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09.02.2010

Grey’s Anatomy (Saison 6) Après la mort, il reste les engelures

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State of Love and Trust – 6.13 (diffusé le 04.02.10)

Derek devient le chef intérimaire du SGH. Meredith et Bailey opèrent une patiente mais un problème anesthésique précipite le drame. Lexie regrette Marc qui regrette Lexie. Quant à Cristina, elle hésite entre bon temps avec Hunt et avancement avec Teddy.



Baisse de regime chronique pour Grey’s Anatomy. Après un début triomphal ou presque à travers lequel la série médicale et sirupeuse avait changé de mode opératoire, Grey’s Anatomy retrouve ses schémas planplan sans teint.

 

Miranda qui doit faire face à une patiente hantée par son réveil précoce sur le billard et particulièrement rancunière, Meredith à la rescousse ou encore Arizona qui s’allie à Alex pour diagnostiquer un enfant comme les autre, l’épisode a fait la part belle aux procédures doucereuses à scalpel. Parmi ses intrigues sans grande ingéniosité dans les principes et les dénouements, beaucoup de discours sans grand fond. Même Bailey se standardise lorsqu’elle donne de la voix.

Ces histoires sans attrait particulier auraient pu s’imbriquer à une énergie humoristique parallèle mais faute de contenu là aussi, l’épisode en pâtit.

 

Du côté soap de la force, même constat. Ca n’avance pas avec franchise du côté des coulisses de l’hôpital. Si Izzie re-disparaît sans un mot (même des autres), on retrouve les blocages relationnels entre Lexie et Marc ou Cristina et Owen. Si Lexie parvient à dynamiser un temps cette amourette en stand-by en énumérant avec amertume l’animosité de son ex, penchée au dessus des fesses de Yang, son problème ne parvient pas à concerner le spectateur. La faute à Eric Dane ?

Alors que pour les deux autres, Cristina et Hunt, deux personnages bien incarnés, le blocage vient d’ailleurs. Un manque d’évolution flagrant pour une relation réduite à sa bestialité sexuelle. Les bonnes intentions débordent, Hunt devenant fleur bleue, mais rien à faire. Même le discours final de Yang sur son envie d’indépendance professionnelle avait un fond par principe dérangeant.

 

La seule surprise, et quelle surprise, que nous réserve l’épisode, c’est assurément le retour du docteur joué par Sarah Drew (et de l’autre rouquine sans histoire). En réussissant à imposer un personnage en deux épisodes, Sarah avait réalisé un exploit. Le retour de ce docteur mesquin mais authentique s’avèr eprometteur. Et par là légitime tout à fait l’accès au poste de chef par Derek l’opportuniste. Sans égard au reste de cette histoire qui comme le ton global de l’épisode manquait d’avenant.

 

Répétitif et sans saveur, cet épisode se suit comme un mode d’emploi standard. Plus qu’à espérer que le prochain épisode, au titre qui donne la couleur, Valentine’s Day Massacre, retrouve l’esprit gentiment trashy mais lovely de la série.

5/10

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08.02.2010

Misfits (bilan saison 1), la recette efficace entre genres et émotions

L'Angleterre, c'est un peu le paradis sériel. En guise d'apéritif (sucré) avant le retour de Cook et ses acolytes fin janvier, E4 nous a proposé de passer la fin d'année 2009 devant une série atypique sur des ados marginaux condamnés aux travaux d'intérêts généraux se découvrant des pouvoirs. Une série à mi-chemin entre Skins et Heroes ? No way. Peut-être plus un mi-chemin entre Skins et True Blood pour comparer des tons qui se marient bien, étrangement bien.
Qui aurait cru les anglais assez doués pour écrire une série fantastique aussi loufoque, drôle, tout en réussissant à garder les pieds sur terre, à peindre un portrait assez réaliste de la jeunesse anglaise (qui rappelle plus la génération n°2 de Skins que la première, mais en plus attachant, festif) avec ce procédé casse-gueule de super-pouvoirs, pourtant assez américain ? Personne. Enfin si, moi. (Mais c'est parce que je voue un culte absolu pour l'art british)

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Le noyau de tout ça : la dérision. Là où certaines séries, Skins donc, brillent par leur diversité émotive, Misfits mise plutôt sur la diversité des genres : pour nous faire mâcher plus facilement les thèmes lourds qui passent sous la plume des auteurs de Skins, ceux de Misfits s'amusent à les écorcer en jonglant entre le fantastique, le gore, le comique de situation, le drama en doses légères. Le tout soutenu par un ton dérisoire omniprésent savoureux au possible, qui soulève souvent une part de vérité, pas de façon aussi subtile que le show bristolien mais quand même. Car l'ambition des deux shows ne se compare pas. Le but principal de Misfits, divertir, tout en gardant un fond réaliste. Et c'est peut-être ça la recette idéale pour la série parfaite : se moquer, des autres, de nous.



Misfits c'est aussi, et surtout, une série super-pouvoirs sur fond d'étude sociale. Les personnages sont marginaux, isolés, littéralement, et apprennent à vivre entre eux. Des personnages qui partagent un point commun : un dérapage social, quelqu'il soit, qui les a amenés à subir les TIG. Passant une bonne partie de leurs journées ensemble, c'est l'occasion pour les scénaristes de consolider épisode après épisode la dynamique entre les protagonistes, qui forment en six épisodes un petit groupe solide d'amis qui se moquent gentiment d'eux tout en partageant les mêmes vices. Ce qui les rend terriblement attachants.




La série utilise rarement le postulat super-pouvoir comme moteur de l'épisode, sauf peut-être dans le 4ème. Il est souvent un prétexte pour jouer avec les ficelles psychosociales, pour construire une vraie série de caractères : Kelly, la racaille peu sûre d'elle-même, qui a le pouvoir de lire dans les pensées des autres, le pouvoir reflète souvent le caractère, insécurité personnelle, donc peur du jugement d'autrui. Simon, le timide asocial qui devient invisible, Curtis, le sportif rongé par son passé qui peut voyager dans le temps, Alisha, la figure sexy féminine qui fait bouillonner les hormones des hommes qui la touchent, et enfin Nathan, le fétârd rigolo de la bande. Les problèmes familiaux sont vaguement soulignés, la série se concentre davantage sur ce fossé entre passé et présent, ce que les personnages étaient et sont désormais.


