TOP séries

 

15. Orange is the new black (Saison 2) - La plus féminine

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14. Mozart in the Jungle (Saison 1) - La plus récente

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13. The Goldbergs (Saison 2) - La plus publique

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12. Inside Amy Schumer (Saison 2) - La plus Amy Schumer

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11. Broad City (Saison 1) - La plus homemade

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10. Shameless (Saison 4) - La plus constante

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9. Happy Valley (Saison 1) - La plus anglaise

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8. Fargo (Saison 1) - La plus hivernale

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7. Transparent (Saison 1) - La plus organique

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6. The Honorable Woman (Saison 1) - La plus complexe

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5. Girls (Saison 3) - La plus réinventée

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4. The Comeback (Saison 2) - La plus miraculeuse

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3. Homeland (Saison 4) - La plus inattendue

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2. The Affair (Saison 1) - La plus mélo

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1. The Leftovers (Saison 1) - La plus magnétique

 

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02/01/2015

Transparent (Saison) La nouvelle famille

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La première série d'Amazon est un cri dans la rue. Un étendard à valeurs comme ces rares séries HBO. En évoquant la famille et l'individualité au prisme du genre, Transparent s'avère comme la révélation de l'année.

 

Quand Amazon, le monstre culturel, se met aux séries, elle le fait avec le même matraquage de force et une innovation rare, presque discutable : lancer en ligne une salve de pilotes en ligne en demandant aux internautes de choisir leur série. La première élue, Transparent, se distingue déjà. Transparent raconte les bouleversements d'une famille au lendemain du coming-out queer de Mort, le patriarche sexagénaire de la famille Pfefferman, devenue Maura. De confession juive, la famille est pratiquante et fait face pourtant à des chamboulements identitaires majeurs qui concernent la famille dans son ensemble.

Jeffrey Tambor, le chef de clan hurluberlu d'Arrested Development, joue Mort. Puis Maura. Un homme qui devient femme. Entre aujourd'hui où enfin elle s'assume face aux autres et 1994, l'année où il décide passer le cap timidement, de rejoindre les rangs des code-dressers, soirées anonymes et communautaires, et de s'habiller en femme, de plus en plus, dans le secret de la chambre conjugale. Créée par Jill Soloway, la série ressemble beaucoup à Six Feet Under dont elle s'occupait en tant que scénariste en chef, de par leurs questionnements communs sur la famille traditionnelle et patriarcale, le rôle de chacun dans la société au regard du couple, de la sexualité et de l'héritage familial. Dans la forme aussi, les situations révélatrices, une écriture au cordeau et cet humour invisible, masquant les éraflures et les doutes.

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Mais au delà du père transgenre qui s'affirme d'épisode en épisode, en allant au centre commercial, en chantant, en faisant face à son ex-femme (Judith Light, éblouissante), entourés de nouvelles amies, sobres mais émouvantes, toute les membres de la famille Pfefferman sont étudiés dans leur quête d'individualité. Quête de sexualité pour la fille aînée, mariée depuis vingt ans, Sarah redécouvre son attirance pour celle qui fut sa partenaire durant les années fac et trouve ainsi l'opportunité de faire chavirer le schéma familial dans lequel elle se sent prisonnière . Quête de paternité et de stabilité pour Josh, le garçon du milieu, qui de liaison en liaison, peine à se connaître. Et quête d'identité, dans la définition des frontières entre le masculin et le féminin pour Alie, celle dont on dit qu'elle est celle qui ressemble le plus au père, à la nouvelle mère, d'apparence lesbienne, mais hétérosexuelle, incapable de trouver un travail, se cherchant toujours, dans les études et les relations qui l'environnent.

De pleine envergure, Transparent est une analyse fine de la famille d'aujourd'hui. On pourrait lui reprocher son effet catalogue des nouvelles moeurs mais la série est à ce point dénuée d'ironie moqueuse, de parodie, d'effets de style décalés et faciles qu'elle saisit sincèrement à chaque épisode. Pour cause, la créatrice parle de son vécu, lorsqu'il y a trois ans, elle fit face au coming-out transgenre de son propre père, cette expérience donne à la série une raison d'être, sa véracité.

 

D'une force invisible, Transparent fouille les complexités familiales telle une musique de scène, douce-amère, subtile et touchante, une musique qui rappelle avec beaucoup de nostalgie la puissance unique de Six Feet Under.

9/10

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12/12/2014

Olive Kitteridge (Saison 1) La femme et l'ombre

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Chaque année, il y en a une. Comme un banquet de qualité, la chaîne HBO propose une mini-série à l'aube de l'hiver, une oeuvre courte, prestigieuse, souvent exigeante mais implacable. Cette fois, une minisérie familiale, menée par une femme rude, Olive Kitteridge.

