Blabla-Series








01.07.2009

Bis repetita placent # Adam blablate en série n°36

Bis Repetita Placent


Souvent, on peut mesurer la qualité d’une série à l’envie de la revoir.
Exemple : la saison 2 de Damages s’est finie il y a trois mois, Adam a songé zéro fois à la revoir. La saison 2 de Damages n’était donc pas de qualité. (ça marche : elle ne l’était pas).
Autre exemple : en songeant d’arrêter le visionnage en cours d’Heroes, Adam ne songe pas à revoir la série. Heroes est donc foncièrement nul. (ça marche encore : Heroes sent mauvais).

 

Sur le fond, ce constat n’est pas très grave (il y a maintenant beaucoup de séries et les auteurs d’Heroes espèrent néanmoins attirer les plus curieux pour un premier visionnage). Pourtant, voir et revoir une série, c’est le propre de son concept, de sa sève (la métaphore de l’érable ici est très judicieuse) et les séries cultes le sont avant tout pour ces épisodes que l’on connaît sur le bout des doigts.
Parce que qui n’a pas vu dix mille fois (au moins) la scène où Ross est coincé à la porte du Central Perk face à Rachel sur la musique pluvieuse de With or Without U ? Ou celle où Carrie oublie ses principes de fille superficielle et rejoint Aidan dans la forêt pour un moment catastrophement nature ? Pour finir, qui n’a pas pleuré trois fois (au moins) devant la scène finale où Claire Fisher part de la maison familiale en apercevant Nat dans le rétroviseur ?

 

Actuellement, malgré quelques bons crus générationnels (Gossip Girl pour les uns, Lost pour les autres), peu de séries suscitent un tel processus d’absorption.
Pour ces dernières semaines de juin, Adam a regardé en vrac Harper’s Island, Nurse Jackie et la quasi fin de Big Love. Tandis qu’Harper’s Island a suscité une petite envie d’horreur (envie de revoir : une, qualité de la série : passable), Nurse Jackie, elle, a livré un épisode qui pourrait rester dans les annales (envie d’être revu : quatre fois minimum). Et quant à Big Love, ce n’est plus un revisionnage que la série suscite. Mais au moins toute une conversion au mode de vie mormon polygame.

 



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Lundi 15.06

 

Nurse Jackie (1.02 Sweet N’All) Rares sont les séries débutantes à faire intégrer chez le spectateur un nouvel univers, son empreinte et l’ensemble de ses personnages en quelques épisodes. Le processus est lent, parfois laborieux (Californication). Pourtant, Nurse Jackie l’a fait, avec un second épisode absolument parfait qui réussit en l’espace de trente minute ce que le pilot avait plutôt raté : nous faire aimer l’héroïne (Edie Falco est absolument splendide) ainsi que la galerie secondaire qui gravite autour d’elle (la directrice, l’amie médecin riche, la famille de Jackie). En plus de cet exploit rare, l’épisode parvient à approfondir sa dimension désoeuvrée avec un suivi psychologique intéressant de Jackie tout en s’auto-agrémentant d’histoires accessoires plutôt prenantes (la directrice en plein délire, la jeune infirmière maladroite, le jeune médecin). Un tout travaillé et intense digne d’une grande série. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

(8/10)

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Mardi 16.06

 

Big Love (3.09 Outer Darkness) En plus des pistes lancées par la saison 3 (une Nicky en raison de ses secrets, un Bill embêté jusqu’au cou), l’épisode fait la part belle à Barb, proche d’une éventuelle ex-communion par son Temple. Le côté de dévot de l’héroïne, on le connaît depuis le tout début. En revanche, nous n’avions jamais vu ses pratiques et l’épisode s’amuse à créer une sorte d’univers immaculé mêlé de rêveries inaccessibles à cette histoire. Ajoutée à l’émotion frappante d’une Barb en plein ébranlement religieux, la storyline est une grande réussite. Elle n’ajoute rien de plus aux arcs déployés tout au long de cette saison mais elle a l’avantage de revenir aux sources de la série, entre tiraillement religieux et désir familial, un choix de luxe avant le tout dernier épisode.