Une vraie série teen où les ados interagissent entre eux et rien qu'entre eux, sans familles ou proches à l'écran. En ce sens, la série se différencie beaucoup de Skins, dans son côté indépendant, voulument dépravé. Et elle vise une cible encore plus ado, contrairement à Skins qui puise continuellement dans l'étude relationnelle, adolescente et familiale et donc est plus apte à toucher une audience-cible diverse de par son concept plus pragmatique.

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Un point faible, cependant, qui n'en n'est pas vraiment un (les anglais savent tout faire, remember), le propos de Misfits. Si le season finale est bon et atteint un peu le summum de la réussite comique et du second degré, on remarque qu'à force de miser sur l'attrait théâtral qui se cache dans son potentiel et qui est fort bien exploité tout au long des six épisodes, le propos de la série en ressort plutôt amaigri : une morale simpliste sur la jeunesse anglaise corrompue, amenée de façon trop facile dans ledit épisode qui se fait se confronter le portrait immoral, mais réaliste de l'ado type (sex, drugs, rock 'n' roll) au profil clean, puritain, modèle (donc absurde) proclamé par un personnage féminin introduit dans le season finale en question.


Un défaut, peut-être, ou tout simplement un moyen de se moquer des séries pour ados aseptisées qu'on trouve outre Atlantique sur un ton exagéré (vous voyez Serena clamer haut et fort (sic) que << you can't make an omelette without breaking eggs >> ? No way). Chacun le voit comme il le sent.



Partons du principe que Misfits est une série qui aime la dérision, qui divertit, et ne se prend pas au sérieux.  Intelligemment écrite, elle soulève encore une fois la facilité qu'ont les anglais à agencer les genres, à faire vivre leurs personnages, en symbiose avec l'environnement dans lequel ils évoluent et à faire transparaître des vérités sociales en usant de ressorts comiques efficaces. La perfection, quoi.



Ecrit par Red dans Misfits | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : misfits, e4, skins | |  Facebook

07.02.2010

Skins (Saison 4) Nouvelle année, mêmes têtes

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Thomas - 4.01 (diffusé le 28.01.10)

C'est le retour des ados de la génération deux du teen-show britannique Skins : que nous réserve ce deuxième chapitre; amour, fête, trahisons ? Trahison, pour l'instant. Et déception, aussi.


Si la saison 3 avait le mérite d'être plutôt correcte, compte tenu du changement radical de cast (et d'ambiance) qu'elle a amené(s), la saison 4 doit encore faire ses preuves. Parce que rien n'est jamais sûr avec la génération 2 de Skins. On l'attend toujours au tournant pour réparer ses erreurs et nous faire croire que la magie de Skins, elle existe encore. Mais quand on fait peau neuve année après année (voyez par vous-mêmes, cette année c'est photos promos édulcorées et superficielles, où est passée la magie Skins, vraiment ?) on se retrouve avec une série différente pour laquelle il est difficile de se sentir attaché. Et la nostalgie du passé n'est pas là pour aider les choses.


Ce season opener est consacré à Thomas, certainement le personnage le plus détaché et malheureusement le moins apte à s'harmoniser avec l'esprit Skins. Les différences culturelles ne posent pas problème, le personnage de Jal fonctionnait parfaitement dans les deux premières saisons. Mais comme le personnage, la série se cherche (encore) et ne réussit jamais à se fixer un parti-pris : le ton est soit dramatique, soit léger. Jamais les deux en même temps. On n'a plus ce côté pathétique qui se découle des actions dévergondées des personnages qui les rendaient à la fois attachants, drôles mais terriblement paumés à ses débuts. Même les tentatives -vaines- d'humour peinent à convaincre désormais.


L'épisode tente de se concentrer sur une multitude de points, mais réussit rarement dans son traitement unidimensionnel. Thomas se cherche, donc, et hésite entre répondre aux exigences de ses origines, ses proches ou celles de ses amis, fêtards. En découle une dynamique étrange entre les personnages, plus rien n'est cohérent. Thomas tient à Pandora mais la trompe dans une scène qui n'a pas du tout sa place dans l'épisode. L'idée de fouiller dans l'état d'esprit perturbé du personnage n'est pas mauvaise (du tout) mais l'initiative devrait être portée à bout sans tomber dans les travers faciles d'une série qui les utilisait pourtant avec légitimité au début (les scènes de sexe, balancées sans aucune raison). L'épisode use un peu trop aussi de ce ton moralisateur qu'on avait pourtant jamais eu dans Skins auparavant.

On amène aussi une nouvelle intrigue fil rouge qui pourrait se prouver efficace par la suite. Pour l'instant, on ne le mentionne pas trop, ou alors l'intérêt est très moindre. En même temps, on ne connaît pas le personnage de Sofia du tout, donc comment faire moins subtil ?

 

Comme toujours avec Skins, on ne peut pas jamais cracher trop tôt. Car elle est apte à surprendre, de par son concept (deux histoires totalement différentes en l'espace d'une semaine) mais de par son potentiel aussi, car elle a des scénaristes doués (et jeunes) qui lui confèrent une approche pragmatique de certaines thématiques. Mais pas celles de Thomas, apparemment. Ce sera pour l'épisode suivant. Hopefully. En réalité, je dis oui, parce que je l'ai déjà vu. (Et il est très bien.)

(4,5/10)

 

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06.02.2010

Damages (Saison 3) Patty Hewes, ex-carnassier et nouvelle proie

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The Dog is Happier Without Her – 3.02 (diffusé le 01.02.10)

Hewes & Associates découvre que Tobin a une maîtresse, Tom suit cette piste avec l’aide d’Ellen, qui lui doit une faveur. Patti négocie les conditions de son divorce avec Grey. Quant au fils Tobin, il doit choisir entre l’argent ou la justice.