 

Après les Frères d'armes, la Guerre du Pacifique, et récemment les destins de femmes exceptionnelles, de Mildred Pierce à Temple Grandin, HBO lance sa nouvelle minisérie sur une nouvelle femme de caractère, Olive Kitterdige. Adaptée du recueil du nom, treize nouvelles d'Elisabeth Strout, primées au Pulitzer en 2009, cette série raconte le parcours tumultueux d'une ancienne professeur de mathématiques, mariée à un homme débonnaire qu'elle méprise, et mère d'un jeune homme qu'elle n'a de cesse de rabaisser.

En décrivant le décor cette famille du Maine, unie mais taiseuse, déchirée mais jamais fâchée, la série s'attache à serpenter parmi les aléas du quotidien, un quotidien domestique, sans intensité, sans éclat, un quotidien monacal fait de repas de famille ternes, de séances de jardinage et de discussions sèches, à l'image de l'héroïne. Olive Kitteridge est ainsi. Elle est une femme difficile, exigeante à l'égard de ses proches, de ses élèves, mais parfois surprenante, amusante dans son cynisme, même compassionnelle quand l'un de ses élèves, brillant vit une enfance difficile, en prise avec une mère junkie. Grâce à Frances Mcdormand, le personnage n'est pas seulement une façade rude et froide, il détient une épaisseur émouvante, cette humanité palpable lorsqu'il se laisse se regarder au détour de quelques confessions.

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10/10/2014

La rentrée series - Les drames, drames, drames

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Les séries pullulent. Partout, même sur des plateformes obscures. On les décompte avec peine, comme des motifs de tapisserie. Dans le lot, la rentrée des séries publiques. Entre Gotham, Stalker, How to get away with murder ou Madam Secretary, bilan de ce qu'il faut voir ou éviter.

 

 

Jane The Virgin

Encore une telenovela américanisée par les chaînes publiques. Comme Ugly Betty en son temps, ou Devious Maids récemment, Jane the Virgin apporte ce gage de folklore et de drôlerie qui adoucit le paysage télé. Pourtant, son histoire est abracadabrantesque, celle de Jane, une jeune femme prude et vierge (par principes) qui après une insémination accidentelle tombe enceinte. Pas de grossesse miracle mais une simple erreur digne d'une série vénézuélienne. Si Jane est le personnage principal typique, gentil, mais toujours sérieux, à l'image encore de Betty Suarez, c'est encore la galerie des personnages secondaires qui procure à la série son ton amusé et excentrique : une grande-mère catholique et une mère jeunette et ravagée, et puis cet homme séducteur, le père, marié à une femme machiavélique qui avec cet enfant espèrent tous deux réparer leur mariage. Déjanté sans être kitsch, amusant sans être parodique, Jane the Virgin est une série réussie et équilibrée, une sorte de nouveau soap, vestige de la telenovela dont elle déforme avec plaisir les codes et de la comédie romantique américaine, un mélange entre Ugly Betty et Pushing Daisies, dans la même veine comique. Assez originale et attachante pour être suivie de près chaque semaine, ou presque.

8/10

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Constantine

Un nouveau chasseur de démons est dans la place. Plutôt un vieux, qui renaît de ses cendres, dix ans après un film sans intérêt avec Keanu Reeves dans le rôle-titre. A la télé, Constantine succède à Buffy, là encore quinze trop plus tard, paradant en look désabusé de rockeur anglais, tiré d'un shooting trendy. Ce décor poseur nuit totalement à la dramaturgie de la série tirée du comic Hellblazer dans lequel cet antihéros, John Constantine, combat avec drôlerie et arrogance le Diable et ses démons afin de protéger les âmes perdues. Dans un ton kitsch et maniéré, la série ne fait que macérer des storylines anciennes et recyclées, avec le même niveau d'effets spéciaux. Le résultat est daté, ennuyeux, on ne s'attache pas à ce personnage lisse et sans profondeur, et à son équipe de faire-valoir bien trop caricaturale, pire, on s'indigne sans en rire.

2/10

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25/09/2014

Silicon Valley (Saison 1) La comédie qui manque de pointe

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Discuter du numérique est tendance. Depuis IT Crowd et jusqu'Halt & Catch Fire, série sur l'espionnage industriel entre compagnies de processeurs, la technologie est devenue source de narration. Voire de comédie. Avec Silicon Valley, nouvelle recrue du cru HBO 2014, la sphère impitoyable de Palo Alto est gentiment tournée en dérision.

 

Créée par Mike Judge, Silicon Valley raconte l'ascension et les remous d'une petite start-up de compression fondée par quatre têtes dures, des passionnés bien sûr, forcément farouches et maladroits, timides, mesquins et sarcastiques. Une bande de potes à la Big Bang Theory sans la culture geek.