(8/10)

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Jeudi 18.06

 

Psychoville (1.01 Pilot) Un nouveau thriller sanglant, satyrique et terrifiant pour défier Harper’s Island ? Si la BBC l’annonce comme tel, les deux séries saignantes à l’antenne n’ont rien à voir, Psychoville tenant plus de la grosse et grasse série Z classique que du teen-show horrifique à deux francs. Et c’est tout ce qu’on espérait, tout ce à quoi on aspirait. Le pilot introduit son intrigue sans distiller d’effets frayeur pompeux, en se jouant des bonnes ficelles du format. Le pilot n’hésite pas à engraisser son ton et son allure, à travers cinq personnages centraux crades, aveugles, freaks ou psychopathes (ou les quatre en même temps). L’humour du genre fait recette sans être un franc succès mais il suffit à donner la série sa désinvolture et son ironie. Avec Psychoville, les créateurs de The League of Gentlemen se font plaisir, et comptent bien mettre le paquet. Ames poétiques s’abstenir.

(7/10)

 

 

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Vendredi 19.06

 

Harper’s Island (1.10 Snap) A deux épisodes de la fin, la série réussit à établir un début d’ambiance, entre psychose générale et claustrophobie. La recette n’a rien d’original mais assez bien mené ici, elle permet à Harper’s Island d’être un peu plus crédible, à défaut d’être angoissante. Servi par un rythme à tout épreuve, la série se suit sans déplaisir et nous même rend même assez curieux pour la suite, une première dans le genre.

(7/10)

 

 

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Jeudi 25.06

 

Samantha Who (2.14 The Rock Star) Une pause ultime bénéfique à Samantha qui nous revient plus guillerette que jamais. L’épisode se base sur une simple histoire de relation star-fan, ancrée dans le passé amnésique de notre héroïne, sans être téléphonée mais qui réussit toutefois à être brillante sur le fond. Parce qu’en permettant à la série d’accoucher de flashbacks eighties funky et de posséder un potentiel hystérique suffisant pour rendre en grande forme nos trois héroïnes décérébrées, l’épisode réussit à nous amadouer et nous prouver que la bonne humeur de Samantha n’est pas enterrée avec la série. Finir sur une bonne note, c’est tout ce qu’on souhaite à cette pastille sympathique et chaleureuse.

(8/10)

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Samedi 27.06

 

Harper’s Island (1.11 Sigh) Il fallait au minimum un épisode pour tuer le couple d’abord insipide puis attachant de l’île. Les auteurs l’ont compris, l’avant dernier épisode était donc dédié à Cal et Chloe, les blondinets amoureux de la bande. Ce « you can’t have me » tout en effets a quand même été la conclusion d’un épisode prenant et haletant où tout s’est enchaîné avec rythme et conviction (les acteurs s’en sortent bien curieusement). Il faut au moins espérer que cette boucherie d’un John Wakefield surgi d’outre-tombe ait une explication, un sens. A l’égard de cette storyline (John se joue finalement de l’amour des deux romantiques par sadisme), difficile de le croire. De la boucherie gratuite pour un genre horrifique, pourquoi pas. Mais pas pour une série, pas sur treize épisodes, un minimum de fond est requis.

Le faux cliffhanger qui introduit Jimmy en suspect n’avait rien d’une surprise, divers scenarii semblent s’esquisser,  le plus plausible étant Jimmy, fils illégitime de John et Abby’s Mother. Jimmy serait alors le frère d’Abby, prêt à se venger d’une sœur qui a reçu toutes les attentions. Si tel est le cas, on nage en plein Craven’s copycat. Le dernier épisode, en deux heures (espérons prenantes) mettra fin au mythe de l’Ile, que l’on espère transfigurée, hautement mortelle et originale. Un triptyque difficilement réalisable pour le genre.

(7.5/10)


Pushing Daisies (2.13 Kerplunk series finale) S’achever sur le monde de la natation, à travers en l’occurrence les deux tantes version synchronisées chères au cœur de Chuck, était la bonne idée de fin, entre folie visuelle et nostalgie des héros. En plus d’un univers aquatique tout aussi bien représenté que les autres déployés au cours des deux saisons (mention spéciale à l’univers du concours culinaire, du cirque et du couvent), l’épisode se nourrit d’une intrigue policière des plus classiques (peut-être trop classique) pour mettre en avant Lily et Vivian, deux personnages phares qui, de par leur personnalité atypique, méritaient un tel zoom.