 


Après une plongée intégrale en plein mystére, option meurtre, Damages renoue avec son ambiance policière mêlée d’intimité. Pour cause, Patti est en plein divorce et Ellen et Tom semblent se rapprocher.

Prudemment mais savamment, la série continue de distiller ses indices. Au compte goutte ou moins, le spectateur en apprend plus sur l’envergure de l’histoire de l’année. Sur le plan général, Joe Tobin est confronté à un dilemme crucial. Collaborer avec Patti et s’offrir une rédemption grandeur nature. Ou accepter le marché de son père véreux et bénéficier de l’argent extorqué.

Jeune fils malin, Joe essaie d’abord de concilier les deux. Parce qu’il a le sens de l’honnêteté mais aussi de la famille, qu’il tente de mettre à l’abri du besoin. Le reste de la famille Tobin reste dans l’obscurité dans cet épisode mais cette piste centrée sur Joe permet d’en mener à une autre. Celle de DMM.

 

Cette année, les flash forwards sont nombreux mais instructifs. Très vite, on découvre comment Tom rencontre le sans-abri clé de l’histoire, le fameux numéro de téléphone, ou détenteur du sac d’Ellen. Le sans-abri aura la part belle dans cet arc, en accumulant les étiquettes des dénouements secondaires. Grâce à son aide, Tom remonte la piste des mystérieuses initiales. Et découvre grâce à Ellen, en retrait dans cette première moitié d’épisode, l’identité de cette personne, qui n’est autre que la maîtresse du patriarche Tobin.

Il n’en faut pas plus pour que le trio infernal se réunisse, Tobi, Joe et leur avocat omniscient. Pour échapper à la vérité made Patti, ils s’entendent alors sur de nouvelles règles. Joe Tobin accepte le deal de son père en voulant miser la carte de l’ignorance complète mais semble avoir lui aussi des liens personnels avec les protagonistes de l’affaire de son père. La suite, en suspens.


Autre trio infernal, Patti, et Ellen qui retrouve une proximité avec Tom. Tout commence avec cette faveur judiciaire faite par Tom, la série, ensuite, projette la relation à six mois plus tard en nous faisant brillamment comprendre la nature nouvelle de leur lien. L’une des raisons de cette soudaine relation ? La confiance mutuelle de Tom et Ellen, Tom se découvrant lui aussi victime de la banqueroute orchestrée par Tobin, il met dans la confidence Ellen. Ce qui mène sûrement à l’irréparable. Avec le meurtre de Tom, dont on apprend qu’il meurt de noyade, Ellen demeure au centre des attentions et des suspicions. Sa malédiction ne lui lâche pas la semelle.

 

Moins tortueux que le season premiere apocalyptique, ce second épisode exploite l’univers personnel des personnages phares en en laissant de côté (le futur amant de Patti), tout en poursuivant la construction du mystère arqué. Le résultat est riche et dense, prenant et fluide. Une réussite formelle par rapport à l’échec fait saison 2.

8/10

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05.02.2010

Lost (Saison 6) The End Is the Beginning Is the End

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LA X – 6.01 & 6.02
(diffusé le 02.02.10)

Comme si rien ne s’était passé. Mais une brèche s’ouvre. A l’aéroport LA X.

Juliet, martyre, a-t-elle réussi à actionner le plan retour à zéro, élaboré par Jack ?

Non, mais les scénaristes se plaisent toujours à broder une autre possibilité. A en croire les scènes filées de ce season premiere, les protagonistes du mystère se rencontrent dans une autre dimension. Retour en 2004, sur le vol d’Oceanic 815 où les héros sauvages se retrouvent attachés à des fauteuils confortables, échangeant de manière anodine, survolant l’île alors immergée par l’océan, ayant des auréoles opposées à celles qu’on leur connaît (Charlie, Hurley). Ca discute gentiment. Ca mise sur les anciennes figures de la série. Charlie, de retour. Boone, aussi. Claire, pas encore, mais attendez un peu. Rose et Bernard s’aiment. Même Desmond répond à l’appel alternatif. Ca laisse perplexe, cela dit. Les auteurs s’amusent à assembler ces chassés-croisés l’air hasardeux.

Une volonté de sortir du gouffre qu’ils ont eux-mêmes crée, moite et étouffant. Et c’est plutôt agréable, il est vrai. Même lorsque les auteurs franchissent le pas de l’atterrissage. Tout va bien, donc, pas de crash d’avion. Kate reste une criminelle dangereuse, qui fait tout pour s’échapper. Elle croise Jack, qui échange avec Locke et ça se veut spirituel. Mais elle croise surtout Sawyer (Juliet devra faire la queue). Et même Hurley. Puis Claire, contre toute attente, dans le taxi de la fuite. Jin, lui, est coincé aux services douaniers. Sun ne pipe mot. Le temps des flashbacks est révolu.

La série continuera t-elle son chemin alternatif pour cette saison ? Si oui, dans quel but ? Les deux seront-ils liés (si tel est le cas, schéma simplissime de l’imaginaire ou deux réalités, ou deux superpositions, ou une qui triomphe sur l’autre après un plan à la Jack dont on ne sait encore rien ?) ?
Ou la série n’a-t-elle pas vraiment assez à dévoiler et se contente de s’oublier dans l’enjolivement narratif superflu (mais agréable, on l’a dit) ?


Comme attendu, le retour dans l’île maudite se fait sans heurt, en 2008, avec quelques révélations de taille et un nouvel univers entretenu spirituellement depuis des années.

On les retrouve là où on les avait laissés, pile au moment où Juliet se sacrifie pour la cause et martèle la bombe jusqu’à ce qu’elle explose. « C’mon you son of a bitch ».