Pied Piper, c'est le nom du petit business qui fait sensation. Son créateur, Richard, réussit un coup de maître, un taux record de compression fichier texte, audio et vidéo, comme personne ne l'a fait auparavant. Employé de Hooli, une grande firme qui a pignon sur la baie, Richard quitte ainsi son poste et se lance dans l'inconnu avec ses quatre compères (dont forcément un Indien, un ventripotent, un cynique chevelu comme dans chaque recoin de Santa Clara). Jalousé par l'ex- entreprise, dirigé d'une main excentrique par Galvin Belson (Matt Ross, aussi véreux que dans Big Love), Richard refuse le rachat et gros chèque et cherche les investissements. David contre Goliath ou presque.

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27/08/2014

The Leftovers (Saison 1) L'étrange relève

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Si les séries des nouvelles plateformes se taillent de plus en plus la part du lion, HBO n'a pas dit son dernier mot. La chaîne intelligente des années 90 a beau commettre des impairs, annuler Hello Ladies, laisser agoniser True Blood jusqu'à une fin médiocre, elle sait encore prendre des risques. Avec The Leftovers, belle série de l'étrange.

 

Un 14 octobre, ordinaire, une femme attend à la laverie, au téléphone. Elle prend la route, son bébé à l'arrière quand cela se produit. Pas de secousse, de bruit sourd. Son bébé disparait. Un enlèvement général. Des voitures s'entrechoquent, les conducteurs ne sont plus là. Les cris commencent alors à piétiner les trottoirs. Ce jour-là, 2% de la population mondiale a disparu.

The Leftovers s'ouvre ainsi, sur un pari fantastique, mais superbement mis en scène. Aux manettes, Damon Lindelof qui après Lost, compte bien prouver à ses détracteurs qu'il peut encore tenir une machine à l'engagement fort. Adaptée du livre éponyme de Tom Perrotta, connu pour son best-seller Little Children, la série n'a pourtant rien de Lost. Si le mystère nourrit la tension, la série centre son regard sur une petite ville qui se reconstruit après la catastrophe, une famille en particulier, les Garvey.

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21/03/2014

Enlightened (Saison 1) Que faut-il être pour être heureux ?

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A contre-courant, HBO tente tant bien que mal de poursuivre son échappée en marge, loin des canaux. Avec Enlightened, la série la plus subtile de 2013, HBO retrouve son statut indétrônable de chaîne prête à tout.

 

Amy est une femme de trempe. Une cadre réputée qui craque au cours d’une journée au bureau, le rimel dégoulinant sur les joues, les yeux gonflés par la frustration.  Noyée par le travail, l’ambition, les romances empesées, Amy se jette corps et âme dans une crise, une hystérie d’ascenseur, gros mots et gestuelle, qui vient tout chambouler.

C’est ainsi qu’Enlightened démarre son histoire. Mais très vite après l’hystérie, vient l’apaisement, quand Amy se réfugie dans un camp d’américains victimes de leurs nerfs, qui en ont assez de se crisper. Désormais le leitmotiv d’Amy sera la sérénité, la bienveillance, une attitude incarnée par la merveilleuse Laura Dern, cette muse de Lynch qui a manqué à l’écran. Derrière la machinerie ésotérique du personnage aux cheveux tout en boucles et en robes fleuries, se cache une force sensible qui donne à l’héroïne un charisme et une émotion implacables. Une fragilité.

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06/03/2014

Hello Ladies (Saison 1) Bonjour tristesse

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En solo, loin de son ex-acolyte Ricky Gervais avec qui il avait crée The Office, Stephen Merchant se met en scène dans une comédie HBO. Plus qu'une mise en danger, une série-miroir. Le reflet le plus drôle de la rentrée.

 

Hello Ladies, dit-il. A chaque épisode. Stephen Merchant, créateur, scénariste et acteur de la série aime cette accroche. Cette façon panachée d'accoster les filles. Avec elle, on ressent toute la solitude du monde, la solitude de ce type, Stuart, un graphiste de L.A qui, avec sa petite boîte de web design, s'en sort bien, mais qui, insatisfait, rêve de soirées privées, de mannequins, d'actrices glamour à son bras. Stuart court beaucoup mais n'est pas un coureur. Derrière sa quête de conquête, le type n'espère que l'affection. Son problème, c'est qu'il vise haut.

Lui est un grand type. Plus de deux mètres de hauteur, un blond qui lorgne du côté du roux, affublé de lunettes épaisses et de sourcils broussailleux. Stuart est un type normal. Pas si laid quand on regarde bien, pas si bête quand on l'écoute, le type sait manier l'humour, l'ironie, il sait avoir de la conversation lorsque la pression quitte son flux sanguin. Mais il rejette la normalité, cette normalité qui le renvoie à son échec, son sempiternel célibat, sa solitude des vendredis soirs qu'il partage avec Wade, son meilleur copain normal récemment séparé de sa femme très normale. Alors pour mettre un peu de piquant dans sa vie, il aime bien fréquenter Jessica, cette petite actrice trentenaire qui occupe sa poolhouse. Autrement dit, sa locataire.

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