Sans oser éclaircir le mystère du Pie Maker et annoncer l’évolution de l’histoire d’amour de Ned et Chuck, l’épisode final d’une série centrée sur lesdites facettes pouvait décevoir. Mais plus subtil qu’il n’y paraît, plus fouillé que prévu, ce series final a le mérite d’approfondir les relations qui lient les personnages ensemble, de rappeler les périples d’une troupe d’enquêteurs pas comme les autres, sans en dire trop, sans se terminer sur un happy end convenu, qui aurait été pour le coup trop sucré. Un peu comme le final mesuré de Dead Like Me, c’est tout l’art de Bryan.

(8/10)

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27.06.2009

R.I.P

 

Je me déjuge sous la pression des internautes et m'en vais vous parler de Michael Jackson. Vous savez,ce mec dont personne ne parle jamais (il fait peur) et qui maintenant est écouté sur MSN « affiche ce que j’écoute » (parce que déjà que j’ai des goûts musicaux merdeux, j’aime en plus les afficher en toute fierté), adulé sur Facebook (« Repose en Paix Michael, merci de nous en avoir mis plein les yeux et les oreilles ») (MUAHAHA) (« Crève Charogne », ah non ça, c’est autre chose), rendu hommage sur Twitter (« le Roi de la Pop s’est éteint », déconne ?).

 

Michael a donc fait un retour fracassant sur la blogosphère (comme jamais) (les heart attacks ne se produisent qu’une seul fois) (Dieu soit loué). Farah Fawcett aurait pu en prendre de la graine. Mais son colon défaillant n’a pas tenu le coup. (c’est pas fiable ces bestioles)

 

En attendant, Kim Wilde reste en vie. Et avec tous ses icônes qui passent l’arme à gauche au fond du tiroir-commode, c’est comme un pari gagné sur l’existence.

 

Hallelujah.

25.06.2009

Non tu ne sauras pas mon secret

Comme tout le monde, j’ai délaissé Pekin Express Vendredi dernier pour découvrir les nouveaux cas candidats de Secret Story (mes visionnages du PAF sont toujours intensément fascinants) (c’est comme un principe de vie auquel je me tiens rigoureusement chaque jour que dieu fait).

Après le prime, j’avais juré que je ne regarderai pas cette saison. (François-Xavier me faisait peur, autant que les yeux de Castaldi et les deux chiens de la Sosie de Victoria qui tourne les Lettres).

Mais dimanche soir, enrôlé dans une conversation téléphonique passionnante, j’ai aperçu à la télé Cindy (celle qui a pour secret la « Bisexualité ») qui pleurait à chaudes larmes dans les bras de Miss TroMoche.
Il fallait que j’élucide ce mystère télévisuel. (j’ai donc quasiment raccroché au nez de mon amie - qui ne l’est sans doute plus)

En fait, Cindy pleure parce que Miss TroMoche s’en va. (un classique : j’aurai pu le deviner sans le son, zut).

Comme quoi, faut jurer de rien.

23.06.2009

A chacun ses références

 

Regina Spektor va faire ses vocalises aigues au Bataclan, le 1er juillet. Le prix de la place est vraiment abordable : 20 euros. C’est même plus le prix d’un bon livre de nos jours (je ne lis pas du Marc Levy, je suis quelqu’un de foncièrement bien).

Et j’aime vraiment Regina Spektor (quand elle fait des effets de voix avec la gorge, j’ai envie de m’inscrire au cours d’Armande Altai pour faire pareil (ou de rissoler du piment)).

Mais la vie est une chienne, je n’irais pas fricoter avec Regina. Quatre jours plus tard, Britney Spears envahit Bercy pour un playback laborieusement dansé. Et l’être sensible à l’art que je suis n’a pas pu résister longtemps.

La place m’a coûté un bras (mon bras gauche ne vaut que 100 euros). J’aurai pu aller voir Regina Spektor cinq fois (ou trois fois et deux fois Emily Jane White). Des fois, je me demande ce qui ne tourne pas rond chez moi.