Les fans d’Elizabeth Mitchell le craignaient, ils ont eu raison : Juliet ne passera pas le cap du season premiere anecdotique. Curieusement, les auteurs ont décidé d’offrir un soubresaut à Juliet histoire d’établir un nouveau mystère. Dommage, l’étreinte finale entre elle et Sawuer ne valait pas celle de l’an passé et recourir à la phrase murmurée dérobée sur le lit de mort, c’est un peu irritant. Heureusement, dans Lost, y’a un mec qui parle avec les morts.  Et même un autre qui les voit, mais c’est une autre histoire. It worked, donc. Pas vraiment si on parle suspense haletant.

L’autre histoire, c’est celle de Jacob, évidemment. Et d’Hurley. Et de Sayid aussi et de tous les autres, qui retrouvent la modernité du récit, au revoir Dharma, les rescapés retrouvent Ilana, Richard Ben et Locke et son possédant, éloignés sur la plage, en 2008.
Locke est bel e bien mort. Son corps est possédé par Nemesis, la nemesis de Jacob, qui intervient aussi sous forme de fumée noire, la fameuse. Locke est donc autre, désormais, et Ben en est pétrifié. Nous aussi. Le Monster semble pressé d’en finir. Après Jacob, en manipulant Ben, il règle maintenant ses comptes avec Richard. La suite à venir.

Mais Jacob est-il si facilement vaincu par le Monster ? Grâce au don d’Hurley, Jacob suggère aux rescapés de se mettre en chemin, destination : le Temple, pour sauver Sayid.  Ou réincarner Jacob pour affronter sa nemesis.

Très facile à trouver ce Temple dans la jungle. Tant mieux, depuis le temps qu’on en parle. Là-bas, il y a même Cindy, l’hôtesse de l’air devenue payenne. Sacrés auteurs. Il y a surtout des gars armés avec des tronches de durs à cuire, et un nippon d’ancien temps qui frôle l’hilarité. Peu importe. Après la découverte de ce que contient l’étui à guitare d’Hurley (une croix, la même que celle de la statue, mais avec un message de Jacob à l’intérieur, sur lequel est inscrit les noms des rescapés), l’île délivre son premier miracle affiché. Grâce à l’eau du Temple, qui permet de soigner les blessures. Ou qui permet de tuer les hommes pour faciliter la réincarnation de Jacob. Quoi qu’il en soit, Sayid renaît de ses cendres. Le pourquoi du comment, mardi prochain.

Comme toujours avec Lost, le mystère se veut à tiroirs. Des tiroirs aux dimensions désormais parallèles pour voguer entre réel et probabilité. Le tout est riche, dense, rythmé, formidable mis en scène et toujours prenant. Mais cette densité, marque d’une politique du vide ou méthode de génie ?

7/10

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Big Love (Saison 4) La croyance dans tous ses états

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The Mighty and Strong – 4.04 (diffusé le 01.02.10)

Parce que le retour attendu de Lost n’arrive même pas à la cheville de ces évènements hebdomadaires consacrés par Big Love, la priorité est légitime. Et naturelle.


Comme les précédentes saisons, Big Love retrouve son schéma pyramidal/à échelle, chaque épisode étant d’un cran supérieur au précédent. Supérieur en tout.
D’une densité folle encore, cet épisode n’épargne rien. Chaque thème, chaque ligne, chaque intrigue est couronnée d’une scène magistrale, légitimant ces acteurs, ces répliques, ce trevail d’écriture finement psychologique et humain.


D’abord, il y a l’intrigue lancée par JJ qui s’arrange pour se sceller à Adaleen pour se venger de Nicky. Ecoeurante à l’image du cri de désespoir lancée par la mère à sa fille, puis bouleversante dans sa justesse lorsque l’épouse mormone bafouée reprend son rôle et se tait, aux pieds du mari. JJ est la pire ordure de la série (après Bill, cela étant, à plus forte raison depuis cet épisode), son machiavélisme fait froid dans le dos. Les intrigues en jachère qui concernent d’un côté Nicky et de l’autre Wanda et Joey promettent de nouveaux frissons.

L’autre épouse bafouée, c’est la sœur jumelle de Cathy. Qui en plus d’être la femme de l’abomifreux père de Bill doit s’efforcer d’entendre les disputes continuelles entre lui et la mère de Bill (également géniale en femme habilitée, aux côtés de sa famille monogame proprette). Cette histoire de perroquets immigrés anéantit l’originalité de Weeds & co, et la scène conclusive où la sœur de Cathy sabote le tout est d’une créativité sans limite.


Aussi, il y a encore et toujours Nicky qui ne comprend pas les regards tendus pendant le repas business de la famille (une scène désopilante à la Big Love) ou qui retrouve son rôle d’infiltré, pareil au procès de saison 3, mais ici, pour le compte de Bill le politicien. Build with Bill. Mais surtout avec ses femmes, cet incapable.

Ou avec ses amis débonnaires. Doug, le polygame partenaire d’Home Plus. Suspecté de polygamie par le concurrent politique de Bill, le patron d’Home Plus décide de faire porter le chapeau à son vieux copain et tant pis si c’est dégueulasse, intolérable et injurieux pour sa religion.

 

La série connaît le talent d’Amanda Seyfried et nous offre une réminiscence de sa tragédie de l’an passé. L’histoire de ce bébé volé n’est pas tellement satisfaisante mais le souvenir est légitime, encore une fois.

Evidemment, cet épisode ne serait finalement rien sans le dernier rebondissement improbable de la série. Ben et Margene évoluent dans leurs sentiments, à la manière des auteurs qui peu à peu installent une histoire qui dépasse le cadre de l’inceste.
Bill s’officialise dans sa nature d’affreux personnage en décidant de virer son fils amoureux de son havre de paix polygame et égoïste. Il ne vaut pas plus que Frank ou Roman, ce père indigne. Ginnifer Goodwin retrouve elle aussi un registre dramatique, même déguisée en éléphant, le personnage et l’actrice sont épatantes. Fort à parier que l’intrigue sera charnière dans la déconstruction à perte du royaume de Bill le puissant.

 

Si nombreuses séries de network donnent du fil à retordre au jeu de la critique par leur non-évolution et leur matière languide, Big Love nous fait renouer avec l’écriture et l’art de la transmission télévisuelle. Rien de plus beau que d’écrire sur un chef d’œuvre.

9.5/10

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Blabla-Series regarde l’Hebdo Séries n°17

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Cette semaine, l’Hebdo Séries perce les mystères de LOST !


Dans les news, un nouveau venu chez les DESPERATE, une vieille connaissance rejoint la future série de Matthew Perry,  le casting d’EMERGENCY SEX s’étoffe, un coup de cœur pour PARKS AND RECREATION, une petite larme pour la fin de DOLLHOUSE, et une révélation plutôt insolite sur un acteur de 30 ROCK.


Dans le reportage, nous avons rencontré John Truby, le célèbre script-doctor américain. Il décortiquera pour l’Hebdo Séries la dernière saison de LOST, et nous livrera ses hypothèses.

Dans la sélec, on parle également de dealers (BREAKING BAD), de prisons mexicaines (CAPADOCIA), et de femmes combattantes (SAMOURAI GIRL).

Enfin, en bonus, le sex-symbol John Hamm (MAD MEN) usera de ses charmes pour un sketch hilarant du Saturday Night Live.


Bonne émission !



04.02.2010

How I Met Your Mother (Saison 5) Quête et contrariétés

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The Perfect Week – 5.14 (diffusé le 01.02.10)

Parce que l’avenir de Barney est sur la sellette, le don juan de New York décide de consacrer une semaine parfaite, en finissait ces sept soirées avec sept femmes différentes.


Enième tentative d’humour mitigée pour How I Met Your Mother. La série semble s’essouffler inéluctablement peu importe les idées à la base des épisodes inédits. L’énergie de la bande ne prend plus.


How I Met Your Mother n’est pourtant pas une série paresseuse. Dans The Perfect Week, les auteurs de la sitcom injectent plusieurs lignes scénaristiques pour donner une impression d’ensemble vivant.

Barney se taille la part du lion avec son projet mégalo d’enchaîner les conquêtes. Affublé d’une guest star made CBS, Barney s’invente un récit typique de sa personnalité. Les bons mots et les gestes du serial loveur ont beau être grossis, l’histoire ne présente pas d’intérêt. Une impression de déjà-vu gouverne le tout.

 

Même triste constat pour l’historiette de Lily et Marshall, vu comme le couple fusionnel qui partage tout. Le double date a fait l’objet d’un épisode entier, le coup de la fusion à deux, aussi. Cette sombre histoire de brosse à dents présente ainsi peu d’intérêt nouveau, si ce n’est son extension finale à la bande entière. La série a su éviter l’humour à plat.

En parallèle, l’histoire survolée de Robin qui trépigne d’impatience pour un appel qui n’arrivera jamais avait du potentiel. Autant que l’intrigue comique de Ted sur le nom improbable de l’une de ses élèves, Cook Pu. Plus approfondie mais tout aussi anecdotique.

 

Du bon et du moins bon dans cet épisode. La série ne parvient pas toujours à créer une atmosphère sincère et drôle mais essaie tant bien que mal. How I Met Your Mother semble condamner à la réalisation de sketches isolés basés sur les personnalités caricatures de ses héros.

5.5/10

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03.02.2010

The Big Bang Theory (Saison 3) Geekier than geek ?

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The Einstein Approximation - 3.14 (diffusé le 01.02.10)

Sheldon bloque sur l’une de ses théories à la mords moi le nœud et use d’astuces triviales pour s’en défaire. Ce qui rend fou le reste de son entourage…


Depuis une série de trois épisodes, The Big Bang Theory délivre des épisodes succincts, de 18 minutes seulement. La fin des haricots scientifiques ?

Eh bien non, le plus grand tour de force de la série, c’est d’enchaîner les épisodes marqués par les hautes prestations de Sheldon.


Dans cet épisode d’ailleurs, le sériephile apprend que Sheldon Cooper, notre brillant physicien chtarbé, est âgé de 29 ans. Une révélation passée l’air de rien mais qui en dit plus sur les méandres de notre héros tant aimé. Celui-ci retrouve les joies de la science, et s’isole plus que jamais du monde.

Sheldon vire un temps scientifique fou et conserve son attrait original en le renforçant. Le héros ne s’était jamais autant marginalisé dans sa quête physique. Sheldon décide même de débuter un métier insignifiant pour bénéficier d’une grandeur d’esprit dans sa mission sainte. Il finit pour notre plus grand bonheur au Cheesecake Factory. Les auteurs sachant combiner à merveille les atouts du show.

 

A lui seul, Sheldon, ici version dingue de Mister Bean, donne une matière comique suffisante pour rendre l’épisode de bonne facture. Mention spéciale aux scènes du restaurant ou à celles dans l’aire de jeux où Sheldon dégaine les Bazinga mesquins à l’égard de Leonard.

 

Si The Big Bang Theory continue à éclater, c’est grâce à son pilier théorique fait Sheldon.

8/10

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Desperate Housewives (Saison 6) Bis Repetita mais avec Drea

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The Glamorous Life – 6.14 (diffuse le 01.02.10)

Bree tente de garder Orson en vie malgré ses envies suicidaires. Susan se met en tête de sauver une âme légère en peine. Ana et Danny donnent du fil à retordre à Gaby et Angie. Quant à Lynette et Tom, ils se retrouvent sur le divan de la mauvaise foi.

 

 

Cette semaine dans la série domestique, séance altruisme, deux housewives s’attaquant aux mœurs de vie généreuses et concernées. Quant aux autres, elles font revivre la flamme de l’humour et du mystère grec, comme d’antan.

Marc Cherry a ressuscité Rita Morgan, la victime de l’année. Dans cet épisode, Julie Benz retrouve les plateaux télé. Et même si son personnage est une caricature sur pattes, Julie Benz retrouve sa fraîcheur de vivre mêlée de fragilité, qui avaient consacré son minois dans Dexter. L’histoire, sympathique, l’est avant tout pour cette actrice et l’envie de bien faire de Susan, pas désagréable pour une fois.

On pensait la guerre terminée entre Bree et Orson après une scène décapante au karcher. Mais Orson a les envies noires tenaces et Bree doit poursuivre le mouvement rédempteur. Assez ennuyeuse parce que sans évolution, cette histoire s’est néanmoins conclue, qui plus est, sur une note attendue qui promet un avenir plus rangé.


Plus léger, Lynette et Tom continue l’exploration analytique avec le réalisme d’In Treatment en moins. Mais avec l’humour façon ABC inspiré, il faut le dire. Absolument tirée par les cheveux, cette intrigue fondée sur les compétences discutables de la psy et les tendances sectaires de Lynette ont consacré quelques séquences intéressantes, divertissantes dans un ensemble plus teinté drama.

Mais un drama néanmoins rehaussé, attribué une fois n’est pas coutume aux Solis, qui avec l’histoire adolescente d’Ana et Danny, se retrouvent nez à nez au mystère des Bolen. Jolie pirouette assez bien menée, sur fond de teenagerie, assurée évidemment par les poses ahuries de Gabrielle.

 

En résumé, Desperate Housewives poursuit ses précautions pour ne pas prendre une mauvaise direction de saison. Actuellement, l’effort s’avère payant.

6.5/10

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02.02.2010

The Vampire Diaries (Saison 1) Cher journal, je suis hémophile

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Unpleasantville – 1.12 (diffusé le 28.01.10)

Elena est traquée par l’homme qu’elle a renversé. Qui s’avère être un vampire. Bonnie se rapproche d’un barman, vampire aussi. Jeremy se rapproche de son amie d’études, vampire aussi. Quand au prof d’histoire, c’est un peu tôt pour se prononcer mais brrr, ça promet.



Soirée vintage à la Pleasantville pour un épisode aux airs de film d’horreur vintage. Si Scream fait partie d’une ère horrifique passée, Vampire Diaries a la manie subtile de s’en référer avec des ambiances chaudes et moites.

Il n’en fallait pas beaucoup pour que la série retrouve sa sympathie originale. Des moments mélos mesurés à l’image d’une soirée chorégraphiée teenie, agrémentés de piques sorties de l’esprit d’une Caroline sur le retour et surtout, plusieurs séquences frisson qui engrangent la réunion des Salvatore pour lutter contre le mal ambiant.

Le spectateur aime bien quand Damon jongle entre le bien et le mal tout en gardant son mauvais fond. Si Stefan est volontairement inoffensif voire un peu niais, Damon réussit toujours à nous réjouir avec sa personnalité tranchée.


La traque d’Elena par le mystérieux nouveau vampire avait donc des airs perdus de Scream. Les scènes du telephone ont été un hymne à la Sidney Prescott, remplacée pour le coup par une terrifiée Elena Gilbert qui donne le change, et démontrent bien la volonté de Vampire Diaires de garder ses fondements de survival show. Tant mieux, cela sied parfaitement à la série.

Dommage cela dit que les histoires secondaires et les guest stars aient une espérance de vie d’un épisode, la série aurait gagné en intérêt si elle avait rallongé le jeu du chat et de la souris entre Elena et son chasseur. En tout cas, la série semble se diriger vers son arc le plus cher, c’est bon signe (Bonnie incluse, la copine de Jeremy dans le coup). Mais il ne faudrait pas que Mystic Falls compte plus de vampires arrivistes que d’habitants humains.


Si la série développe un mythe de vampires psychopathes à la Billy Loomis, Vampire Diaries deviendra le rendez-vous incontournable du jeudi. En attendant la série de genre, la série aux longues dents est un sacré bon divertissement.

7/10

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01.02.2010

La La Land (Saison 1) Débandades et inepties à la Borat

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Pilot - 1.01 (diffusé le 25.01.10)

Pour 2010, Showtime adopte une nouvelle sorte de comédie. Avec La La Land, la chaîne à péage américaine se met à la mode Borat, en s’inspirant fortement du Da Ali G Show (du même Sasha Baron Cohen) et des séries anglaises satiriques de la trempe de Little Britain.


La La Land raconte l’arrivée de trois anglais à LA, tous incarnés par le performer Marc Woottom. Comme Toni Colette mais avec moins de classe, le comédien anglais donne vie à trois personnages à la personnalité opposée. Une sorte de parodie bêta de Michael Moore, Brendan Allen, un réalisateur de documentaire un peu altermondialiste qui manque de moyens.

Un faux médium travesti définitivement gay, Shirley Ghostman, que le comique incarnait déjà au théâtre. Et Gary Garner, un anglais vieux garçon qui veut percer dans le cinéma, convaincu par son talent, et poussé par sa mère, actrice porno, qui lui a confié vouloir le voir acteur avant de passer l’arme à gauche sur un lieu de tournage exhib’.


Ces trois excentricités vivantes débarquent ainsi à Los Angeles, prêtes à en découdre. D’emblée, il faut saluer la prestation de Marc Wootom, qui réussit à interpréter avec conviction et agacement ces trois héros antipathiques. Bien que courtes et saccadées, ces scènes où l’homme enchaîne les casquettes donnent fière allure au comédien qu’il est. Mais le scénariste qu’il est également est quant à lui très perfectible.

Parce qu’à la différence d’un Sasha davantage mesuré, la comédie mené par Wootom manque foncièrement de nuance. L’ensemble à l’ambition hautement sarcastique est délibérément bête et méchant. Les répliques volontairement idiotes sont seulement idiotes. L’ineptie n’est pas un crédo pour stigmatiser un comportement politique ou dénoncer socialement un mal actuel.


Contrairement à Borat ou même Brüno qui possèdent un fond, maigre mais existant, La La Land se contente de patauger gaiement dans la surenchère burlesque en se moquant des situations gênées. L’interlocuteur de Marc Wootom est voué à ne jamais tenir le beau rôle, pris en grippe, il est condamné à demeurer dans l’embarras et la frustration sans comprendre ce qui lui arrive.


25 minutes plus tard, les bases lancées, le pilot ne relève le niveau. La série préfère miser sur un genre cruel répétitif et acharné sans vouloir évoluer ou même apporter un peu de bon sens à cette mécanique scénaristique de la connerie assumée, un peu trop exploitée dernièrement.

4.5/10

 

31.01.2010

Up in The Air (Critique) Dans les nuages, même ennui

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Après un premier essai tabagique de premier ordre, Thank You For Smoking, où Jason Reitman avait imposé ce ton caustique sans compromis, retrouvé ça et là dans sa chronique adolescente plus acidulée, Juno, le cinéaste, désormais attendu, revient l’air triomphant avec un produit volant piloté par George Clooney.

Plus classe éco que vraie première classe.


Après deux films de très bon cru, le troisième film d’un cinéaste en devenir s’avère être toujours une véritable gageure. A plus forte raison quand le film en question noue avec un thème particulier, pas clairement identifiable -l’amour, la solitude, le voyage, la fuite, l’amour dans l’air ou rien à la fois ?, qui franchement inspire trop rien.

Et comme on le devinait, le charme d’In The Air n’a pas la même résonance atypique que celle de Juno ou TYFS. Tout bonnement parce que son substrat n’a pas la même ambition morale et qu’à aucun moment, le film aérien ne parvient à se démarquer de ce postulat barricadé, centré sur un homme seul qui imprudemment oublie ses repères formels pour croire à tâtons en l’amour.


Sans ce trio d’acteurs parfait ou presque, rien ne sauverait In The Air de la catastrophe aérienne, victime de trop nombreux passages à vide. Vera Farmiga, d’abord, sans cesse plus attachante d’œuvre en œuvre et qui assurémennt est vouée à prendre un jour la place de Cate Blanchett dans des œuvres qui comptent. Et George Clooney, dandy quadra impeccable qui dégaine les répliques affligées mieux que n’importe quel autre acteur de sa génération. De la réunion de ces deux acteurs, naît une complicité certaine, qui ne manque pas de force visuelle. Mais leurs rares rencontres, au schéma scénaristique inchangé, affadissent rapidement cet initial raffinement de jeu.

Alors, il fallait compter sur Anna Kendrick, jeune diplômée aux dents longues, prête à en découdre pour défendre un système impitoyable. Mais l’héroïne incarne péniblement le seul véritable travail d’écriture au cordeau (pourtant notoire chez Reitman) que le cinéaste a daigné offrir à cette œuvre. Un cynisme maigre et anecdotique, finalement à l’image du personnage de Kendrick : inégal et expédié.


Une éloge du rien

Si l’intimité des protagonistes peine à être explorée, c’est aussi le cas du monde du travail, qui manque d’approfondissement. Ryan est un professionnel du licenciement industriel payé pour voir défiler devant ses yeux des visages tuméfiés par la rupture professionnelle et la peur de s’engouffrer.

Parce que c’est la crise, le film le dit à un moment au cas où ce constat est archivé pour le spectateur. Et pourtant, cet état critique n’est pas vraiment au rendez-vous. Outre deux trois argumentaires faisant figure de mode d’emploi pour le citoyen lambda abasourdi par les factures étatiques, In The Air ne s’intéresse que vénalement au mal social de notre époque.

Ainsi, en naviguant entre deux genres distincts, pourtant conciliables (d’autres s’en étaient sortis), Jason Reitman loupe, lui, le coche de la chronique acerbe.
La disette de l’emploi abordée, le confort d’un cadre sup célibattant également, mais il manque à l’œuvre cet objectif primordial : une véritable approche sociale criante de vérité ou à défaut une démonstration cruciale de la solitude. Trop conciliant avec l’ère du temps, tout en voulant profiter des écueils de notre époque sans trop les épuiser, In The Air en vient souvent à frôler l’artifice un peu racoleur.

Comme si finalement le film n’avait aucune vraie ambition. L’emballage est lucratif, illusoire et nonchalant, surfant férocement sur la mode des miles à collectionner ou des cartes de fidélité pour bobo en manque de lubies modernes et reluisantes. Pour le fond, parce qu’il en faut, d’une certaine mesure, on se contentera alors d’un croisement amoureux et d’une plongée timide dans un univers familial standard sur fond économique. Et tant pis si ce tout mal imbriqué sonne terriblement creux.

 

In The Air est finalement une oeuvre qui manque de finesse et de direction. Un film charter, donc : emballé, c’est pesé.

 

4/10

30.01.2010

Secret Diary of a Call Girl (Saison 3) Belle, élue reine de la plume

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Episode 1 (diffusé le 27.01.10)

Hannah a fait publier son premier roman, Belle de Jour. Le succès est fulgurant, ce qui étonne la jeune femme. Mais Belle n’a pas fait une croix sur son choix de vie libertin. Ca tombe bien : son éditeur lui commande un second opus littéraire. Pour ça, Belle doit remettre le pied à l’étrier.

Episode 2 (diffusé le 27.01.10)

La vie schizophrénique d’Hannah, entre écriture et prostitution, est mise à mal lorsque sa très chère sœur débarque chez elle. Celle-ci découvre les accessoires coquins d’Hannah et reste dubitative. Hannah décide de lui faire croire qu’elle mène une vie coquine assumée. Et l’emmène dans un club échangiste.

 

Secret Diary of a Call Girl est l’une des séries protégées de Blabla-Séries. Parce que cette pépite anglaise, à la modernité du récit épatante et au ton unique affiché, réussit à tempérer et dynamiser un univers salace tout en étant très lucide sur la vie d’escort de luxe. Définitivement à l’image de Billie Piper, celle qui lui rend vie, SDoaCG est une série atypique et attachante. Et Dieu soit loué, elle est de retour.

 

Dans la saison 2, le tournant avait été mélodramatique. La vérité scabreuse avait finit par éclater aux yeux de l’amoureux éperdu. Hannah en avait payé le prix fort mais sans renoncer à son mode de vie dual et désiré.
Après un an et demi d’attente, Belle et Hannah reviennent à l’antenne. Prêtes à en découdre.

Les deux premiers épisodes de cette saison, sauvée par Showtime ou presque, confirment le trait dessiné par la seconde saison tout en allégeant le propos. Plus mature que la saison inaugurale mais actuellement moins tragique que la précédente, le mot d’ordre de cette année sera ambition et fidélité.
En effet, Hannah brille par son succès littéraire tout en gardant la cote auprès de ses clients privilégiés. Les aspirations de l’héroïne sont nouvelles et légitimes, Hannah grandit et rêve de plus. Mais la jeune femme consciente de ce qui a été son tremplin ne troque pas de mode de vie.

Résolument ironique et terre à terre, Hannah continue d’explorer sa réussite avec un détachement presque profond.

 

« The first thing you should know about me is that I’m a whore ».

Evoluée, la série n’en oublie pas ses premiers atouts. Le décor coquin de Belle, qui enchaîne les hommes et les anecdotes diverses et variées. Et les seconds rôles atypiques. Bambi, en tête, toujours aussi savoureuse dans les répliques et les situations.
La vie d’Hannah continue à être semée d’embûches. L’héroïne collectionne les bévues avec classe et ses poses toujours ironiques lui donnent fière allure. C’est encore le cas avec l’arrivée de sa sœur dans sa vie ou les représailles occasionnées par la sortie de son bouquin.

Toujours très courts, imposant alors une ligne narrative brève et survolée mais composée de situations piquantes, ces deux épisodes, guillerets et coquins, renouent avec l’esprit original de la série. Le ton donné est plus libre, sans retenue et dérisoire que jamais, ce qui sied follement à notre héroïne inaccessible.

8/10

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Life Unexpected (Saison 1) Quand Juno ignore Gilmore Girls

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Home Expected – 1.02 (diffusé le 25.01.10)

Une assistante sociale pointe son nez dans les affaires de Cate et le bazar de Baze afin de donner son accord à la garde conjointe. Lux est confiante jusqu’au moment où elle entend Cate la renier à la radio. Et entre ses amis et ses nouveaux parents, c’est dur dur dur…


L’inévitable inspection du travailleur social dans une série avec un enfant à problème, c’est aussi primordial qu’un pilot gentillet. La bonne nouvelle, c’est qu’on a peut-être dépassé l’épisode le plus cliché qui soit.

Les retrouvailles familiales étant effectuées, il fallait que Life Unexpected continue à normaliser son terrain de jeu. Que Lux soit définitivement l’ado la plus chanceuse du monde qui a les parents les plus cool de la Terre.

A vrai dire, la première partie de cet épisode plutôt attendu est séduisante. Parce que Baze est un père vraiment borderline, que Cate est attachante et que Lux, encore plus qu’au pilot. L’écriture se révèle plutôt maîtrisée, sur un fond musical qui pourrait être pire (et même si Miranda Lee Richards est tracklistée à côté de Colbie Caillat).

 

Il y a un potentiel non négligeable qui découle de la série. L’épisode nous en dit davantage sur la vie d’avant de Lux, nous introduit à ses amis, son petit-copain. Dommage que l’épisode conclut d’ores et déjà ces amitiés risquées. Qu’on ne passe pas un peu de bon temps avec ces jeunes têtes mal peignées et qu’on se coltine déjà une histoire de vol suspect, supra-cliché.

Quoi qu’il en soit, la première demi-heure reste agréable, simple et revivifiant. Un peu comme un shampoing Fa avec les noix de coco en moins.

Malheureusement, l’ultime lot de scènes finales est venu noircir ce doux tableau de la naïveté. Le spectateur accepte volontiers que Life Unexpected soit gentillette et que modérément sarcastique, mais virer sans ménagement dans la réplique bien pensante et l’arrangement hollywoodien, c’est un vrai gâchis.

La série doit cesser de vouloir moraliser et répandre le bien en 42 minutes top chrono, le résultat en serait bien plus digeste.

6/10

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28.01.2010

Blabla-Series regarde l’Hebdo Séries n°16

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Un épisode spécial Fashion Week cette semaine dans l’Hebdo Séries, sans Daphné Burki mais avec d’autres commentaires spécialement sériels (Glee, Betty et Gossip Girl) plutôt/assez/pas mal pertinents.

Pertinent, pas comme la nouvelle série de Starz, un péplum qui pue vraiment du bec, et qui mérite des cailloux. Ou comme ces mauvaises nouvelles avec des Heroes et David HasselHoff dedans.

Mais telle est la jungle impitoyable des séries apitoyées.

 

Pour le runway alléchant de la semaine, c’est ici :

 

 

 

 

Au programme officiel donc :

Les news passent en revue les événements marquants de la semaine : HOW I MET YOUR MOTHER nous réserve une bonne nouvelle ; deux nouveaux projets de série vous seront révélés ; le coup de cœur de la semaine ira à ROBOT CHICKEN, et un coup de gueule contre SPARTACUS, BLOOD AND SAND.

Dans le reportage de la semaine, une spécialiste de la mode décortiquera les looks de nos héros préférés. Qui sera élu « Jacky », « Ridicool » ou « Hippie chic » ?

Du côté de la sélec : un médecin aussi atteint que ses patients, des employés de bureau déjantés, et un superman en fin de carrière.

Enfin, vous assisterez dans le bonus à une audition plutôt comique de RZA du Wu-Tang Clan pour le rôle de Leslie Knope dans PARKS AND RECREATION.

http://www.canalplus.fr/hebdoseries